On connaît la chanson...
Comme disait Orwell
_______________CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!
Un homme averti...
Rien n'est écrit. L'inéluctable n'existe qu' à la faveur de nos renoncements. La fatalité n'a de sens que si les volontés font défaut; A la faveur d'une information non biaisée. Même si on exulte chez Bolloré et consorts. A droite, toutes!
Mieux vaut le savoir: Malgré le brouillage de pistes
On pourrait être surpris
L'éducation pourrait être modifiée en profondeur. Notamment:
__ Le racisme serait décomplexé
Même si on veut rassurer et lisser les propos par pure stratégie.
__ L'école en souffrirait
__ Les femmes aussi, comme la citoyenneté en général. Et le droit du sol. Etc... Sans parler du reste... Notamment la purge dans les médias, dont on voit poindre des débuts. Face aux risques minimisés, aux édulcorations et aux propos irresponsables de l'arroseur arrosé élyséen, suffit-il de dire: No pasaran?
"...L'extrême droite n'est même pas encore officiellement au pouvoir, mais la purge dans les médias publics et privés et la répression contre les journalistes qui font encore leur travail s'intensifie déjà. Les mécanismes visant à donner le contrôle de l'opinion aux fascistes sont déjà enclenchés. Cinq journalistes de France Télévisions ont été « mis en retrait » pour avoir pris position contre l’extrême droite. Il y a quelques jours, une tribune, qui avait été signée par plus de 80 médias, appelait à défendre la liberté de la presse face aux menaces du Rassemblement National. S'inquiéter du manque de pluralité en cas de régime autoritaire : cela parait logique de la part de journalistes, pensez-vous. Pas pour France Télévision. Les 5 journalistes, membres de la société des journalistes (SDJ), sont désormais interdits de couvrir les élections législatives. Une décision justifiée par la direction comme une mesure de « prévention des conflits d’intérêts ». Il s'agit en réalité de représailles. Dans le même temps, des chroniqueurs tenant des propos ouvertement mensongers, diffamatoires et réactionnaires sont invités sur les antennes publiques comme privées sans aucun problème. Rappelons que c'est bien France 2, donc le groupe France télévision, qui a propulsé la carrière du fasciste Eric Zemmour dès les années 2000 en lui offrant une tribune grassement rémunérée tous les soirs, pour étaler ses propos révisionnistes, misogynes et racistes. Ce qui lui a permis de vendre ses livres et de se lancer en politique. Rappelons aussi que le 28 septembre 2022, la fanatique macroniste Aurore Bergé a été nommée au conseil d’administration de France Télévisions. En 2023, elle a été remplacée par une autre macroniste, la députée Céline Calvez. Pour ces gens, dénoncer le fascisme est plus grave qu'en faire la promotion. _________ Il faut mettre à l'antenne davantage « d’éditorialistes de droite et droite + » : c'est littéralement la consigne donnée par la direction de BFMTV à ses programmateurs, révèle Médiapart. Ce document comporte même une liste d’éditorialistes d'extrême droite qu'il faut inviter : un ex-communiquant du RN et des journalistes de « Valeurs actuelles » et du « JDD ». BFM choisit ainsi de faire la promotion d'un hebdomadaire condamné pour racisme. En 2020, Valeurs Actuelles a publié des dessins et un récit particulièrement abject, sur la députée noire Danièle Obono, qualifiée «d’africaine», représentée en esclave enchaînée. L'hebdo avait été condamné. Valeurs Actuelles avait déjà été condamné pour «incitation à la haine» après une couverture infâme sur les Roms, et suscite régulièrement des polémiques par ses Unes ouvertement islamophobes, anti-féministes, diffamatoires… C’est son fond de commerce. Les « chroniqueurs » de ce journal d'extrême droite sont invités plusieurs fois par jour sur les plateaux. « Le magazine est l'un des médias les plus représentés sur la chaîne d'info. On a fait les comptes » explique le média Arrêt sur Image, qui a comptabilisé ses interventions. « Du lundi 10 au vendredi 14 juin inclus : pas moins de quatre journalistes du magazine d'extrême droite s'y sont succédés, jusqu'à 7 fois par jour, dans 21 passages au total ». Le média se demande ironiquement « s'il existe un taxi faisant constamment la navette entre les bureaux de Valeurs actuelles et les studios de BFMTV, tant leur parole est omniprésente ». Pourtant, Valeurs Actuelles est en perte de