Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

mercredi 11 juillet 2012

Culture en vacance...

Les cancres ont de l'avenir

___Inévitablement, en cette période de l'année  où fleurissent examens et concours en tous genres, on voit circuler un bouquet de petites merveilles culturelles, souvent  lâchées par des correcteurs indiscrets, tout heureux de trouver motif de réjouissance au sein de leur activité austère, répétitive, lassante.
Le ramassage de perles prépare celui des moules sur les plages déjà rêvées.
Certaines sont attendues, d'autres toujours surprenantes, tant est grande l'activité imaginative des petits ou grands potaches, faisant naïvement état d'un savoir mal digéré, de rapprochements surprenants, de connaissances approximatives, ou de désinvolture renversante.
_____La Foire aux cancres est bien connue, pleine de formules amusantes, comme en parlant de la vache ("L'insémination artificielle, c'est le vétérinaire qui remplace le taureau.")
Les copies du bac fourmillent de détails croustillants ou de savantes élucubrations.
Même dans les copies de philo, on trouve des jugements où le bon sens est parfois "bafouillé" (sic!) , souvent désolants pour un correcteur.
Certains présentent de tristes lacunes ("«Les désirs naturels varient, estime un élève. Par exemple, pour une famille vivant en Afrique, les désirs naturels seront de dormir et de manger car l'Afrique vit encore de manière sauvage. Mais pour un Français bien plus évolué, ce sera d'avoir une voiture, une machine à laver et une très grande garde-robe.». D'autres ne manquent pas d'audace ( «On constate que tous dans la société ne travaillent pas pour être utiles. Certains travaillent aussi pour leur plaisir. Les prostituées par exemple joignent l'utile à l'agréable...»). D'autres sont là pour remplir à tout prix un vide sidéral sans doute terrorisant, fruit d'une année scolaire allègrement zappée.
Si certaines perles témoignent de beaucoup d'approximations, d'autres ne manquent pas d'une certaine logique ou d'un aspect créateur certain.
On en trouve de toutes sortes , mais il n'y a pas que les élèves qui se laissent aller.
_____Si les cancres n'ont pas d'âge, la cancritude-attitude, elle est plus récente, moins naïve, et pose de vrais problèmes.
Symptôme de résistance à l'institution, de provocation à l'égard de l'enseignant ou d'ennui scolaire, elle est une manière d'affecter, de jouer un non-savoir assumé, parfois de manière arrogante, en parfaite conformité avec une certaine ignorance ambiante ou un mépris de la culture propres à certains milieux, venant parfois de haut...
__Mais, espérons-le, "le futur sera meilleur demain"( Georges Bush)
_________________________
Paru dans Agoravox

mardi 10 juillet 2012

Finance Watch: David contre Goliath?

 Finance Watch
_______________Un oeil sur la finance, mais pas seulement. 
Making finance serve society
_________________________C'est encore un nain. Mais qui a le mérite d'exister. Il fallait l'inventer.
 Une ONG qui ne ressemble à aucune autre, pratiquant un anti lobbyisme à soutenir sans réserve, engagée dans une lutte nécessaire mais gigantesque, au coeur de l'Europe, contre les ravages des forces financières dévoyées qui minent les économies réelles.
 ____Elle ne changera pas le monde et ne fera pas de miracles toute seule mais pourrait bien contribuer à faire avancer de manière significative le problème crucial de la régulation bancaire, toujours promise, jamais réalisée, de la fin de la  fraude, parfois insoupçonnée,  qui contrôle une partie de l'économie, de certaines pratiques perverses à vaste échelle, avec le projet d'informer de manière précise et circonstanciée et d'influencer la politique de Bruxelles, les instances de pouvoir, les politiques souvent passifs, parfois complices.
 "En juin 2010, 22 députés lancent un appel à la société civile pour qu’elle crée une organisation non gouvernementale capable de développer une contre-expertise sur les activités menées sur les marchés financiers par les principaux opérateurs (banques, compagnies d’assurance, hedge funds, etc.).
L’appel des députés européens prend le nom de Finance Watch. Son objectif: mettre fin à l’asymétrie entre la puissance de l’industrie financière et l’absence de lobbying des ONG dans le domaine de la finance qui constituent un problème démocratique."
La tâche n'est pas mince. On connaît la difficulté de contrôler les  lobbies financiers, propre à en décourager plus d'un. Récemment créée, l'association Roosevelt 2012 se propose aussi de sensibiliser une opinion ignorante et passive et des décideurs acquis aux dogmes néolibéraux, tout juste prêts à changer les apparences ou des détails marginaux.
__ C'est encourageant, FW a déjà engrangé certains acquis, avec pour objectif de servir l'économie réelle mise en péril par l'économie casino et son court-termisme autodestructeur.
Il lui faut encore beaucoup d'appuis pour agir de manière plus significative, même si c'est déjà un succès prometteur. L'économie réelle reste encore oubliée et ne retrouvera un dynamisme que lorsque seront nettoyées les Ecuries d'Augias.
David et Goliath- Le Caravage-
 " La situation où l'économie devient subordonnée à la fonction financière doit être rejetée car destructrice des structures économiques et sociales. » Une profession de foi résumée par un slogan : « Making finance serve society » (« Faire que la finance soit au service de la société ») et une conviction : Finance Watch n'est pas là pour combattre la finance, mais ses dérives. Dans ce combat, elle peut s'appuyer sur ses adhérents. Du lourd : cinquante-quatre membres de douze nationalités différentes (un an plus tard, ils sont soixante-dix), des ONG (Transparency International, le CCFD, le Secours catholique, Attac, Oxfam…), des syndicats, des associations, des personnalités spécialistes des questions financières, qui représentent ensemble près de cent millions d'Européens..".
__Selon Pascal Canfin, il est des mesures d'urgence à prendre pour commencer à juguler la finance. Le lobbying bruxellois est intense. Les loups sont dans la bergerie
"...En matière financière, les moyens dont disposent les banques pour exercer ce lobbying sont totalement illimités. Ils ont un accès extrêmement privilégié aux décideurs, parce qu’un certain nombre d’entre eux étaient d’anciens banquiers ou des avocats qui ont travaillé pour des banques. Il existe donc cette consanguinité d’une partie de l’élite politique avec l’élite financière. Cette facilité d’accès de l’ensemble de l’industrie financière au personnel politique, pour défendre ses intérêts, est trop forte..."
 Le capitalisme financier toxique, la finance prédatrice continuent, contournant ou détournant les règles, quand elles existent Jean de Maillard avait bien noté que  "La fraude est un rouage essentiel de ce type d'économie".
 _La régulation financière, décisive, est encore un vaste chantier. L'affaire du «Liborgate», qui ébranle la City le montre avec éclat, comme les problèmes soulevés par les pratiques de Barclays.
Les manipulations bancaires restent encore d'actualité et la question des paradis fiscaux, des niches fiscales, si importante pour une vraie réforme, reste en suspens, malgré les prétentions ou les dénis des politiques.
_________David finira-t-il par décapiter Goliath?


