Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête palestine genève. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête palestine genève. Trier par date Afficher tous les articles

mercredi 28 décembre 2016

Israël/Palestine: un grand pas...

....Sur place                                                                  [Petit tour de presse]
                 Netanyahou: c'est לא à l'ONU,
                                                                              F... à Obama et m.... à la France
                                                                          Une fois de plus.
                  On pouvait s'y attendre. Avec l'équipe au pouvoir à Tel Aviv.
   _    " Comment pourrions-nous rendre les territoires occupés ? Il n'y a personne à qui les rendre »
    _ « Il n'y a jamais rien eu de tel puisque les Palestiniens n'ont jamais existé » disait déjà Golda Maier Premier Ministre Israélien, 15 juin 1969
      _ « C'est le devoir des leaders israéliens d'expliquer à l'opinion publique, clairement et courageusement, un certain nombre de faits qui sont oubliés avec le temps. Le premier de ces faits est qu'il n'y a pas de sionisme, colonisation ou Etat juif sans l'éviction des Arabes et l'expropriation de leurs terres » annonce le Jerusalem Post, organe du Likoud.
  Voilà qui a le mérite d'être clair.
               Tout le reste n'est que broderie.
     Donc Obama serait en guerre contre les Juifs pour le Jerusalem Post. Rien que ça! Malgré le soutien traditionnel et indéfectible, les fonds régulièrement versés, l'appui fidèle avec quelques ratés, une critique à géométrie variable...sans portée. sur le fond. Une bonne conscience morale.
      L'abstention volontaire d'Obama n'a pu être digérée par les inconditionnels du Grand Israël
 La France, c'est la nouvelle affaire Dreyfus. Il faut la quitter! Liberman fait dans la nuance...
      Juste pour une velléité de sommet à Paris, dont on connaissait d'avance le résultat.
    Avis non partagé par Haaretz, encore moins par l'Association France Palestine Solidarité:  : « Israël semble sombrer dans la folie ", dit I.Amro.  Ou plutôt ses dirigeants actuels, qui en rajoutent un peu à chaque critique, même minime, mélangeant sciemment antisémitisme et critique légitime d'une politique en cours. Une paranoïa fondée sur la peur et l'obstination, mais qui mène à l'impasse, voire pire.
             Le Conseil de sécurité de l’ONU adopte donc une résolution condamnant la colonisation israélienne.
     A Tel Aviv on n'en a cure. A Jérusalem-Est: Israël va construire 900 logements de colons:
La question palestinienne redevient brûlante:: "C'est l'aboutissement de huit années de frictions, de tensions, voire de défiance ouverte, comme ce discours que Benyamin Netanyahou est allé prononcer devant le Congrès américain en 2015, dans le dos d'Obama, dans le vain espoir d'empêcher l'accord nucléaire avec l'Iran, farouchement combattu par l'Etat hébreu.
Cela n'a pas empêché les Etats-Unis de rester l'allié numéro un d'Israël, symbolisé par l'accord conclu à l'automne dernier, qui garantit 38 milliards de dollars d'aide militaire américaine à Israël pour les dix prochaines années, soit 20% de plus que pour la période précédente.
Mais dans le même temps, Barack Obama, qui pouvait espérer à son arrivée à la Maison-Blanche être le président de la paix entre Israël et la Palestine sur la base de deux États, s'est heurté à l'obstruction permanente de Netanyahou. Avec un sujet de blocage majeur : les colonies juives de Cisjordanie et de Jérusalem-Est, l'objet même de la résolution 2.334 - et déjà celui de la résolution 242 de… 1967 -, qui ne cessent de grandir et abritent désormais plus d’un demi-million de personnes (370.000 en Cisjordanie, 200.000 à Jérusalem-Est). En 2010, Israël avait même annoncé la construction de 1.600 logements supplémentaires dans les colonies de Jérusalem-Est en pleine visite du vice-Président américain Joe Biden, un camouflet très mal vécu à la Maison-Blanche.
          Une colonisation qui suit son chemin, quelles que soient les critiques externes et internes:
     "En 2008, le nombre de colons en Cisjordanie approchait les 300.000 selon la Foundation for Middle East Peace et l'organisation de défense des droits de l'Homme B'Tselem. Cette dernière chiffre à 184.700 le nombre de colons à Jérusalem-Est au 31 décembre 2008, soit un total de 475.400 pour la Cisjordanie et Jérusalem-Est. Rappelons que la population israélienne est de 7,3 millions et qu'en 2005, la population palestinienne de Cisjordanie était estimée à 2,3 millions d'habitants.
En juillet 2010, un rapport de B'Tselem, s'appuyant sur des sources gouvernementales, révélait que le demi-million de colons occupe 42% du territoire de la Cisjordanie dans 121 colonies, une centaine de colonies "sauvages" (outposts), et les 12 faubourgs annexés par la municipalité de Jérusalem avec l'aide du gouvernement.
Les méthodes. Le rapport de B'Tselem décrit les mécanismes par lesquels l'Etat a peu à peu étendu son contrôle en Cisjordanie: les principales méthodes sont la réquisition de certaines zones au nom des "besoins militaires", leur classement en "terres d'Etat" ou l'expropriation pour "besoins publics". Cette politique de colonisation systématique a été officiellement encouragée par des incitations financières et des avantages accordés aux colons encouragés à franchir la "ligne verte". La plupart des colonies profitent du statut de "zones de priorité nationale" qui leur donne droit à des aides au logement et à l'éducation.
Leur statut. Selon la Convention de Genève, les colonies de peuplement sont illégales: l'article 49 précise que "la Puissance occupante ne pourra procéder à la déportation ou au transfert d'une partie de sa population civile dans le territoire occupé par elle".
Pour la communauté internationale, ces colonies qui constituent un fait accompli sont donc illégales.
Dans le cadre des accords d'Oslo, la question des colonies, écartée des négociations pour la période intérimaire, est reportée aux négociations finales.
Le moratoire sur la colonisation. Après plusieurs semaines de pression des Américains, Israël a proposé, en novembre 2009, un gel partiel de dix mois sur la colonisation, non sans avoir autorisé, deux mois plus tôt, la construction de plusieurs centaines de nouveaux logements. La proposition ne touchait pas les permis de construire déjà délivrés, qui représentent environ 3 000 logements, et excluait Jérusalem-Est. c'est cette période qui arrive à terme.
La position américaine. L'arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche a suscité l'espoir du camp de la Paix, avec la nomination, deux jours après son investiture, deGeorge Mitchell comme émissaire spécial pour le Proche-Orient et le discours du Caire invitant à un "nouveau départ" entre l'Amérique et le monde arabo-musulman. L'administration Obama presse Israël de geler les colonies afin de restaurer la crédibilité américaine sur ce dossier. Mais en novembre 2009, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, en visite à Jérusalem, fait volte-face. Alors que les Palestiniens considèrent qu'un gel total de la colonisation doit précéder la reprise des pourparlers de paix, elle estime que l'arrêt de la construction "n'a jamais été une précondition".
Interrogée le 19 septembre pour savoir si elle pensait que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu prolongerait ce moratoire de dix mois au-delà du 26 septembre, Hillary Clinton a répondu: "C'est certainement ce que nous espérons."
