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mercredi 20 novembre 2013

Kennedy, entre mythe et histoire

 (Petit) point d'histoire
                                La lecture de La malédiction d'Edgar, remarquablement bien écrit, nous en apprend de belles sur les Kennedy.
L'adaptation télévisée est étonnante elle aussi.
"  Un éclairage à la fois subjectif, puisque imaginé par Dugain, et vraisemblable, car reposant sur un travail de recherche très important. Dans ce vrai-faux cadre, Hoover, en sa qualité de chef des renseignements, ne pouvait ignorer les menaces pesant sur les Kennedy, mais il n'a rien fait pour empêcher leurs assas­sinats..."
    Bien sûr, il s'agit d'une fiction, mais on apprend beaucoup sur l'ambiance politique des USA et de leurs dessous durant les périodes où régna dangereusement le chef des services secrets.
       Mais quand on connaît les exploits de Hoover, 48 ans à la tête du BOI puis du FBI, on se dit que la fiction ne l'est pas tellement. Un homme qui ne s'embarassait pas de scrupules, maniaque des fichiers jusque dans la paranoïa du maccarthysme.
                Il ne donne pas une image très flatteuse de la lignée Kennedy.
Le clan irlandais est l'objet de rares critiques, voire de mépris affiché.
Il est vrai que Joe, le fondateur, à l'ambition politique avorté, a joué de la finance à sa manière. Peu scrupuleuse.
Des relations dangereuses, qui viendront s'immiscer dans la présidence de John et le ministère de Bob. (*)
   Malgré l'histoire tragique de la famille rudement frappée, John ambitionne la présidence, malgré ses maux et ses multiples aventures extraconjugales, connues de Hoover:  lancement paternel, victoire indécise, présidence courte,  image largement fabriquée, la télévision commençant à jouer un rôle décisif et... Dallas.
L'opacité demeure encore, malgré toutes les versions et les réinterprétations.
  Un document troublant donne à penser que l'extrême-droite de Dallas n'était pas étrangère à cette issue tragique.
       On retiendra l'énergie affichée, un certain charisme, certaines lois sociales, son action abolitionniste, la relance de l'objectif lune, son étonnant plaidoyer pour la paix du 18 juin 1963 contre le lobby militaro-industriel (1), comme Eisenhower avant lui, son bras de fer avec la Fed (**), mais aussi les ambiguïtés, le fiasco cubain, les liaisons dangereuses,l'interventionnisme au Vietnam....Suivra l'ère Johnson, au bilan très controversé.
  Avec le recul, le symbole est effrité, mais le mythe perdure.
           Malgré les aléas, la machine à rêves continue à fonctionner.

(*)Après le mort de John, Bob prit ses distances par rapport à l' establishment et se distingua par des interventions fortes. 
(**) John, se référant parfois à Lincoln, l'autre président assassiné, a dû se rappeler certains de ses avertissements.
                   Le 4 juin 1963 un décret présidentiel peu connu : « Executive Order 11110 » , a été signé par JFK avec l’autorité de dépouiller fondamentalement la Banque Fédérale de Réserve (FED) de son pouvoir de prêter de l’argent au gouvernement fédéral des Etats-Unis avec intérêt.Son père l’avait sermonné dans le salon ovale « Si tu fais cela, ils te tueront ! »
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_Relayé par Agoravox_
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-Son entrée à Harvard
-Une image glamour
-Le mythe paternel 
-Qu'a-t-il vraiment fait? 
-Nostalgie d'un "paradis perdu"? 
-Des Présidents doutent.
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mardi 19 novembre 2013

(Sans) horizons et coup de ...blues

Mauvais(e) humeur humour du jour
                                          Pas le moral! Je crois que je vais changer l'intitulé de mon blog.
    Pas parce que je suis un fan de jazz,  même si je suis souvent sur Jazz radio. Une petite note bleue ou noire qui traîne dans la tête...
  Mais c'est la France sans horizon qui me donne le blues. Je dirais même plus....
Ah! mon Dieu qu'c'est  embêtant...
Y'a Hollande qui s'débande
Y'a Merkel qui s'en mèle
Y'a l'Europe qui grelotte...
      Ça va pas. C'est comme si je participais par contagion à l'abattement élyséen et au désarroi de certains ministres.
  Pourtant, rue du Fg St Honoré, ce n'est pas encore la désespérance: « Quand ça va bien, on devrait se rappeler que ça ne va pas durer ! Et quand ça va mal, on peut penser que ça pourrait aller plus mal... ou que ça ne va pas durer », dit le Locataire du Palais, là-bas.
   Donc, jusqu'ici tout va bien!
         Pouvou què ça doure...
   There is no alternative? comme disait Maggie et d'autres depuis trente ans...
« Il n'y a pas d'alternative au plan de rigueur », François Mitterrand, 1983
« Il n'y a pas d'alternative aux privatisations », Jacques Chirac
« Il n'y a pas d'alternative à la guerre du Golfe », George Bush
« Il n'y a pas d'alternative à l'allongement de l'âge de la retraite », Nicolas Sarkozy, etc...
      Vraiment?
Le capitaine aurait-il perdu les pédales du pédalo? ou le cap ?
Et pourtant, sans GPS, il revendique le sérieux budgétaire.
Allez comprendre...
    Si l'Etat est impuissant, ou pourrait peut-être se demander pourquoi...
  Heureusement que le Président est populaire...en Israël
      Des esprits chagrins annoncent l'orage pour demain. Mais un orage, ça  peut passer à côté ou ne pas se produire du tout. La météo politique est incertaine. Le pire n'est jamais sûr.    Heureusement qu'un économiste américain (oui!)vient mettre un peu de beurre nobelisé dans nos épinards fanés.
Donc, soyons cheese, pour éviter les cauchemars .
         Mais il se peut que nous vienne un homme...comme disait le grand Jacques.
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-Relayé par Agoravox 
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lundi 18 novembre 2013

