Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

jeudi 26 janvier 2017

Cuisine pré-électorale


Le doigt dans la confiture

                                   C'est prouvé.
               Pénélope fait des confitures, non fictives.
          Contrairement à ce que dit François, pourtant irréprochable.
                                         La preuve!    ►
    Si elle fut souvent très discrète, c'est qu'elle a aussi beaucoup à faire, notamment garder le château..
  Notre dame de Sarthe ne peut tout faire et être partout. Et il y a la tapisserie...
     Les Sarthois n'en reviennent pas.
          D'autres aussi.
    Y'a pas de quoi fouetter un présidentiable.désargenté..
Il y a vraiment de mauvaises langues.et des jaloux.
       Les canards de la mare ne sont vraiment pas très propres.
                  Peut-être un coup à Macron ou à Marine..?....
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Pas vu à la télé

__ Des millions d’euros ont été siphonnés par des sénateurs UMP 
                         En toute illégalité.

__ Les chimères du Président Trump sur le « Buy American ! Hire American ! 


__ Quand le pape n'était qu'évëque.


__ L'effet-alouette Macron en séduit plus d'un
    : S’il y a quelqu’un qui fait naître l’espoir, c’est bien lui », s’est enthousiasmé Bernard Kouchner, dans un entretien publié mardi 24 janvier par Le Parisien, provoquant l’embarras dans l’entourage d’Emmanuel Macron. Une gêne d’autant plus grande que l’ex-« French doctor » n’y va pas avec le dos de la brosse à reluire pour qualifier le benjamin des candidats, « un homme qui ouvre le jeu, qui ne dit pas du mal des gens par goût électoral (…), qui ne s’arrête pas au clivage droite-gauche, et il reste humaniste ».
     Deux jours plus tôt, c’est Alain Minc qui déclarait sa flamme. « Je vais voter Emmanuel Macron », a lancé l’essayiste dans Le JDD du 22 janvier, estimant que l’ancien banquier est « le seul candidat authentiquement européen ». « Si le pays grincheux qu’est la France élit un roi de 39 ans, l’image de notre pays changera soudainement », a même osé le conseiller du CAC 40, oubliant un peu vite qu’il soutenait Alain Juppé, 71 ans, avant que le maire de Bordeaux ne soit défait par François Fillon à la primaire de la droite.
                                                                    La macronite gagne.....
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mercredi 25 janvier 2017

Débat crucial Outre-Manche

          Brexit ou pas,
                                C'est shocking.
      Inacceptable!
         Oui, aux « roast potatoes »! Le plat dominical incontournable.
      Contre les oukazes de la Food Standards Agency. Non à la police des assiettes!
              Comme disent des sujets de Sa Majesté, 
« Bien sûr, nous pourrions prendre mieux soin de nous-mêmes, concède Suzanne Moore. On peut chercher à augmenter l’espérance de vie, mais on peut également discuter  de nos raisons de vivre . Si les patates rôties n’en font pas partie, je ne vois pas ce qu’il nous reste. »
          Dans le même journal, le chroniqueur culinaire Tony Naylor dénonce une campagne qui balaie des années d’expérimentation culinaire à la recherche de la « patate rôtie parfaite ». En l’absence de preuves satisfaisantes, sa conclusion épicurienne est sans appel : « Nous allons tous mourir.. La vie est courte. Donald Trump est à la Maison Blanche. Passez-moi le fromage et les oignons frits. »
         C'est comme si on voulait réglementer les frites en Belgique et en Hauts-de-France.
                        Comment pourraient-ils encore avoir la patate?...
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Israël: premier effet Trump

