CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT.
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" Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile."
[Thucydide]---------------------
" Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus]
Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!
Le MILLION de visites est atteint.
Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!
Philosophiquement non conforme Mais médicalement et écologiquement pertinente. Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme; mais ce qui sort de la bouche, c'est ce qui souille l'homme, disait un certain Jésus, hérissé par certains tabous alimentaires de son temps. Ce qui en sort aussi, pourrait-on ajouter, en faisant fi de toute répulsion mal placée, à caractère culturel. La nature a fait de nous des êtres parfois chiants et souvent pisse-vinaigre.
On sait depuis peu que l'urinothérapie serait bénéfique dans certaines conditions.
Et ce peut un excellent fertilisant La cacathérapie est de son côté bien établie et les excréments humains sont, c'est plus évident, indiscutablement des fertilisants de premier choix, depuis longtemps utilisés. Il est des réalités qu'il ne faut pas évoquer en public, dit-on, du moins quand on parle de l'homme. Notamment concernant les résidus de la fonction digestive, tout à fait naturelle et vitale. On évite d'en parler, sauf dans certaines gauloiseries, certaines situations limites scabreuses ou graveleuses. Quelle indécence y aurait-il à l'évoquer? De manière surréaliste et critique, Bunuel, dans Le charme discret de la bourgeoisie, redonne à cette fonction son aspect banal, en renversant les situations.. Faire caca, déféquer, est l'opération la plus naturelle qui soit, auquel la médecine d'autrefois et la médecins chinoise accordaient beaucoup d'attention. Mais elle est chargée de connotations négatives, au coeur de notre éducation et de notre histoire. Cela n'a pas toujours été, même si on trouve toujours, dans l'acte même, une mise à distance sociale, une recherche d'intimité. L'anthropologie et la psychanalyse ont montré les aspects culturels et psychologiques de la répulsion, qui amène le petit enfant à identifier comme caca, haïssable, ce qui est le produit de son corps. Assez vite après avoir valorisé les premiers temps. héroïques sur le pot. Il fut un temps où les sénateurs romains pouvaient discuter affaires tout en déféquant discrètement côte à côte. A Versailles, des commodités existaient , mais en nombre trop restreints.... Louis XIV faisait " ses commissions" en public sur sa chaise d'affaire apportée dans sa chambre, lors de son petit lever, en présence des " gentilshommes à brevet d'affaire" et du fameux domestique , appelé " porte chaise d'affaire". Le roi se mettait en cette situation plus par cérémonie que par nécessité chaque matin, seulement lors du "grand lever". Aujourd'hui, le trône individuel est un support quotidien. Notre santé en dépend... Et pourtant, c'est toujours le règne du grand tabou, ducaca non grata Mais à Bristol, on sait utiliser cette matière honnie. Le caca-bus est un succès Un Japonais a inventé un moteur à étrons. On est parti vers la caca-exploitation, comme à la ferme des mille vaches.. En tous cas, Rien de ce qui est humain ne m'est étranger, comme disait le poète Térence. ______ Les fonctions vitales du corps ne méritent pas le mépris, comme dans maintes expressions ordurières offensantes, tout juste une légitime discrétion. ____________________
De la couleur en politique Les couleurs ne sont pas neutres quand elles deviennent signes d'identification collective et symbole de ralliement. Elles peuvent parfois exprimer le rassemblement dans une colère aux multiples composantes et souder des mouvements aux contours souvent mal définis ou ambigus, mais aux causes connues, qui viennent de loin. Attention, zône rouge!
