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lundi 12 mars 2018

Complotisme (suite)

Pas clair
                 Rarement une notion si ambiguë ne fut utilisée aussi souvent que ces derniers temps, dans un contexte le plus souvent embrouillé et polémique.
     Accomodé à toutes les sauces, manié sans précaution ni discernement, ce mot-fétiche se prête à toutes les dérives.
         Il y a même un certain Trump qui accuse de complotistes les critiques à son égard.
     IL faudrait se demander qui en parle et pourquoi.
       Le terrrain est miné. Attention où l'on met les pieds, quel que soit le domaine.
           Par exemple, dans le domaine économique et diplomatique, on apprend que ce que l'on croyait savoir sur la crise grecque est à revoir. Même le FMI s'est bien gardé de dire la vérité.
  Des données ont été largement masquées.
 On se souvient des buts de guerre américains en Irak présentés par le général Collin, porte-parole militaire de G.Bush.
       Ce qu'on appelle les fake-news se retrouve à tous les niveaux, même à celui d'où vient parfois la critique, même là où ne l'attendait pas.
    Ne serait-il pas possible de remettre en question aussi les informations qui viennent du plus haut niveau? (comme la propagande de guerre en 14 ou lors de l'aventure en  Lybie...)
    Même si le mot complot n'a pas bonne presse, se poser la question de la possibilité du complot est pourtant un comportement sain qui devrait être encouragé. Et dont on ne devrait pas avoir honte. Ce questionnement est tout simplement la première étape d’une réflexion qui doit surtout se poursuivre pour aller plus loin dans la compréhension du monde. Car des complots existent et sont à l’oeuvre actuellement -et c’est bien logique : les guerres ne se préparent pas devant tout le monde, car les raisons de ces guerres doivent rester cachées (prendre des ressources pour s’enrichir). Par contre il faut laisser tomber les extra-terrestres, les juifs ou les francs-maçons : finalement le véritable complot n’en est pas un, c’est seulement la continuation d’une lutte des riches contre les pauvres. Plus que visible dès qu’on s’y intéresse un peu. Il n’est pas le fait d’un petit groupe conscient mais le résultat du fonctionnement millénaire d’un système qui s’entretient de lui-même par des forces qui dépassent de beaucoup les volontés individuelles : l’Histoire, dans laquelle le capitalisme tient une place prépondérante.
    Quand Monsanto paye des études disant que ses produits sont bons, et que les députés de tous les pays acceptent sans sourciller ses conclusions, est-ce un complot, de l’incompétence ou un simple mensonge ? Monsanto organise-t-il un complot destiné à empoisonner la population ou essaie-t-il tout simplement de continuer à vendre ses produits qui lui font gagner des milliards ?  Le fait de rédiger les traités en cachette du peuple peut-il se définir comme un complot ou est-ce simplement le fonctionnement logique d’un système qui préfère prendre le risque d’une polémique plutôt que de s’asseoir sur les retombées financières de telle ou telle loi ?   Les exemples sont nombreux, et je doute qu’avec une loi sur les fake news les complotistes cesseront de se poser des questions… mais c’est peut-être tant mieux ..
             La méfiance critique et saine devrait s'imposer en toute occasion lorsque, au nom de la vérité, un magistère quelconque revendique le monopole de la parole conforme.
L'historien digne de ce nom se détourne des explications simples.
   Tout événement a des causes multifactorielles qu'il s'agit de décrypter.
       C'est une tâche complexe et jamais achevée, loin des simplifications médiatiques, de l'histoire revisitée pour des raisons seulement mythiques ou étroitement politiques. 
           Ce qu'on appelle le complotisme, au parfum parfois meyssanien, est habituellement cloué au pilori par les historiens sérieux. Avec raison.
  Il y a rarement des causes simples et d'événements importants déclenchés par les décisions cachées d'un seul ou de plusieurs hommes.
  La simplification monocausale est une tentation. Il est important d'être très prudent sur ce sujet.
            Mais il est des exceptions. Il est dans l'histoire des événements majeurs qui sont la conséquence de décisions élaborées secrètement, par un ou plusieurs individus associés, qu'on le sache après coup ou pas.  Sans tomber dans des approches fumeuses ou mystico-irrationnelles.
         Sur l'assassinat de JK Kenndy, par exemple, nous ne savons encore (presque) rien pour l'instant, des archives n'étant pas accessibles (provisoirement). Mais sur le coup d'Etat au Chili d'Allende, on connaît maintenant quels étaient les organes de décisions. Kissiger lui-même a révélé la conspiration qui a eu lieu à ce sujet à la Maison Blanche. Comme Hilary Clinton a fini par reconnaître le rôle fondamental joué par l'équipe buschienne pour envahir l'Irak à des fins uniquement  économiques (pétrolières) et géostratégiques, quitte à inventer les leurres à usage interne et externe. N'y a-t-il pas eu un calcul mitterandien pour laisser au FN le soin d'affaiblir la droite, pour des raisons électorales? etc...
                           Sur les événements actuels du Moyen-Orient, nous en apprenons tous les jours sur des éléments que nous ne connaissions pas, laissés avec soin dans l'ombre.  Comme sur le rôle plus qu'ambigü joué par la Turquie, le double jeu américain et le soutien de certaines pétromonarchies à Daesh, né du chaos voulu et organisée depuis des décennies, de cette guerre qui a changé le monde, dont nous vivons encore aujourd'hui les tragiques conséquences. Comment expliquer les silences troublants du voisin israëlien?
      Olivier Roy, bon connaisseur du MO, explique comment les Moudjahidins furent utilisés machiavéliquement par la CIA...jusqu'au Kosovo (selon le journaliste d'investigation allemand J.Elsässer)
   Certains anciens diplomates américains de haut-niveau se mettent d'ailleurs à table et font des révélations assez inattendues: "L’ancien directeur de la CIA Robert Gates l’affirme dans ses Mémoires: les services secrets américains ont commencé à aider les moudjahidine afghans six mois avant l’intervention soviétique. [A l’époque, vous étiez le conseiller du président Carter pour les affaires de sécurité ; vous avez donc joué un rôle clé dans cette affaire. Vous confirmez ? ]Zbigniew Brzezinski ( — Oui. Selon la version officielle de l’histoire, l’aide de la CIA aux moudjahidine a débuté courant 1980, c’est-à-dire après que l’armée soviétique eut envahi l’Afghanistan, le 24 décembre 1979.."
               Il existe des moments dans l'histoire où une certaine analyse d' un complot se justifie  bel et bien, dépassant  largement l' approche historique ordinaire à courte vue.
      La polémique continue...et n'est pas prête de s'éteindre.
           -Pour un contrôle du doute.
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dimanche 11 mars 2018

