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jeudi 10 septembre 2009

Souriez, vous êtes filmés


Big brother dans la rue?

-Télésurveillance en question-

Le mythe sécuritaire a de beaux jours devant lui
...


"ELLES" sont partout dans l'espace urbain, jusqu'à la démesure.
Certains les proclament efficaces dans la gestion sécuritaire. Des ministres le confirment.
Or, certaines analyses l'infirment ou pointent le caractère contradictoire des enquêtes , le manque de mesures fiables sur le sujet, s'appuyant sur l'exemple anglais, trés discuté (Excès de données finalement peu exploitables, déplacement de la délinquance, gestion trop technocratique et pas assez politique de la délinquance, parfois surévaluée ou mal cernée)
La multiplication des caméras fait la joie des fabricants, mais elle pose des problèmes pour la vie privée, qui peut être mise à mal dans certaines conditions

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-"Personne, y compris au ministère de l'Intérieur, n'est capable de déterminer le nombre exact de caméras de surveillance sur la voie publique [...] certaines sont illégales" a rappelé le président de la Commission nationale informatique et liberté (Cnil), Alex Türk.

-Au Royaume-Uni, un individu peut être filmé par les caméras de vidéosurveillance jusqu’à trois cents fois par jour. Partout célébré, souvent imité, ce « modèle » de lutte contre la délinquance bat néanmoins de l’aile. De l’aveu même de ses promoteurs, il serait un « échec complet ».
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Technologies de surveillance ou de discrimination?

"Si les statistiques de la délinquance ressemblaient aux personnes les plus surveillées par ceux dont le métier est de regarder les écrans de contrôle des systèmes de vidéosurveillance, les jeunes femmes en mini-jupe ou décolletés pigeonnants deviendraient probablement l’ennemi public n°1, talonnées de près par les personnes vêtues d’accoutrements particulièrement étonnants, ou qui ont des comportements quelque peu anormaux (personnes qui s’arrêtent au beau milieu du flux des gens, repassent inlassablement devant la caméra, s’obstinent à rester sur le quai et à ne pas prendre le métro, et caetera).Ces dernières n’ayant pas précisément le “bon profil” des délinquants, ceux dont le métier est de nous vidéosurveiller se rabattent donc généralement, et de préférence, sur les jeunes (de banlieue / basanés / de couleur / encapuchonnés / rroms / en bande), les SDF et les “marginaux“. Regarder, toute la journée, des images de vidéosurveillance n’est pas particulièrement gratifiant, et pour tout dire relativement ennuyeux. Il y a quelques années, un de ces employés s’était ainsi plaint qu’en plus, “les images sont en noir et blanc“...[Lire la suite:Technologies de surveillance… ou de discrimination ?] >>>-Vidéosurveillance ou vidéodiscrimination ?<<<

-Vidéosurveillance, le cinéma d’Hortefeux
-Le Figaro : La vidéosurveillance fait chuter la délinquance de rue
-Vidéosurveillance : le rapport qui ne prouve rien

-Sous l’œil myope des caméras
-La vidéosurveillance réduirait crimes et délits sans aider les enquêtes
-Vidéosurveillance : la CNIL demande un contrôle indépendant
-La vidéosurveillance : un business lucratif
-Vidéosurveillance : la valse des rapports contradictoires

vendredi 28 janvier 2022

Tous surveillés?

 L'excès en tout...

                 C'est très tendance. Les incivilités réelles ou imaginaires donnent une occasion unique de développer tous azimuts les caméras en tous genres, même dans le lieux les plus reculés. Pour le plus grand profit des spécialistes en sécurité en tous genres? Serions-nous en train de suivre le modèle chinois? La sécurisation à tout prix, parfois obsessionnelle, est bien encouragée par le climat anxiogène favorisé par ceux qui se réclament de la "sécurité" plus que de la liberté, jouant parfois sur les peurs. Non pas qu'il n'y ait pas une montée des actes délictueux (encore faudrait-il s'interroger sur les statistiques et comparer avec d'autres époques), mais la tendance à la télésurveillance va au-delà, jusque dans nos campagnes. pour des raisons pas toujours très nettes.   Un maire "justifie l’installation de 29 caméras de vidéosurveillance sur sa commune par la fermeture de la gendarmerie locale survenue en 2012. « L’État n’a plus les moyens d’avoir une gendarmerie, même dans la plus petite des communes comme auparavant. Donc, il faut trouver des solutions et la solution technologique me semble assez valable », affirme le maire.

