Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

samedi 18 mai 2013

Au fil du net

* Oskar Lafontaine: voix allemande dissonante  sur l'euro.
__La critique d'un modèle.

* Emprunts toxiques : l'Etat soutient les collectivités locales
____ "On est devant une grave dérive du système financier entre 2002 et 2008 qui a diffusé dans l'ensemble des collectivités publiques et des hôpitaux des produits spéculatifs", indique le maire de Saint-Etienne. "Les paris perdus sont perdus", ce sont donc les banques qui doivent prendre en charge le coût de ces emprunts toxiques..."

* Le Point n'est pas au point.
__Sur ce point comme sur d'autres.

* Amazon: le meilleur des mondes? 
___La firme pulvérise tous les records en Grande Bretagne.

*France Télécom: des départs "par la fenêtre ou par la porte".

*Misère à la  CAF: des employés souvent impuissants.

* Grande-Bretagne: prix fort pour les plus vulnérables.
Fin de l"argent-roi?

* Hongrie: les victimes de la crise financière sont traitées comme des délinquants.

* Rapport Lescure: une réforme en trompe-l'oeil?

 *Démantèlement de la banque publique en Espagne.

*Taxe Tobin sous le feu de Londres et des banques.
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vendredi 17 mai 2013

Bangladesh: pour 40 dollars par mois!

 Cher textile!
  _______________Un pays parmi les plus pauvres et les plus exposés aux catastrophes naturelles,
Où la vie, au travail comme ailleurs, n'a qu'une valeur relative.
Où l'on trouve les ouvrier(e)s du textile les plus mal payé(e)s de toute l'Asie, enfants compris, qui travaillent dans des conditions qui n'empêchent pas de dormir les fabricants et leurs donneurs d'ordre.
Même la Chine y a délocalisé une partie de sa production. Les frontières de la mondialisation se déplacent toujours...
Une ouvrière du textile meurt tous les deux jours, et ce ne sont pas de simples accidents.
"... le Bangladesh propose l’une des mains d’œuvre les moins chères du monde. 30 euros par mois contre 150 ou 200 en Chine. Une optimisation sociale alléchante pour les grandes marques, qui peuvent ainsi baisser leur prix sur le marché occidental, tout en empochant de substantiels bénéfices. Ceux de l’espagnol Mango sont passés de un à deux milliards d’euros entre 2004 et 2012. Carrefour a triplé son bénéfice net en 2012, pour atteindre 1,23 milliard d’euros. Et chez Primark, le groupe d’habillement le moins cher outre-Manche, les profits ont été multiplié par cinq en dix ans. Un grand merci aux ouvrières bangladaises... et aux autorités du pays.
Car c’est dans les années 70 que le secteur du textile commence à s’implanter au Bangladesh. Avec la mise en place de zones franches, dans lesquelles les entreprises bénéficient de conditions fiscales très avantageuses. Le boom de l’habillement, dans les années 90, signe l’envolée de l’industrie locale, qui représente aujourd’hui 15% du PIB du pays, et 80% de ses exportations. Très souvent,10 à 12 heures de travail par jour, sept jours sur sept..."
 ___Une vie humaine ne compte pas beaucoup pour les marques qui s'enrichissent sur le dos d'une main d'oeuvre sous-payée: 38 dollars par mois, des  conditions de travail désastreuses. 
Benetton, Primark, Mango, etc...font leurs choux gras. Quelques marques, montrées du doigt, par intérêt avant tout, finissent par s’engager... Business as usal!
 20 milliards de dollars valent-ils plus que 1000 vies ?
___Zola décrivait la mortalité ouvrière au 19°s.! Peu de choses ont changé là-bas, sauf que maintenant tout le monde le sait...
Victor Hugo se penchait sur la condition des enfants-esclaves:
 « Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ?
Ces filles de huit ans qu'on voit cheminer seules ?
Ils s'en vont travailler quinze heures sous des meules ;
Ils vont, de l'aube au soir, faire éternellement.
Dans la même prison le même mouvement.
Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,
Jamais on ne s'arrête et jamais on ne joue.
Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.
Que ce travail, haï des mères, soit maudit !
Ô Dieu ! qu'il soit maudit au nom du travail même,
 Au nom du vrai travail, sain, fécond, généreux,
 Qui fait le peuple libre et qui rend l'homme heureux ! »
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_ Le moins-disant salarial en accusation
- Made in Bangladesh
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jeudi 16 mai 2013