Le jeune bleu, locataire par défaut de l'Elysée ne semble pas bien comprendre ce qui se passe, la colère parfois noire qui monte, alors que son action réelle est le plus souvent contraire à ses propos formulés publiquement. La République moderne ne l'est que de nom. Tout est calculé, la disruption n'est qu'un mot, qui masque mal une affiliation aux puissants intérêts du moment. Il a été formé à bonne école. Le storytelling séducteur s'est usé assez vite, même pour beaucoup de croyants de la première heure. L'usure dans la boursouflure devient trop apparente. Les contradictions sont manifestes. Certains propos, ici ou ailleurs, ne passent toujours pas. La suffisance irrite. Le verbe seul fatigue.. On n'a pas tout essayé...La méthode (la forme) ne suffit pas. Le mouvement en jaune est plus complexe qu'on ne le croit à décrypter. Selon Arnaud Mercier,
Cette colère, c’est celle de ceux qui se vivent comme des sans-grade, des oubliés, de tout et de tous :des médias, qui ne les interrogent jamais ou presque ;des villes, puisqu’ils vivent dans les campagnes périphériques, chassés qu’ils ont été des centres urbains par la spéculation immobilière et la gentrification des quartiers populaires ;des services publics, puisque les uns après les autres, ils ont été fermés au nom de la sacro-sainte rentabilité ;des forces politiques, puisque à l’ère du marketing politique qui optimise l’effort pour toucher les électeurs les plus rentables, à quoi bon se déployer dans les petites villes périphériques semi-rurales pour toucher un électorat désabusé qui a pris l’habitude de ne plus beaucoup voter. Voilà des gens qui pour arriver à faire mieux que survivre ont choisi d’aller vivre ailleurs, plus loin, fuyant le bruit et la fureur des grands centres urbains, les loyers chers, les cohabitations socioculturelles qui leur pesaient. Par la force des choses, les gilets jaunes se sont mis au vert. C’est la France périphérique que le géographe Christophe Guilluy dépeint livre après livre (non sans polémique à cause d’une opposition duale jugée excessive avec les métropoles). L’économiste Laurent Davezies parle, lui, de « nouvelle fracture territoriale », décrivant la France périphérique en voie de fragilisation : « Il s’agit, en moyenne, de petites communes (moins de 800 habitants), où la part d’immigrés est plus faible qu’ailleurs, où les femmes travaillent moins, où les habitants cultivent encore ce que j’appellerais le rêve américain : une maison individuelle en propriété, un jardin, deux voitures… Le lieu de travail y est 25 % plus éloigné du lieu de vie par rapport à la moyenne nationale, les emplois y sont peu qualifiés. Les habitants sont massivement en CDI, autrement dit, leur statut n’est pas précaire, mais les secteurs dans lesquels ils travaillent le sont. Ils sont, finalement, vulnérables (ces ménages ont de très hauts taux de dépenses contraintes : prêts immobiliers, transports, chauffage…) aux changements actuels » (Esprit, mars-avril 2013, p.25). Voilà donc des gens qui n’ont plus d’autre choix que de prendre leur automobile pour aller travailler – les petites lignes de car ou de train ayant fermé faute, dit-on, d’une rentabilité suffisante –, pour emmener leurs enfants à l’école qui n’est plus (loin s’en faut) dans chaque ville et village, pour poster une lettre, pour aller au supermarché car les commerces de proximité ont depuis longtemps périclité. Et voilà qu’on leur dit que les taxes sur l’essence sont justifiées car elles sont un outil de pilotage efficace pour orienter les choix des agents vers une transition écologique désirable. C’est dans cette aussi navrante qu’incroyable erreur de raisonnement qu’émerge la part de responsabilité du Président Macron dans ce mouvement. Une partie de ceux qui se mobilisent n’ont pas voté pour lui, pas même au second tour, il ne faut donc pas s’étonner s’ils le désignent comme la cible de leur colère. Mais pour d’autres, sa politique a exacerbé leurs frustrations. Le candidat Macron apparaissait comme presque vierge en politique, il avait réussi à incarner avec crédibilité un désir des Français de dégager les anciens professionnels de la politique. Mais n’ayant jamais été élu, le Président Macron reste un bleu en politique et commet à ce titre des erreurs. Ce n’est pas l’exercice de contrition auquel il s’est livré à bord du porte-avions Charles de Gaulle qui suffira à effacer l’image négative qu’ont désormais de lui une majorité de Français.