 

 

-
 


lundi 9 juillet 2012

Que pense Dieu de tout ça?

 Michel Onfray s'en va-t-en guerre ♪♫♪
___________________________________Ou tempête dans un verre d'eau?

___Que pense Le divin Spectateur de la vie agitée des hommes, des combats médiatiques parfois douteux de notre chevalier de la philosophie du PAF, toujours en première ligne?
 Penseur hors-norme, souvent contesté et très (trop?) médiatique, Onfray aime les sujets sensibles, souvent  tabous, et parfois un tantinet provocateurs, contrairement à Kant qui pensaient des révolutions plus radicales dans la discrétion de son cabinet. Il faut dire qu'il se réclame d'un illustre prédécesseur qui ne fit pas dans la demi-mesure en matière d'audace de la pensée, renversant les idoles de son temps...
 Son succès mérité à l'Université populaire de Caen ne se dément pas, mais comme essayiste un peu pressé et polémiste pas toujours cohérent ni suffisamment informé, il pose parfois problème. Notamment, quand il revisite Freud, qu'il n'a pas lu ni attentivement ni complétement. Le grand pourfendeur de mythes se réclamant de Nietzsche n'a pas toujours le marteau adapté.
Depuis son Traité d'athéologie, il a pris l'Etre divin, ou plutôt sa construction humaine, comme cible privilégiée. Rien que ça! Mais il n'est pas le premier. Epicure avait déjà posé quelques jalons.
____________________Avec sa dernière livraison dans la presse concernant une récente étude de Soler, il a provoqué une tempête et une cacophonie philosophico-religieuse et une réaction en chaîne d'interventions souvent passionnées, révélatrices de crispations sur le fait religieux, qu'on aurait pu estimer dépassées en nos temps dits éclairés...La question divine n'est-elle pas supposée ne plus faire problème? C'était sans compter sur des clercs trop sérieux, les défenseurs ardents du temple  et les bigots de tous poils
Non, les guerres de religion ne sont pas terminées.
Heureusement, elles prennent aujourd'hui dans notre pays, des allures moins sanglantes qu'autrefois. Seule l'encre coule...
Mais une encre acide, corrosive, même dans le champ clos du débat d'idées, d'un certain monde philosophique.
Il n'est pire terrain miné que la chose religieuse, éventuellement aussi la chose politique, deux domaines qu'il n'est pas conseillé d'aborder même en famille entre la poire et le fromage, pour ne pas compromettre la paix des ménages.
_______Ce n'est même pas le Sieur Dieu qui est mis en question, mais la manière dont les hommes, trop humains, l'ont considéré, pensé, décrit, à travers le prisme de leur imagination, entretenue par l'ignorance et leurs écrits jugés sacrés.
Toute culture religieuse se réfère à une origine où s'enracine  une tradition jugée vénérable, lorsque tout est supposé avoir  commencé un jour : la révélation et l'écriture, qui fixent des paroles immuables, un corpus de croyances et de règles auxquelles on peut, on doit se référer en  donnant sens à la vie, aux institutions, aux rites. Textes jugés longtemps immuables, sans possibilité de modification ou d'interprétation personnelle,comme dans le catholicisme naguère, certains courants salafistes aujourd'hui et même des courants évangélistes...
D'où l'intérêt de l'exégèse critique, faisant abstraction de la prétendue sacralité des textes dits inspirés, pour en sonder la valeur historique et la fiabilité du contenu.Cette exégèse des textes bibliques ont  fait l'objet d'âpres débats.
Spinoza, exclu de la Synagogue, en sut quelque chose, qui  tenta d'éclairer les textes bibliques à la lumière du contexte historique et des données culturelles d'une époque et d'un peuple.
___________________________Soler ne subit pas les mêmes foudres, mais, malgré le sérieux de ses recherches, est aussi l'objet d'attaques des défenseurs les plus étroits  du Livre, surtout de côté de rabbins fossilisés.
__________Tout a commencé avec un article dans Le Point, faisant part d'un éloge d' Onfray à Soler, éloge mérité, malgré des passages inadaptés et inutilement provocateurs, comme s'il s'agissait surtout de polémique, alors qu'il n'est d'abord question  de mise au point historique.
La démythologisation a fait de grands pas avec Richard Simon, l'exégèse protestante du début du 20°s.Bultman représente un moment important, remettant en question la divinité de Jésus. Dans le monde catholique, Loisy et d'autres ont fait aussi une démarche critique, tombant sous les foudres de Rome.