Retour sur le "modèle allemand"

L'actualité  oblige à revenir une fois de plus sur la politique économique de la droite libérale allemande.
___________L'Allemagne semble avoir les clés du désarmement, du point de vue fiscal notamment, dans le cadre de la  tension larvée ou ouverte qui l'oppose aux pays européens qui souffrent de sa suprématie exportatrice et de l'usage qu'elle fait d'un euro taillé à sa mesure.
_L'Allemagne (comme l'Angleterre) "a joué sa partie dans la compétition fiscale et sociale. Elle ne laisse ainsi aux pays périphériques d'autre option que celle de jouer la partition de la concurrence fiscale et sociale. Si l'on veut sortir l'Europe du marasme, c'est à l'Allemagne de cesser cette absurde compétition fiscale et de sonner l'heure de la désescalade : elle doit remonter son impôt sur les sociétés."
___La personne d'Angela  Merkel (au parcours complexe), d'ailleurs prise entre deux feux dans son pays, n'est pas le problème, même si elle est représentative d'une rigidité contestée, d'une irrationnelle et dangereuse fixation sur des positions antiinflationnistes de principe.  Le problème est la ligne de la politique économique allemande suivie depuis Schröder et les défaillances des instances européennes, vouées aux dogmes ultralibéraux, qui ont laissé faire ou encouragé le dumping fiscal et social, les dérives de l'euro.
L'Allemagne n'est pas ce que l'on croit.
L'Allemagne n'est pas ce que l'on dit.
Elle compte plus de pauvres que la France, par exemple.
Les salariés low cost se multiplient. 
Le précariat y est banalisé.
Elle ne joue pas le jeu d'une solidarité minimale, mais suit la logique propre de ses intérêts à courte vue, depuis Schröder, plus tournée vers l'Est que vers ses partenaires traditionnels.
___ Le succès des Allemands n'a rien à voir avec leurs efforts, pourtant vantés par les éditocrates.
  L’Allemagne est une championne inatteignable,  estime même die Welt.
C'est comme si ce pays était « off shore »,  selon l'expression de JL Gréau, comme dans une bulle artificielle, dont la fragilité est pourtant manifeste, bénéficiant de surcroît d'une nouvelle immigration intraeuropéenne.
 _________Oskar Lafontaine, ex-ministre des finances, qui voit où est le problème, apportant un peu de bon sens économique, prône un nouveau système monétaire européen, avec dévaluation de l'euro, car il ne s'agit pas d'accabler l'Allemagne, mais de l'amener à voir où est son véritable intérêt. J.Sapir considère cette position comme un changement significatif, pour sortir d'inerties dangereuses.
Il serait tragique de s'obstiner dans l'erreur...
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mercredi 15 mai 2013

Ventre plat et tête creuse

 Tout pour mon bide!
Dans une certaine presse, la dictature de la ligne revient comme un marronnier sur le devant de la scène en ce début de printemps, dans la perspective d'un été supposé chaud et dénudé...
 Objectif: ventre plat! raplapla...
Une nécessité, un impératif catégorique, une urgence!
Sus aux bedaines, aux méfaits de l'hiver et à ses excès de table!
Un mois doit suffire: exercices adaptés, régime calculé, avec ou sans machines...même  sans faire d’abdos. 
             Comme j'aime.
Ça devrait marcher, puisqu'on le promet
C'est ainsi tous les ans...
Il faut un corps parfait! 
Narcissisme oblige... 
Le marketing de l'ego l'impose.
________________________Le culte du corps, réaction trop humaine à notre finitude et à notre mortalité s'exprime à travers le fantasme d'une forme parfaite et durable, capital(e), et d'une possible intervention des techniques modernes pour le maîtriser et le réparer à souhait, jusqu'à l'absurde.
"L’ idéologie libérale... repose sur l’exaltation de la « liberté de choix ». Or, ce qui frappe, c’est l’impuissance que trahit le discours de ses enquêtés : « Qu’on le veuille ou non, seule l’apparence compte dans notre société » ; « Le fait est que le poste va toujours à celle ou à celui qui paraît le plus jeune », etc. Le lifting ou le Botox leur apparaît comme une fatalité, « au même titre que les impôts ou la mort », observe-t-elle. Ainsi, ils créent eux-mêmes la réalité qu’ils prétendent subir, comme si la portée collective de leurs actes, à force d’être niée, se retournait contre eux. Puisque chacun veut sortir du lot, on voit s’instaurer une surenchère absurde où les fronts doivent être toujours plus lisses, les traits toujours plus figés, les seins toujours plus gros. Le déferlement d’images de corps artificiels, lisses et brillants, ceux des mannequins et des célébrités, donne le la, alimentant l’anxiété, le mépris et la haine du corps réel...."
Les normes de la beauté, relatives et changeantes, finissent par imposer leur diktat.
Le conditionnement est d'autant plus puissant qu'il est ignoré.