Butinage

  __ Si voulez mourir jeune (et pauvre), vivez ici.

__   Psychiatrie française toujours en question, dans l'indifférence.

__ Déclin des villes de province, vu du New York Times.

__  Fukushima: la technologie du mur de glace ne marche pas.
                Un avenir pour le Réacteur nucléaire à sels fondus?
                              Quelle gouvernance pour les risques nucléaires?

__  La part manquante de l’assurance-chômage.

__ Agnès Buzyn : "L'hôpital-entreprise est une hérésie !":
                  Y a du boulot...Burn-out à tous les étages

__ Il n'y a pas que Google: des alternatives françaises existent.

__  Pantouflage:
                          Barouin l'homme orchestre. Mais comment fait-il?
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samedi 10 mars 2018

IL est temps d'investir

Pour l'éternité..
                     La valeur durable la plus sûre qui soit.
Enfin un bonne nouvelle! L'obsolescence programmée de la vie est sur le point de régresser.
    Je sais, ça va coûter cher et tout le monde ne fait pas partie des happy fews.
Mais ça vaut le coup d'investir. Quitte à emprunter, à tenter le gros lot au grattage, à gager ses biens, voire à oser un gros coup...sans toutefois vendre son âme, malgré sa valeur en baisse.
     Car qu'est-ce que une petite vie misérable de rien du tout, où l'on passe comme un courant d'air, par rapport à la vie éternelle, souvent promise, qui annonce une perspective où le temps s'abolit, dans la félicité la plus grande. Du loisir pour surfer sans limites, dans l'euphorie. Nul risque de s'ennuyer...sauf peut être à la fin.
   L'au-delà vaut le coup de s'y mettre dès maintenant.
        Certains l'ont bien compris, qui investissent dans la quête d'immortalité, au lieu de dépenser ou de thésauriser en vain. Ils nous tracent la voie, en pionniers éclairés de la Silicon Valley ou d'ailleurs.
   Ce ne sont pas des gourous un peu fêlés, des dérangés du ciboulot,
ils ont toute leur raison et s'organisent méthodiquement , comme de vrais  et jeunes businessmen éclairés, qui voient loin, loin...
    Des start-up de Monterrey, des neurologues enthousiastes, des Peter Thiel ayant pignon sur rue, mais aussi quelques milliardaires russes sont prêts à tout pour vous aider à vous faire oublier la fatale échéance, celle que Freud avait appelée la plus grande blessure de l'humanité...
     Vraiment la mort est devenue hors d'âge et il serait indécent d'y céder encore. Une révolution biocybernétique est en marche, ne riez pas, même un médecin français y croit  Une révolution médicale et philosophique est en marche. Le combat contre la mort va s’intensifier, annonce ainsi le chirurgien-urologue français Laurent Alexandre. La mort deviendra un choix et non plus notre destin. 
      On vous demande d'y croire et c'est la foi (et beaucoup de dollars) qui sauvent, c'est bien connu.
  En 2045, Google vous le dit, on sera prêt. En attendant, patience! cryogénisez-vous. C'est un peu cher, mais empruntez ou volez, ce n'est pas rien.
   On vous réveillera, quand sonneront les trompettes de l'éternité.
 Le transhumanisme est à notre portée, mes frères en intelligence artificielle.
     Mon grand père aurait souri. Mais l'impensable d'hier paraît réalisable dans un futur proche.
  Les anciennes limites se voient repoussées, autour de nous comme en nous: l'homme augmenté est en route. Mais vers des horizons insoupçonnés. Exciting! 
__         Certains sceptiques diront que si certaines anticipations semblent prometteuses, d'autres s'apparentent à de gentilles rêveries ou à des fantasmes pervers, où l'idéal mythique de perfection humaine renoue avec une vieille tradition, recyclée au goût du néo-scientisme et du technicisme naïf triomphants.
   Hommes de peu de foi qui doutent: L'imperfection naturelle et morale de l'homme et finalement sa mortalité ne seraient-elles pas des donnée largement incontournables?