Par son choix initial d’alléger l’ISF, il a fourni le scénario idoine pour se faire affubler l’étiquette désormais indélébile de « président des riches », rendant inaudible tout appel à l’effort fiscal des classes populaires et moyennes. Par ses petites phrases assassines sur les Français « réfractaires au changement » ou qui « n’ont qu’à traverser la rue » pour trouver du travail, il a heurté une partie de ceux qui défilent en jaune. Parce qu’ils savent justement qu’ils font des efforts, qu’ils ne se contentent pas de traverser la rue mais qu’ils avalent des dizaines de kilomètres chaque jour pour travailler. Parce qu’il a fini par se convaincre qu’il a été élu massivement, pour un programme de réforme social-libéral, alors que « le paradoxe du macronisme » est, qu’élu en bonne partie par défaut et ce dès le premier tour, les Français qui partagent son idéologie sont ultra minoritaire dans le pays comme le montre avec maestria Luc Rouban dans son dernier livre. Par une réponse centrée exclusivement sur le pilotage fiscal, Emmanuel Macron exaspère la colère de ceux qui prennent pour une provocation l’offre de toucher 4 000 euros de prime à la conversion pour acheter une voiture électrique, qui va donc leur coûter encore 15 à 20 000 euros, alors qu’ils se plaignent de devoir compter pour trouver 150 euros de plus par mois d’essence. Dans l’histoire de France, une telle erreur d’appréciation ne peut que rappeler l’anecdote racontée par Jean‑Jacques Rousseau d’une princesse qui aurait recommandé aux gueux qui demandaient du pain de manger de la brioche ! Face à la profondeur du mal, c’est un raisonnement politique que le Président Macron et son équipe doivent adopter, et non un simple raisonnement fiscal. Et ce d’autant plus qu’une telle approche est inefficace puisque le consentement à l’impôt est devenu très problématique en France. Le directeur général de l’institut de sondage Ipsos, Brice Teinturier, fait du « rejet fiscal » un des marqueurs de ceux qu’il nomme des « PRAF » (« plus rien à foutre »… de la politique) : « 74 % des Français considèrent qu’entre les impôts et les taxes qu’ils acquittent et les aides et les moyens apportés en contrepartie par l’État (écoles, infrastructures, Sécurité sociale…) ils contribuent davantage au système qu’ils n’en sont bénéficiaires. (..) Cette évolution ne peut que nourrir le sentiment que “l’argent est mal utilisé” ou que “le service rendu n’est pas à la hauteur”. » (p.94) Et donc aviver un rejet des gouvernants et de toute nouvelle taxation et un rejet des professionnels de la politique en général....
Qui veut gagner des millions? Carlos. Non pas celui-là, mais l'autre, Seul point commun entre les deux: ils ignorent les frontières. Le monde, ou presque, est leur domaine.
Tout a une fin. Comme le règne de Carlos Ghon Imperator, l'intouchable, appelé kostkiller, le tueur de coûts... et des salaires. Il a fait exploser les ventes, le nombre d'intérimaires aussi, nouvelles variables d'ajustement Il suffit d'aller voir chez Renault. Qui pouvait l'arrêter?...Sa démesure et sa cupidité. La tête dans les étoiles, il était dans la logique du toujours plus, celle dénoncée par Stiglitz comme un facteur de crises. Un des patrons les mieux payés du monde, mais qui ne pouvait s'en satisfaire. les génies méritant mieux. Les impôts, il ne connaissait pas trop...par négligence ou par allergie. Schocking? Pas trop...C'est la guerre! C'est la chute d'un taikun. Le héros n'a plus la cote. Brutalement. Les Japonais ne sont pas compréhensifs. Chez nous, ses frasques passaient bien. Même à la une de Paris Match ou de Forbès. Ne l'accablons pas trop. L'argent appelle l'argent et fait vite tourner la tête. Une drogue dure qui affecte plus d'un requin dont les dents sont très longues, qui ont fait des exploits avant de chuter, quel que soit leur talent, comme JM Messier. Mais qu'ont fait les actionnaires? (*) Les ouvriers associés, eux, suivent plus ou moins bien mal la logique imposée. Le cynisme n'avait plus de frein. Mais même les idoles ont leur crépuscule. Le problème, c'est le système qui permet l'ascension fulgurante et la chute brutale. Les exemples ne manquent pas. Les winners peuvent être vite des losers. Les fortunes ne montent pas jusqu'au ciel.