            _____Après d'autres pays, la France, à vitesse "grand V", se lance dans l'installation galopante de caméras de surveillance, surtout dans l'espace urbain. Dans le cadre d'une législation défaillante, de façon parfois anarchique et à grand frais, aux dépens du contribuable. Certes, ce n'est pas la Chine et son système de reconnaissance faciale partout développé, en fonction d'un projet politique que l'on connaît, mais cette explosion de caméras tous azimuts pose de nombreux problèmes, pas seulement économiques. Même si on parle parfois par euphémisme de vidéo-protection.

         C'est ce qui était en débat sur les antennes de France 5, qui mit assez bien en évidence un certains nombre d'excès et de mythes: la course à la sécurité absolue est un mythe par le recours sans frein à cette technologie, les coûts montent en flèche, et surtout le bénéfice attendu est discutable, jamais vraiment établi de manière claire, soumis à caution et toujours en dehors d'une législation défaillante. Seuls les édiles locales décident, parfois sous la pression d'une opinion qui pensent être ainsi à l'abri de toutes délinquances possibles.     Mais quel type de délinquance? Le vol à la tire bien repérable dans la rue ou celle qui se fait à plus grande échelle et bien plus importante, à l'abri des regards des opérateurs, l'oeil sur les écrans? L'élucidation de problèmes policiers ne serait que de 3% par leur biais.  Une efficacité en question, une législation ou réglementation défaillantes, quand elles existent, une vie privée parfois menacée d'intrusion...Il serait temps de mettre un ordre législatif dans une pratique qui s'emballe, qui fait les affaires de compagnies privées, qui incitent à la vente, sans parler de l'aspect éthique que soulève cette pratique. Des caméras "partout" (rêve orwellien impossible), voilà un fantasme dont il faut se débarrasser.     ____

       Contrôler? Oui, dans certains cas, mais comment?Jusqu'où?
 -____«Plus on est habitué à être observé, moins on est sensible aux atteintes à la vie privée» (A.Rouvroy)____
                                                                       On ne peut être sans réaction à cette question, aux menaces qui nous guettent.
    Les réponses données ne peuvent  nous laisser indifférents.
   On ferait bien d'y regarder de plus près, car si le danger est réel, les réponses données en hâte ne sont pas sans péril. Le dossier est complexe. On ne saisit pas toujours tous les tenants et aboutissants de cette mesure exceptionnelle. On nous promet des garanties. Peut-on y compter? On nous annonce des améliorations. Mais comment ne pas se poser de questions? Même l'OSCE s'interroge...
    Car le dossier n'est pas que technique. On a beau être non spécialiste des algorithmes, on est confronté à une problème politique, juridique, qu'on ne peut éluder, étant donné l'ampleur et l'ambigüité des moyens informatiques que nous ne comprenons et ne maîtrisons que très partiellement.
   La stratégie mise en place par le gouvernement inquiète même un modéré comme Pierre Rosanvallon, qui se pose des questions.
       Serions-nous tous  suspects? Certes, dira-ton , comme d'habitude, si nous n'avons rien à nous reprocher, qu'avons nous à craindre?
  C'est voir le problème par le petit bout de la lorgnette.
Sans tomber dans la schizophréne, sans comparer point par point avec le Patriot Act, (*) sur lequel Obama n'est revenu que très partiellement, nous savons que nos libertés sont déjà sous surveillance.      
   Comment sortir  d'un piège qui n'est pas que commercial et qui peut porter atteinte à des principes essentiels de la liberté de conscience. Si nous n'y prenons garde.
     Un mauvais signe: la discussion sur la loi a eu lieu devant une assemblee presque vide! Et les Français consultés seraient plus de 60% à approuver les mesures, n'y connaissant rien ou ou presque.. Ce qui n'est pas pour rassurer. L'indifférence ou l'ignorance peut faire peur, ainsi que les stratégies d'évitement. D'autant que le PS de 2009 s'oppose au PS de 2015.
 Cette loi cristallise de nombreuses critiques.
    L'ennemi est à nos portes informatiques et il faudrait utiliser des armes radicales pour tout contrôler? (à condition que cela soit possible).
   Le Monde, journal (très modéré) s'est livré à une petite enquête qui fait déjà réfléchir.
   L'enjeu démocratique est sans précédents,  car des questions essentielles nous échappent, comme à certains experts.
   Difficile de ne pas mettre en question ce qui va échappe au judiciaire, contre ce que l’on ne perçoit pas vraiment.
    On ne peut prêter au gouvernement des intentions perverses, mais une certaine rapidité et une certaine légèreté. D'autant que le gouvernement écarte la Cnil de sa réflexion.
   L'objectif des luttes contre les cyberattaques ne suffit pas à nous rassurer.
    Et la question des questions: qui contrôlera les services de renseignement ?
          Que feront les boites noires de la Loi Renseignement ? 
  "...le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme demande que toute loi sur la surveillance de la population soit "suffisamment accessible, claire et précise pour qu'un individu puisse s'y référer pour vérifier qui est autorisé à pratiquer la surveillance des données et en quelles circonstances".
         N'est-on pas là face à une utopie? 
_________-Pourquoi une nouvelle loi
-_Les taux d'échecs des algorithmes de surveillance sont très élevés
-  Renseignement: vu d'Allemagne, le texte français est inimaginable
- Course discutable au durcissement  
-  Un danger pour  la confidentialité des sources
-  Les bugs du big data 
-  Avons-nous vendu notre âme aux Gafams?
-  LA VIE PRIVEE EN VOIE DE DISPARITION?____________________________