__La pensée juive orthodoxe, voire ultra-orthodoxe, fondamentaliste, dont on retrouve maintes formes dans diverses religions, n'accepte aucune mise en perspective historique objective, critique des sources , comme le font les historiens-anchéologues Finkelstein et Silberman , pas plus qu'une version de son histoire complexe, comme le propose Shlomo Sand.
La question des conditions de naissance de l'idée d'un dieu unique chez les Hébreux (question pas plus taboue que celle des conditions de l' introduction du christianisme dans l'empire romain à partir de Constantin) est encore considérée par les gardiens du Livre comme subversive, prisonniers qu'ils sont d'un héritage slérosé, figé dans le mythe. Comme tout peuple, le peuple juif a oscillé entre mythe et histoire . ..
Moïse fut-il vraiment ce que les Ecritures disent qu'il fut?
L'écrit d'Onfray a fait immédiatement l'objet d'une polémique: un rabbin fait le bilan de ses  bourdes (bibliques), non sans procès d'intention.
D'autres philosophes, par des arguments plutôt ad hominem, laissant de côté le fond de la question, tombent à bras raccourcis sur notre Normand et son symptôme...
DS Schiffer prend la défense de notre philosophe, comme d'autres par ailleurs.
  Didier Long pointe les prétendues inexactitudes et les dérapages contenues dans les approches de Soler et de Onfray. Sur un point, il est vrai que Onfray n'évite pas parfois certains anachonismes et certains parallèles inappropriés (notamment entre judaïsme et nazisme) et le rapport mécanique qu'il établit entre monothéismes et totalitarismes n'entraîne pas l'adhésion Il y aurait là beaucoup à dire. Si le monothéisme tend par nature à l'exclusivisme et au prosélitisme parfois violent, il est d'une autre nature qu'un phénomène politique contemporain. Comparaison n'est pas (toujours) raison.
_____Sans entrer dans le fond du débat, on peut regretter que cette joute surtout médiatique, ce théâtre qui ne joue pas la bonne pièce, n'aide pas le grand public à mieux comprendre de quoi finalement il retourne.
La réponse finale de Onfray remet les choses d'aplomb: il y est question de la liberté de l'esprit face aux dogmes stérilisant la pensée et engendrant l'intolérance. Problème toujours d'actualité, depuis Erasme...Un travail tout simple, celui de philosophe laïc...
___________ Finalement, qui est Dieu? Ou plutôt qui est l'homme qui s'est construit un tel Référent Absolu?
 On peut trouver chez Nietzsche, chez Spinoza et ailleurs des éléments de réponse...
Dieu, lui, s'abstient de répondre, au-dessus de ces querelles souvent byzantines, parfois assez affligeantes, qu'on peut estimer d'un autre âge.
Et puis, il se rit d'être défendu. Défendu de quoi d'ailleurs?
.Heureusement, Il a de l'humour...
________________________
- Entretien exclusif avec Jean Soler

samedi 7 juillet 2012

Juste en passant...

________Ben voyons, c'était juste du coaching cool à la France-Telecom
_______"L’Europe avance masquée", a dit un jour Jacques Delors, alors président de la Commission européenne. Pendant des années, cette stratégie a fonctionné. Mais aujourd’hui, en plein chaos économique et monétaire, cette méthode élitiste, qui n’associe pas les citoyens aux processus décisionnels, révèle toutes ses limites.
A tel point que bon nombre d’électeurs imputent la crise à un excès d’Europe et non au manque d’instruments dont disposent les institutions de l’Union. Et, avec la montée de mouvements extrémistes opposés à l’Europe, le risque d’une désintégration semble réel.
Nous nous trouvons donc à la croisée des chemins..."



*5)__La régulation financière, c'est quand les poules auront des dents?...
______Le «Liborgate», un scandale financier qui ébranle la City: on n'a pas tout vu... 
 « La fraude est un crime quand il s’agit des affaires ordinaires – pourquoi devrait-il en être autrement quand il s’agit de la banque ? ».


____Effets pervers du journalisme business

*8)__Rachida en guerre contre les barons 

*9)__A quoi joue le Qatar, grand investisseur en France?   

vendredi 6 juillet 2012

Guyane: quand Shell rassure..