Détricotage en cours
                       Une aubaine.Le feu vert est donné aux faucons de Tel-Aviv.
        Implicitement ou explicitement.
    Les (timides) résistances de l'administration Obama et de l'ONU n'ont plus lieu d'être.
            Trump s'est déclaré à 100% avec Israëlen faisant les pires amalgames dont il est coutumier.
    Netanyahu et Liberman ont compris le message:
           Israël annonce un plan massif de nouveaux logements dans les colonies:
      Mais pas seulement:
         Tel Aviv approuve la construction de 560 logements à Jérusalem-Est 
 "Dans les dernières semaines de son mandat, Barack Obama a provoqué la colère du gouvernement israélien en n'opposant pas son veto à une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies réclamant l'arrêt de la colonisation israélienne des territoires palestiniens.
   Désignée par Donald Trump pour devenir la nouvelle représentante permanente des États-Unis auprès de l'ONU, Nikki Haley a dénoncé, comme l'homme d'affaires, l'attitude des Nations unies vis-à-vis d'Israël lors de son audience de confirmation la semaine dernière.
    Donald Trump a également promis de transférer l'ambassade des États-Unis en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, une initiative qui nuirait à la paix selon Mahmoud Abbas. Selon la Maison-Blanche, les discussions sur ce sujet n'en sont qu'à leurs débuts.
  Un transfert de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem marquerait, s'il est mené à bien, une rupture dans la diplomatie proche-orientale américaine, les administrations successives ayant estimé qu'il importait de mener des négociations sur le statut de Jérusalem, qu'Israël et les Palestiniens revendiquent comme capitale.
       Netanyahu remet en question la contribution d’Israël à l'ONU..
    Et Trump envoie à Jérusalem (oui!) un ambassadeur chaud partisan de la colonisation.
         Sa forte relation avec Isroël, dit Trump, sera le fondement de sa mission diplomatique et un atout de poids pour notre pays, alors que nous renforçons nos liens avec nos alliés et que nous nous battons pour la paix au Moyen-Orient..
      Voilà qui est clair et prépare sûrement une avenir de conflit avec l'ONU et surtout de graves troubles prévisibles en Palestine.
   Les perspectives de paix s'éloignent encore un peu plus....
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mardi 24 janvier 2017

Silence!

Tais-toi quand tu parles!

   Il est bon souvent de la fermer, et d'écouter, de s'écouter.

  Ecouter pour mieux comprendre

   Pour faire place au silence, parfois éloquent...




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Tour d'horizon

__ Du côté de la Maison Blanche:
               Donald Trump cultive le flou.
                   Ainsi qu'une nouvelle race de faits, les alternatifs
                          Un scénario possible de la présidence Trump.

__ Israël et ses juifs ultra-orthodoxes.

__ La Chine a pris le contrôle du marché des terres rares:
                                                             Des ressources stratégiques.

__ Robotisation : vers la fin du "temps de travail" (mais peut-être pas du travail )):

__ Etre parent, cela peut conduire au burn-out:
                    :                                          «Depuis les années 1980, de nouvelles formes de management, qui mettent les salariés sous tension; se sont généralisées. Pour résumer tous passe par des objectifs, le plus souvent chiffrés, à réaliser en un temps donné. Les conséquences, on les connaît tous, elle sont aujourd’hui désignée comme ça: maladies psychologiques ou sociales, épuisement professionnel ou… burn out.»
Une manière de penser qui s’est peu à peu imposée partout:
   «Cela fait trente ans que je travaille sur l’épuisement professionnel et je constate aujourd’hui que les normes managériales ont pénétrée la famille. C’est en vérité un modèle social qui s’impose dans toute les sphères de la société: il faudrait être performant dans tous les domaines. C’est la nouvelle norme.»
    Or, quelles sont les exigences attachées à la fonction de parent dans notre type de société en 2017? Ce n’est pas (plus) seulement de faire en sorte que son enfant soit en bonne santé grâce (à mon sens) à une alimentation correcte, une hygiène convenable et un suivi médical régulier ou que votre enfant soit scolarisé ou mette le nez dehors régulièrement. Non, il faudrait en plus absolument qu’il/elle obtienne de bons résultats scolaires, «c’est une source de stress, une pression qui a envahi l’école et donc la famille».
     Et, ajoute, Vincent de Gaulejac la pression ne s’arrête pas là, les objectifs sont multiples:
«Le mercredi devient le jour le plus horrible de la semaine: il faut assurer l’accompagnement aux activités extra scolaires (sport, musique, activités artistiques, les cours particuliers, le soutien scolaire). Mais pourquoi court-on autant sinon pour satisfaire une exigence sociale? Car on se sent coupable dès que l’enfant ne réussit pas – ou de ne pas tout faire pour qu’il réussisse et ce dans tous les domaines. Et donc les parents deviennent comme ces employés soumis au management par objectif et à l’évaluation standardisés… il perdent le sens de leur éducation!»
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lundi 23 janvier 2017