Germanomanie, germanophobie

Deux extrêmes, deux non sens.
                                                    C'est le Spiegel qui le dit: il faut cesser de surévaluer l'Allemagne, de l'idolâtrer, de prêter toutes les vertus au supposé modèle qu'elle est censée représenter, selon un discours extrêmement convenu et simplificateur..
   Notre Alain Minc national, relayant ou inspirant le discours d'une partie de la classe politique et de la présidence précédente, continue à présenter notre voisine comme un modèle qui devrait nous mobiliser dans la crise qui nous affecte. 
     Ce sont des Allemands qui les rappellent à leur naïveté.
  D'autres personnalités, comme Wolfgang Münchau, journaliste aussi au Spiegel, très pessimiste sur l'avenir de l'Union européenne dans les conditions actuelles, va jusqu'à dire que  "La réunification allemande est notre péché originel"...L' Ostpolitik, que redoutait Mitterand à l'époque, est devenue une priorité pour la droite d'Outre-Rhin et explique largement l'avantage compétitif de notre partenaire, qui regarde surtout vers l'Est jusqu'à...Pékin.
   L'auteur dénonce toutes les approximations, les parti-pris, les ignorances historiques qui sous-tendent les germanomaniaques, qui ne rendent vraiment pas service à l'Allemagne et aux débats sur l'avenir d'une Europe, avec ou sans monnaie unique.
  En avril 2010, le philosophe Ulrich Beck estimait que Merkel « a utilisé le risque financier en Europe pour imposer au reste de l'UE la politique allemande de stabilité ».    L’écologiste Joschka Fischer, ancien ministre des Affaires étrangères (98-05), a, lui aussi, tiré la sonnette d’alarme en juin 2012 : « Nous, Allemands, comprenons-nous notre responsabilité paneuropéenne ? Cela ne semble vraiment pas être le cas. En fait, l’Allemagne a rarement été aussi isolée qu’aujourd’hui. Quasiment personne ne comprend notre politique d’austérité dogmatique, qui va à l’encontre des expériences passées, et nous sommes considérés comme faisant fausse route ou comme étant franchement à contre-courant ».
L'ex-Président Helmut Schmidt est aussi très critique concernant la ligne Merkel, jugée trop germanocentrée, et préparant un avenir qui pourrait déchanter, pour l'Europe, mise à mal par ses propres manques de solidarité, et pour elle-même. 
     Ce qui est nouveau, c'est que les institutions européennes, sans doute plus par opportunisme que par conviction, commencent à s'alerter et à pointer les risque des excédents allemands, dans une sorte de rappel à l'ordre.
  "... L’Allemagne et ses excédents d’un côté, le reste de l’Europe englué dans l’austérité et la stagnation économique de l’autre, ne sont que les deux faces d’une même médaille. L’union monétaire entre des pays avec des structures économiques différentes, sans mécanisme de compensation et de transferts, sans possibilité de dévaluer, aggravée par une politique non coopérative allemande, est en train de provoquer un déchirement dans l’ensemble du continent, provoquant des destructions massives chez les uns au profit  – sans doute momentané – d’un seul.
Jusqu’alors, Bruxelles n’avait jamais voulu s’attaquer aux déséquilibres provoqués par les excédents allemands, bien que ceux-ci dépassent depuis plusieurs années les 6 % du PIB allemand, chiffre magique institué comme un des critères dans le six pack, fixant les règles de la stabilité de l’Union depuis 2011. Elle n’aurait sans doute pas osé le faire encore cette année, si le Trésor américain n’avait durci ses critiques à l’égard de la politique allemande ces dernières semaines. « La croissance anémique de la demande intérieure de l'Allemagne et sa dépendance envers les exportations sont sources de déséquilibres au moment où d'autres pays de la zone euro ont été sous une sévère pression pour réduire leurs importations et faire des ajustements », avaient pointé les autorités américaines en insistant sur le risque que faisait porter l’Europe sur l’ensemble de la croissance mondiale..."
    Un excédent  qui, disent certains, ne récompense ni un travail acharné ni de bons produits, remettant ainsi en question une image trop idéalisée, trop lisse d'une l'Allemagne, devenue une sorte de référence idéologique et polémique.
Le miracle souvent vanté a un  prix
    Même si l'Allemagne peut sur certains points nous inspirer, la réalité économique des deux pays est l'expression de deux histoires et de deux culture différentes, qu'il est vain de vouloir faire converger.
  En fait , il y a bien des  raisons de ne pas être en adoration devant le prétendu modèle allemand ou de faire des complexes d'infériorité.
           Comme le reconnaît  Guillaume Duval, dans une étude saluée même Outre-Rhin, les options purement mercantiles de Berlin, assise sur un euro trop fort qui l'avantage outrageusement, contribue à déliter un projet européen fragile. Ce que souligne aussi l'économiste américain Krugman, visant notamment une politique antiinflationniste rigide et une austérité imposée absurde, aggravant la crise et les précarités
  Selon lui, les choix de Merkel, en bridant son marché intérieur, "assèche" la demande européenne, en forçant ses voisins à acheter chez elle plutôt que chez eux.
    Paradoxal: le pays est victime de son succès (sur certains points seulement).
             Le problèmes est d'abord économique et européen. Il ne peut se réduire à un aspect national, qu'il y a trop de risques à vouloir réveiller.
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- L'incompréhensible incompréhension allemande
- L'Allemagne va se doter d'un salaire minimum__Bien, mais à quel niveau?
- La Commission rappelle l'Allemagne à la solidarité
-Tensions Bruxelles-Berlin
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dimanche 17 novembre 2013