 _________________Forages à trés hauts risques

____On connaît les risques importants des forages en eaux profondes, mal maîtrisés .
SD Amazon
Les vastes dégâts provoqués par une pollution massive dans le Golfe du Mexique ne sont pas encore bien évalués. BP les a minimisés. Depuis, les forages continuent, après un court temps de panique. Drill, baby!
Le pétrole à tout prix, c'est la fuite en avant vers de possibles nouveaux problèmes majeurs.
A forage extrême, risque extrême et les réglementations sont défaillantes.
L'excrément du diable , on en a encore diablement besoin, tant que ne sera pas entamée une vraie transition énergétique...
_____________________En Guyane, le projet est alléchant, les investissements seront phénoménaux:
Le coût total du projet, qui réunit Shell (45 %), Total (25 %) et Hardman Petroleum (27,5 %), a été évalué entre 4 et 8 milliards d'euros. Le site de Zaedyus pourrait contenir jusqu'à 300 millions de barils de pétrole.
____Mais pourquoi dramatiser?
Patrick Roméo, le président de Shell France, lors de réunions publiques en Guyane portant sur ses projets de forages en haute profondeur, en juin dernier, s'est voulu rassurant, jusqu'au grotesque:
"En cas de marée noire, le pétrole répandu dans la mer ressemble à de la « mousse au chocolat ». D’ailleurs, les particules d’hydrocarbures se révèlent « extrêmement nourrissantes » pour l’océan. Quant aux tortues, étant sourdes, « elles sont merveilleusement équipées » pour supporter le bombardement des fonds marins à coup de sondes acoustiques qui servent à repérer l’or noir en eau profonde...", affirmait-il.
Les actionnaires de Shell sont pressés, les écologistes demandent un moratoire.
_____L'enjeu est d'importance, et  les risques ne sont pas niés: « C’est un pari. On a la foi de l’explorateur », ajoute le pétrolier. Pour Total, c’est un forage à « haut risque et haut rendement » : « On accepte la probabilité de tomber sur un puits sec, mais on peut aussi décrocher la timbale. » Les investissements envisagés sont colossaux : entre 5 et 10 milliards d’euros. Le Stena IceMax, le bateau de forage tout droit venu de son chantier sud-coréen, coûte un million de dollars (790 000 euros) par jour. Pour ces multinationales, l’enjeu est énorme alors que la part du domaine minier mondial qu’elles exploitent recule au profit des compagnies nationales, comme la russe Gazprom ou la saoudienne Aramco. Le site guyanais recèle donc potentiellement le plus gros gisement pétrolier français..."
Golfe du Mexique, il y a un an
__C'est parti. Le projet est maintenant en route, comme un paquebot lancé à pleine vitesse. Après une valse hésitation, une cacophonie  gouvernementale, un désaveu nié, les travaux préliminaires d'exploration vont commencer, malgré les incertitudes et les propos (faussement) rassurants.
" Et pourtant, la perspective d’exploiter ces hydrocarbures ne suscite presque aucun débat en France, alors que le pays vient de connaître une ample mobilisation contre les gaz de schiste. Parce que ces recherches exploratoires se déroulent en Guyane, loin des yeux et du cœur des métropolitains ? Ou parce que personne n’ose penser la sortie du pétrole ? Il a fallu la disgrâce de Nicole Bricq, alors que la ministre de l’écologie tentait d’imposer de nouvelles contraintes environnementales et financières au consortium pétrolier, pour que l’attention soit attirée sur les permis de Guyane. Même son cabinet n’imagine pas laisser ces fossiles dans le sol, annonçant une simple « remise à plat ». « Cela aurait été trop coûteux de suspendre ces permis, il aurait fallu indemniser les dépenses très importantes réalisées depuis 2001 », explique un conseiller ministériel. Même chez les écologistes, peu de voix s’élèvent contre les permis guyanais. Ministre du logement, Cécile Duflot juge impossible l’arrêt de ces forages..."
___Malgré la dangerosité avérée de ses opérations, puisqu’il s’agit d’extraction non conventionnelle, Shell bénéficient d’une latitude stupéfiante dans la conduite de ses opérations. Cette situation rend difficilement compréhensible la décision du gouvernement français de donner le feu vert administratif qui manquait à la multinationale pour démarrer dans les jours qui viennent cette nouvelle phase de travaux.
_On découvre aussi qu’au-delà de la perspective de refonte du code minier, c’est contre le risque de remise en concurrence que s’est sans doute mobilisée l’industrie extractive. « Le vrai sujet, c’est comment s’organise le partage entre les pouvoirs publics et l’exploitant, analyse un conseiller ministériel. On peut avoir toutes les discussions qu’on veut sur la loi de finances, s’il n’existe pas de dispositifs précis pour récupérer la rente pétrolière, il risque de ne pas y avoir de transition énergétique, par manque d'argent pour la financer. »
(" Les royalties que la France sera censée obtenir seront bien inférieures à celles que reçoivent d’autres pays en pointe dans les forages offshore, tels que la Norvège".)
____-La Méditerranée est menacée aussi par des forages pétroliers, malgré les démentis de campagne... 
____________________________
Merci à   Mediapart

jeudi 5 juillet 2012

Vers une médecine standardisée ?