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mardi 14 mai 2013

Ces chers petits

________________Lorsque l'enfant paraît...
Trop mignon!
Comment trouver la bonne autorité?
 Aujourd'hui objet de tous les soins, de toutes les attentions, l'enfant est devenu progressivement, surtout depuis la fin du 19° siècle,  un être considéré comme un humain à part entière, ayant une spécificité propre, des droits, objet d'étude et de sollicitude particulière, centre de la cellule familiale.
Rousseau a fait progresser considérablement la réflexion sur le caractère spécifique de  l'enfance, par opposition au traitement dont elle était l'objet sous l'Ancien Régime, plus encore au  Moyen-age.
[ L’enfance a des manières de voir, de penser, de sentir qui lui sont propres ; rien n’est moins sensé que d’y vouloir substituer les nôtres....Laissez mûrir l’enfance dans les enfants._JJR]
De l'adulte miniature qu'il fallait re-dresser et intégrer rapidement dans le monde adulte, il est devenu, dans notre culture, l'enfant à part entière, à comprendre et à traiter comme tel.
__Les modèles éducatifs ont évolué. Le regard sur l'enfance et son traitement se sont transformés avec le temps, la société, les idéologies, les structures socio-économiques.
___Mais aujourd'hui, revers de la médaille, nous sommes parvenus à un stade où l'enfant, parfois unique, est hypervalorisé, adulé, objet d'investissement parental souvent excessif, parfois culpabilisant. Les désirs, ou plutôt les pulsions, infantiles prennent le premier plan de l'attention des géniteurs, finissant par démissionner de leur rôle de formateurs. L'éducation à la juste et nécessaire frustration est devenue l'exception, en tous cas est rendue plus difficile.
La société libérale-consumériste a engendré l'enfant-roi et souvent les parents infantilisés.
Le comble ce sont les enfants chinois uniques, ces petits empereurs, surtout dans les classes favorisées, terriblement exigeants et indifférents à tout sauf à leurs objets valorisants.
L'ambivalence continue à prévaloir: l'enfant est-il ange ou démon, roi ou tyran?
Les parents s'angoissent, semblant souvent ne plus maîtriser ou seulement comprendre le processus éducatif, l'apprentissage équilibré aux droits et aux devoirs.
Les psychiatres sont préoccupés par un phénomène qui prend de l'ampleur, pouvant déboucher sur certaines formes de  violence, voire de délinquance future. 
L'enfant, dès son plus jeune âge, est devenu l'objet chéri de la  publicité, qui voit en lui un futur consommateur, un être facile à formater par le biais de ses envies.
____L'enfant d'aujourd'hui est pris dans un réseau de contradictions:
 " L'enfant d’aujourd’hui doit être dans la performance et tout réussir : scolarité, activités extrascolaires (gagner le prix de natation, le concours de piano, tracer son chemin de danseur (se).étoile,...), faire attention à son poids, maîtriser Internet,...et tout cela le plus tôt possible. Paradoxalement, on assiste à une sacralisation des valeurs de l’enfance qui invite à ne pas la quitter et à une « philosophie » de vie tendue vers l’épanouissement. Ces valeurs propres à l’enfance qui deviennent centrales dans nos sociétés sont l’insouciance, l’innocence, la plasticité, la spontanéité,...Dans ce contexte où l’enfant est sollicité de partout et se voit confronté à l’exigence de la réussite, le regard des parents sur l’éducation de leurs enfants est empreint d’une angoisse et inquiétude constantes... l’injonction à la performance génère aussi ses contre.modèles (« carence parentale », « démission des parents »,...) et nombreux sont les spécialistes qui estiment cette pression sur les enfants contreperformante...."
L'enfance n'est pas une sinécure...