Mister Fix it, ce modèle de multiculturalisme et de mondialisation, aimait bien le Japon, lorgnant aussi sur General Motors et Ford, mais il n'aimait pas les vélos. On le comprend. _____ (*) ...Décidément, Carlos Ghosn est au-dessus de tout, des questions, des remises en cause, et désormais au-dessus du vote de ses actionnaires. Il n’a pas dit comme le président de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, qu’il faisait« l’œuvre de Dieu ».Mais tout paraît indiquer par ses choix et ses comportements qu’il n’est pas loin de le penser. Un tel talent ne saurait se plier à devoir rendre des comptes, encore moins se soumettre à un vote d’assemblée générale. C’est donc d’un revers de la main que le conseil d’administration de Renault, puissamment guidé par son PDG, a accueilli l’opposition des actionnaires du constructeur automobile à la rémunération accordée à Carlos Ghosn : ceux-ci venaient de voter à 54 % contre les 7,251 millions d’euros de salaire versés au PDG de Renault, qui viennent s’ajouter aux quelque 8 millions d’euros qui lui sont versés par Nissan. Face à ce vote négatif, une première en France depuis que les actionnaires ont le droit de se prononcer à titre consultatif sur la rémunération des dirigeants, le conseil d’administration n’a eu qu’un mot :« Ce n’est pas aux actionnaires de se prononcer sur la rémunération de ses dirigeants. »Mais à qui alors ? L’actionnaire n’est-il pas celui qui décide, à s’en tenir aux préceptes du libéralisme ? À première vue, cette réponse sans appel semble avoir un destinataire unique : l’État, premier actionnaire de Renault. Pour les défenseurs de Carlos Ghosn, ce vote n’est qu’un énième épisode du conflit qui oppose la direction du constructeur automobile à l’État. Depuis des années, Carlos Ghosn ne cesse de se plaindre de cet actionnaire encombrant, de lui dénier la moindre légitimité, de chercher à s’échapper par tous les moyens de cette tutelle, en multipliant les manœuvres et les tactiques pour faire passer Renault en dehors du champ de contrôle étatique, au point de dévitaliser le groupe automobile. Il ne peut voir dans ce vote contre sa rémunération qu’une nouvelle attaque du gouvernement : avec ses 23,4 % de droits de vote, l’État a fait pencher indéniablement la balance lors du vote de cette résolution. Même s’il y a un avertissement gouvernemental à destination de Carlos Ghosn dans ce vote, l’opposition à la conduite du PDG de Renault-Nissan est bien plus large. Cela fait des années que le cabinet Proxinvest, mandaté par des actionnaires et des investisseurs financiers, conteste la gestion de Carlos Ghosn en tant que dirigeant à la fois de Renault et Nissan, comme l’opacité qui entoure ses rémunérations. Il a fallu attendre 2011 pour découvrir que le PDG de Renault touchait entre 7 et 10 millions d’euros chez Nissan, ce qui en fait le PDG le mieux payé du Japon. Avec Renault, il touche 15 millions d’euros cette année, ce qui lui permet de figurer parmi les patrons les mieux payés du monde L’an dernier, les actionnaires avaient déjà contesté l’augmentation fabuleuse de Carlos Ghosn. Le quasi-triplement de son salaire chez Renault, passant de 2,7 à 7,2 millions d’euros en un an, avait été accepté à 64 %, le plus mauvais résultat de toutes les entreprises du CAC 40. L’avertissement n’avait reçu aucun écho. Cette année encore, le cabinet Proxinvest, porte-parole d’investisseurs mécontents, avait donc appelé à nouveau à voter contre la rémunération de Carlos Ghosn. Lors de l’assemblée générale du 29 avril, Pierre-Henri Leroy, président de Proxinvest, a interpellé le conseil d’administration au sujet de la rémunération accordée au PDG de Renault. Mais c’est ce dernier qui a pris la parole en défense.