Devant l'Assemblée générale des Nations Unies, le 23 septembre, Barack Obama a rappelé que le moratoire "devrait être prolongé". "
        C'est la  dénégation permanente face à la  réalité
               La remise en question de ce volontarisme expansionniste devient de plus en plus difficile.[*]
                       Ce fut un effet calculé:
    "..Plus les années passent, plus la colonisation entamée en 1967 et fortement encouragée depuis Menahem Begin et la percée du courant nationaliste en 1977, devient une réalité lourde du paysage israélien...Quelque 300 000 colons vivent en Cisjordanie, c'est énorme. Une spirale de la colonisation s'est renforcée au fil des ans, avec de forts soutiens politiques et financiers, y compris à l'égard d'implantations jugées illégales au regard du droit interne israélien mais largement tolérées par l'État. Rappelons par ailleurs qu'aucune colonie n'est légale du point de vue du droit international.
     Plus les colonies sont imposantes, plus la réversibilité politique est une décision difficile, presque impossible à prendre. Et plus la viabilité d'un État palestinien devient aléatoire. L'implantation des colons crée d'ailleurs une réalité dont les plans de règlement tiennent compte : si un partage territorial avec les Palestiniens se fait, environ 220 000 colons, ceux des "blocs de colonies", seraient vraisemblablement rattachés à Israël. »"
              Une impunité qui perdure.
      La résolution 2334 Saluée par les dirigeants palestiniens comme « une victoire du droit international » et dénoncée par les responsables israéliens comme « honteuse », voire « antisémite », la résolution 2334, adoptée vendredi 23 décembre par le Conseil de sécurité des Nations unies, ne mérite en réalité ni cet excès d’honneur ni cette indignité. Elle sera pourtant tenue pour historique, aussi bien en raison de son contenu que des conditions dans lesquelles elle a été adoptée.
Plus de 35 ans après la résolution 465 de mars 1980, qui dénonçait – déjà – l’extension des colonies israéliennes, jugées illégales, le texte qui vient d’être adopté affirme que l’établissement de colonies israéliennes des territoires occupés « constitue une violation flagrante du droit international et un obstacle majeur à la mise en œuvre de la solution à deux États et à l’instauration d’une paix totale, juste et durable ». Il demande en conséquence à Israël de « cesser immédiatement et complètement toute activité de colonisation dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est et de respecter toutes ses obligations légales dans ce domaine »
       " La raison de cet échec est simple : les forces politiques actuellement au pouvoir en Israël sont celles-là même qui ont tout fait pour détruire le processus d'Oslo.
  En aucun cas elles ne veulent d'un Etat palestinien. Faut-il rappeler  les positions maintes fois exprimées par Avigdor Liberman qui prône le transfert des Arabes d'Israël, ou par Naftali Bennet qui veut annexer la zone C, celle qui couvre les deux tiers de la Cisjordanie ?"
     On continue à jouer avec le feu:
          L'enlisement est total, tant est grande  la détermination de la droite extrême de Tel-Aviv, malgré l'humiliation affichée, la fureur.irrationnelle d'un Liberman, par exemple. (*)
    Les ultimes  silences désapprobateurs d'Obama: qui a maintes fois louvoyé sur le sujet, n'y changeront rien. L'aide financière annuelle ne sera pas entamée.
    Et qui sauvera le pays de l'impasse dans laquelle elle est engagée depuis la mort de Rabinn, impasse toujours déplorée par une gauche israëlienne qui voit un peut plus loin que les petits calculs de la  Knesset?
  La dernière résolution de l'ONU à l'encontre de Nétanyahou, contre la colonisation des territoires palestiniens: une opération  en cours depuis....des décennies.
                     Ce ne sera jamais que la Nième résolution non respectées par Israël.
     Obama est en colère...mais pas trop. Tel Aviv tient Washington, qui a trop besoin de cette implantation. L'Aipac tient le Congrès. La boucle est bouclée.
    Sauver Israël de sa droite extrême va demander encore du temps... si le point de non retour n'est pas déjà atteint.
   Et les sanctions contre cet État? se demandent certains.
________________________
* Sans crainte de la caricature:
        "La France est même doublement décriée par Israël, puisqu'elle a voté vendredi en faveur de la résolution de l'ONU demandant à Israël la fin de la colonisation des Territoires palestiniens occupés. L'ambassadrice de France avait ainsi été convoquée au ministère israélien des Affaires étrangères après ce vote, comme la plupart des représentants des pays ayant voté la résolution.
 Avigdor Lieberman, ultranationaliste réputé pour ses propos populistes, n'a d'ailleurs pas hésité à appeler les juifs de France à s'installer en Israël, la "seule réponse à ce complot" qu'est la conférence de Paris.
   Evoquant les attentats contre des cibles juives en France ces dernières années et la hausse des actes antisémites, le ministre s'est adressé aux juifs de France :
"Si vous voulez rester juifs et que vos enfants et petits-enfants restent juifs, vous devez quitter la France et venir vous installer en Israël."
  "Ce n'est pas votre pays, ce n'est pas votre terre, quittez la France et venez en Israël", a martelé Avigdor Lieberman, un fervent partisan de la colonisation qui vit lui-même dans une colonie de Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967.
Près de 5.000 juifs de France ont immigré en Israël en 2016, soit une baisse de plus de 30% par rapport à l'an dernier. En 2014 et 2015, les juifs de France avaient fourni les plus gros contingents de l'immigration juive vers Israël, avec respectivement 7.200 et 7.800 immigrants, probablement convaincus, en partie au moins, par la rhétorique (lancinante et répétitive...) du Premier ministre israélien et de son ministre."
 *           Rappel utile: "Bien avant la création de l’Etat d’Israël, l’OLP, l’Etat islamique ou le Hamas, alors que le mouvement sioniste était encore en gestation, avant le premier congrès sioniste de 1897, un des penseurs les plus respectés de la pensée sioniste Ahad Ha’Am fit un voyage en Palestine Ottomane en 1891. A son retour, il écrivit un article qui s’intitulait « Vérité sur la Palestine » à l’intérieur duquel il mettait en garde les premiers promoteurs du Sionisme : « … les Arabes, comme tous les sémites, possèdent une vive intelligence et une grande astuce. Ils ne se laissent pas tromper par nos activités dans le pays et ils ont compris nos intentions, mais ils gardent le silence, car pour le moment ils n’y voient aucun danger pour leur avenir. Mais lorsque la vie de notre peuple en Palestine se développera au point que le peuple indigène s’en sente menacé, il ne cèdera pas si facilement. Avec quelle prudence devons-nous traiter avec un peuple étranger au sein duquel nous voulons nous installer ! Combien est-il important que nous fassions preuve de bienveillance et d’estime à son égard ! …. Si l’Arabe considère jamais l’action de ses rivaux comme une oppression ou une spoliation des ses droits, alors, même s’il est silencieux et qu’il attend son heure, la rage restera vivante dans son cœur. »"
*   La Déclaration Balfour contenant une promesse passée presque inaperçue:: "Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays."
__________
- L'arbre qui cache la forêt
- Le futur est déjà là
____________________________________