jeudi 29 mars 2018

Qu'est-ce qu'elle a ma gueule?

Traçage facial
                  Est-ce un monde hyper orwellien que l'on nous prépare?
    Un monde de surveillance généralisée où, sans que l'on s'en rende compte ou avec notre consentement, nous serions dans l'espace public sous les yeux d'un puissant Big Brother, autrement performant que les caméras de surveillance classique.
    Un monde où chacun, par le miracle des algorithmes,  aurait l'illusion de se croire protégé, car reconnu, mais sans se douter qu'il fait l'objet d'un contrôle permanent à des fins politiques et commerciales.
      Prendrons-nous le chemin de la Chine, qui avance vite dans ce domaine, pour un contrôle non avoué des populations.
         Son grand bond en avant en cours semble ne pas devoir connaître de limites. La Chine 4.0 est en route.
     Elle brûle les étapes dans de nombreux domaines, même dans les secteurs de pointe, comme la robotique.
    Mais même s'il y a lieu d'éviter la sino- admiration béate, voire la sino-lâtrie (sans tomber dans la sino-phobie) il y a lieu de s'interroger sur certaines applications en cours.
     Il est un point sur lequel des questions se posent avec une certaine inquiétude: celui du développement rapide des technologies basées sur la reconnaissance faciale, qui progressent à grande vitesse, en même temps que le déploiement rapide des caméras de surveillance presque omniprésentes.
         Presque partout, les personnes peuvent être suivies et reconnues, sans que pour l'instant personne ne semble s'interroger là-bas  sur les dangers de ce développement rapide et performant dans de nombreux lieux publics et qui n' a pas qu'un but utilitaire.
       Csystème performantconçu pour assurer la sécurité des citoyens, a été déployé dans de nombreuses municipalités chinoises. D'ici 2020, près de 600 millions de caméras devraient être installées dans le pays. Certaines d'entre elles, dont le nombre reste secret, sont dotées d'outils de reconnaissance faciale et permettent d'associer une identité aux visages filmés. D'autres se contentent d'en identifier l'âge, le sexe ou certains traits physiques. 
     On peut facilement imaginer, étant donné la nature du régime, que ces nouveaux moyens sophistiqués peuvent être facilement utilisés pour le contrôle des personnes et des foules à des fins sociales et  politiques.
     Il y aura bientôt une caméra pour deux habitants. Difficile de passer entre les mailles de ce nouveau Big Brother.
         Le Wall Street Journal a expliqué l’intention du régime chinois d’installer quelques 600 millions de caméras à reconnaissance faciale CCTV dans le pays – soit une pour trois personnes, alors qu’il en existe déjà 176 millions aujourd’hui. Le pays est aidé dans sa tâche par l’obligation pour tout citoyen de plus de 16 ans d’enregistrer auprès des autorités une photo d’identité. Une réalité un peu trop proche de la fiction.
   Aux USA, les photographies de la moitié de la population adulte américaine sont stockées dans des bases de données auxquelles le FBI a accès. Les polices ont maintenant une arme puissante en main pour surveiller les criminels, mais le coût des atteintes éventuelles à la vie privée du citoyen est énorme. Un visage n’est pas une simple photo de badge. Il diffuse beaucoup d’autres informations et les machines sont capables de lire ces informations....
       Nous voilà entrés dans un type de société où la surveillance généralisée tend à devenir la norme. Un monde que Orwell n'aurait même pas imaginé, qui fait rêver les responsables de l'ordre public à courte vue et les magnats inétéressés du marketing.
 Nos traits sont devenus des données exploitables et utilisables de manière la plus contestable
     On peut craindre que le système n'en soit qu'à ses tous débuts et on peut le généraliser en douceur pour des raisons en apparence les plus acceptables. Il serait temps que la CNIL anticipe l'emballement du phénomène hors des frontières de la cybersécurité.
             - «Plus on est habitué à être observé, moins on est sensible aux atteintes à la vie privée» (A.Rouvroy)
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dimanche 20 décembre 2009