« En tant qu’actionnaire, vous donnez délégation au conseil d’administration. C’est lui qui juge non pas sur la base d’un caprice mais il juge si la façon dont le PDG est payé est conforme à ses efforts, à son talent, à la situation. Il le fait de façon tout à fait transparente », lui a rétorqué Carlos Ghosn. Un nouvel exemple de la parfaite indépendance des administrateurs, sans nul doute. La composition du comité de rémunération l’illustre parfaitement : il est aussi caricatural que tous ceux du CAC 40. On y retrouve Thierry Desmarest, ancien PDG de Total, Marc Ladreit de Lacharrière, président du groupe Fimalac, Jean-Pierre Garnier, ancien président du groupe pharmaceutique Glaxo, Alain Belda, ancien banquier d’affaires parti présider pendant des années le groupe d’aluminium Alcoa, Éric Personne, un des hauts responsables du groupe automobile représentant des salariés, et Patrick Thomas, président du comité, ancien responsable de la maison de luxe, Hermès international. Bref, des responsables qui connaissent la vraie vie des dirigeants des multinationales, les impératifs de la mondialisation. Pas de ceux qui ont de viles préoccupations sociales, ou de ces individus qui oseraient rappelerles efforts des salariés du groupe qui ont accepté le départ de 8 000 d'entre eux sans licenciement,une augmentation des horaires de travail et une modération salariale pendant trois ans afin de sauvegarder la production automobile du groupe en France.... (M.O)
On (n')a (pas) tout essayé On nous raconté de belles histoires depuis les années 80, ou plutôt on nous a masqué les évolutions (les choix) en cours, présentées comme modernes, voire inéluctables. L'Etat a donné aux marchés un espace de plus en plus important jusqu' à être phagocyté par eux. D'où les renoncements et les abandons, les collusions et le piège s'est installé: on a tout essayé, comme disait L.Jospin, impuissant. Les conflits d'intérêts et les passages continus des décideurs du public au privé et vice-versa ont favorisé une évolution observée à peu près partout, sous l'influence d'une finance mondialisée de plus en plus puissante et d'une rente qui atteint des sommets.. Les instances étatiques se trouvaient entravées dans leurs décisions et favorisaient même le développement de puissances financières qui imposaient leur loi, la spéculation prenant le pas sur la production. A la suite des "révolutions libérales" de Thatcher et Reagan, la loi des marchés devaient devenir la loi et les prophètes pour la plus grande prospérité des peuples au niveau mondial. There is no alternative, disait Maggie, qu'on a pris l'habitude de traduire par le sigle TINA. L' 'Etat était devenu le problème et non la solution, selon les dogmes de Reagan. L'ultralibéralisme gagnait des points dans les choix et les orientations majeures. L'extrême, c'est le minarchisme, dont la principale égérie fut Ayn Rand. Hayeck et l'école de Chicago, avec Milton Friedman, conseiller de Pinochet, furent les livres de chevet de la Dame de fer, dont Fillon, il y a peu, vantait les choix politiques et économiques, l'Etat abandonnant ses fonctions de contrôle et de régulateur et ne gardant que le minimum, ses fonctions régaliennes. L'Etat est peu à peu devenu le servant des groupes financiers et des multinationales, facilitant leur pénétration et leurs concentration. Ce que Roosevelt avait condamné en son temps. ___Assisterait-on à un début de retournement? Des signes sembleraient l'indiquer: des économistes, qu'on ditatterrés, veulent remettre les choses à l'endroit, contre la colonisation par de puissants intérêts privés de certaines structures de l'Etat, notamment dans le courant né de la crise. On constate aussi que des voix s'élèvent, au sein du très conventionnel FMI, pour remettre en cause des choix politiques asservis à des intérêts qui font du lobbying permanent et du chantage à l'emploi, critiquant même les décisions funestes prises à l'égard de la Grèce par une Europe à la ligne étroitement néolibérale. Un autre monde est possible, disent certaines voix, qui veulent changer un logiciel aux effets pervers. Le retour à l'Etat régulateur est enfin de plus en plus demandé, au service de l'intérêt général, pour retrouver les principes fondateurs et démocratiques. Oui, il faut envisager des alternatives, retrouver de nouveaux