Perturbateurs endocriniens (suite)

Y revenir encore...
                       D'autant plus que, sur la question, le silence dure
   Un dossier déjà très lourd
                                    «  La plupart des scientifiques pensent qu’exprimer publiquement leur point de vue sur des questions politiques et participer aux débats de société pourrait compromettre leur objectivité et leur neutralité ». (…) « Nous considérons qu’il n’est plus acceptable de nous taire. » Dans une tribune publiée le 29 novembre dernier dans Le Monde, un collectif international d’une centaine de scientifiques sort de son silence et prend la plume, acérée, pour dénoncer la stratégie déployée par certains industriels. La manip ? Déformer « délibérément des preuves scientifiques afin de créer une fausse impression de controverse ». Tel est le sort réservé, selon eux, aux perturbateurs endocriniens comme ce fut le cas pour le changement climatique ou les dangers du tabac. La raison qui les pousse à sortir de leur réserve est double. D’un côté, il existe bien un consensus des sociétés savantes sur le fait que « les perturbateurs endocriniens constituent une menace mondiale pour la santé » – nulle controverse en vue ; de l’autre, la seule voie possible et efficace pour s’en prémunir passe par la réglementation. Les mesures individuelles ne peuvent en effet suffire pour réduire l’exposition, précisent-ils.
         Sur le  dioxyde de titane, il faut encore informer et alerter les pouvoirs publics
                                                 C’est une nouvelle mise en garde sur les risques associés aux nanoparticules, ces particules lilliputiennes présentes dans de multiples produits de consommation courante, notamment alimentaires. Une étude sur des rats conduite par des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), publiée vendredi 20 janvier dans Scientific Reports, met en évidence un effet non seulement délétère pour le système immunitaire, mais aussi possiblement cancérogène du dioxyde de titane (TiO2), un additif très courant, utilisé par les industriels en Europe sous l’appellation E171. Même si les scientifiques soulignent que leurs résultats ne sont pas directement transposables à l’homme, il n’en s’agit pas moins d’une sérieuse alerte sanitaire à l’adresse des consommateurs et des pouvoirs publics.
          Sous forme nanoparticulaire, le TiO2 est incorporé à de nombreux produits de la vie quotidienne, comme les cosmétiques, les dentifrices, les crèmes solaires et diverses formulations pharmaceutiques, mais aussi les peintures ou les matériaux de construction. Dans le secteur agroalimentaire, on trouve du E171, notamment dans les bonbons, les biscuits, les produits chocolatés ou les gommes à mâcher. En juin 2016, l’association Agir pour l’environnement avait révélé sa présence dans des biscuits LU, des chewing-gums Malabar et de la blanquette de veau William Saurin. Tout récemment, le 19 janvier, elle a montré qu’il y en avait également dans les bonbons Têtes brûlées et les chewing-gums NEW’R de Leclerc.
              Les perturbateurs endocriniens ne perturbent pas trop les firmes.
                    C'est plus rentable de nier le problème ou de semer le doute.
                         ...C’est un paragraphe qui n’a l’air de rien, ajouté tout en bas du document à la dernière minute. Il évoque, dans une formulation aussi tortueuse qu’impénétrable, une dérogation pour les produits agissant sur « la mue et/ou la croissance des organismes nuisibles ». Mais, reformulé en langage commun, il s’agit ni plus ni moins d’une concession de la Commission européenne au lobby des pesticides.
      Quelques jours avant Noël, mercredi 21 décembre, avec trois ans de retard, la Commission doit soumettre  au vote sa proposition de réglementation sur les perturbateurs endocriniens, ces produits chimiques omniprésents, capables d’interférer avec le système hormonal des êtres vivants à des doses parfois infimes. Cette proposition est censée appliquer une disposition très stricte du règlement européen sur les pesticides : l’interdiction des pesticides qui seront reconnus comme perturbateurs endocriniens.
     Ce sont donc les critères qui permettent de les identifier que la Commission a élaborés et que les représentants des Etats membres doivent adopter ou rejeter Le vote se tiendra au sein du comité permanent de la chaîne alimentaire et de la sécurité animale après six mois de tractations.
Si le diable se cache dans les détails, le paragraphe inséré par la Commission à la dernière minute n’a, lui, rien d’anecdotique. Alors que le « règlement pesticides » exige de retirer les perturbateurs endocriniens du marché, il crée une dérogation pour tout un groupe de pesticides qui ont justement la particularité… d’être des perturbateurs endocriniens. Certains pesticides, en effet, anéantissent les insectes ou les plantes dits « nuisibles » aux cultures en agissant sur leur système hormonal pour bloquer leur mue ou leur croissance. En d’autres termes, ce sont des pesticides qui ont été conçus pour être des perturbateurs endocriniens. Or, plutôt que de se servir de cette connaissance pour les identifier et les interdire, la Commission propose qu’ils soient épargnés...
      Le lobbying bruxellois ne faiblit pas. 