Caméras partout ?


-Souriez, vous êtes filmés

Londres est presque entièrement sous vidéo-surveillance.
Chaque londonien est filmé plusieurs centaines de fois dans une journée Les autorités de la ville ont constaté que c’était un échec : trop de données à enregistrer et à interpréter, trop d’informations à traiter pour des résultats dérisoires et beaucoup d’erreurs et de dérapages... Mais bonnes affaires pour les constructeurs
[L’appartement où George Orwell a écrit 1984 à la fin des années 1940, à Canonbury Square, dans le nord de Londres, est entouré de plus de 30 CCTV, dans un périmètre de 200 mètres. ]
Une idée : si on revenait aux remparts autrefois détruits pour filtrer les entrées des villes...
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-"...Les forces (politiques, économiques) qui déterminent l’orientation des technologies disposent d’un pouvoir immense qui échappe au contrôle démocratique. Cette dépolitisation est accentuée par l’érosion de l’attachement à la vie privée que les technologies provoquent (Internet, caméras de surveillance...). Plus on est habitué à être observé, et moins on est sensible aux atteintes à la vie privée. Les gens acceptent maintenant qu’une grande part de leur vie privée puisse faire l’objet d’une surveillance constante, allant jusqu’à exposer eux-mêmes leur vie intime sur Internet. Une question s’impose: arrive-t-on à une situation où, tant que les citoyens ne protestent pas, il ne faut pas freiner ces technologies? Faut-il les protéger sans, voire contre eux-mêmes? Cela nous oblige à repenser les rapports entre droit et technologie et, surtout, à affirmer la nécessité que ces enjeux éthiques, juridiques et politiques puissent être prises en compte dès le stade le plus précoce du design technologique..."
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«Plus on est habitué à être observé, moins on est sensible aux atteintes à la vie privée»-
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-La France, pays rance sous vidéo-surveillance - AgoraVox
-Souriez vous êtes filmés
-Souriez, vous êtes tracés
-Une liberté sous surveillance électronique
-Caméras de surveillance : tous voyeurs, tous délateurs
-Tous sous surveillance ?
-ERTA - Awareness:
"...L'IAO développe des technologies qui pourraient être grandement utiles entre autres au Department of Homeland Security, le ministère de la Sécurité intérieure nouvellement formé par le gouvernement Bush, et au FBI. Bien que développé par le Pentagone, la stratégie de Total Information Awareness (TIA) n'est pas réservée aux militaires, ni à un usage à l'étranger. Le site de l'IAO utilise d'ailleurs le mot « warfighters » plutôt que « soldiers », ce qui comprend les employés de forces policières, en particulier le FBI, qui sont engagés dans la « guerre contre le terrorisme ».____L'IAO se frotte à plusieurs lois sur la vie privée mais le Homeland Security Act, qui vient d'être ratifié par le Congrès, semble avoir retiré certaines barrières. De plus, il faut noter que le Cybersecurity Enhancement Act, permet aux autorités d'obtenir des informations au sujets d'utilisateurs d'internet conservées par leur fournisseur de services. Autre exemple, la section 215 du USA Patriot Act, qui oblige déjà les libraires et les bibliothécaires à fournir au FBI des renseignements sur les habitudes de lecture de leurs clients..."
-Souriez, vous êtes filmés, mais ça ne sert à rien!
-Vidéosurveillance : « l'Etat doit faire peur », aurait dit Hobbes
-Big Brother-Bernard Lavilliers-
-CNIL - Commission nationale de l'informatique et des libertés
-La vie privée, un problème de vieux cons?
-Vie privée et traçabilité
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-Souriez, vous êtes filmés
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Internet : dangers ?
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Antiterrorisme: banalisation dangereuse
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Patriot Act : Orwell à nos portes ?

mercredi 20 mars 2013

Féminisme de casting?