chemins, sortir du tunnel, du piège, qui peut mener à de nouvelles crises, l'Etat ayant déjà renfloué les banques en notre nom et nous faisant payer les intérêts d'une dette qui n'était pas fatale. Comme le signale Gilles Ravaud, le monde a changé ! Si vous plongez dans les travaux de recherche des économistes, dans les gros rapports des institutions internationales, voici ce qui ressort : il y a trop d'inégalités, trop de finance, les salaires ne progressent pas assez, il faut plus d'investissements publics, lutter contre les paradis fiscaux et promouvoir la lutte contre le changement climatique ! Le libéralisme économique a perdu la bataille intellectuelle. Il peut perdre la bataille politique. Une mondialisation régulée, c'est possible, une finance au service de l'économie aussi. L'Europe n'empêche pas les politiques nationales : la France peut développer sa propre politique industrielle, faire reculer le chômage, réduire les inégalités, sortir du " tout croissance ". Et pas besoin d'en passer par le rejet de l'autre, comme Trump, ou par le rejet de l'Europe, comme avec le Brexit. On peut, aujourd'hui, suivre une voie progressiste et écologique sans sortir de la mondialisation ou de l'Europe. Laisser faire les marchés, livrés à eux-mêmes est le contraire des tâches bien comprises de l' Etat investisseur et stratège, qui doit retrouver ses fonctions, dans l'esprit de Philadelphie, largement oublié. Laloi du marchén'a pas que des conséquences matérielles. La régulation est une nécessité, de plus en plus affirmée. Toute la question est celle du passage réel à une autre logique, à un renversement des priorités, au delà de l'échelle nationale. Avant qu'une nouvelle crise, plus cruelle, nous oblige à le faire. Au moins au niveau européen. Il y a encore du chemin à faire... A condition de sortir de l'ornière d'une certaine économie de complaisance et des bréviaires en vogue ___________________
Donald dixit. En visite en Californie, sur les lieux d'un horrible drame, Trumpus imprecator a tenu à rassurer les rescapés. Plus jamais ça! Après son génial: c'est très triste!, il affirme et prophétise, en maître du temps;Je veux un super-climat et nous allons l'avoir! Ce n'est qu'une question de gestion. Suffit de faire comme les Finlandais. [No, no. I have a strong opinion. I want great climate, we're going to have that, & we're going to have forests that are very safe... that is happening as we speak...]
Donald, prophète et thaumaturge. Mais, miracle!, il est saisi d'un certain doute....momentané. Mais pas trop. Commencerait-il à reconnaître qu'il s'était trumpé? Encore un effort! Cela confine à l'héroïsme. Mais jusqu'où ira la conversion.? Le petit Donald peut encore grandir... ___________________________________________________________________________ Mais fog in London Theresa MAY... ...la pression Mais qu'est-ce qui se passe? Même là-bas les journalistes s'embrouillent et y perdent leur english. Ne parlons pas de l'opinion qui perd ses repères, sur ce bateau qui tangue de tous côtés.. Où va-t-on? Un pas en avant , un pas en arrière. Un pas de côté, puis un autre. Sortir de Bruxelles, mais pas trop quand même... Fonctionne-elle en mode Tsipras? En tous cas, c'est toujours le brouillardsur Londres May plie, mais ne rompt pas...ou le contraire... Pari perdu! Pour Corbyn, la Troisième Voie blairiste c'est fini. On verra. Il faut arrêter les dégâts, la casse sociale. Le Royaume- (dés)Uni promis à de nouvelles élections? wait and see... Theresa May: le syndrome Chirac? C'est toujours fog and mess in London May ou le chaos. Une tragédie shakespearienne? _____________________
Le fisc, voilà l'ennemi? La goutte de gazole qui fait déborder le vaseréservoir. Gilets verts, bonnets rouges ou chemises vertes..... Les couleurs de la colère sociale varient selon les époques. En France, existe une longue tradition de révolte contre des impôts, des taxes diverses, diversement appréciées, parfois durement réprimées. Des taxes qui frappaient souvent les plus démunis.