mercredi 9 décembre 2009

L'olivier, le colon et le palestinien


Quand l'arbre de paix devient l'enjeu d'un conflit pour la terre

"La récolte des olives, traditionnellement festive dans les Territoires, est, depuis la deuxième Intifada, l’occasion d’incidents avec les colons qui tentent d’intimider les agriculteurs. Cette année, les Palestiniens disent s’attendre au pire en raison des pressions des Etats-Unis, réclamant un gel total de la colonisation, ce qui a exacerbé l’hostilité des Israéliens implantés en Cisjordanie." (D.M.)

-"Vandaliser les oliviers (ailleurs les amandiers et les citronniers) ou les voler, c'est une manière de forcer les Palestiniens à quitter les lieux. Ceux qui cultivent les oliviers sont parmi les plus pauvres de la société palestinienne. Lorsqu'une terre est de facto abandonnée pendant plusieurs années, elle devient "terre d'Etat", et souvent les colons s'y installent."(Le Monde)

-L'olivier, moyen de survie-
_________________





La guerre des oliviers:
"Branches sciées, arbres brûlés, récoltes volées. Autrefois festive, la récolte des olives est devenue depuis plusieurs années synonyme de violence en Cisjordanie.«
La nuit du Yom Kippour, 25 colons sont descendus du village de Yitzhar et ont coupé les branches de 97 de mes oliviers, après avoir essayé de les brûler », raconte Abed Al- Muhainin, un fermier palestinien du village de Burin, à une dizaine de kilomètres au sud de Naplouse. Dans le champ d’à côté, c’est la récolte de 115 arbres qui a été volée, rapporte un voisin. À Yanoun, un peu plus à l’est, Walid, un fermier palestinien, témoigne : « Il y a plusieurs années, les habitants de la colonie voisine ont coupé les troncs de plus de 200 arbres. Un jour, ils ont tiré sur mon oncle, une balle dans la jambe, juste parce qu’il cueillait des olives sur son terrain, trop proche de la colonie. »______La colonie d’Itamar, fondée en 1984 par un groupe de juifs orthodoxes, s’est établie à quelques centaines de mètres du village palestinien de Yanoun. « Nous sommes venus ici pour faire revivre la terre de nos ancêtres, qui a toujours été la nôtre », peut-on lire sur leur site Internet. Entamée dans les années 1970, l’implantation de colonies israéliennes est considérée comme contraire à la Convention de Genève par une partie de la communauté internationale, l’ONU et la Cour internationale de justice. Israël ne considère cependant pas la Cisjordanie comme un territoire occupé, et ses motivations pour y construire des colonies sont variées : terres données par Dieu pour certains, territoires historiques pour les autres, les colonies sont également considérées comme des avantpostes de lutte contre la menace terroriste.________________Récolte à risque:Depuis le début des années 2000, de nombreuses associations israéliennes, comme Rabbis for Human Rights ou encore Association for Civil Rights in Israel, dénoncent les abus et la violence de la part des colons, au moment de la récolte des olives, période clé pour l’économie des villages palestiniens. Selon la police israélienne, une moyenne de plus de 500 accidents de ce type est enregistrée annuellement en Cisjordanie. Seule une partie des 121 colonies israéliennes est concernée par ces accusations, qui mettent en cause une frange extrémiste de leurs habitants.Selon Vera Reider, membre de Coalition of Women for Peace en Israël, ces terres sont convoitées pour assurer l’extension des colonies israéliennes. Les colons les revendiquent en tant que zones de sécurité, mises en place autour des colonies durant la seconde Intifada (2000-2006) à la suite de la mort de plusieurs dizaines de civils israéliens en Cisjordanie._____ Abandon des terres:Depuis les accords d’Oslo de 1993, l’armée israélienne assure le contrôle des terres en bordure des colonies. « Chaque année, nous devons demander un permis à l’armée pour récolter nos olives dans ces zones. Il nous faudrait 13 jours pour la récolte, mais nous n’y avons accès que 3 jours. Ensuite, les colons viennent ramasser le reste », raconte Walid.Selon l’organisation israélienne B’Tselem, ces permis délivrés au compte-gouttes contribuent, avec les actions violentes de certains colons, à un abandon forcé des terres par les Palestiniens. « Les paysans n’ont accès à certaines zones que trois jours par an. Ils ne peuvent travailler la terre ou élaguer les arbres, qui deviennent alors malades », témoigne Maggie Foyart, de l’ONG anglaise Zaytoun. Les récoltes deviennent alors moins bonnes, ce qui entraîne un manque à gagner pour les familles. Selon Vera Reider, les terres seront abandonnées et éventuellement annexées au bout de quelques années."