 _____Il y a eu Marie Olympe de Gouges, Simone de Beauvoir... et les  autres.
Malgré les luttes et les acquis, les femmes sont toujours discriminées, dans certains pays plus que dans d'autres. On constate même parfois çà et là de singulières régressions.
Serions-nous arrivés aujourd'hui au postféminisme, au féminisme d'un nouveau type, à un hyperféminisme, dont les armes sont désormais l'exhibition des seins, l'expression bruyante, quelques slogans tagués?
Femen:une troisième vague historique? Elles sont partout, sans crainte de refroidissement..
 Aux caméras citoyennes! Aujourd'hui, la téton-revendication...pour attirer  objectifs voyeurs et paparazzi en mal de unes croustillantes et colorées.
Elles le disent:
 On sait de quoi les médias ont besoin. Du sexe, des scandales, des agressions : il faut leur donner. Etre dans les journaux, c’est exister. C’est aussi notre seule protection face aux attaques, pendant les manifs. »
_Avec les médias, pas d’états d’âmes. C'est ce  que Marguerite, une militante, aime chez les Femen 
_« Le fait d’avoir montré mes seins deux fois pendant des actions, ça m’a permis de pouvoir parler à de nombreux journalistes et de pouvoir dire quel type d’oppression on subit. »
Mieux vaut dix caméras que 30 manifestants, assure Inna. D’ailleurs, pendant l’entraînement, elle scande aux filles, toujours en anglais : « On travaille avec les caméras. On partage notre message. »
___Elles sont arrivées de l'Est, ces nouvelles  amazones, au sextrêmisme discuté, envoyées au combat par le  milliardaire allemand Helmut Geie, notamment.
Une marque déposée, avec ses produits dérivés.
Un produit marketing, à .l'obsolescence programmée...
L'image est bien fabriquée, faite pour être  vue à la télé. Le mouvement  est financé: " par les activistes, par la vente de produits à l'effigie de Femen ainsi que par des donations de personnes privées comme le milliardaire allemand Helmut Geier (également connu comme DJ sous le pseudonyme DJ Hell), la femme d'affaires allemande Beate Schober (résidant en Ukraine et possédant une entreprise de relocalisation professionnelle), et l'homme d'affaires américain Jed Sunden (fondateur du groupe de presse ukrainien KP Media (en) comprenant le journal Kyiv Post"
____On est loin du féminisme militant, souvent discret et anonyme mais bien plus risqué de certaines tunisiennes ou égyptiennes, "c’est ces femmes qui ont défilé dans les rues du Caire, pas les Femen ! Et sur ces femmes-là, je vois peu de documentaires TV », ( sur Twitter, le 6 février dernier, la correspondante de France Inter en Egypte, Vanessa Descouraux.)
Un phénomnène en voie de disparition, remarque  Mona Chollet,
"Les Femen sont parfaitement adaptées à la société du spectacle: elles ne conçoivent pas de doctrine, elles n’élaborent pas de plan : elles produisent du show et des produits dérivés . Elles en sont récompensées. Mais cela ne peut durer qu’une seconde. Car, comme le dit George Steiner, pour gagner à ce jeu-là, tout doit être calculé pour avoir « un impact maximal et une obsolescence instantané ».
 L’impact maximal a été atteint. Vient maintenant l’obsolescence..."
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-Paru dans Agoravox

vendredi 15 décembre 2017

LA Chine avance...