vitesse, et perd des lecteurs depuis des années, tellement sa ligne est radicalement à droite. Faisons un peu de politique fiction : imaginez que des journalistes de L'Humanité, de Médiapart ou de Contre Attaque soient invités 7 fois par jour en direct sur cette chaine de télé. Le Front Populaire serait majoritaire dès le premier tour. Ce que fait BFM, c'est donc du matraquage néofasciste délibéré. Nous assistons à une manipulation de masse, assumée, de l'opinion publique français. __Pendant que les propagandistes néofascistes qui n'ont absolument rien de vrais journalistes ont la parole en permanence, les journalistes de terrain sont de plus en plus réprimés. Dernier exemple en date, une reporter du média Blast qui couvrait une action pour la Palestine à Paris. Cette mobilisation visait l'entreprise Exxelia, qui produit des composants électroniques utilisés par l'armée israélienne, et qui est citée dans une information judiciaire ouverte à Paris en 2018 pour complicité de crimes de guerre. Mardi 18 juin, la journaliste qui couvrait l'envahissement des locaux d'Exxelia a été interpellée avec six autres personnes, avant d'être placée en garde à vue. Pendant plus de 34 heures, elle a été gardée en cellule, les policiers ont tenté de la forcer à livrer des informations et à déverrouiller son téléphone, violant le droit de la presse. La procédure a finalement été classée sans suite, a fait savoir le parquet mercredi. « La priver de liberté pendant trente-quatre heures, la faire dormir dans une cellule puant l’urine et tenter de la contraindre à donner accès aux notes et documents de travail contenus dans son téléphone constituaient donc non seulement une tentative de violation du secret des sources, mais aussi une opération de dissuasion de cette journaliste et, au-delà d’elle, de tous ceux qui s’intéressent aux crimes de guerre commis par Israël, de l’intimidation en d’autres termes » explique sont avocat. Blast a dénoncé sur une « énième tentative de violation du secret professionnel » et « une intimidation inacceptable afin de connaître ses sources ». Sous Macron, la répression contre les journalistes s'est brutalement accélérée : reporters blessés par la police en manifestation, matériel confisqué, gardes à vue, et même auditions par la police anti-terroriste ont jalonné les dernières années, dans une indifférence glaçante de la profession." Sources :https://www.humanite.fr/.../front-commun-des-medias-des...__https://www.mediapart.fr/.../davantage-d-editorialistes...__https://www.lemonde.fr/.../action-contre-la-vente-d-armes...
Destin d'un homme seul.
La solitude comme destin, du début à la fin. Jupiterienne.
Un aveuglement narcissique. Une quasi unanimité pour le reconnaître. L'homme d'une politique néolibérale assumée, qui se trouve piégé dans ses contradictions. Une impasse qui nous mènera où? Le traître et le néant? Les mots ont-ils encore un sens? On aurait pu s'y attendre...
Il est temps de changer les règles du jeu.
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Le langage dans tous ses états [Bis repetita] ,,,
Effets de modes. Dans les échanges courants, il est difficile d'échapper à certains tropismes langagiers, ceux que l'air du temps fait circuler de bouche en bouche, le temps d'une saison. Que nous le voulions ou non, nous sommes pris pas certains automatismes, ceux d'expressions toutes faites, qui ne veulent souvent rien dire, mais qui sont là pour combler les vides, pour se caler dans des modes, pour paraître parfois, tout simplement. [ Je ne parlerai pas de la langue de bois, à laquelle on échappe peu, et qu'il est assez facile à identifier, avec un peu de recul et d'expérience, et qui ne fait pas toujours rire.. Mais c'est un autre débat, toujours d'actualité. ] On les trouve dans tous les domaines. Ce sont des mot-béquilles, qui remplissent une fonction pas toujours facile à identifier, mais qui sont de l'ordre du mimétisme, donc destinés à changer ou à ne pas être compris en dehors d'un groupe social donné, à un moment donné. Il ne sont pas toujours bien acceptés. Il y a un qui m'énerve particulièrement, car il est révélateur d'une époque ou d'une tendance trop répandue. Pas d'souci, comme on dit à tous propos, pour des choses banales ou parfois, hélas! plus importantes....La novlangue d'aujourd'hui est particulièrement inventive... C'est pas faux, comme dirait prudemment mon voisin.