-Cisjordanie : la guerre sans trêve des oliviers
-En Cisjordanie, les champs d'oliviers palestiniens, cibles des colons radicaux
-Cueillette des olives en Cisjordanie -CICR
-Les colons, tabou de la politique israélienne
-Colons, armée et police entravent la cueillete des olives
-Le Premier ministre palestinien soutient les cueilleurs d'olives
________________

Le symbole fort de l'olivier:________Les civilisations qui ont successivement peuplé les bords de la Méditerranée ont toujours incorporé l’olivier au sein de leur société. Cet arbre légendaire a accompagné l’humanité pendant son évolution. Il procura des ressources pour la vie quotidienne, puis il s'intégra profondément dans la société en tant que donnée culturelle. Les symboles représentés par cet arbre permettent de mesurer l’impact culturel fondamental de l’olivier sur l'humanité. Selon les civilisations et l'époque, le symbole de l'olivier est interprété différemment. Cela dit, les notions de paix et de prospérité se dégagent parmi tant d’autres comme symboles récurrents de l'olivier._________De nombreuses civilisations depuis la Grèce Antique ont incorporé des symboles qui se rattachent à l’olivier. L’arbre est entré dans une dimension universelle, alors qu’il est rattaché à des spécifications régionales fortes._______Dans la Grèce Antique: L’olivier entre dans la mythologie Grecque lorsque Athéna, déesse de la Sagesse, affronte Poséidon pour la possession de l'Attique ( Athènes aujourd’hui). Zeus, en tant que médiateur, propose à Poséidon et Athéna de choisir une offrande à l'Acropole. Celui qui proposera l’offrande la plus utile au peuple sera déterminé vainqueur. Poséidon choisit d'offrir une source d'eau salée tandis qu'Athéna propose un olivier. Zeus choisit l'olivier comme offrande qui sera la plus utile au peuple, scellant la victoire d’Athéna. Cet épisode mythologique introduit pour l’olivier les symboliques de victoire, paix et richesse.Les représentations des divinités étaient sculptées dans le bois d'olivier.Les vainqueurs des Jeux Olympiques étaient récompensés avec des branches d'olivier et des jarres d'huile d'olive, en plus de la couronne de laurier.Homère utilise à de nombreuses reprises l'olivier dans ses récits de l'Iliade et l'Odyssée. Par exemple, la massue d'Hercule est taillée dans cet arbre, ainsi que le pieu qu'utilise Ulysse pour vaincre le Cyclope.La symbolique de fidélité s’ajoute aux autres car Ulysse et Pénélope dorment dans un lit en bois d'olivier. Puisque Pénélope patienta fidèlement pendant les 20 années d'absence d'Ulysse, le lit en bois d’olivier symbolise la fidélité.Pour les Grecs, les symboliques principales en rapport avec l'olivier comprennent force et sagesse, longévité et espérance, victoire et gloire, richesse et abondance, mais aussi fidélité.___________L'olivier de Platon: Dans les jardins de l'école Académos d'Athènes, en 400 av. J.C., durant les chaudes journées, c'est à l'ombre d'un olivier que Platon enseignait la philosophie à ses disciples. L'arbre de Platon devint un lieu de culte, puis disparu avec la destruction de l'école lors d'une guerre. En 1931, des fouilles mirent à jour les vestiges de l'arbre de Platon, qui fait désormais partie des vestiges les plus importants du patrimoine de la Grèce Antique._______De la Rome antique à l'Italie moderne:Minerve est l'équivalent d'Athéna dans la mythologie romaine. L’épisode de l’affrontement entre Minerve et Neptune pour les terres de l’actuelle Athènes est similaire à son équivalent dans la mythologie Grecque. Entre la version Grecque et Romaine, les noms des divinités et certains détails changent. Cependant, la substance de l’histoire et la symbolique sont similaires entre les deux versions. L’olivier est un attribut de Minerve, symbole de victoire et de paix. Lors des fêtes annuelles de Minerve, le vainqueur de la grande course à pied était récompensé symboliquement par une couronne de rameaux d'olivier et une jarre d'huile d'olive.L'olivier est un pilier de la trilogie de base qui comporte le blé, la vigne et l’olivier. Ce sont des symboles de santé et de prospérité pour les légionnaires romains qui plantaient du blé, des vignes et des oliviers durant leurs conquêtes. Après la victoire, les soldats portaient des branches de l'arbre de Minerve afin de symboliser le retour de la paix.L'arbre éternel survécu à la chute de l'empire romain, intégrant profondément la culture italienne. C'est au XVIIIe siècle qu'on note l'apogée du commerce de l'huile d'olive car l’Italie devient un exportateur majeur. Les oliveraies se développent sur le territoire italien jusqu'au XIXe siècle. L'olivier est toujours un élément culturel fort et une donnée commerciale notable pour le pays.______Dans la Bible:L’olivier est souvent cité dans la Bible. L’épisode le plus connu concerne le rameau d'olivier que la colombe de Noé tient dans son bec, marquant la fin du déluge et symbolisant le pardon de Dieu et la paix.Par ailleurs, dans la nuit qui précéda son arrestation, Jésus choisit le Mont des Oliviers pour se recueillir et prier. Le sacrifice est ainsi une notion symbolique de l’olivier.C’est un olivier, accompagné d'un cyprès et d'un cèdre, qui surgit des cendres d'Adam.Après sa vision de l'échelle céleste, Jacob enduisit d'huile d'olive la pierre de Beth-El.Les notions symboliques de l’olivier dans la religion chrétienne sont la paix, la réconciliation, la bénédiction et le sacrifice._____Une présence universelle:L'onction à l'huile d'olive, dans une fonction sacralisante, est souvent utilisée dans les rites de diverses religions, dont le catholicisme et le judaïsme.Dans le Coran, l'olivier est un arbre béni, symbole de l'homme universel. Il est l'axe du monde, mais aussi, associé au figuier, il tient le rôle d'arbre sacré du Paradis. L'huile d'olive est la divine source de lumière, servant de guide aux hommes.Au Japon, c'est l'arbre de l'amabilité et de la victoire morale, mais aussi de la réussite professionnelle. Tandis qu'en Chine il joue un rôle protecteur contre le poison.Le rituel de Franc-maçonnerie comporte également des références à l'olivier. Par exemple le bâton que tient l'officier dont le rôle est de porter les messages comporte un embout orné d'une colombe qui tient un rameau d'olivier dans son bec. Lors d’une consécration de loge, le rituel implique l'huile d'olive, avec le blé et le vin.L’olivier symbolise la paix universelle au travers du drapeau de l’ONU qui représente le monde entouré d'une couronne de rameaux d'olivier.__Olivier européen - Wikipédia__

______________

-Palestine en morceaux
-La Palestine maintenant?
-D'un mur aux autres
-Palestine: histoire(tragique) d'eau
-Etat palestinien compromis?
-Israël: pacifisme en recul---Palestine:impuissance verbale---Israël - Palestine : enlisement-Palestine: silences d'Obama
______________________
Article repris dans Agoravox-Quand l'arbre de la paix devient l'enjeu d'un conflit pour la terre - AgoraVox l

mercredi 21 janvier 2009

Gaza : droit de la guerre ?