...Ses pions numériques.
                    Brûlant les étapes à grande vitesse.
                                                                         Big brother de demain?
      Sur de nombreux plans, les avancées de la Chine en matière scientifique et technologique ne cessent de nous étonner. Son grand bond en avant en cours semble ne pas devoir connaître de limites. La Chine 4.0 est en route.
     Elle brûle les étapes dans de nombreux domaines, même dans les secteurs de pointe, comme la robotique.
    Mais même s'il y a lieu d'éviter la sino- admiration béate, voire la sino-lâtrie (sans tomber dans la sino-phobie) il y a lieu de s'interroger sur certaines applications en cours.
     Il est un point sur lequel des questions se posent avec une certaine inquiétude: celui du développement rapide des technologies basées sur la reconnaissance faciale, qui progressent à grande vitesse, en même temps que le déploiement rapide des caméras de surveillance presque omniprésentes.
         Presque partout, les personnes peuvent être suivies et reconnues, sans que pour l'instant personne ne semble s'interroger là-bas  sur les dangers de ce développement rapide et performant dans de nombreux lieux publics et qui n' a pas qu'un but utilitaire.
       Ce système performant, conçu pour assurer la sécurité des citoyens, a été déployé dans de nombreuses municipalités chinoises. D'ici 2020, près de 600 millions de caméras devraient être installées dans le pays. Certaines d'entre elles, dont le nombre reste secret, sont dotées d'outils de reconnaissance faciale et permettent d'associer une identité aux visages filmés. D'autres se contentent d'en identifier l'âge, le sexe ou certains traits physiques. 
     On peut facilement imaginer, étant donné la nature du régime, que ces nouveaux moyens sophistiqués peuvent être facilement utilisés pour le contrôle des personnes et des foules à des fins sociales et  politiques.
     Il y aura bientôt une caméra pour deux habitants. Difficile de passer entre les mailles de ce nouveau Big Brother.
         Le Wall StreetJournal a expliqué l’intention du régime chinois d’installer quelques 600 millions de caméras à reconnaissance faciale CCTV dans le pays – soit une pour trois personnes, alors qu’il en existe déjà 176 millions aujourd’hui. Le pays est aidé dans sa tâche par l’obligation pour tout citoyen de plus de 16 ans d’enregistrer auprès des autorités une photo d’identité. Une réalité un peu trop proche de la fiction…
       Nous voilà entrés dans un type de société où la surveillance généralisée tend à devenir la norme. Un monde que Orwell n'aurait même pas imaginé.
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«Plus on est habitué à être observé, moins on est sensible aux atteintes à la vie privée» (A.Rouvroy)
          - "Notre liberté est en permanence sous haute surveillance électronique. Les technologies informatiques ont permis d'augmenter ce que les spécialistes appellent notre "traçabilité". Nos activités, nos conversations, nos goûts et nos centres d'intérêts laissent des traces dans les multiples systèmes informatiques qui gèrent notre vie quotidienne. Toutes ces données sont collectées, centralisées et mémorisées par des organisations publiques ou privées qui peuvent connaitre à tout moment le "profil" de chaque individu._Fichiers informatiques, téléphones portables, internet, association de la carte de crédit et du code barre, réseau Echelon, voici les moyens par lesquels notre liberté est devenue très surveillée..._________________________

mercredi 6 janvier 2021

Vidéo-surveillance en question

 Fuite en avant

                 Après d'autres pays, la France, à vitesse "grand V", se lance dans l'installation galopante de caméras de surveillance, surtout dans l'espace urbain. Dans le cadre d'une législation défaillante, de façon parfois anarchique et à grand frais, aux dépens du contribuable. Certes, ce n'est pas la Chine et son système de reconnaissance faciale partout développé, en fonction d'un projet politique que l'on connaît, mais cette explosion de caméras tous azimuts pose de nombreux problèmes, pas seulement économiques. Même si on parle parfois par euphémisme de vidéo-protection.

         C'est ce qui était en débat hier soir sur les antennes de France 5, qui mit assez bien en évidence un certains nombre d'excès et de mythes: la course à la sécurité absolue est un mythe par le recours sans frein à cette technologie, les coûts montent en flèche, et surtout le bénéfice attendu est discutable, jamais vraiment établi de manière claire, soumis à caution et toujours en dehors d'une législation défaillante. Seuls les édiles locales décident, parfois sous la pression d'une opinion qui pensent être ainsi à l'abri de toutes délinquances possibles.     Mais quel type de délinquance? Le vol à la tire bien repérable dans la rue ou celle qui se fait à plus grande échelle et bien plus importante, à l'abri des regards des opérateurs, l'oeil sur les écrans? L'élucidation de problèmes policiers ne serait que de 3% par leur biais.  Une efficacité en question, une législation ou réglementation défaillantes, quand elles existent, une vie privée parfois menacée d'intrusion...Il serait temps de mettre un ordre législatif dans une pratique qui s'emballe, qui fait les affaires de compagnies privées, qui incitent à la vente, sans parler de l'aspect éthique que soulève cette pratique. Des caméras "partout" (rêve orwellien impossible), voilà un fantasme dont il faut se débarrasser.     ___________________

vendredi 1 juillet 2022

Un tour viral

C'est inédit...     