__ Favoritisme
__ Résistances
__ Légitimité?
__ Paris hasardeux
__ Armée en colère
__ EPR en question
__ Fin de règne?
__ Grand oral
__ RN et les femmes
__ Fragilité du Net
__ Mossad à l'oeuvre
__ Mourir pour de bon
__ Immigration en cause
__ Réinventer les robots
_________ Revue de presse ________________
____Un moment "suspendu"...
| "La vie sans musique est tout simplement une erreur, une fatigue, un exil." (Nietzsche) |
Musique partout!Le patron d'Amazon n'est pas un patron comme les autres.
Jeff Bezos n'est pas un amateur. Il n'a pas hésité à perdre parfois beaucoup pour écraser ses partenaires- concurrents. "... Amazon, en vendant de plus en plus de jouets en ligne, va collecter peu à peu toutes les données dont il a besoin pour dominer ce secteur : les contacts des clients, bien sûr, mais aussi des indications sur les produits qui se vendent le mieux, la saisonnalité, les occasions d’achat, les arguments de vente, l’efficacité de telle promotion. Il fourbit les armes qui lui permettront un jour de se passer de son partenaire. Pour couronner le tout, Bezos fait entrer des dizaines d’autres fabricants de jouets sur la marketplace, car le contrat qu’il a signé ne l’interdit pas ! En 2004, Toys “R” Us comprend que c’était un marché de dupes : il a perdu sur tous les tableaux. Il dénonce l’accord, attaque Amazon, et obtient… 51 millions de dollars de réparation. C’est-à-dire rien. Il reprend son indépendance et tente de développer son site internet, mais il est trop tard : en 2009, Amazon vend deux fois plus de jouets que lui ! La leçon de cette histoire ? C’est qu’une anomalie concurrentielle rend la firme de Jeff Bezos irrésistible : Amazon est juge et partie ! A la fois marketplace, c’est-à-dire plateforme de marché pour les revendeurs extérieurs, et vendeur lui-même, en direct. Des centaines de revendeurs qui ont fait confiance à Amazon se sont ainsi fait court-circuiter lorsqu’un de leurs produits se vendait très bien : le site géant contactait leur fournisseur et le vendait en direct, à leur place. Bien sûr, l’Europe est intervenue, elle a pris des sanctions. Le groupe a fait l’objet de trois enquêtes anti-trust, et Amazon a préféré conclure un accord avec l’UE en décembre 2022 pour éviter une pénalité qui aurait pu atteindre 10 % de son chiffre d’affaires mondial (plus de 500 milliards de dollars en 2022) ! Mais entretemps, Toy’s R Us et beaucoup d’autres, moins connus, ont disparu, victimes des pratiques d’Amazon...." C'est malin...La logique marchande -prédatrice a fait son chemin et d'autres ont suivi l'exemple. Malgré des sanctions tardives et symboliques. Au delà du droit:
____ La "guerre" du dernier kilomètre: Le plus décisif et le plus problématique. L'empire ne cesse de créer des métastases partout dans le monde, La crise sanitaire a accéléré le processus et a encore enrichi un peu plus le méga-vendeur polyvalent. Mais qui arrêtera l'appétit sans limites de Jeff Bezos, dont le quasi-monopole en matière de distribution ne cesse de croître, jusqu'à interroger des Etats sur un possible démantèlement du géant? Ce n'est pas la décision de la France d'abolir la gratuité de l'envoi des livres, pour concurrence déloyale, qui va changer la donne. Tant qu'il n'y aura pas d'accord international pour démanteler le trust (comme certains autres, pour d'autres raisons), on en restera aux bonnes intentionS, à la schizophrénie de tous ceux qui critiquent les tares et les nuisances du système tout en en profitant. Les Etats souvent sont dans le déni et la contradiction: ils dénoncent et aident en même temps, au nom de l'emploi. Ils en profitent rarement fiscalement, à part le Luxembourg, le grand refuge de la firme. Le mastodonte avance à grands pas, qu'elles que soient les conditions de travail des petites mains algorithmées qui s'agitent pour assurer les livraisons en temps et en heure. Chaque seconde compte. Time is money...