Les gilets jaunes, en passant par les bonnets rouges, ne sont pas une première. Des grandes jacqueries au mouvement poujadiste, les révoltes, parfois longues, furent diverses et variées et pouvaient parfois se terminer tragiquement, aux galères. Le sel, produit incontournable, fut longtemps objet de taxes diverses. L'absurde impôt sur les portes et fenêtres fut seulement aboli tardivement. Le poujadisme, à ses origines, correspond à la crainte que fait naître le début de la grande distribution, avant de devenir un mouvement politique momentané. Le monde des taxes possibles est illimité. On comprend mieux pourquoi toute nouvelle taxe, qui touche souvent indistinctement tout le monde et affecte particulièrement les moins favorisés soient à l'origine de divers mouvements de révolte, organisés ou non. Les impôts indirects auxquels nul ne peut échapper sont le plus souvent les plus lourds et les plus injustes. Tout le monde paye la TVA, mais elle n'a pas les mêmes incidences selon que l'on est désargenté ou fortuné. Surtout dans le domaine de première nécessité. Notion qui évolue avec le temps. Ce n'est plus seulement le pain, mais le portable pour celui qui doit être constamment joignable, la voiture pour celle qui ne peut trouver un emploi à moins de trente km et qui ne peut se loger plus près. Les dépenses dites contraintes évoluent avec le temps et alourdissent les diverses taxation, parfois invisibles et supposées non douloureuses. ___Pourtant la participation citoyenne à l'impôt public en vue d'une certaine redistribution, de la constructions et les entretiens des infrastructures, d'une politique sociale d'urgence fait bien partie de la vie républicaine, qui inclut la solidarité, contrairement à l'idéologie minarchiste. Elle est une donnée structurelle de la vie républicaine, dès 1789. « Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les Citoyens, en raison de leurs facultés. » (article 13 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789). Aujourd'hui, si une certaine taxe écologique s'avère nécessaire , celle qui nous est présentée semble bien marquée de greenwashing. Les taxes: un antienne, une complainte, une colère parfois, vieille comme le monde... Des souvenirs douloureux pèsent sur les consciences: l'Ancien Régime, qui ne vivait pas de peu, accablait d'impôts ses sujets, avec l'arbitraire que l'on sait..avant que l'impôt républicain ne s'impose comme, théoriquement, un prélèvement généralisé et proportionnel, au service de l'intérêt général.en vue d'assurer des services collectifs, dans une exigence de solidarité. ______Dans son article 13, la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 fonde l’exigence de justice fiscale : la contribution doit être déterminée en fonction des « facultés » de chacun, ce qui implique une progressivité de l’impôt. C’est ce qui permet d’éviter de faire supporter le même taux d’effort à tous. Par exemple, dans le cas d’un impôt proportionnel, payer un impôt au taux uniforme de 15 % de son revenu est en réalité plus douloureux pour un revenu modeste qui servira pour l’essentiel à la satisfaction de besoins vitaux (manger, boire, se loger) que pour un haut revenu qui disposera d’une capacité d’épargne élevée. La progressivité permet de prendre en compte cette différence de facultés et d’aboutir à une situation où on réclamera, dans notre exemple, bien moins de 15% aux revenus modestes mais bien plus aux revenus élevés. Cette redistribution par l’impôt est essentielle pour corriger les inégalités de revenus ou de patrimoines._____ Les principes sont admirables, mais ses applications ont connu bien des vicissitudes et ont rarement été adéquates à ces règles républicaines. La révolution fiscale promise, qui devait revoir complètement un système aussi complexe qu'illisible, n'a pas eu lieu. Aujourd'hui, leras le bol fical semble atteindre un sommet. En fait, la France ne détient pas le niveau le plus élevé de l'impôt sur le revenu. Si l'inégalité dans l'effort collectif est bien réel, si des réformes de fond n'ont pas