 Le transhumanisme  n'est pas une auberge espagnole aux contours flous, côtoyant le posthumanisme, véhiculant une notion de progrès revue et corrigée à l'époque de l'homme bionique.
_____ Le biologiste, Jacques Testarfait partie des esprits chagrins, ceux qui critiquent les nouveaux pionniers qui nous promettent tant pour sortir enfin de notre finitude, cette erreur de la nature.
 Dans son pessimisme christiano-kantien, il pense que, d'un côté" ....se profilent, d’abord pour de grands handicapés, des dispositifs intégrés au cerveau pour en augmenter l’efficacité ou pour lui permettre d’entrer en relation avec l’extérieur ou avec la machine, sans la médiation usuelle de la parole ou de l’écriture. Le « génie tissulaire » promet aussi de remplacer chaque organe défaillant par du neuf, régénéré in situ comme la queue des lézards ou reconstruit avec des cellules souches greffées.De tels projets vont bien au delà des gadgets, telle la puce électronique introduite sous la peau pour commander l’ouverture d’une porte, qui ne sont que des dispositifs facilitateurs transformant l’homme en robot plutôt qu’en surhomme.
    Mais il énonce aussi: Plus inquiétante, la dernière famille des propositions pour forcer les capacités humaines concerne des propriétés héritables, quand la faculté nouvelle est tellement intégrée à l’organisme qu’elle en devient indissociable et sera transmise à la descendance. Ce caractère d’héritabilité correspond à un changement d’espèce et c’est ce qui fait la gravité de tels projets.
 Les transhumanistes, puissants aux USA parmi les chercheurs les plus brillants (et bien présents mais discrètement en Europe), sont persuadés qu’à l’échéance de quelques décennies, le cerveau sera bien plus performant et aussi que l’immortalité sera possible. Les mêmes sont souvent en faveur de l’élimination de populations entières car il faudra bien faire de la place pour les surhommes inusables .Au-delà de la transgenèse et grâce à la « biologie synthétique » qui emprunte autant à l’informatique qu’à la biologie (avec un zest de physique grâce aux nanotechnologies), des perspectives glorieuses surgissent.En 2010, les médias annoncèrent que le généticien Craig Venter aurait « créé la vie » parce qu’il avait substitué un ADN de synthèse à celui contenu dans une bactérie . Sans négliger cette performance technologique on est bien loin de créer du vivant quand on se sert d’un être déjà vivant (la bactérie privée de son ADN) comme réceptacle d’une molécule inerte (l’ADN) pour reconstituer un nouvel être vivant.. Mais le délire des transhumanistes ne s’arrête pas à cette stratégie du haut vers le bas promue par C Venter, ils promettent plus fort : du bas vers le haut en assemblant des molécules inertes pour construire des organismes vivants complètement inédits, pourquoi pas des humanoïdes puisque toute frontière entre l’homme, l’animal et la machine ne pourrait que relever d’une idéologie passéiste?... 
La place de l’homme devient relative : on nous promet la création de machines intelligentes, combinaisons de l’humain et du machinique, libérées de la violence et du sexe, et capables de s’autoreproduire. La démesure mais aussi la déculturation à l’œuvre dans les projets transhumanistes, est évidente avec le MOP (macro organisme planétaire) dans lequel les individus, dépourvus d’identité, seraient reliés entre eux pour former un monstre unique dont le cerveau serait le réseau internet…"
                    Mais le salut sera californien ou ne sera pas.
                                                             Le futur a de l'avenir.
                                                                                Juste un peu de patience...
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vendredi 9 mars 2018

Le temps des cow boys?