En Allemagne, l’entreprise réorganise sa logistique. Le droit du travail et la dignité ne jouent aucun rôle. «Machine, je suis une machine», dit le conducteur de la camionnette blanche. «Douze heures, tous les jours, pendant quatre ans. Mais si je ne travaille pas, je ne suis pas payé.» Cet homme livre des colis pour Amazon, le numéro un mondial de la vente en ligne. Chaque matin, il fait la queue avec son camion de livraison devant le centre de distribution d’Amazon de Francfort-sur-le-Main. Mais en cette matinée de fin d’été, début septembre 2021, quelque chose est différent: un petit groupe de syndicalistes distribue des tracts en plusieurs langues aux conducteurs. Ils entament rapidement une conversation. Les histoires se ressemblent: les chauffeurs racontent des journées de dix ou douze heures, la pression du travail, les tournées quotidiennes avec 250 livraisons. A la fin du mois ils reçoivent 1000 à 1200 euros, souvent en retard. Il y a parfois des déductions, par exemple pour un rétroviseur cassé ou des rayures sur le véhicule. Si l’on y regarde de plus près, on constate qu’une grande partie de ces mesures violent le droit du travail allemand. Mais: «là où il n’y a pas de plaignant, il n’y a pas de juge». Les conducteurs ne connaissent souvent pas leurs droits. Beaucoup viennent d’Europe de l’Est, certains du Moyen-Orient. Pour survivre, ils dépendent de cet emploi. Le courage pour s’attaquer à leur employeur est difficile à réunir. L’action à Francfort était organisée par le syndicat du secteur des services, Verdi, et le réseau d’aide du DGB (Deutscher Gewerkschaftsbund) «Faire Mobilität». Une centaine de personnes réparties en petites équipes distribuent du matériel d’information à plus de 8000 chauffeurs qui circulent pour Amazon afin d’effectuer des livraisons de colis sur le «dernier kilomètre» ou dans le transport par camion. Cependant, aucun d’entre eux n’est employé par Amazon. Depuis le début, l’entreprise a externalisé son risque entrepreneurial en matière de livraison à un réseau de petits sous-traitants qui se font concurrence et transfèrent la pression à leurs travailleurs. Amazon exploite 14 grands entrepôts d’expédition en Allemagne, entre Hambourg et Munich. Les grèves existent depuis des années dans beaucoup d’entre eux. Mais outre la vente par correspondance, l’entreprise développe également d’autres domaines stratégiques. L’un d’entre eux est la logistique. Amazon s’est lancé dans le transport de conteneurs et exploite sa propre compagnie aérienne de fret [Amazon a acheté des avions à Delta Airlines, à WestJet ; Amazon Air annonce l’objectif de 200 avions d’ici six à sept ans], qui se situe désormais à la quatrième place. L’automne 2020, la société a inauguré sa propre plate-forme de fret aérien à l’aéroport de Halle-Leipzig. En plein milieu de la crise de coronavirus, qui n’était pas une crise pour Amazon; elle a suscité le plus grand boom jamais connu pour la firme. La partie la plus critique de la chaîne logistique est le «dernier kilomètre». C’est au moment où le colis arrive chez le client final que les choses peuvent le plus mal tourner. Les véhicules de livraison sont coincés dans les embouteillages ou ne trouvent pas de place de stationnement, les destinataires ne sont pas chez eux, les adresses ne sont pas claires, les transporteurs de colis doivent se rendre à la porte d’entrée au cinquième étage du deuxième bâtiment se situant en deuxième rangée ou passer devant des chiens agressifs. Et, plus important encore pour Amazon, 50% des coûts sont encourus dans le dernier kilomètre. Il n’est pas surprenant qu’Amazon essaie de prendre le contrôle du «dernier kilomètre» depuis environ cinq ans. Avec sa division Amazon Logistics, l’entreprise met en place son propre service de livraison et se rend de plus en plus indépendante de sociétés comme Deutsche Post DHL et Hermes Logistik Gruppe Deutschland. Il s’agit d’un autre facteur de précarisation dans un secteur qui subit déjà une énorme pression concurrentielle. «Delivery Service