-"A part quelques pépins, l'opération militaire s'est bien déroulée..."(Avi Pazner -porte-parole du gouvernement israëlien)

-" Nous, organisations de paix de femmes appartenant un large spectre d'opinions politiques, exigeons la fin des bombardements et autres instruments de mort, et appelons au commencement immédiat de délibérations pour parler de paix et ne pas faire la guerre." (Femmes israëliennes)

-"Les frappes aériennes sur la Bande de Gaza constituent des violations graves et monstrueuses de la loi humanitaire internationale telle que définie par les Conventions de Genève tant pour ce qui est des obligations de la Puissance Occupante que des exigences des lois de la guerre.Ces violations incluent :La punition collective - la totalité des 1,5 million de personnes qui vivent dans la Bande de Gaza surpeuplée sont punies pour les actions faites par quelques militants.Cibler la population civile- les frappes aériennes étaient dirigées vers des zones civiles dans l’une des zones les plus densément peuplées de la terre, en tout cas, la zone la plus densément peuplée du Moyen Orient.Réponse militaire disproportionnée- les frappes aériennes ont non seulement détruit tout poste de police ou des forces de sécurité du gouvernement élu de Gaza, elles ont en outre tué ou blessé des centaines de civils ; une frappe au moins aurait touché des groupes d’étudiants tentant de trouver un moyen de transport pour rentrer de l’université à leur domicile.... (Miguel d'Escoto)
________________________________________

Dans les décombres de Gaza, les civils demandent des comptes:
"Partout, des façades éventrées, des maisons rasées, des écoles brûlées, des routes défoncées, des champs labourés par les blindés, des canalisations crevées. Partout, l’odeur de la charogne à cause des bêtes mortes qui n’ont pas encore été ramassées. Partout, des habitants hébétés au milieu des ruines, cherchant à comprendre pourquoi leur maison a disparu, ou occupés à la rendre habitable si elle n’a été qu’endommagée. Partout, le chagrin. Béances. Mais il n’y a pas eu de combats à Beit Hanoun. En tout cas, on n’en voit pas la trace. Peut-être même n’y a-t-il même pas eu d’escarmouche, ce qu’assurent tous les habitants. La petite ville palestinienne a simplement eu le tort d’occuper une hauteur stratégique au nord-est de Gaza d’où l’on peut voir la mer. Elle a donc été livrée aux chars israéliens qui, après la fuite de la population, l’ont taillée en pièces. Le chemin emprunté par les blindés et les bulldozers, on peut même le suivre de maison en maison. Car ils ont préféré traverser de part en part les habitations plutôt que de suivre la route principale, dans la crainte, réelle ou non, qu’elle puisse être minée. De même pour les trajectoires des obus, que l’on devine facilement à travers les brèches et les béances qu’ils ont ouvertes dans les façades. Les écoles ont été particulièrement visées, y compris l’American School, considérée comme la meilleure institution scolaire de Gaza..."
-GAZA • Le jour d'après:
"...Des quartiers entiers ont disparu. A certains endroits, les comparaisons avec un tremblement de terre ou un tsunami semblent insuffisantes pour en rendre compte. C'est le cas des quartiers situés à l'est du camp de réfugiés de Jabaliya, qui se trouve au nord de la bande de Gaza, ou encore du quartier d'Al-Zeitoun, situé au sud de la ville de Gaza. Des centaines de maisons se sont volatilisées, au point que beaucoup ne reconnaissent plus les lieux.
Des familles entières ont été emportées...."
-Gaza : la faim, le froid, la mort | AgoraVox:
Les gazaouis qui avaient fui les combats regagnent leurs maisons. Mais ils seront nombreux à n’avoir nulle part où aller. Selon les estimations, 15% des habitations de Gaza seraient détruites, et les infrastructures ont été gravement endommagées. Mise à jour - la BBC donne une première estimation de 4100 habitations détruites et 17 000 endommagées.
-A Gaza, un médecin français raconte l’horreur
- Les gazaouis retournent dans leurs maisons - si elles existent encore
---------------------------------------
-«La riposte automatique est aussi un crime de guerre»:
"...Avant de répondre au feu, les militaires doivent estimer si les avantages seront proportionnés aux pertes civiles qu’ils pourraient infliger. Tout aussi complexe est la question de l’utilisation par Tsahal de certaines armes, comme les obus au phosphore, non interdits par les conventions internationales mais dont l’emploi dans un environnement aussi densément peuplé «viole l’obligation faite par le droit international humanitaire de prendre toutes les précautions possibles pour éviter de tuer ou blesser des civils», comme le rappelle Human Rights Watch...."
-Le droit international de la guerre, définition juridique
------------------------------------------------------------
-Les 22 jours qui ont tué Israël ! | AgoraVox:
"Après le président de l’assemblée générale des Nations Unies, Miguel d’Escoto Brockman, du Nicaragua, c’est au tour du secrétaire général de l’Institution onusienne, qui demande des comptes, à ceux qui ont bombardé les écoles de l’ONU...
Je comprends ... ceux qui disent que les autorités israéliennes, ne veulent vraiment pas faire la paix car, le plus fort doit tendre la main, et non l’inverse.
Heureusement que ce point de vue est partagé par des voix autorisées comme Rony Brauman, Eric Hazan, Michael Warschawski, ou encore Pierre Stambul pour ne citer que ceux-là, qui demandent que soient jugés, Tzipi Livni, Ehud Olmert et Ehoud Barak. 22 jours pour rien. Inutiles. Laids. Sanglants. Ignobles. Résultat des courses : le renforcement du Hamas, à qui Mahmoud Abbas demande de constituer un gouvernement d’union nationale..."
-------------------------------------------
-Obama, Israël et la Palestine: où se joue la paix du monde | Mediapart:

"...La Palestine semble un point aveugle de la vision du monde de ce nouveau président qui s'est pourtant promis de réconcilier en profondeur l'Amérique avec la planète. Un président, de plus, qui, dans son itinéraire intellectuel, ne fut pas sans connaître la personne et l'œuvre d'Edward Said (1935-2003), cette figure de la Palestine en Amérique dont la voix fait aujourd'hui cruellement défaut et qui n'aurait sans doute pas manqué de l'interpeller sur le sujet. Obama n'évoque jamais en tant que telle la question palestinienne, avec ses spécificités et ses particularités. Sur ce sujet, il joue la réserve, l'absence ou la prudence. S'il mentionne le dialogue nécessaire avec l'Iran, le retrait des troupes d'Irak, la consolidation de l'engagement en Afghanistan, etc., jamais il ne souligne que le fait de laisser en souffrance la revendication palestinienne ne fait qu'aggraver les déséquilibres du monde, tant cette injustice flagrante en augmente les dangers potentiels par le ressort du ressentiment, entre souffrance et radicalisation, colère et haine. Tout au plus, dans un récent entretien au magazine Time, mentionne-t-il avec d'infinies précautions son projet de «tenter de consolider certains progrès en cours, du moins en termes de dialogue, dans le conflit israélo-palestinien».-Le silence du président élu, ces dernières semaines, face aux événements de Gaza n'était donc pas de circonstance : il vient de loin, comme si Obama s'était résigné par avance à la dimension inextricable du conflit israélo-palestinien ou comme s'il retenait sa parole, quitte à la rendre banale, tant qu'il n'aura pas su inventer une nouvelle voie vers la paix, décisive et efficace. Faisant le pari de l'espérance, on a déjà écrit ici que son élection marquait la victoire de l'imprévisible. Aussi veut-on bien croire que de discrètes révisions sont en cours, que les ouvertures promises en direction de l'Iran annoncent un nouveau jeu diplomatique et que ce politique à la fois pragmatique et visionnaire couvre d'un silence rusé des intuitions suprenantes. Mais s'il est trop tôt pour conclure, il est grand temps d'alerter : si Obama renonce, attend ou tergiverse sur le dossier palestinien, il prend le risque de perpétuer la machine infernale qui s'est emballée depuis le 11 septembre 2001 et contre laquelle il s'est dressé, ancrant sa future campagne dans un « non » aussi catégorique que fondateur, proféré dès 2002 lors d'une mobilisation anti-guerre d'Irak à Chicago...."

dimanche 22 mai 2011

Netanyahu: c'est non!

Obama et Netanyahu: glaciation ou épiphénomène?

Un processus chaotique: hier, deux pas en arrière, un pas en avant aujourd'hui...

__La Maison Blanche est seule capable de faire entendre raison aux gouvernants actuels israëliens, vus les moyens de pression dont elle dispose
Tantôt son locataire cède à l'AIPAC, tantôt il esquisse une ouverture _verbale_ vers une reconnaissance du problème palestinien.
L'effet indirect des "révolutions" arabes , le rapprochement récent entre Abbas et l'aile modérée du Hamas ouvrent de nouvelles perspectives dont il doit à l'évidence tenir compte, avant que la campagne électorale ne vienne mettre une sourdine a ses exigences, du fait de l'importance du vote juif aux USA.
Mais il ne va pas au bout de sa logique.
Barack Obama affronte la communauté juive
La rencontre avec le chef du gouvernement israëlien fut (officiellement) tendue. Obama pense pouvoir faire pression aujourd'hui sur son protégé
, en s'avançant beaucoup, du moins dans les bonnes intentions qui ne mangent pas de pain.
"«La communauté internationale est lassée d'un processus sans fin qui ne produit jamais de résultats», a déploré Barack Obama, pour qui le conflit israélo-palestinien a «empêché des partenariats qui auraient pu donner plus de prospérité, de sécurité et de pouvoir aux simples citoyens du Moyen-Orient». «Les attentes n'ont pas été atteintes. La colonisation israélienne a continué et les Palestiniens se sont retirés des négociations», a poursuivi le chef de la Maison-Blanche. «Les États-Unis croient que les négociations doivent aboutir à deux États dotés de frontières permanentes, a déclaré M. Obama. Nous croyons que les frontières d'Israël et de la Palestine doivent être basées sur les délimitations de 1967, moyennant des échanges de territoire mutuellement consentis afin que soient établies des frontières sûres pour les deux camps.» Le président américain a proposé que les questions les plus litigieuses — Jérusalem et le retour des réfugiés palestiniens — ne soient discutées qu'à une date ultérieure..."
Mais il a peu de chances d'être entendu, dans ce bras de fer à haut risque, étant donné que
"Netanyahu se maintient au pouvoir à la tête d'une fragile coalition appuyée sur plusieurs petits partis d'extrême droite . Il ne peut que répéter son refus d'un gel des constructions à Jérusalem-Est. Lors d'une visite à Washington en mars dernier, il a d'ailleurs redit dans ses grandes lignes le credo selon lequel « Jérusalem n'est pas une colonie de peuplement, mais la capitale d'Israël ». Et même si le ton est plus dur, il n'est pas éloigné, non plus, de la position sur ce point de la plupart de ses prédécesseurs depuis 1967, qu'ils soient travaillistes, du Likoud (droite) ou de Kadima (centre-droite)."
C'est un camouflet pour Obama , qui a entraîné la protestation des Palestiniens , et même de vives critiques en Israël : "la chef de l'opposition, Tzipi Livni, a accusé M. Netanyahu de faire « payer un prix trop élevé à l'État hébreu pour sauver sa coalition et assurer sa survie (politique) », en se mettant à dos le président américain. « Le Premier ministre a porté atteinte sans nécessité impérieuse aux relations entre Israël et les États-Unis. Il a ainsi mis en danger la sécurité d'Israël et son pouvoir de dissuasion », a déploré la dirigeante du parti Kadima."
On observe cependant sur le terrain un mouvement vers d'autres formes d'action, alors qu'en Israël une certaine régression est dénoncée et que des appels pressants se manifestent. Comment sortir de la quadrature du cercle?
__Et si on revenait aux accords de Genève?..
___________
-Israël/palestine
-Obama au pied du mur?
-Triste triomphe de Netanyahou au Congrès américain
-Benjamin Netanyahou devant le Congrès américain
-Proche-Orient : rendez-vous à la prochaine explosion de violence?
-
Jésus est Juif en Amérique

dimanche 14 août 2011

Palestine: le défi

_Le 20 septembre, les Palestiniens lancent le défi de leur Etat.
Dans un contexte inédit.
Sur de nouvelles bases.