Lagarde monte la garde
                         Aux temples du FMI et de l'OMC
                                                  Trump l'a dit. il le fait...mais jusqu'où?
      Une posture où une politique?
  Dans le cadre d'une mondialisation tous azimuts organisée depuis les années d'après-guerre, d'une ouverture toujours plus grande des frontières, dans le cadre de l'OMC, qui peine à concilier les intérêts et les conflits, dans un contexte où tout le monde ne joue pas la même musique, avec les mêmes arrières-pensées.
    Le libre-échange (le doux commerce) présenté comme la moins mauvaise solution, est une directive cousue de fils blancs au coeur des contradictions de la mondialisation.
   La théorie des avantages comparatifs de Ricardo demande à être subtilement évaluée, dans le contexte de la concurrence, dont la réduction peut s'avérer une arme dangereuse pour celui qui en prend l'initiative.
   Mais toutes sortes de moyens peuvent jouer le rôle de freins aux importation pour préserver ou développer, provisoirement ou non, légitimement ou non, un secteur d'activité: dumpings divers, jeu sur la monnaie, subventions avouées ou non...
   S'inquièter d'une guerre économique redoutable, comme le dit Lagarde, c'est dramatiser une initiative qui n'est pas propre aux USA et qui ne pourra aller bien loin sans périls pour son économie interne, telle qu'elle est devenue. Une voiture, une paire de chaussures, les profits de Walmart et pas seulement de Apple ne seraient rien sans les importations et la main d'oeuvre asiatique, les bas coûts de production vers lesquels on s'est tourné pour réduire le prix de revient des produits donc pour peser sur les salaires. De plus les mesures protectionnistes sont choses courantes : George Bush avait aussi relevé les droits de douanes en 2001 et Barack Obama avait taxé l’acier chinois en 2009. À chaque fois, des réponses avaient été mises en place, mais l’effet négatif sur la croissance mondiale avait été très réduit, voire nul. Et pour cause, le niveau moyen de droit de douanes des États-Unis est faible, inférieur en moyenne à ceux de l’Union européenne, et deux fois moindre que ceux de la Chine… Même relevé, ce niveau de protection demeurera réduit et ne devrait pas modifier le niveau des échanges.

    L'OMC, institution de plus en plus critiquée, ne fait pas que des vainqueurs: «On a posé comme principe que le libre-échange est gagnant pour tout le monde», regrette Jean-Luc Gréau, ancien économiste de la confédération patronale française (Medef), qui a publié cette année un livre sur l'avenir du capitalisme où il s'inquiète des délocalisations facilitées par la levée des barrières commerciales.   «En réalité, il n'y a que trois catégories de vainqueurs: les pays qui produisent des matières premières, ceux qui ont de faibles coûts de main-d'oeuvre comme la Chine ou l'Inde et ceux qui sont hautement spécialisés dans les biens d'équipement comme l'Allemagne et le Japon. Des pays qui comme la France ou l'Italie ne font partie d'aucune des trois sont perdants», estime-t-il."
   De là à considérer l'institution internationale comme une menace contre la démocratie, il n'y a qu'un pas. Les lois d'airain de la mondialisation se font souvent sentir jusqu'à la perte d'indépendancc politique et la paupérisation de certains secteurs de l'activité économique.
   Une révision des règles de l'OMC s'imposent d'urgence
          De toutes manières, les dés sont pipés.
Tout l'édifice de la doxa libre-échangiste repose en fait sur un postulat parfaitement erroné: le commerce mondial s'appuierait sur un système de règles garantissant des échanges équitables et qui profitent à tous. Or ceci relève de la pure chimère: le libre-échange ne profite en fait… qu'à ceux qui n'y croient pas. Les pays qui réussissent dans la mondialisation sont généralement les plus protectionnistes: à commencer par la Chine, qui protège son marché de mille manières, en utilisant l'arme monétaire par exemple, ou encore par le biais des «normes», qui permettent d'exclure nombre d'entreprises étrangères du marché chinois. Les Américains eux-mêmes ont toujours défendu bec et ongles leurs entreprises et leurs emplois, ne serait-ce, entre autres dispositifs, que par le biais du «Buy American Act», adopté en 1933.     En fait, tous les pays pratiquent peu ou prou une certaine forme de protectionnisme. Le mois dernier, l'Inde a décidé d'augmenter les droits de douane sur une cinquantaine de produits. Sans provoquer la moindre vague. Même la France d'Emmanuel Macron s'y est mise: mi-février, Edouard Philippe a annoncé un élargissement du «décret Montebourg», qui permet de protéger les entreprises de secteurs stratégiques d'un rachat par un investisseur étranger.
   Comment maîtriser la mondialisation?
       Car L'organisation favorise surtout les intérêts des plus puissants et des multinationales
       " Comme l’a reconnu lui-même Pascal Lamy, directeur général de l’OMC depuis 2005, au sujet de l'AGCS (accord général sur la commercialisation des services) que promeut l'OMC : « l’AGCS est avant tout un instrument au bénéfice des milieux d’affaires». C’est ce qu’avait déjà observé dès 1985 la CNUCED (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, organe de l’ONU) affirmant dans un rapport que « la libéralisation des services profitera essentiellement aux multinationales qui dominent le marché mondial »
     Les représentants des grandes puissances, des firmes transnationales, de la finance mondiale, imposent à l’OMC leurs conceptions néolibérales. Il s’agit d’assimiler à des marchandises des secteurs comme les produits agricoles, l’eau, l’éducation, la santé, les services sociaux et notamment les services publics. L’OMC impose inexorablement aux États de modifier leurs lois, règlements, procédures administratives pour les mettre en conformité avec les règles qu’elle édicte. Mais ces règles édictées par l’OMC, loin de résulter d’un processus démocratique, sont prises dans l’opacité par une minorité de « puissants » (représentants des États les plus riches, des grandes entreprises, des grandes banques), alors que la majorité des États et des populations du monde ne sont même pas consultés ni même réellement informés."
     Réguler le commerce mondial est un impératif  négligé, ou plutôt orienté
            __On évoque enfin la possibilité d'un  traité alternatif, aux orientations plus équitables.
     Il est temps. L'idée est bonne mais l'issue incertaine.
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jeudi 8 mars 2018