Un business qui roule

              Quand le Tour ressemblait à un tour.... Toujours plus vite!...Plus dure sera la chute!                                                                     Au rendez-vous annuel incontournable sur les routes de France, ce ne sont pas les coureurs qui posent problème, mais le système qui les conditionne et les formate. Le tour n'est plus ce qu'il était. D' "artisanal" il n'y a pas si longrtemps, il s'est "marchandisé". ce qui n'est pas sans conséquences sur le déroulement des épreuves et le comportement des coureurs.      C'est devenu le tour des marques et non plus des pays; l'emprise commerciale est totale. La pub est sur les maillots.  Les sponsors font partie du jeu et imposent leurs conditions, pas seulement matérielles. Dans Le vélo, G.Lambert avait déjà montré les prémisses de cette évolution.                                                                                               Certes, ce n'est plus la folle époque de Armstrong, ni même de Froome et de l' équipe Sky mais la logique n'a pas changé. Il faut aller vite, toujours plus vite dans le temps imparti par les exigences télévisuelles. Show must go on. Les marques doivent se démarquer. Plein feu sur Michelin ou Cochonou. Une logique ultra-compétitive où les écarts de réduisent toujours plus et où il faut frénétiquement se "placer" et jouer du guidon. Au risques de chutes de plus en plus nombreuses.   Madiot pointe le problème, mais pas les causes quand il dit:« Moi, ce soir, je n’ai pas envie que mon gamin soit coureur cycliste professionnel. On ne peut pas continuer comme ça. Ce n’est plus du vélo, là. Il faut qu’on change. Si on ne le fait pas, un jour on va avoir des morts. Ce n’est pas digne de notre sport. »

                Il fut un temps où le Tour enthousiasmait, où l'on ne se déplaçait pas pour voir des robococks serrés comme des harengs, filant à 50 km à l'heure, caméras partout, attendant la prochaine chute, guettant la demi-seconde qui fera la différence...
    Avec Albert Londres, Antoine Blondin et après...Quand le Tour ressemblait à un tour, non à un produit commercial.
     Aujourd'hui, le Tour est fatigué. C'était quand même mieux moins pire avant...
           Le Tour est cadenassé (capteurs de puissance, oreillettes et divers produits de plus en plus indétectables...qui faussent les données et la spontanéité, etc...)
    Une déjà vieille histoire...
 On peut être journaliste, même philosophe ou être un simple amoureux du vélo, sans partager les excès et les dérives d'une aventure qui est loin de celle de naguère, par exemple, celle de Bartali, Robic, Geminiani, etc...
      Le cyclisme a changé. C'était quand même mieux moins pire avant.
             [On annonce que Jupiter fera une étape de montagne. Il s'y prépare...Non pour rehausser un sport qui s'est depuis longtemps déconsidéré, comme d'autres, mais...pour se montrer. Il y a tant de caméras...]
                     Malgré tout, le vélo (le vrai) ira loin...Certains ont plus d'un tour.
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Assiste-t-on à un cycle infernal?
        On parle bien d' "enfer du Nord" pour une épreuve plus modeste, plus chaotique. Evoquer les symptômes et les dérives ne suffit pas.            
"...Le Tour de France n'est plus ce qu'il était. Il fut d'abord cette captivante dramaturgie populaire dans laquelle les spectateurs aimaient à vibrer pour leurs héros : le bon, la brute ou le truand. Les tréteaux du "pauvre" en quelque sorte : Anquetil, la bombe profilée, Poulidor, l'éternel second tenace mais sans roublardise, Bahamontes, l'aigle fulgurant des montagnes, sans compter le géant polyvalent, Fausto Coppi. Bref, le sport faisait rêver les foules. Le capitalisme a transformé tout ce petit théâtre de l'émotion populaire en une vaste entreprise qui tourne à pleins gaz.   La marchandisation du monde n'a pas épargné le sport. Règne du plus fort, culte de la performance épuisant jusqu'à la mort des sportifs obstinément dopés, transformant des hommes certes doués en androïdes futuristes, aspirant foules, capitaux en une spirale avide. "Plus vite, plus haut, plus fort", la juste devise olympique a dégénéré en pitoyable slogan d'entreprise. Robert Redeker, pamphlétaire mordant, a mille fois raison. Le Tour de France, jadis instructive leçon d'histoire pour tous, de géographie itinérante et de morale républicaine, est devenu une plate "leçon de choses" : le bréviaire désenchanté de l'économisme de notre temps...."       On mérite mieux!_________

mercredi 30 juin 2021

A qui le Tour?