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lundi 13 mai 2013

Les banques et leur loi

 Un pouvoir invisible, mais redoutable
_____________________________Il faut refonder le système bancaire disait-on déjà il y a cinq ans, en contrôler la gestion, dira-t-on un peu plus tard.
Mais les tentatives de régulation bancaire sont restées marginales ou symboliques, et la logique de la finance mondialisée reste quasi intacte.
Les risques crées par  la haute finance spéculative, déconnectée de l'économie réelle, reste présents
Les apprentis sorciers continuent...
___Le métier de banquier doit redevenir ennuyeux, comme il a été dit, même par certains banquiers:
 -«Qui est responsable ? Les banques, évidemment, qui ont oublié que le coeur de leur métier était d'évaluer les risques, et qui, pis encore, les ont transférés à d'autres. Mais les pouvoirs publics également : ils ont conduit des politiques à courte vue, et, surtout, ils ont été des régulateurs déficients.«Qui est coupable ? En arrière-fond, c'est un modèle idéologique, libéral et anglo-saxon qui a failli. On ne peut impunément se préoccuper exclusivement du profit à court terme.» 'écrivent Matthieu Pigasse et Gilles Finchelstein . (L'un est vice-président de la banque Lazard, l'autre directeur de la Fondation Jean-Jaurès)
*Il ne faut pas oublier que "le prêt aux Etats est une sécurisation de l'argent des riches, Karl Marx l'avait vu. La dette des Etats est une invention de la finance privée ! L'austérité, le « rétablir les comptes publics », c'est maintenir l'Etat en situation de servir les intérêts et d'incapacité à faire la seule chose qu'il devra faire un jour, inévitablement : le défaut sur la dette..."( E.Todd)
 _____En fait, rien n'a changé fondamentalement, selon P. Jorion, "... l’état réel du système bancaire est toujours occulté. Dans le meilleur des cas il est admis, là où c’est le plus criant comme en Espagne, que c’est le problème principal. Mais son état – que l’on peut seulement soupçonner étant donné le silence assourdissant qui enveloppe la question – est partout nettement dégradé, fruit combiné des errements du passé et des conséquences actuelles de la récession. Et pourtant, les banques italiennes – auxquelles leur consœurs françaises sont particulièrement exposées – sont totalement dépendantes de la BCE pour se financer. La vérité n’est pas bonne à dire : au sein de la zone euro, les besoins de recapitalisation des banques s’expriment en centaines de milliard d’euros et ne sont pas à leur portée, impliquant de continuer à masquer leur état réel.
Délivrant comme à l’habitude une analyse sans complaisance , Willem Buiter, l’économiste en chef de Citigroup, explique dans le Financial Times que « la récession est causée par un endettement excessif : des banques zombies dans toute l’Union européenne, de la dette souveraine et des déficits excessifs dans les pays de la périphérie, et des ménages dans de nombreux pays ». Le titre de son article résume son propos incisif : « La crise de l’euro exige la restructuration rapide de la dette ». Mais c’est le chemin opposé qui a été emprunté."
Restructuration inévitable pour   Nouriel Roubini. On ne fait que reculer l'échéance.
Selon l'eurodéputé Philippe Lamberts: «Les banques doivent être plus petites et moins profitables» et non plus des mastodontes incontrôlables.
Au nom de la dette, de principes dogmatiques, « on s’impose une saignée absurde, digne des médecins de Molière » 
 Le FMI lui-même découvre que l’austérité est bien plus nocive que prévu.
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- Cinq ans après, rien n’a changé, le lobby bancaire a gagné
-Ils avaient promis de changer...
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mercredi 8 mai 2013

Généalogies

 Ah! les généalogies...
________________Elles réservent souvent des surprises...