_________________Entre exigence de rationalité et incontournable incertitude

  " Tout ce qui peut se compter ne compte pas ; tout ce qui compte ne peut pas se compter " (Einstein)

_____Une nouvelle forme de médecine s'avance masquée, se réclamant de la rationalité, de l'efficacité et de la "Preuve".
A première vue, rien à redire, au contraire. Depuis Claude Bernard notamment, héritier des Lumières, et la mise en évidence de la notion de déterminisme complexe, la médecine n'a pu faire les progrès que l'on connaît que parce qu'elle a suivi la voie de la méthode scientifique, avec son esprit, ses exigences, ses procédures et ses méthodes.
__Mais la médecine n'est pas qu'une connaissance rigoureuse reposant sur les sciences dures: chimie, physique et biologie, elle est aussi une pratique, c'est à dire qu'elle inclut un rapport clinique, individuel, avec un malade particulier, avec ses symptômes propres relevant d'une histoire spécifique,  lié à un psychisme singulier (la médecine est psychosomatique dans beaucoup de ses aspects). Le corps du malade est un corps-propre, intégré à une conscience et une culture, non un objet inerte et aucun malade ne peut être comparé totalement à un autre, malgré les similitudes Par exemple, chacun développe un cancer de manière unique et en guérit ou non de manière souvent imprévisible, comme le savent les médecins qui savent rester modestes.
Ce qui est en  question et qui fait problème, c'est une tendance venue du monde anglo-saxon, un néopositivisme discutable,  une idéologie normative, qui au nom de la preuve, rigidement invoquée, d'une vision étriquée de LA science, sans réel esprit critique et recul épistémologique, est commandée in fine par des normes surtout financières: la pratique EBM, détournée de son sens premier.
____ L'esprit critique en médecine est fondamentale, comme la formation permanente, qui rend à la fois éclairé et modeste. Des organes médicaux prônent une médecine moins formatée, mieux formée, moins dépendante des labos, moins colonisée par l'industrie pharmaceutique dans la formation, l'information reçue et les prescriptions recommandées.
Les médecins expérimentés le savent: leur discipline est pleine d'incertitudes, de limites, qui existeront toujours, frontières du savoir qui reculent sans cesse dans l'éclairage progressif de l'hypercomplexité organique, toujours partiel, soulevant toujours plus de questions ardues au fur et à mesure que s'éclairent de nouvelles pistes. Et chaque malade est partiellement une énigme, chaque maladie est spécifique. Pourtant une certaine médecine, dites de pointe, entretient des mythes;