Les Vikings (suite)

Monde très méconnu
                             Nous restons fascinés  par les Vikings   et le récit de leurs exploits, écrit l’historien. Nous nous les représentons comme de féroces barbares coiffés de casques à cornes, brandissant des épées étincelantes et des haches tranchantes. » Alors même que les emblématiques casques ornés de cornes des Vikings n’ont jamais existé…
                 Pour l’auteur, la réputation des Vikings, au Moyen Âge comme actuellement, est en effet « liée aux conceptions religieuses et à la formation théologique des auteurs des textes qui sont parvenus jusqu’à nous ». Les Vikings avaient certes « une propension à attaquer les monastères et les églises qui constituaient des cibles faciles, sans défense, le plus souvent épargnées par les armées chrétiennes. Comme les moines et les clercs avaient le quasi-monopole de l’écrit pendant le haut Moyen Âge, les chroniques et les autres textes qui nous sont parvenus défendent leur point de vue ». Et les Vikings y ont gagné une réputation détestable : celle d’un « peuple infâme » et d’une « race corrompue ».d
     Même si, comme le souligne Alban Gautier, professeur d’histoire médiévale qui assure la préface du livre, « les Vikings n’étaient pas un peuple », puisque « l’univers des Vikings était marqué par une grande diversité tant culturelle que religieuse » et qu’il n’était pas nécessaire que du sang scandinave coule dans ses veines pour appartenir à ce groupe. À rebours de ce que pensent certains adeptes néopaïens et contemporains des Vikings. L’un des plus grands rois vikings, Cnut le Grand, qui bâtit un empire en mer du Nord entre 1015 et 1035, était ainsi aux trois quarts slave…
      Mais la violence, écrit l’auteur, « continue à passionner la société moderne et les Vikings sont devenus emblématiques de ses formes les plus atroces et les plus insensées ».L’incarnation la plus fantasmée de cette cruauté viking aurait consisté en l’habitude de la torture dite de l'« aigle de sang », dont l’auteur rappelle pourtant que l’imaginaire provient d’une mauvaise compréhension et traduction de la poésie scaldique.
    En dépit de tout cela, la réputation sanglante de ces « super héros du Nord » et de ces « histoires de tortures horribles imprégnées de paganisme », sensationnelles et palpitantes, a « annihilé notre sens critique habituel, y compris celui de nombreux historiens. Même des auteurs ayant accès à des sources de connaissance fiables continuent à raconter ces histoires considérées comme un fatras d’erreurs ».
    L’auteur considère que, replacée dans son contexte historique, « leur violence n’était pas pire que celle des autres », par exemple comparée à un Charlemagne (sacré empereur en 800) dont les armées ont tué et ravagé à plus grande échelle que les Vikings. Le mode d’action des Vikings, consistant à remonter les fleuves à l’aide de bateaux rapides, catalysait l’effet de sidération et de terreur provoqué par ces hommes en armes. En effet, si les peuples d’Europe n’ignoraient pas la violence aveugle dans une époque très tourmentée, lorsque l’ennemi progressait par voie de terre, la rumeur se répandait rapidement et permettait à beaucoup de s’échapper…
     Pour à la fois contrer cette image noire et aller au-delà des imaginaires stéréotypés entourant le temps des Vikings, Anders Winroth fait le point sur un savoir fragmenté, marqué par des vides et des incertitudes, qui a pu catalyser le recouvrement d’une réalité difficile à cerner par un imaginaire puissant et souvent erroné.