Partners» (DSP) est le nom du réseau de sous-traitants spécialement créé par Amazon. En outre, ces derniers expérimentent un modèle d’emploi basé sur une plateforme, du type Uber ou d’autres entreprises de la gig economy: les «livreurs indépendants» peuvent s’inscrire via l’application «Amazon Flex» et livrer des colis avec leur propre voiture. En contrepartie, ils reçoivent 25 euros par heure, avec lesquels ils doivent non seulement payer les frais médicaux, mais aussi leurs frais de fonctionnement et la sécurité sociale. La charge principale de l’activité de livraison repose toutefois sur les «DSP», de petites entreprises possédant cinq à dix, voire 25 véhicules, qui font la queue tous les matins devant les centres de distribution de marchandises conjointement aux chauffeurs d’autres entreprises de même taille. Amazon a désormais mis en place une cinquantaine de ces centres régionaux communs de distribution en Allemagne. C’est ici que sont planifiées les tournées de livraison et que les colis sont chargés dans les camions de livraison. Amazon n’a pas inventé le système de sous-traitance dans la livraison de colis – Hermes, DPD (du groupe français La Poste), GLS (General Logistics Systems, néerlandais) l’utilisent également; et c’est le cas de plus en plus de DHL. Mais beaucoup plus systématiquement que tous ses concurrents, Amazon combine les avantages commerciaux de cette externalisation avec un suivi numérique, un contrôle par les algorithmes et l’IA (intelligence artificielle). Tina Morgenroth, du Centre de conseil de Thuringe «Faire Mobilität», a examiné le centre de distribution ouvert à Erfurt-Stotternheim fin 2019, à titre d’exemple. Non pas parce qu’elle s’en prenait à Amazon, mais parce que de plus en plus de travailleurs des sous-traitants d’Amazon se présentaient à son centre de conseil avec des problèmes – ils sont désormais environ 150 à avoir demandé un appui. Ils signalent des conditions de travail qui ne devraient pas exister selon le droit du travail actuel. Des durées de travail de dix à douze heures, six jours par semaine, pas d’indemnités de maladie, un salaire inférieur au salaire minimum légal, une pression de travail qui empêche de prendre les pauses légalement requises. Néanmoins, les temps de pause sont automatiquement déduits – l’IA vous envoie ses «salutations». Les contrôles effectués par les autorités compétentes en matière de protection du travail n’ont pas encore constitué une menace sérieuse pour Amazon. Il est difficile de tenir l’entreprise Amazon responsable des conditions de travail de ses sous-traitants. De plus, les sous-traitants sont souvent difficiles à être soumis à une procédure. Par exemple, à la mi-juillet, l’autorité de protection du travail de la Thuringe a constaté des violations chez 21 sous-traitants de colis Amazon. Cependant, comme 20 de ces entreprises ont leur siège en dehors de la Thuringe, elles ne sont pas légalement responsables. La santé et la sécurité au travail sont une affaire des Länder. Toutefois, le problème – le système Amazon – est mondial! " (Article publié par l’hebdomadaire Der Freitag, en date du 4 octobre 2021; traduction rédaction A l’Encontre).... ________________________
L'"éternel" retour de la question
Dans un nouveau contexte. C'est peu de dire que l'immigration est un sujet de débat. En cette période, il est (re)devenu en France, terre réputée d'immigration, presque un sujet central. Pas seulement en France. Des rejets de Orban, aux louvoiements de Londres, agitant fantasmes ancestraux et questions réelles, souvent ml posées, on n'a pas fini d'en débattre, souvent de la manière la moins informée, la plus passionnelle. Les incidences du phénomène migratoire sur le chômage, notamment en France, revient régulièrement. et spécifiquement aujourd'hui, à l'heure où le RN en fait son principal cheval de bataille, non sans xénophobie.. Les critiques ne manquent pas, même dans le monde du travail, pour contrecarrer les préjugés souvent les plus éculés ou les approches les plus rudimentaires. Après