On en apprend parfois  de belles!
 Tout baigne entre les cousins, dans les cousinades, parfois trop conventionnelles.
Pour Jésus, c'est plus problématique et ça divise encore les théologiens.
La querelle des interprétations nous amène loin du travail de bénédictin des généalogistes contemporains et de leurs outils parfois sophistiqués.
Certains attrapent la généalogite, un mal incurable, attrapé souvent sur le tard, à force de hanter les salles d'archives, les cimetières et surtout les fichiers internet.
Mais pourquoi cette recherche parfois débridée?
Nostalgie d'un passé révolu et parfois idéalisé dans un présent incertain et un avenir sans perspectives claires? Familles éclatées?
Identités brisées?
Quête de racines stables dans un monde en perpétuelle mutation?
____Il arrive que la traque presque policière mène au coeur de secrets de famille, là ou parfois gît un mort dans le placard? (1)
Il est parfois des secrets lourds à porter, qui peuvent peser sur plusieurs générations.
 
__Pour ma modeste part, faisant confiance aux spécialistes, je sais aujourd'hui un peu mieux de qui je descends ...de loin, et même de très loin!

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mardi 7 mai 2013

Vers l'école garderie?

 Dérives d'une institution
_______________________Depuis plusieurs décennies, la question est récurrente: où va l'école?
Quand on lit de tels témoignages, même s'ils ne reflètent qu'un aspect de la réalité, on se dit que rien ne s'arrange.
Et les parents, forcément compétents, qui souvent récriminent ...
Parfois, le problème revient sur le devant de la scène, avec quelques mesurettes à la clé, puis l'indifférence retombe.
Mais pas le malaise.
L'école ne brûle pas, mais elle va mal...
Les bons conseils ne manquent pas, mais les diagnostics pertinents sont rares, concernant le lent glissement de l'école de la République vers des formes de savoirs déstructurés, où  l'acte de transmission lui-même pose problème dans le contexte libéral, où l'autorité, toute autorité, même celle d'un savoir légitime, se trouve contesté.
Ce ne sont pas seulement les élèves qui ont changé, une question de civilisation, de motivation d''attention. C'est tout un système qui dérive, avec la complaisance ou l'ignorance de certains responsables. La faisabilité de l'ajustement, préconisée par l'OCDE, a accéléré le processus.
La gauche, en phase avec le courant libéral-libertaire, n'a pas été pour rien dans ce que d'aucuns appellent un naufrage. 
Les points de vue critiques ne manquent pas sur ce phénomène.
Celui-ci en est un parmi d'autres, qui a le mérite de pointer les dysfonctionnements majeurs.
Et si on revenait à l'instruction?... à des programmes dignes de ce nom?
Condorcet n'a pas pris une ride.
"L'échec le plus grave, le plus retentissant, mais aussi le plus emblématique, de l'école « de la République », est certainement le double échec lié de l'apprentissage de la lecture et de la langue. Le plus grave car il conditionne tous les autres, le plus emblématique, parce qu'il livre le drame de l'école française : l'échec de la lecture naît certes des difficultés des élèves, mais est accentué par l'imposition de méthodes de lecture issues des cerveaux des docteurs Mabuse des « sciences » de l'éducation, contre toute expérience concrète d'enseignants de terrain : une ancienne institutrice (mais oui) de ma fille s'insurgeait qu'on veuille lui interdire tout recours à une méthode syllabique qui donnait pourtant d'excellents résultats auprès des petits gitans à qui elle enseignait. Et l'instabilité de son public ne lui offrait que peu d'heures pour y parvenir. Combien d'élèves ai-je entendu ânonner en terminale puis à l'université ! L'exemple montre la vacuité des idéologies pédagogiques qui nous soumettent au prétendu rythme des élèves : ne jamais les forcer, donc apprendre à lire en deux ans ; sous des dehors démocrates, les mentors de l'éducation nationale affichent leur mépris des élèves, à commencer par ceux des quartiers difficiles.
L'échec de l'enseignement de la langue surajoute tout simplement la mauvaise formation des enseignants : on peut devenir instituteur (j'y tiens) avec en poche n'importe quelle licence, comme si on pouvait enseigner ce qu'on ne connaît pas, comme si on recrutait des philosophes ou des plombiers pour enseigner la musique dans les conservatoires."
 Retrouver le plaisir de lire à l'école, ce ne serait déjà pas mal...
___Le diagnostic est accablant. Il est temps de reconstruire l'édifice, de prendre à bras le corps l' échec scolaire sans céder sur l'essentiel, de redonner le goût et le plaisir de lire, fondement de tout vrai savoir, de retrouver un peu de bon sens, loin des pressions des marchés, de redonner en toute souveraineté la priorité à l'Education Nationale, préparant la recherche et les investissements de demain.
Quel candidat entamera la reconstruction de ce projet libérateur, inspiré des principes indépassables mais réactualisés de Condorcet, de Ferry et de Langevin-Wallon?
___
L'éducation coûte trop cher ? Essayez l'ignorance !... (Lincoln)
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- L’Ecole et le Capital : deux cents ans de bouleversements et de contradictions
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lundi 6 mai 2013