                                                            Une bombe sanitaire
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dimanche 22 janvier 2017

Primaires

Des primaires bien primaires
                                          Dans le système électoral américain, les primaires ont leur,place constitutionnelle, malgré leur complexité et leurs défauts souvent soulignés.
   Mais en France la primaire, à gauche notamment, s'est imposée du fait même de la faiblesse et des divisions du PS, qui ne datent pas que du Congrès de Rennes.
   Pour certains, et non des moindres, étant donné la situation, la primaire est indispensable
    Peut-être, en un sens.
  Pour d'autres, ces primaires aggravent la maladie du système politique français et dénotent les dysfonctionnements d'une Cinquième République à bout de souffle.
 Un coup de grâce à la démocratie? Sans aller jusque là, c'est le symptôme d'un mal qui vient de loin.
       Ça ne tourne pas rond 
              C'est souvent le malaise ou le désarroi.
                                          Les partis sont mortels...
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Questions de l'heure

Histoire contemporaine et géopolitique

             Pourquoi la diplomatie semble-t-elle aujourd’hui si impuissante? 
                           Afghanistan, Libye, Syrie, Yémen, conflit israélo-palestinien, Crimée... Entre des guerres qui s’éternisent et la politique du fait accompli, la diplomatie semble aujourd’hui terriblement impuissante. Pourquoi, depuis une quinzaine d’années, les dirigeants politiques ont-ils tendance à privilégier la solution militaire ? Faut-il revoir le fonctionnement du Conseil de sécurité de l’ONU ? Réformer le droit de veto ?..

           Les opinions européenne et française dans la guerre hybride
                          Le monde change, et il change vite. Le public découvre avec stupeur que la mondialisation heureuse, celle des plages de l’île Maurice, a aussi sa face noire. Cette prise de conscience est spécialement pénible pour les Européens, qui ont la malchance stratégique d’être entourés de deux zones où la modernisation est particulièrement laborieuse...
    Depuis en fait le début des printemps arabes en 2011, les habitants de notre continent sont quotidiennement confrontés à des crises qui les concernent mais se déroulent dans des pays qu’ils connaissent mal, dont il faut apprendre à toute vitesse la géographie, la composition ethnique et la culture...