le débat au Sénat sur une question qui ne cesse de rebondir sans fin, on peut être assuré que l'on est loin d'avoir épuisé le sujet, tant la confusion des esprits sur ce sujet est importante sur une question qui fait débat, pas seulement en Europe. Au gré des fluctuations politiques, des prises de parti et des passions instrumentalisées. Depuis 1945, les lois et les ordonnances se succèdent. Parions qu'il en aura d'autres... Et pourtant la France n'est pas le pas le pays le plus concerné. A suivre... ____"...Pour quel résultat ? Aucun de ces textes n’est parvenu à éteindre le débat brûlant sur l’immigration né au cœur des années 1970. Même l’accélération des réformes depuis les années 1980 a été impuissante à contenir la poussée de l’extrême droite, qui s’appuie alors sur l’équation fallacieuse inventée par Jean-Marie Le Pen : « 1 million d’immigrés = 1 million de chômeurs. » L’amoncellement des lois n’a eu guère plus d’effets sur la réalité de l’immigration, la hausse des demandes d’asile, dans les années 2010, ou la « crise » des réfugiés, en 2015 – les flux migratoires dépendent bien plus de circonstances extérieures que des décrets. Cette frénésie de changement n’est pourtant pas anodine. Sans même compter le temps passé au Parlement et dans les ministères pour procéder sans cesse à des ajustements, tantôt minuscules, tantôt fondamentaux, de la politique migratoire, les acteurs de terrain (magistrats, avocats ou associatifs) peinent à suivre le rythme effréné des réformes, qui se contredisent souvent, et complexifient le droit des étrangers. Ainsi, les conditions de délivrance de la carte de résident de longue durée ont changé huit fois depuis 1984, réclamant aux étrangers cinq, dix ou quinze ans de résidence en France, et les critères de régularisation des immigrés sans papiers ont été redéfinis près d’une quinzaine de fois depuis les années 1970. Ces incessantes révisions de la législation ont progressivement brouillé la répartition des rôles confortable entre une droite « ferme » et une gauche « humaniste ». Car si Charles Pasqua et Nicolas Sarkozy restent probablement les champions des mesures anti-immigration, les socialistes ont entériné, voire devancé, de nombreux durcissements proposés par la droite. Une tendance largement confirmée depuis l’élection d’Emmanuel Macron...." (Le Monde)
* __ Point de vue: ...."Le président de la République lui-même a très mal engagé l'épreuve. Le 8 août 2023, il déclarait au Figaro : « Nous avons toujours été un pays d'immigration et nous continuerons de l'être ». Aurait-il dit cela devant les habitants de Mayotte, de Guyane ou de Guadeloupe qui n'en peuvent plus de l'immigration sauvage qui ravage leur existence et ruine leurs espoirs de progression sociale ? Leur exaspération est telle que, comme tous les départements d'outre-mer (à l'exception de Saint-Pierre-et-Miquelon !), ils ont voté massivement aux élections présidentielles de 2017 et 2022 contre le candidat Emmanuel Macron et pour sa rivale Marine Le Pen en dépit de tout le mal qu'on en dit en métropole . Si l'on en croit un reportage récent du magazine Marianne, la violence à Mayotte serait telle aujourd'hui que des Comoriens entrés illégalement sur l'île auraient en définitive fait le choix de revenir dans leur village. Plutôt la dignité dans la pauvreté au milieu des siens que l'indigence et la peur en terre hostile. Pour en revenir à la France historique, entre Pyrénées et Rhin, d'où le président tient-il qu'elle a « toujours été un pays d'immigration » ? Il reproduit les propos clairement mensongers de tous ceux qui croient nécessaire de maquiller les faits pour réaliser leurs souhaits. Que ces personnes-là souhaitent accueillir sur le sol de France « toute la misère du monde » (citation), c'est leur droit légitime et il leur appartient d'en convaincre leurs concitoyens en démontrant que les classes populaires ne seront pas davantage paupérisées et que les immigrants de la première heure ne retrouveront pas en France la société qu'ils avaient