Succès non garanti cependant.
Une naissance aux forceps.
Mais le train est en route...
_Il y a quelques mois, on pouvait noter un sérieux pas en avant dans l'interminable conflit du M.O., où la puissance israëlienne menait le jeu, en fonction de ses intérêts internes et géostratégiques, sous l'égide des USA.
Etions-nous victimes une nouvelle fois d'un leurre, d'effets d'annonce souvent réitérés, d'espérances trompeuses destinées à gagner du temps?
Il semble que non, aujourd'hui.
Un processus est en marche. Une déjà (trop) longue marche semée d'embûches...
Une perspective qui effraie la Maison Blanche _-Obama tenant des propos contradictoires_
(« la tentative palestinienne à l’ONU est une erreur »)-et qui ambarasse l'Europe, divisée sur le sujet et manquant de courage, malgré sa contribution financière.
_Israël n'est toujours pas disposé à ouvrir des négociations sérieuses
...bien que "ce qu'oublie de dire Benyamin Nétanyahou c'est que l'accord entre les deux organisations palestiniennes prévoit la mise en place d'un gouvernement de techniciens au sein duquel ne siègera aucun parti, que le même accord ne s'oppose pas à la perspective de pourparlers que pourrait mener le président Mahmoud Abbas et qu'un hypothétique accord de paix pourrait ainsi engager la totalité des Palestiniens, donc aussi le Hamas."
_" Mais Il arrive simplement que les intérêts des uns et des autres divergent. Et, comme le souligne Alain Juppé, « le statu quo au Proche-Orient n’est plus tenable. Il l’est d’autant moins que le contexte régional s’est profondément modifié du fait de la révolution égyptienne et des événements dramatiques qui se déroulent en Syrie. » Il ajoute qu’« il faut reprendre le dialogue (...) sur la base de paramètres clairs », avec « le retour aux frontières de 1967 avec des échanges agréés de territoires, des garanties de sécurité et d’intégration régionales pour Israël (et) Jérusalem capitale des deux États ». Rien d’autre en somme que ce qui a déjà été approuvé et signé mais qui n’a jamais été mis en place. Ce qui se produit actuellement éclaire les responsabilités des uns et des autres. Car on ne peut, dans un même geste, blâmer l’occupant et l’occupé. Pour le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, c’en est trop ! « Une recherche sérieuse de la paix ne peut intervenir que par la négociation, par la négociation entre Israël et les Palestiniens, pas à travers un diktat de l’ONU »
On notera l'estime du chef actuel du Likoud à l'égard de cette instance, certes imparfaite, mais pour l'instant encore nécessaire.

__________"...« Nous remplissons les critères qui définissent un Etat. La Banque mondiale, le Fonds monétaire international et l’Union européenne ont déclaré que nous étions prêts pour être un Etat. Enfin toutes nos tentatives de négociations basées sur les accords d’Oslo avec Israël ont échoué. Le temps est donc venu d’emprunter la voie légale pour une pleine reconnaissance en tant qu’Etat membre de l’ONU dans les frontières de 1967 », explique Ibrahim Kraishi, l’ambassadeur palestinien auprès des organisations internationales à Genève. « Le train palestinien est désormais en route pour New York », expliquait il y a peu à ses partenaires arabes le négociateur palestinien Saëb Erakat. Pour ceux qui en douteraient encore, le président de l’AP, Mahmoud Abbas, répète depuis des mois qu’il ne s’agit « pas d’une manœuvre » pour renforcer sa position face au gouvernement israélien. Cette fois-ci les Palestiniens sont sérieux.
_Le problème est que Washington a déjà annoncé son intention d’opposer son veto au Conseil de sécurité à une telle demande décrite comme « unilatérale ».
A un an de l’élection présidentielle, l’administration démocrate ne peut pas se permettre une confrontation avec le puissant lobbyy pro-Israélien au sein du Congrès...
" (1)
se trouve un des principaux risques d'échec.
_____________________
-L'Etat de Palestine à l'ONU : beaucoup de bruit pour rien ?
-L’Etat palestinien en septembre, les Israéliens n'en ont cure


samedi 25 juillet 2009

Palestine:impuissance verbale



Une colonisation qui ne doit rien au hasard

« Il ne peut y avoir de paix sans l'arrêt de la colonisation”. (N.Sarkozy)
____________________