      Il utilise pour cela les résultats de fouilles archéologiques inédites, notamment dans les « tombes à navire », puisqu’on trouve dans les campagnes scandinaves des milliers de « navires de pierres » en forme de vaisseaux emmenant les morts dans l’Au-delà et que nombre de Scandinaves, non seulement des guerriers vikings mais aussi des paysans lambda, étaient inhumés « dans une sorte de bateau ou au moins accompagnés par un navire symbolique ».Mais Winroth s’intéresse tout particulièrement aux inscriptions runiques et aux strophes scaldiques, ces compositions élaborées dont les poètes islandais firent la renommée....
..O« recycle toujours les mêmes mythes, mais certaines de ces histoires les plus passionnantes sur les Vikings ne sont que rarement, voire jamais racontées ». Si tout n’est pas passionnant de bout en bout dans cet ouvrage, son grand mérite est de trancher les controverses sur les motifs qui ont poussé les Vikings, pendant trois siècles, à parcourir les mers et les fleuves pour piller, rançonner, coloniser et conquérir une géographie lointaine, allant des mondes arabes jusqu’au-delà du Groenland.
Représentation des Vikings datant du XIIe siècle : les Danois sur le point d'envahir l'Angleterre.Représentation des Vikings datant du XIIe siècle : les Danois sur le point d'envahir l'Angleterre.
Winroth ne cherche pas ces raisons dans les explications mécaniques parfois avancées, allant du changement climatique à la pression démographique en passant par un prétendu « caractère guerrier » des peuples du Nord. Son explication est de nature sociopolitique. Comme le résume Alban Gautier : « Afin d’affermir un pouvoir foncièrement instable, les chefs scandinaves du haut Moyen Âge recrutaient des bandes armées qu’il leur fallait récompenser par des présents prestigieux ; en échange, les guerriers fidèles à leur chef se battraient pour lui. (…) L’explication principale du phénomène viking se trouverait donc à la croisée d’une stratégie politique, d’une pratique sociale et d’une éthique guerrière, toutes fondées sur le principe du don et du contre-don. »
     Winroth fait donc le pari que, pour comprendre les Vikings qui sont partis et que l’Europe a vu déferler sur ses terres, il faut d’abord connaître ceux qui sont restés et les sociétés auxquelles les guerriers étaient adossés. En effet, « les raids des Vikings avaient lieu à petite échelle, et étaient le plus souvent le fait d’hommes jeunes qui possédaient peu de propriétés foncières, voire aucune, et n’étaient généralement pas mariés ».
L’historien cherche donc moins à comprendre le « temps des Vikings » depuis le champ de bataille que depuis la « maison-halle » où le chef abreuvait ses hommes et les éblouissait par sa richesse et les produits exotiques qu’il avait pu ramener. « Tout commençait, explique-t-il, avec les grandes fêtes données dans les maisons-halles des chefs de guerre du Nord » qui constituent les plus grands bâtiments de l’Europe septentrionale au Moyen Âge.
Attaque viking, image de 1100, faite dans l'abbaye de Saint-Aubin.Attaque viking, image de 1100, faite dans l'abbaye de Saint-Aubin.
Dans cette maison-halle, le chef prononçait des discours, parce qu’un « bon chef n’avait pas seulement besoin d’être généreux et victorieux à la guerre mais devait être éloquent et prononcer des paroles qui allaient droit au cœur ». Il s’agissait aussi d’un « espace sacré où le chef procédait à des rituels religieux ».
    Le chapitre que Winroth consacre à la religion est l’un des plus intéressants de l’ouvrage. On y découvre ou redécouvre, même si les fouilles « ne nous apprennent pas grand-chose de la religion vécue », la complexité de l’imaginaire spirituel et mythologique des Vikings, notamment la lutte du dieu Thor avec le serpent de Midgard, qui se tenait enroulé autour du monde et était censé le maintenir en place. Le jour où il lâcherait, le monde se fragmenterait et disparaîtrait, dans le cadre d’une religion largement apocalyptique, où la fin du monde s’appelle le Ragnarök et consiste en un grand incendie après lequel un monde meilleur peut surgir.
    On y voit aussi la façon dont le christianisme a, peu à peu, remplacé la vieille religion païenne en Scandinavie, parfois en se superposant à elle. Winroth prend ainsi l’exemple très parlant d’un moule en stéatite, trouvé dans le nord du Jutland au Danemark, qui donne une image de la manière dont le christianisme a lentement pénétré la culture scandinave sans immédiatement éliminer les anciennes religions. L’artisan qui possédait ce moule, pouvait en effet, au choix, couler « une croix chrétienne ou le marteau de Thor », voire les deux en même temps…
    Cette conversion des mondes vikings au christianisme fut moins le fait de missionnaires« que des besoins et objectifs des chefs et rois scandinaves ». La religion chrétienne fut en effet utilisée comme un « outil de construction des communautés au sein de leur économie politique ».
     C’est en effet au moment où les chefs vikings à l’onomastique devenue légendaire, d’Erik le Rouge à Harald à la dent bleue, sont remplacés par des rois scandinaves que la religion catholique s’impose vraiment. « L’Église joua un rôle de premier plan dans ce processus, fournissant son savoir-faire en matière d’éducation et d’administration, en plus d’une idéologie qui considérait que les rois régnaient, avec l’approbation de Dieu, depuis le sommet d’une hiérarchie bureaucratique. »
   Avec cette transformation de la structure sociopolitique des territoires vikings en royaumes médiévaux, c’est toute la société scandinave qui se modifia, jusqu’à son expression poétique. Le vers scaldique était ainsi entièrement muet sur l’amour romantique, dont les idées ne se propagent dans la poésie scandinave qu’au XIIe siècle. « Dans ce domaine aussi, la Scandinavie rejoint progressivement l’Europe », conclut l’auteur. [Mediapart]
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mercredi 7 mars 2018

