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mardi 27 janvier 2026

Le nouveau truc de Trump

      Super Man!                                                                                                                                                                                        On se souvient qui avait appelé "machin" l'organisation  onusienne. Pour en souligner la lourdeur, l'inefficacité, les dysfonctionnements, les failles. A l'instar de la SDN sortie tout droit du chapeau de l'idéaliste Wilson, après la guerre de 14, si meurtrière.                                                                                                           Le débat se poursuit toujours concernant notamment le droit de véto qui ne revient qu'à quelques anciens vainqueurs. La situation est bloquée. Si l'institution peine à neutraliser ou à retarder des conflits, elle peut parfois encore tout de même assurer pour un temps un équilibre sur le terrain, même s'il est fragile. Le conflit rwandais ne fut pas le meilleur exemple, les terribles affrontements soudanais toujours en cours montrent son impuissance relative ou totale, au milieu de certains succès. Combien de résolutions non respectées à l'égard d'Israël depuis des années? 

        Trump, qui des idées sur tout et qui rêve de prix Nobel, veut faire mieux, de sa propre initiative et moyennant finance, of course... Il sera le parrain incontesté d'une nouvelle organisation aux contours encore flous.    Au revoir l'ONU, bonjour le Conseil de la Paix! On est mieux entre soi...surtout quand on est déjà d'accord sur quelques principes, notamment sur l'avenir de Gaza. Une banque de copains, un projet bénéfique pour toujours!                                                                                                                                          Bon, on commence modestement, mais le projet ne pourra que grandir, pense-t-il.... "


En roi du monde, Donald Trump, assis derrière une table, dix-neuf président·es et chef·fes de gouvernement debout derrière lui. Le président des États-Unis brandit la charte de son Conseil de la paix, signée de son énorme paraphe. Il est en majesté, tout à son importance. Des applaudissements saluent son nouvel exploit.  Ainsi voulait-il apparaître pendant la cérémonie de lancement, en marge du sommet de Davos, de cet étrange organisme décidé par lui et dont la charte n’a été divulguée que la semaine dernière. Personne, à ce jour, ne sait combien d’États, exactement, y adhèrent, ni ce qu’il fera précisément. Mais qu’importe, aux yeux du locataire de la Maison-Blanche, il assoit encore un peu plus son hégémonie sur les affaires de la planète.  Une fois de plus, Donald Trump a fait son show lors d’un discours d’une vingtaine de minutes, assurant que le monde est « plus riche, plus sûr et bien plus en paix qu’il y a un an », soit avant son investiture, répétant qu’il a, à lui seul, arrêté « huit guerres ». (!) Il a encore affirmé que ce Conseil de la paix serait « l’un des organismes les plus influents jamais créés dans l’histoire du monde », ce qui a confirmé en creux son ambition de concurrencer les Nations unies. Qui n’ont pas su utiliser leur « formidable potentiel », mais avec lesquelles le Conseil de la paix pourra travailler de conserve.   ____ La charte indique aussi que Donald Trump, qui en prend la tête et siège comme représentant des États-Unis, jouit d’un mandat à vie : « Le remplacement du président ne peut avoir lieu qu’à la suite d’une démission volontaire ou en raison d’une incapacité, telle que déterminée par un vote unanime du comité exécutif. » Et dispose de tous les pouvoirs : « Le conseil d’administration est sélectionné par le président et se compose de dirigeants d’envergure mondiale. »    C’est Trump, encore, qui décide de la vie ou de la mort de cet organisme entièrement à sa main : « Le Conseil de la paix est dissous lorsque le président le juge nécessaire ou approprié. »      Donald Trump a lancé les invitations, une soixantaine : un siège permanent contre 1 milliard de dollars en liquide, ou un siège pour trois ans pour les plus avares. Comme pour attirer le chaland, Washington a assuré la veille du lancement, mercredi 21 janvier, que Vladimir Poutine avait accepté, alors que le Kremlin indiquait, lui, qu’il étudiait les tenants et les aboutissants.    Sven Kühn von Burgsdorff, représentant de l’Union européenne dans les territoires palestiniens de 2020 à 2023, est cinglant : « Seuls peuvent y adhérer les chefs d’État de troisième rang, qui sympathisent avec le populisme et l’approche idéologique de Trump, qui espèrent tirer des bénéfices politiques et économiques de la part de Trump. Franchement, c’est une tentative tout à fait mégalomaniaque et narcissique de Trump. Il imagine pouvoir faire concurrence aux Nations unies. Ça ne va pas marcher....» 



           Demain, sûrement, la colombe de la paix, descendra définitivement sur le pauvre monde. Ainsi se réalisera le projet de Paix perpétuelle envisagée par Kant. Avec l'aide de son ami Dieu, qu'il connaît si bien...

     Alleluia!


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