-Palestine : les mots ne suffisent pas pour stopper la colonisation | Rue89:
"Mercredi, le gouvernement français a publié un nouvel appel a l'arrêt immédiat de la colonisation israélienne dans les Territoires palestiniens occupés en 1967. Cette déclaration correspond à une réalité indéniable, et je voudrais profiter de l'occasion pour avancer une solution positive sur cette question.A maintes reprises, le président Nicolas Sarkozy a appelé au gel de la colonisation israélienne dans les territoires occupés palestiniens. A l'occasion de son discours prononçé devant la Knesset le 23 juin 2008, le président de la République française a ainsi déclaré qu'« il “ne peut y avoir de paix sans l'arrêt de la colonisation”. L'arrêt de la colonisation israélienne en territoire palestinien constitue un premier pas vers la paix.Après près de 42 années de colonisation des territoires occupés, alors que la viabilité du futur Etat palestinien est aujourd'hui en péril, les condamnations officielles et les résolutions des Nations unies demeurent malheureusement sans effet. Avec près de 500 000 colons résidant aujourd'hui en Cisjordanie, dont 185 000 au sein et aux environs de Jérusalem Est, la situation est devenue insoutenable.
Il y a bien longtemps que les mots ne suffisent plus. Pour sauvegarder la perspective d'une solution de paix basée sur deux Etats, il serait important que la France comme l'Union Européenne se saisissent de ce problème crucial et relèvent le défi. L'urgence justifierait une action sur trois fronts.
Il convient d'abord de constater que l'explosion de la colonisation doit beaucoup aux avantages économiques octroyés aux colons. Selon un sondage de La Paix Maintenant, la grande organisation pacifiste israélienne, 77% des colons (en Cisjordanie, Jérusalem non compris) ont choisi d'habiter en Cisjordanie pour des raisons liées au “mode de vie” proposé. Le plus souvent, ces colons s'installent en territoire palestinien parce que l'Etat d'Israël leur offre des logements de qualité à bas prix agrémentés d'incitations financières.
La construction d'infrastructures et la mise à disposition de services à l'usage exclusif des colons entravent le fonctionnement normal des villes et villages palestiniens. Ce sont l'existence de ces colonies qui justifient largement les restrictions à la libre circulation des Palestiniens imposées par Israël, et matérialisées par les checks points et le Mur de Séparation.
A force de destructions de maisons et de confiscations de terres, mes compatriotes viennent grossir chaque jour les agglomérations palestiniennes existantes, et déjà surpeuplées. Enfin, l'extension des colonies et la main mise des autorités israéliennes sur les ressources naturelles palestiniennes limitent les sources de revenu à la disposition des Palestiniens. Elles privent des centaines de milliers d'entre eux des moyens de mener une vie décente.
La responsabilité israélienne est centrale. On ne peut cependant passer sous silence le comportement de nombreuses sociétés étrangères, qui finalement contribue au développement démographique et économique de ces colonies en Cisjordanie.
Notamment, certaines entreprises françaises, répondant à une commande israélienne, achèvent de construire un tramway à Jérusalem-Est occupé. Cette ligne de tramway ne sert pas le bien-être des Palestiniens mais vise à connecter les colonies israéliennes au centre de Jérusalem. Cette construction atomise un peu plus le tissu socio-économique palestinien tout en consolidant la mainmise d'Israël sur Jérusalem.
-Sans doute est-il nécessaire de rappeler que le transfert d'une population étrangère sur une terre occupée est prohibé par la quatrième convention de Genève du 12 août 1949, dont le Conseil de sécurité des Nations unies a maintes fois réaffirmé la validité. La résolution 465 du 1er mars 1980, affirme notamment que :
“ Toutes les mesures prises par Israël pour modifier le caractère physique, la composition démographique, la structure institutionnelle ou le statut des territoires palestiniens (…) y compris Jérusalem (…) n'ont aucune valeur en droit. ” Les Etats doivent donc “ ne fournir à Israël aucune assistance qui serait utilisée spécifiquement pour les colonies de peuplement ”.
Aussi, est-il devenu aujourd'hui indispensable que la France prenne les mesures adéquates afin d'empêcher ses entreprises et ses nationaux d'agir illégalement dans les territoires occupés palestiniens.Second terrain qu'il convient de couvrir : mettre fin à l'importation de biens produits dans les colonies. Au sein de l'UE, la France figure parmi les premiers importateurs de produits israéliens. Parmi ceux-ci, nombreux sont les produits qui proviennent en réalité de colonies situées en Cisjordanie.
Ainsi, des sociétés israéliennes implantées dans les colonies s'enrichissent injustement en exploitant la terre et l'eau illégalement soustraites aux Palestiniens, ressources qui devraient normalement permettre le développement économique palestinien.
L'UE et Israël disposent d'un arrangement qui prévoit que ces biens ne bénéficient pas de l'accord de libre-échange qui les lie. Mais comment peut-on accepter que ces biens, produits sur un territoire usurpé en violation du droit international, puissent même continuer à entrer sur le marché européen.
L'UE jouit déjà d'une relation étroite avec Israël. Elle peut dès à présent utiliser son influence auprès de son partenaire afin d'obtenir qu'il se conforme à ses demandes répétées de geler la colonisation. Il est grand temps d'adopter une nouvelle approche : Israël, comme n'importe quel Etat agissant en violation du droit international, doit comprendre que de tels agissements ont un coût.Seules des mesures concrètes prises par les grandes puissances et notamment l'Etat français et l'UE peuvent mettre fin au morcellement continu des territoires qui torpille les dernières chances de paix entre Israël et le peuple palestinien.
L'UE soutient ces territoires occupés à hauteur de 500 millions d'euros par an. Tout comme il relève de sa responsabilité de vérifier que cet argent sert directement la cause de la paix, il est de son droit de s'assurer que cet investissement n'est pas sabordé par la politique de “fait accompli” menée par Israël en territoire palestinien.
Agir sur le front des colonies, après des décennies de condamnations infructueuses, ce n'est pas favoriser un camp ou l'autre. Joindre les actes à la parole c'est au contraire sauver les derniers espoirs de paix sur la base de la cohabitation de deux Etats."(Hind Khoury)
-Etat palestinien compromis?
-Inquiétant racisme en Israël - AgoraVox

-Israël: le chef d'un parti religieux stigmatise l'administration américaine:
"Le chef spirituel du parti gouvernemental ultra orthodoxe Shass, le rabbin Ovadia Yosef, s'en est pris avec une rare violence à l'administration américaine, à cause de sa demande d'un gel de la colonisation israélienne."De quel droit ils nous disent: ici on construit, ici on ne construit pas, nous ne sommes pas leurs esclaves", a proclamé l'ancien grand rabbin sépharade d'Israël dans son prêche hebdomadaire, diffusé dimanche par les radios israéliennes.

Il a assuré à cette même occasion les fidèles que le jour venu, le "messie les chassera", ainsi que les "méchants qui se trouvent sur le Mont du Temple", en allusion au culte musulman et à l'esplanade des Mosquées à Jérusalem, sur le site du temple biblique.Cette prise de position du fondateur du quatrième parti d'Israël (11 sièges sur 120), positionné très à droite, s'inscrit dans une série d'attaques virulentes de la droite israélienne contre l'administration de Washington, prenant plus particulièrement à partie des responsables d'origine juive tels Ram Emmanuel, le chef de l'équipe de la Maison Blanche.Un nouveau projet d'implantation juive à Jérusalem-est, annexé de facto après son occupation en juin 1967, a provoqué une nouvelle passe d'armes entre Israël et les Etats-Unis sur la colonisation dans les territoires occupés."Nous n'acceptons pas que des Juifs n'aient pas le droit de vivre et construire où que ce soit à Jérusalem-est", annexé de jure depuis 1981, a affirmé dimanche dernier le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu...."
________________________
-Palestine en morceaux