___" La pratique EBM ambitionne de se fonder sur les preuves disponibles à un moment donné ( preuve aujourd'hui, erreur demain ), et témoigne de la résurgence inquiétante d'une vieillerie idéologique : le néo-positivisme ou scientisme, qui invente des CODES de bonne ( au sens moral ?) pratique, début d'un formatage international à base américaine, délivré par des GUIDES ou RÉFÉRENTIELS élaborés par des experts : la médecine normative code-barrée, légitimée par LA science. Ces livres de recettes, concoctés par de " bons médecins " à l'usage de ceux qui ont de mauvaises pratiques, ne parlent que d'actes, d'agir ( définition même de la pragmatique ), car ils proposent bien un raccourci de la pensée. Un digest pour informati-que. Médecine, technique, marchandise, ou magie ? L'EBM participe du retour de l'obscurantisme. Dans tous les cas, LA PREUVE est le socle des arguments d'autorité, elle définit un espace de pouvoir, ici, idéologique...
Le paradoxe de l'EBM, telle que sacralisée chez nous, c'est qu'elle contient indiscutablement de bons outils : les conférences de consensus, la méta-analyse, certains guides de pratiques, l'épidémiologie quand elle consent à être aussi quali-tative, et accepte un contre regard des sciences sociales et humaines. Mais nous ne maîtrisons sa sémantique, quand on constate effaré, le bredouillage approximatif que les français utilisent pour en parler, à coup d'euphémismes, ou de litotes honteuses ( médecine " factuelle "- évidences…) très éloignés des sciences exactes. 
Quant à l'absence totale de toute référence à l'éthique, elle devrait nous alerter. Mais le package idéologique dont elle est enrobée, et que certains refusent de voir, constitue un repoussoir, car il dénote une volonté de globalisation de toutes les dimensions de la santé, proche du totalitarisme. L'EBM est le moteur de la mondialisation en santé, si justement dénoncée par J.P.DESCHAMPS dans Santé Publique N°3- sept 2003. C'est aussi la mort programmée de la promotion de la santé et de la démocratie sanitaire. Il est donc important pour les acteurs français de faire l'effort d'aller aux sources de ce nouvel obscurantisme, pour mieux en percevoir les enjeux, et juger par eux-mêmes si nous en avons vraiment besoin. Quand la pseudo modernité s'irrigue au vieux positivisme français, réécrit par les protestants d'Oxford, il y a problème…et risque grave pour la liberté, constitué par cette pensée opératoire si éloignée de la relation avec le patient.
Les pays qui pratiquent cette doctrine ont tous un état de santé publique plus mauvais que le nôtre : pourquoi faudrait-il les imiter ? Parce qu'ils sont anglo-saxons, efficaces, pragmatiques, rentables, intrinsèquement supérieurs ?
Notre culture clinique a fait ses preuves. Pourquoi en importer une qui ne les fait pas ? Parce que s'exerce une DOMINATION idéologique insurmontable ?
Aurions-nous les médecins que nous méritons ? Hier, les Milliez, Bernard, Debré, Minkowski, Schwartzenberg, ou Koupernik, hommes de l'art et humanistes engagés ; aujourd'hui des MDEBM, rustiques applicateurs de recettes-guidelines. Après les artistes, les scientistes ?
Seraient-ce les " fameuses contraintes économiques " jamais explicitées ?
Est-ce le hasard si les chevaux de Troie français de l'EBM ont tous reçu une formation anglo-saxonne, et que la plupart sont des chercheurs ou des médecins de santé publique sans patients ? Qu'en pensent les généralistes qu'on aimerait formater en GROUPE HOMOGÈNE DE SOIGNANTS"
?...Les supports conceptuels de cette pseudoscience et vrai scientisme sans conscience, sont issus des think tanks des universités anglo-saxonnes, financés par les géants pharmaceutiques, qui contrôlent la production mondiale de molécules, ET DONC DE PENSÉE universitaire, et participent, par la vente même des médicaments et la formation des chercheurs, à la diffusion de cette idéologie pragmatique libérale."
 ______________________Face à la standardisation du soin médical, les médecins doit conserver ou retrouver bon sens, ouverture critique et autocritique contre une "médecine de plus en plus procéduraleune pratique du soin de plus en plus encadrée par des protocoles, répondant  à une volonté explicite des autorités de tutelle et des organismes assureurs, publics ou privés, de rationaliser les pratiques médicales par le biais de leur standardisation. Il apparaît aujourd’hui assez clairement que les objectifs n’étaient autres que la mise en place de dispositifs de gestion de la santé d’inspiration néolibérale empruntés au secteur industriel et aux théories du New Public Management . Pour gérer la santé au même titre que tout processus industriel, il fallait être en mesure de standardiser les pratiques en instaurant une approche procédurale du soin, et pour ce faire de disposer, vis-à-vis des soignants, d’une base solide et convaincante. Face à un système procédural reposant uniquement sur les données scientifiques validées très loin de couvrir l’ensemble du champ des pratiques soignantes, il fallait minimiser voire organiser la négation de l’incertitude attachée à l’utilisation du savoir scientifique en pratique clinique..."
 ________________________ La pure gestion comptable de la médecine,voire la mercantilisation des soins, fait fausse route et une certaine forme de normativité imposée est discutable 
" À vouloir évincer l’artisan qui existe en chaque soignant pour ne garder de lui que l’agent evidence based, on change radicalement le visage du soin. Ce n’est plus d’un rapport entre deux individus qui cherchent ensemble l’option médicale la plus adaptée à une situation toujours singulière dont il est question, mais du rapport entre un soignant interchangeable transformé, suivant l’expression d’Amartya Sen, en « un idiot rationnel » qui applique des protocoles, et un malade réduit à des paramètres cliniques et paracliniques objectifs, et eux aussi standardisés, en somme à un point sur une courbe de Gauss..."
_______________
T2A en question

______________
-Merci à Faujour

mercredi 4 juillet 2012

Amazon, par l'aide publique alléché...