Points d'histoire

[Quelques pistes]
                      Par delà les mythes et au delà des légendes.
          Deux exemples suffiront à illustrer que l'étude méthodique et critique du passé se situe souvent aux antipodes des croyances encore entretenues et diffusées sans contrôle.
          ___Premier exemple: Les Gaulois
                                   Qui n'étaient pas ceux que l'on croit.
            Depuis un certain nombre d'années, on n'en finit pas de découvrir la complexité d'un peuple, que les récits de César ont caricaturé, que des décennies d'enseignement naïf ont déformé, sur des bases historiographiques douteuses.   L'archéologie a considérablement fait avancer nos connaissances.
  Les caricatures ont pu avoir une fonction politique en instrumentalisant des éléments du passé non mis en perspective.
           ___Deuxième exemple: Les Vikings
   Ces peuples qui nous fascinent sont aussi l'objet de mythologies qui envahissent les écrans, une certains littérature à sensation.
    Si l'on se penche sur les études récentes d'un des meilleurs spécialistes de la question, faites de recherches savantes et de questions prudentes, Regis Royer, on apprend vite que:
   LesVikings ne sont pas un peuple unique et ont connu, pour ce qu'on en sait, une civilisation riche et une histoire compliquée, mais passionnante, aux incursions maritimes et fluviales multiples et parfois étonnantes.
  Notamment en Grande-Bretagne et en Normandie.
  Pour les Vikings de l'Est, on signale des avancées en profondeur jusqu'à Samarcande.
  L'occupation assez longue en l'Islande est connue et celle qui affecte le Groenland continue à poser maints problèmes, comme les causes de leur disparition. On peut trouver ici des éléments permettant de mieux situer le problème, à la lumière des travaux de Jared Diamond.
   Le cas d'une occupation sans doute limitée à Terre-Neuve est encore en discussion.
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mardi 6 mars 2018

Trop de finance

...Tue la finance
                            Où l'on reparle de malédiction de la finance.
    Non pas dans certains milieux d'extrême gauche, mais au sein d'instances de recherche universitaire et économique.
      En établissant un parallèle avec la malédiction du pétrole, aussi parfois appelé "excrément du diable", observée dans certains pays comme l'Angola.
    L’or noir absorbe toute l’énergie économique du pays. Non seulement cela encourage la corruption et l’évasion fiscale, mais le reste de l’économie n’arrive pas à se développer. Les meilleures recrues travaillent toutes dans ce secteur et le prix de la vie augmente, étouffant les autres secteurs.
     La finance, en tant que but en soi et non comme moyen d'investissement et de développement, est un piège, qui aspire toutes les ressources, explique-t-il. Les meilleurs jeunes diplômés finissent souvent par y travailler, même s’ils ont étudié des matières complètement différentes, comme la biologie marine par exemple. Les banques britanniques, au lieu d’être tournées vers notre tissu industriel, comme c’est le cas en Allemagne, se concentrent sur les marchés financiers internationaux. La finance pousse la livre sterling à la hausse, de façon artificielle, ce qui rend nos entreprises moins compétitives. " Pour M. Christensen, qui nous reçoit à Regent’s Park dans un des rares cafés n’appartenant pas à une grande enseigne, à mille lieues des tours rutilantes du quartier de -Canary Wharf, le bilan est clairement négatif : " Sur le long terme, l’excès de finance -réduit notre croissance économique.
     La dernière crise a fait apparaître avec évidence que le développement anarchique de la spéculation bancaire a été un facteur de régression économique, d'affaiblissement des Etats et de baisse de niveau de vie pour de larges couches de la population.
   Les prédateurs financiers n'ont pas fini de produire leurs effets néfastes, malgré quelques mesures de régulation, qui n'ont pas été au bout de leur logique et qui tendent aujourd'hui à se relâcher à nouveau, faisant apparaître la menace de crises encore plus violentes.
    L'organisation Finance Watch s'efforce d' alerter sur le excès dangereux de la finance et de réfléchir aux conditions de sa mise au service de l'économie réelle.
    Le crédit excessif est à l'origine des problèmes majeurs dont nos sociétés ne se sont pas relevées, un piège qui absorbe toutes les ressources.
 ...Toutes les innovations financières ne se valent pas : l'accès facilité et traditionnel au crédit fait incontestablement progresser la société dès lors que l'usage qui en est fait permet d'acquérir son logement ou de financer ses études. Toutefois, ce même crédit dispensé à travers des produits raffinés devient dévastateur s'il permet de spéculer en Bourse ou d'adopter des comportements irrationnels et dénués de toute justification économique. Ainsi, tandis que la Finance peut effectivement rendre notre monde meilleur en permettant à notre immense classe moyenne ainsi qu'aux plus démunis d'améliorer légitimement leur niveau de vie, elle se transforme en arme de destruction massive dès que certains en font un usage dévoyé!  
       On devrait écouter davantage le dissident de Wall Street.
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lundi 5 mars 2018

L'art du storytelling

Gouverner, c'est paraître, disait quelqu'un.
                                                                 Pour le meilleur ou pour le pire.
              C'est reste vrai dans une large mesure.
      César savait travailler son image pour gagner les faveurs de Rome.