Un business qui roule

               Toujours plus vite!...Plus dure sera la chute!                                                                     Au rendez-vous annuel incontournable sur les routes de France, ce ne sont pas les coureurs qui posent problème, mais le système qui les conditionne et les formate. Le tour n'est plus ce qu'il était. D' "artisanal" il n'y a pas si longrtemps, il s'est "marchandisé". ce qui n'est pas sans conséquences sur le déroulement des épreuves et le comportement des coureurs.      C'est devenu le tour des marques et non plus des pays; l'emprise commerciale est totale. La pub est sur les maillots.  Les sponsors font partie du jeu et imposent leurs conditions, pas seulement matérielles. Dans Le vélo, G.Lambert avait déjà montré les prémisses de cette évolution.                                                                                               Certes, ce n'est plus la folle époque de Armstrong, ni même de Froome et de l' équipe Sky mais la logique n'a pas changé. Il faut aller vite, toujours plus vite dans le temps imparti par les exigences télévisuelles. Show must go on. Les marques doivent se démarquer. Plein feu sur Michelin ou Cochonou. Une logique ultra-compétitive où les écarts de réduisent toujours plus et où il faut frénétiquement se "placer" et jouer du guidon. Au risques de chutes de plus en plus nombreuses.   Madiot pointe le problème, mais pas les causes quand il dit:« Moi, ce soir, je n’ai pas envie que mon gamin soit coureur cycliste professionnel. On ne peut pas continuer comme ça. Ce n’est plus du vélo, là. Il faut qu’on change. Si on ne le fait pas, un jour on va avoir des morts. Ce n’est pas digne de notre sport. »

                Il fut un temps où le Tour enthousiasmait, où l'on ne se déplaçait pas pour voir des robococks serrés comme des harengs, filant à 50 km à l'heure, caméras partout, attendant la prochaine chute, guettant la demi-seconde qui fera la différence...
    Avec Albert Londres, Antoine Blondin et après...Quand le Tour ressemblait à un tour, non à un produit commercial.
     Aujourd'hui, le Tour est fatigué. C'était quand même mieux moins pire avant...
           Le Tour est cadenassé (capteurs de puissance, oreillettes et divers produits de plus en plus indétectables...qui faussent les données et la spontanéité, etc...)
    Une déjà vieille histoire...
 On peut être journaliste, même philosophe ou être un simple amoureux du vélo, sans partager les excès et les dérives d'une aventure qui est loin de celle de naguère, par exemple, celle de Bartali, Robic, Geminiani, etc...
      Le cyclisme a changé. C'était quand même mieux moins pire avant.
             [On annonce que Jupiter fera une étape de montagne. Il s'y prépare...Non pour rehausser un sport qui s'est depuis longtemps déconsidéré, comme d'autres, mais...pour se montrer. Il y a tant de caméras...]
                     Malgré tout, le vélo (le vrai) ira loin...Certains ont plus d'un tour.
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Assiste-t-on à un cycle infernal?
        On parle bien d' "enfer du Nord" pour une épreuve plus modeste, plus chaotique. Evoquer les symptômes et les dérives ne suffit pas.            
"...Le Tour de France n'est plus ce qu'il était. Il fut d'abord cette captivante dramaturgie populaire dans laquelle les spectateurs aimaient à vibrer pour leurs héros : le bon, la brute ou le truand. Les tréteaux du "pauvre" en quelque sorte : Anquetil, la bombe profilée, Poulidor, l'éternel second tenace mais sans roublardise, Bahamontes, l'aigle fulgurant des montagnes, sans compter le géant polyvalent, Fausto Coppi. Bref, le sport faisait rêver les foules. Le capitalisme a transformé tout ce petit théâtre de l'émotion populaire en une vaste entreprise qui tourne à pleins gaz.   La marchandisation du monde n'a pas épargné le sport. Règne du plus fort, culte de la performance épuisant jusqu'à la mort des sportifs obstinément dopés, transformant des hommes certes doués en androïdes futuristes, aspirant foules, capitaux en une spirale avide. "Plus vite, plus haut, plus fort", la juste devise olympique a dégénéré en pitoyable slogan d'entreprise. Robert Redeker, pamphlétaire mordant, a mille fois raison. Le Tour de France, jadis instructive leçon d'histoire pour tous, de géographie itinérante et de morale républicaine, est devenu une plate "leçon de choses" : le bréviaire désenchanté de l'économisme de notre temps...."       On mérite mieux!_________