            Vers un monde fragmenté. 
                          La mondialisation, l’intégration par les échanges, la circulation des personnes, des services et des biens, les tendances à l’uniformisation culturelle ont pu faire croire à une convergence vers l’unité du monde et à la construction d’une "communauté internationale". Certains avaient théorisé la fin de l’histoire, d’autres encore entrevoyaient que la planète deviendrait plate grâce à l’abolition des barrières physiques et mentales que devait permettre la diffusion universelle des technologies d’information et de communication. L’Europe, construite sur le droit et sur la culture du compromis, apparaissait comme la pointe avancée de ce mouvement. Elle avait aboli la violence comme instrument de règlement des différends entre Etats et au sein des Etats, montrant ainsi l’exemple au reste du monde. Mais l’Union européenne se trouve désormais confrontée à la remise en cause de sa propre cohésion interne, sous l’effet de la crise économique, de la fatigue des opinions vis-à-vis des ambitions intégratrices, et des menaces, dans la suite des crises migratoires, sur ce qui est l’une des manifestations les plus fortes d’unité, Schengen et la libre circulation des personnes...
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samedi 21 janvier 2017

La bible et le Président

God bless America
                                Dieu est forcément américain,  et impose une Destinée manifeste 
;..à ce pays d'exception. (1)
                    « L’Amérique est la seule nation idéale dans le monde […] L’Amérique a eu l’infini privilège de respecter sa destinée et de sauver le monde […] Nous sommes venus pour racheter le monde en lui donnant liberté et justice. » [Woodrow Wilson, cité par Bernard Vincent, La Destinée Manifeste, Messène, Paris, 1999]
         Cela vient de loin, de ses mythes fondateurs.
        Prêt à défendre toutes les causes, surtout pour les évangélistes de combat
    Le Président table rase, libéral désordonné, ne peut se passer de ses services...
Où Dieu va-t-il mener son nouveau serviteur?...
Lui qui a tout prévu, même un survivor...
"Dieu a posé sa main sur Donald Trump ...:

      Trump a prêté serment sur la Bible lors de son inauguration, honorant ainsi la tradition mise en place par George Washington.
       La religion a toujours été importante dans la république américaine. Mais jusqu’aux années 1950, elle était largement séparée de l’Etat, soutient l’historien de Princeton Kevin Kruse dans One Nation Under God. L’adoption de la devise nationale « In God we trust » date ainsi de 1956. Deux ans plus tôt, le Congrès avait fait ajouter au serment d’allégeance l’expression « one Nation under God » (une nation sous l’autorité de Dieu).
         « Ce ne sont pas les Pères fondateurs, mais nos grands-pères qui ont forgé les cérémonies et les formules qui viennent à l’esprit lorsqu’on interroge la nature chrétienne des États-Unis », souligne Kruse. L’idée que les Etats-Unis sont une nation chrétienne a été promue dans les années 1930 et 1940 par des lobbies industriels et commerciaux opposés au New Deal. Ceux-ci considèrent la religion comme une arme puissante dans la guerre contre les promoteurs de l’Etat providence et les communistes. Ils recrutent et financent un clergé conservateur prêchant, non la charité, mais l’enseignement individualiste de Jésus. Ce mélange de chrétienté et de capitalisme s’installe au centre de l’arène politique dans les années 1950 avec l’arrivée d’Eisenhower à la Maison Blanche. Quelques mois avant sa prise de fonction, celui–ci déclare : « Notre façon de gouverner n’a aucun sens si elle n’est pas fondée sur une foi profondément ressentie, peu importe laquelle. » Il acte ainsi la fin de « l’Etat païen » et ouvre la voie à de nouvelles traditions.
         Dans ce contexte de renouveau religieux, la formule « une nation sous l’autorité de Dieu » saisit l’imaginaire national. La formule « In God we trust », empruntée à l’hymne national The Star-Spangled Banner, apparaissait déjà par intermittence, sur les pièces de monnaie depuis le Guerre civile. Elle s’y installe définitivement, ainsi que sur les timbres et les billets de banque, avant de devenir la devise officielle du pays. Quant au célèbre « God Bless America », il est un peu plus récent. Il est popularisé par Ronald Reagan et marque tellement les esprits qu’aujourd’hui aucun homme politique n’envisage plus de terminer un discours sans lui.
[ Books, octobre 2015]
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