Louis XIV à lui seul était un théâtre sur la scène deVersailles.
  Qu'on pense, à l'extrême, à la scénographie du nazisme orchestrée par Goebbels
       Gouverner ou vouloir le faire, c'est aussi parler, avoir recours à l'imaginaire, comme  Montaigne mais aussi Pascal l'avaient déjà remarqué, à un jeu de rôle, à une certaine mise en scène, qui séduit et neutralise toutes critiques et renforce l'adhésion.
   Utiliser la stratégie de la parole, des apparence physiques, des symboles, de la rhétorique pour gouverner. Machiavel ne disait pas autre chose, par simple constat:
    Ce qui compte pour le pouvoir n’est guère ce qui est vrai du Prince, mais ce que les gens pensent qui est vrai de lui: le renom est le premier instrument du pouvoir pour le Prince.
L’important, pour le Prince, est de ne paraître que ce qu’il lui faut paraître, non nécessairement ce qu’il est
         Le pouvoir est donc largement un problème de re-présentation, jusqu'à un certain point. Qu'on songe à Georges Bush, habillé en pilote de la Navy, appelant à la croisade contre l'empire du mal irakien
     Tout pouvoir s'accompagne d'une dose de représentation , de récit de soi de mise en scène
   Shakespeare nous présente, grâce à l’action des images, le spectacle même du pouvoir, la destinée de la puissance royale, dans une fiction qui devient la réalité elle-même, un miroir symbolique où le roi-spectateur peut admirer toute sa force et tout son pouvoir
           Le Président Macron est aussi le roi du storytelling,,. à sa manière.
               Sachant utiliser un  discours construit avec art.
   On voit poindre un  think différent, chez le premier de cordée:        « Nous nous adressons à tous ceux qui voient les choses différemment. Ceux qui suivent une vision, pas un chemin. Tandis que d’autres sont distraits par la nouveauté, vous vous concentrez sur ce qui est essentiel. Même avant que vous ne puissiez voir comment, vous n’avez jamais douté que nous puissions changer les choses. Et puis nous avons changé les choses ensemble, encore et encore. Ce sont les optimistes comme vous qui font progresser le monde. Continuez donc à voir les choses différemment. Gardez l’idée qu’il existe toujours une autre ou même meilleure façon de faire. Vous êtes la différence entre le monde tel qu’il existait et le meilleur endroit qu’il va devenir. Etre différent, c’est la seule chose à propos de nous qui ne changera jamais’’.
       Il est sur tous les fronts, occupant tous les terrains, ne dormant pas ou peu. Chaque jour un nouveau projet, chaque semaine une nouvelles mesure, ses troupes s'époumonant à le suivre. Il s'agit d'aller vite, de court-circuiter les analyses de fond et les critiques, de créer à tout moment un effet de sidération.
       Macron fait (aussi)son storytelling.
Enfin, presque...Il y a mieux.
   Certes, pas comme Poutine, le super tsar de la mise en scène, mais beaucoup plus habilement, avec un sens étudié de la figuration, comme lors de son entrée royale dans la cours du Louvre le jour du couronnement, comme son parallélisme établi avec Clemenceau.
    Mais tout le monde ne tombe pas sous le charme du regard franc et clair, de l'audace affichée des propos, de la détermination sans faille, des discours parfois séduisants mais purement rhétoriques.
   Et tout pouvoir finit par s'user, confronté à des limites et des obstacles parfois créés par lui-même.
        Pas facile d'être grand communiquant, d'être acteur de son propre rôle....jusqu'à l'excès.
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dimanche 4 mars 2018

Points de vue

__ Il faut armer les professeurs, disait Trump.
                                                                   On a vu...

__ L'essor du biogaz: un atout énergétique et agricole.

__ L'Italie face aux pires élections de son histoire?
                    Sous la menace de l’ingouvernabilité.

__ Le Venezuela: victime d'une guerre économique ? 
               Les Etats-Unis reconnaissent des interventions.

__ En Israël, les juifs français sont renvoyés à leur "arabité" .

__ Les enjeux cachés de la réforme du bac .

__ Echos des Balkans: Kosovo, quel avenir pour une jeunesse frustrée.
        Rien ne s'arrange vraiment. Un avenir incertain.
              En Croatie, retour aux années 1990 ? 

__ Le pays développé où les inégalités de revenus ont le plus augmenté .
                 ... Le rapport de Morgan Stanley met en avant les incidences désastreuses sur l'économie du pays. L'OCDE a estimé que les inégalités économiques ont détruit 4,7 points de croissance cumulée entre 1990 et 2010 dans les pays développés. Avec des effets collatéraux...

__ Too Big To Fail, le retour?

__ Il y a urgence à se hâter lentement.

__ Un Schlinder  méconnu.

__ « Faute d’être parvenus à construire l’Europe qu’ils espéraient, les socialistes français en sont venus à faire la politique que les institutions européennes espéraient. »
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