___________Succès pour Montebourg, mais menaces pour le livre...
________________________________________________"Défendre la librairie indépendante est plus qu’un choix de société, c’est un choix de civilisation. Il s’agit de choisir entre l’âme et le commerce, entre l’intelligence et la vacuité, entre la pensée et les marchands du Temple." (Vincent Monadé)
_____________________
 ___ Amazon vend de tout, même des livres.
Beaucoup de livres. Toujours plus de livres.
La firme américaine grignote rapidement des parts de marchés de plus en plus importantes au quatre coins du monde.
Commode Amazon! A domicile, vous pouvez commander ce que vous voulez, le dernier ouvrage paru, et télécharger à la vitesse de la lumière sur votre  Kindle l'ouvrage ou le journal qui vous intéresse. C'est pratique et avantageux (pour l'instant), mais c'est à double tranchant.
Un vrai service dans la durée ou un piège?
__A vrai dire, la firme de Seattle n'est pas une oeuvre caritative, ni un service public, ni particulièrement soucieuse de culture, ni vraiment exemplaire
Pourquoi son siège européen est-il fixé au Luxembourg? Bonne question...
 _Même si sa marge est pour l'instant réduite au regard de ses investissements, on peut voir la firme comme un prédateur rampant, qui commence à déstabiliser l'industrie du livre et qui risque de se trouver en situation de monopole ou de quasi monopole, finissant par dicter sa loi aux éditeurs, peser sur les ventes et orienter le choix des lecteurs. Logique marchande imparable...
Mais le livre est-il une marchandise comme une autre?
Amazon avance ses pions, sans se presser, tendu vers un avenir sans doute prometteur.
On parlait de risque de googelisation. Faut-il évoquer le danger d'amazonisation?
______________Arnaud Montebourg est satisfait dans sa nouvelle fonction et de cette aubaine régionale en termes d'emplois:" L’implantation de cette plate-forme logistique de 40 000 m2 doit permettre la création de 500 à 1000 emplois dans la région, dont 400 contrats à durée déterminée maximum et 600 emplois d'intérimaires."
Mais ce n'est pas gratuit: " Le montant de l'aide publique versée pour chaque emploi créé sera d'environ 20 000 euros. « Aujourd’hui la Saône-et-Loire conforte son industrie et investi aussi dans l’économie de loisirs et la culture. Après la tempête voici le printemps et le renouveau, » a déclaré le ministre du redressement productif.
 Vraiment productif à long terme, sans compter les cadeaux?...
_" Le développement croissant des activités d’Amazon en France n’augure rien de bon pour l’emploi et « la culture », chers à Arnaud Montebourg. Car, derrière les emplois crées par Amazon qui, rappelons-le, bénéficiera d’aides publiques en échange de sa bienveillance, il y a la face cachée. Celle d’une entreprise que rien n’arrête dans sa course à l’hégémonie.... son activité principale demeure la vente de livres en ligne. Et à ce jeu là, Amazon écrase tout sur son passage. Aux Etats-Unis, où le premier site est mis en ligne en 1995, les acteurs de l’industrie du livre savent de quoi il retourne. A titre d’exemple, la grande chaîne américaine Borders a fermé plus de 200 grandes surfaces en 2010 avant de faire faillite. En France, c’est la librairie en ligne française Bibliosurf qui a jeté l’éponge, cinq ans après son lancement, fin 2011. En cause : les prix pratiqués par Amazon.
Désormais, ce sont les libraires qui se sentent menacés. Ce sentiment tient à un constat simple : les librairies en ligne se sont emparées de plus de 11 % du marché du livre français en 2010 et s'imposent de plus en plus dans le circuit de l'occasion; or les professionnels considèrent qu'Amazon totalise 80% au moins du chiffre d'affaires de la vente en ligne. En intégrant les frais de livraison dans le prix de vente et en proposant à ses clients systématiquement des livres d'occasion à prix cassés  Amazon pratique selon eux une concurrence déloyale. Beaucoup de librairies ont ainsi dû mettre la clé sous la porte ces dernières années, comme le laisse entendre Vincent Monadé, président du MOTif, dans une tribune publiée en 2011, intitulée « Amazon m’a tuer »
 Il y aurait danger à ce que les librairies disparaissent les unes après les autres de nos villes car, en effet, celles-ci sont indispensables à la diffusion du livre et participent à faire découvrir de nouveaux auteurs ainsi qu'une littérature exigeante, soigneusement selectionnée par les libraires eux-mêmes."
___Heureusement, pour l'instant, Amazon se plie au prix fixé par l'éditeur, même pour son Kindle, au prix garanti, évitant une concurrence sauvage. Il n'a d'ailleurs pas le choix. Le vrai livre résiste encore. Mais pour combien de temps, surtout quand on connaît la fragilité du marché du livre, si particulier, et les tentations locales d'aider à tous prix les entreprises qui promettent beaucoup sans toujours respecter leur contrat?
Amazon pourrait bouleverser l'édition et lui dicter sa loi.
 Créer  1000 emplois, c'est bien, mais combien d'autres détruits en contre-partie?
_Toujours revient, en logique néo-libérale, le problème de la faiblesse des  politiques face aux pouvoirs exorbitants de groupes financiers, aux dépens de l'intérêt général à long terme.
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- Amazon dicte sa loi et asphyxie les petits éditeurs
- Comment Amazon menace l'édition française
- Les libraires contre Amazon 
- La machine Amazon

mardi 3 juillet 2012

Rigueur ou "responsabilité budgétaire"?