eu lieu, si l'impôt indirect reste le plus injuste des impôts, il y a une certaine démagogie à proclamer que l'impôt est confiscatoire par nature, d'autant plus que les voix les plus fortes, criant à la spoliation, viennent de ceux que le système fiscal épargne le plus, voire absout, de ceux qui échappent à l'impôt par l'exil fiscal, qui profitent de cadeaux fiscaux, qui ne sont pas pour rien dans la dette. L'optimisation fiscale reste un des fléaux majeurs de notre temps. Il y a une part de matraquage médiatique, en cette période, qui s'inscrit dans cette critique généralisée de l'impôt, qui fait partie de la machine de guerre néolibérale depuis une quarantaine d'années, pour qui "l'Etat est le problème", alors que "L'impôt est la base matérielle de l'Etat" (J.Schumpeter) Réhabiliter l'impôt est toujours nécessaire, mais l'acceptation de cette charge ne peut fonctionner que si le système, qui ne peut être parfait, se réforme sans cesse en se rééquilibrant. Le problème de l'égalité devant l'impôt reste entier, comme celui de la résolution de la crise, qui enrichitl es plus grandes fortunes et dont les conséquences ont peu ou pas d'effets sur le train de vie des plus favorisés. Ce n'est pas parce que notre système est devenu brouillé et souvent injuste qu'il faut jeter le bébé avec l'eau du bain. L'urgence de réformes de fond n'en est que plus forte et plus urgente, à l'heure où les plus favorisés le sont aussi par le système fiscal en vigueur. ____________ - TVA : 32 milliards d'euros perdus par la France chaque année - Ce n'est pas d'une pause fiscale dont la France a besoin mais d'une véritable réforme de la fiscalité dans son ensemble - Pour un Grenelle de la fiscalité écologique - Le plein de sens
- Mais, qui rit jaune?
- L'essence et l'existence ______________________
Relations compliquées L'histoire commence mal avec le nouvel occupant du Nord. Le Texas était en jeu. Le secrétaire à la guerre de l'ancien président Jackson, Lewis Cass, indique que « nous ne voulons des Mexicains ni comme citoyens, ni comme sujets. Tout ce que nous voulons, c'est une portion de territoire La destinée manifestede la jeune nation en pleine expansion devait se réaliser. Comme disait John L. O'Sullivan : « C'est manifestement notre destinée de nous répandre sur le continent que la Providence nous a alloué pour y assurer le libre développement d'une population qui, chaque année, se multiplie par millions. » La phase actuelle des relations représente un virage, où il est question de mur, comme promis par Trumpus imperator.
Un retour aux années trente où tant de Mexicains furent expulsés? Mais sans la main d'oeuvre du pays du Sud, l'économie des USA ne tournerait pas ou mal, surtout dans le domaine agricole, où les clandestins sont légions. C'est toujours bon pour les salaires. Même si le repli s'annonce, les gardes se renforcent aux frontières, le mur devient problématique, la perméabilité existera toujours. L'économie avant tout: des relations asymétriques, indispensables et reconduits, à l'avantage du cousin du Nord, où la langue espagnole s'étend, pour qui le Mexique reste la variable d'ajustement dans de nombreux secteurs. Les maquiladoras à bas salaires restent une aubaine pour les constructeurs automobiles, notamment. Le néocolonialisme continue sous d'autres formes. Mais l'avenir du Mexique est incertain. Obrador est sceptique sur le rôle de tampon migratoire que son pays joue pour les États-Unis », juge Andrew Selee, le directeur du Migration Policy Institute. « Le Mexique expulse aujourd'hui plus de ressortissants de pays d'Amérique centrale que les États-Unis.Va-t-il pour autant changer de politique ? Pas sûr, à moins que les politiques de Trump vis-à-vis des migrants ne placent ce sujet au cœur de l'agenda médiatique au Mexique. » Une guerre qui est aussi économique. Mais l'interconnexion entre les deux pays n'est pas prête de s'éteindre, Trump ou pas. On attendait le changement... Le narcoétat va-t-il enfin changer de nature, en restaurant l'Etat de droit? ____________________