Emprise numérique

INumérique et démocratie
___________________Internet et le numérique en général, avec toutes ses applications galopantes, font partie de nos vies, souvent de manière imperceptible, au point que leur absence ne paraît plus concevable ou qu'une défaillance majeure mettrait en péril communications, transports, production en général.
Le numérique est partout. Les applications sont innombrables.
On peut admirer l'efficacité et les gains de productivité qu'il offre, ainsi que la socialisation qu'elle permet, au niveau international.
Pourtant, certains parlent de colonisation, et même parfois de faux instrument de libération..
Une révolution pour le meilleur ou pour le pire ?
Une véritable emprise en tous cas, une aventure indécise dans laquelle nous sommes embarqués, dont certaines applications posent problème.
  "Le déferlement technologique bouleverse notre rapport au monde, aux autres et à nous-mêmes. Les nouvelles technologies donnent l'illusion de la toute-puissance : transparence, accès immédiat à une infinité de connaissances et de produits culturels, démultiplication des contacts et des échanges, accélération, etc.
Multinationales du high-tech, start-ups ou hacktivistes, tous prétendent construire un monde sans conflit dans lequel les humains communieraient ensemble grâce à leurs machines magiques, affranchis de toutes contraintes et limites (temporelles, spatiales, relationnelles, corporelles), dans une société fondée sur la fluidité et l'instantanéité des échanges, organisée sur le modèle du réseau informatique une forme de marché idéal. L'utopie libérale se réalise grâce à la révolution numérique en cours.
Les nouvelles technologies recomposent le monde selon leur propre logique, celle de la performance et de l'efficacité. Elles renforcent le règne de la compétition et l'exigence d'aller toujours plus vite, de se mobiliser intégralement pour son entreprise et sur les « réseaux sociaux », d'être capable de s'adapter à toutes les évolutions technoculturelles, sous peine d'être exclu. L'homme numérique croit avoir trouvé l'autonomie en se débarrassant des pesanteurs du vieux monde matériel. « Enfin libre ! ».dit-il, alors qu'au contraire, il dépend de plus en plus de dispositifs technoscientifiques. Pour rester dans la course et tenter de maîtriser un réel qui lui échappe, il multiplie les machines. Mais ce sont elles qui désormais le possèdent."
Du point de vue politique au sens large, internet est plein de risques, de promesses mais aussi de limites.
C'est d'abord l'armée qui en développa l'usage, avant d'être adopté dans les communautés informelles US,  puis intégré par les marchés.
Un outil de la démocratie ? C'est loin de faire l'unanimité...Peut-il déboucher sur autre chose qu'un individualisme connecté?
On peut l'espérer avec la maturation de ses usages.
 La démocratie à l'heure d'internet reste encore à construire... 
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-Le coût mental du numérique
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dimanche 5 mai 2013

MAI

____________________Avec les peintres, célébrons le printemps.

____L'interminable hiver s'en est allé, bienvenue au mois de Mai!
A Paris et ailleurs ...
Mai de la vie explosive, des jardins, des fleurs et des délices... (à agrandir)