C'est ce que l'on retient surtout du rapport de la Cour des Comptes...
__Facile à trouver. Du moins si on s'en donne les moyens et si on ne veut pas seulement rassurer les marchés ou le spéculation, ou ponctionner une proie facile: les fonctionnaires...
SI on cherchait ICI , SI on arrêtait la grande évasion, SI on instaurait enfin la taxe compromise sur les transactions financières, une sérieuse régulation des banques, comme promis naguère...SI on traitait enfin les causes et non les conséquences? Pourquoi l'économie est-elle dégradée, comme le dit le rapporteur?
Il y a la Suisse, mais pas seulement...
La lenteur et la silence de Paris et de Bruxelles sont  remarquables
Pourquoi les caisses sont-elles vides?
Selon l'Express, "Algirdas Šemeta, le commissaire européen à la Fiscalité et à l’Union Douanière, indique que : « (...) 35% des dépôts non bancaires des pays de l’UE sont détenus par des sociétés-écran à l’étranger, dont 20%, soit 1.400 milliards d’euros seraient placés en Suisse et aux Iles Caïman, un territoire britannique ». Algirdas Šemeta n'oublie pas dans sa liste l'île de Jersey qui s'impose de plus en plus en plus : « (...) comme paradis fiscal et centre de placement non bancaire (...) »
Il semble que les britanniques eux même commencent à être excédés par la facilité avec laquelle cerains contribuables pratiquent l'évasion fiscale. En effet, cette évasion représente 5,6 milliards d'euros par an !..
Jersey est dans le collimateur des autorités britanniques, qui ont de plus en plus de mal à justifier une rigueur accrue à la population, alors que des particuliers et des entreprises profitent du statut de paradis fiscal pour échapper au fisc. 
Face à cette situation, la Commission européenne devrait  : « (...) s'atteler à donner forme aux idées exposées (...) Avant la fin de l'année, elle présentera un plan d’action pour lutter contre la fraude et l’évasion fiscales, contenant des mesures spécifiques qui pourraient être mises en place rapidement. Parallèlement, la Commission présentera également son initiative sur les paradis fiscaux et la planification fiscale agressive (...) »
Autrement dit, vu le temps nécessaire à à la Commission pour présenter son plan d'action et, celui que l'ensemble des pays adhérents à l'union européenne mettra pour se mettre d'accord, il est assez vraisemblable que l'évasion fiscale a encore de longs et beaux jours devant elle.
Pendant ce temps là, les gouvernements continueront d'appliquer à leurs populations toujours plus de coupes budgétaires et de mesures d'économies drastiques ! "
___Cette lutte contre la fraude devrait être prioritaire. Le contrôle fiscal paie. Ce qui n'exclut pas celle contre les gaspis, les gestions dispendieuses et souvent inutiles, la réforme profonde de l'impôt ("Les revenus du capital bénéficient de privilèges exorbitants...ils échappent à 80% à l'impôt progressif en raison de multiples régimes dérogatoires" et le CSG "reste un prélévement dont la base est composée à près de 90% de revenus salariaux"), la régulation bancaire, à l'origine de la crise, et la réorientation de l'épargne...Mais geler des investissements d'avenir est une erreur. Le Rapport de la Cour des Comptes reconnaît que « Une stratégie de réduction rapide des déficits est susceptible d'exercer un effet négatif à court terme sur l'activité économique ».
Dans le même rapport, on peut lire, sans qu’aucun média n’en tire la moindre conséquence, que l’on évalue la fraude fiscale à 50 milliards d’euros par an !
Fraude sur la TVA près de 12 milliards par an ! Fraude sur l’impôt des sociétés : 5 milliards par an ! Travail au noir : 12 milliards par an !
______L'équilibre budgétaire à tout prix, comme seule priorité, sans croissance (d'où viendrait-elle?), risque bien d' être un facteur de récession renforcée et de perte de souveraineté et le fameux Pacte, une supercherie. 
Le  fédéralisme à marche forcée est une fausse solution, une fuite en avant sans horizon démocratique et pratiquement sûre d'échouer...
Comme dit l'adage:  « Les choses nous échappent, faisons semblant d’en être les instigateurs »
Décidément le système financier est son pire ennemi. 
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- Une politique d’austérité avec l’ISF pour cache-sexe
- Une rigueur qui ne porte pas son nom

 

lundi 2 juillet 2012

Mexique: vers un changement?

 Les élections vont-elles conduire le pays vers la normalité?

___On peut légitimement en douter.
Quand on connaît l'état du pays, le passé du parti de nouveau au pouvoir et la personnalité du nouveau leader du pays.
Selon Stéphane Trano, " Peña Nieto a réussi à surmonter les divisions internes et à unir le parti autour de sa candidature pour lui offrir un avantage électorale.
Mais comme l'écrit Politic365.com à son sujet: « Le porte-étendard du Parti Révolutionnaire Institutionnel est ce que George W. Bush a été en 2000, pour la politique mexicaine. (...) Nieto espère ramener son parti au pouvoir après deux présidences du PAN. (...) Nieto est un homme politique qui fait une gaffe à la minute, est né si privilégié qu'il semble contrarié d'avoir à briguer l'élection présidentielle, mais qui se réjouit d'obtenir le job. Il est né dans la richesse et l'influence politique, et a passé sa jeunesse dans un comportement imprudent et irresponsable. »
 Bête médiatique mais velleitaire, charmeur, marié à une actrice, le candidat du PRI est avant tout une façade séduisante sans grand contenu, marionnette d'intêrets soigneusement planqués dans l'ombre..."
___Un pays toujours plus miné par la corruption,  le narcotrafic, le crime organisé, les inégalités criantes ( le Mexique possède 12 milliardaires en dollars alors que 60 % de sa population vit avec moins de 3 dollars par jour.)
"Selon une étude de l'Université de Mexico, la violence liée au trafic de drogue influe largement sur le quotidien des Mexicains. D'après cette étude, 61% d'entre eux ne sortent plus le soir. Par peur des actes violents perpétrés par les cartels de la drogue, 30% évitent des autoroutes. Et 22% ne participent plus à des événements publics, comme les concerts ou les compétitions sportives.
Aux yeux de la majorité des Mexicains, la guerre contre le narcotrafic, lancée par Felipe Calderon en 2006, est un échec et n'a fait qu'aggraver la violence dont souffre le pays" (RFI))
___ Voter sans peur est devenu une rareté, mais même oser sortir la nuit dans certaines villes du Nord, déambuler dans certains quartiers...Une certaine jeunesse veut en finir avec le désordre établi. L'espoir de changement  ne semble pouvoir venir que d'elle.
___________________Pour l'instant, le Mexique reste en plein chaos, à l'ombre de l'"ami" américain.
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- Le vieux PRI s'apprête à retrouver le pouvoir
- Le nouveau président mexicain, un pantin aux mains des cartels ?
- La spirale de la barbarie