souhaité fuir. Mais ce débat démocratique doit se faire à la loyale, sur la base de faits réels et non en réinventant l'Histoire de notre pays et de l'Europe. Nous renvoyons nos lecteurs à nos articles et dossiers qui attestent sans aucune équivoque du caractère tout à fait inédit des vagues migratoires apparues en 1974. Auparavant, depuis les invasions indo-européennes d'il y a environ 4500 ans, l'Europe occidentale n'avait connu aucune vague d'immigration significative (les Mongols et les Arabes eux-mêmes n'avaient fait que passer). Durant le précédent millénaire, notre pays lui-même a connu des brassages notables de populations, soit que ses ressortissants aient repeuplé la Castille au XIIe siècle, soit qu'il ait lui-même accueilli des travailleurs venus des pays limitrophes à la fin du XIXe siècle. Au début des années 2000, les vagues migratoires, jusque-là concentrées sur l'Afrique du nord et la Turquie, se sont déplacées vers l'Afrique subsaharienne en pleine aurore démographique. Elle représentait à peine 5% des naissances mondiales il y a un siècle ; elle en représente aujourd'hui 35% environ contre 5% pour l'Europe, Russie comprise. À ce moment-là, les dirigeants européens, gauche comprise, évoquaient la nécessité de lutter contre l'immigration illégale et rejetaient d'une seule voix le « multiculturalisme ». Mais ces digues ont en définitive sauté en 2015 suite à l'afflux de réfugiés en provenance de Syrie. ONG occidentales et passeurs organisent de concert le transport à travers la Méditerranée des migrants principalement venus d'Afrique en attendant, pourquoi pas? un pont aérien entre les différentes capitales africaines et leurs homologues d'Europe. Sur la base de ce préambule factuel, on aimerait aujourd'hui entendre notre classe politique débattre des seules questions qui vaillent : cette immigration est-elle inéluctable ? profite-t-elle aux pays de départ ? aux pays d'accueil ? aux migrants eux-mêmes ?... Interrogeons-nous aussi sur le lien entre immigration et natalité. Tous les pays développés aujourd'hui (Europe, Amérique du nord, Extrême-Orient) connaissent un effondrement de la fécondité, le nombre moyen d'enfants par femme étant partout inférieur au seuil qui permet à une population de se renouveler. La France a connu un effondrement sans précédent du nombre de naissances en 2022 et un solde naturel (différence entre naissances et décès) à peine positif (grâce aux naissances dans les foyers issus de l'immigration des cinquante dernières années). Interrogeons-nous sur un système économique devenu fou, qui ne laisse plus aux jeunes couples le loisir d'élever des enfants et ne sait même plus fabriquer les médicaments indispensables à tout un chacun. Dans le même temps, il s'oblige à recruter dans les pays les plus déshérités les médecins et cadres dont ces pays auraient le plus grand besoin et les manoeuvres nécessaires aux petits plaisirs de notre classe privilégiée des métropoles (comme se faire livrer une pizza à minuit). Il y a d'autres questions qui mériteraient d'être examinées à la lumière de l'expérience et de l'Histoire. En induisant chez nos décideurs et nos entrepreneurs le sentiment rassurant de disposer d'un réservoir de main-d'oeuvre sous-qualifiée mais peu chère et corvéable à merci, cette immigration ne décourage-t-elle pas tous les efforts d'innovation et de productivité qui ont permis à nos sociétés d'effectuer de grands progrès en matière d'équité sociale dans les siècles précédents ? ne nous renvoie-t-elle pas à la situation caractéristique des empires esclavagistes de l'Antiquité ? Nous nous sommes efforcés de défricher ces questions sans tabou. Et comme nous gardons l'espoir d'une sortie par le haut, nous avons tenté d'ébaucher un corpus de solutions satisfaisantes pour toutes les parties, en premier lieu nos concitoyens les plus modestes et nos concitoyens issus de l'immigration récente ainsi que pour les déshérités d'ailleurs qui seraient tentés par le mirage migratoire. " [André Larané] _________________________________