L'oeil, l'appareil et l'homme

Le monde Depardon, un maître de l'approche
                                                                       De la ferme familiale à la quête créative._    Un oeil averti.



L'instant éternisé 
                               "Les  bonnes images... celles que j’ai eu du mal à faire entrer dans la boîte."
                            Au Grand Palais: la couleur en fête.
                                                     Un art à part entière, qui ne reproduit pas le réel mais l'humanise.
         Un rapport original au temps
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samedi 16 novembre 2013

Au fil du net

* Obama: rétropédalage.

* Les superriches sont-ils les dictateurs du XXIe siècle?

* Charles Aznavour est un bon client.

* Qui veut acheter un passeport?

* Le chômage aux USA diminue, stagneaugmente...On ne sait pas trop.
     Les chiffres du chômage ont-ils encore un sens ?

* A bas les cyclistes!
         Et pourtant, ça roule!

* Que pourra Martin Hirsch?

* Maroc: nouveau havre pour retraités aisés?

* Lance Armstrong, ou la chute d'un système.
                    L'épreuve du Tour 

* Les confessions d'un assouplisseur quantitatif
            Où nous mène la planche à billet?

* Optimiser le vocabulaire?...
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vendredi 15 novembre 2013

Marre d'être gentil!


  Merdum! J'ai loupé la journée de la gentillesse!
                                                               Ça eût bien commencé. Mais je me suis réveillé de fort mauvaise humeur. 
La sonnerie du téléphone a interrompu brutalement un rêve qui m'avait plongé dans une atmosphère de béatitude érotico-surréaliste que j'aurais bien prolongé un peu.. Sur un petit nuage, j'étais l'objet de toutes les attentions, de toutes les gentillesses. Heu-reux! 
 Un réveil frustrant.  Allo!! Une voix féminine enjôleuse, émergeant du brouhaha d'un centre d'appel sans doute marocain, m'annonce avec gentillesse que je suis l'heureux zélu d'un concours truc ou machin...à condition que...
Mais comment connaît-elle mon nom, cette c****? Marre de cette gentillesse commerciale! Je l'ai envoyée ch***  paître.
     J'étais d'emblée mal disposé à être gentil.
Ce fut pour la journée entière. Je décidai d'être méchant.
   Je crois que mon épouse s'en est rendu compte. Elle garda prudemment ses distances. Y'a des fois où elle me comprend.
Après un petit déjeuner morose, sonna un Xème vendeur de calendrier, qui, sourire au
lèvres, vanta les besoins du Club de foot local. Je l'ai footu à la porte. Il est reparti moins gentil. gentil.  N'avait qu'à aller sonner chez Ribery!  C'est pas écrit Takasoné  sur ma porte et puis j'ai déjà trois calendriers. Priorité à la Poste et aux service de nettoiement, sinon ils seront moins gentils à mon égard. Pour les pompiers, je fus gentil, j'ai pensé à leur bal de fin d'année. Si y'a l'feu, faut pas les appeler ce jour-là.
                 Je fus ensuite très contrarié. J'avais prévu une sortie à vélo et la pluie s'est mise à tomber. Mais où a été formée la trop gentille météorologue météogirl qui, tout sourire, m'annonçait hier soir une amélioration pour aujourd'hui? . P***** de temps!

                  Dépité, j'ai ouvert la télé. J'ai survolé distraitement la pub où de gentils promoteurs annoncent avec gourmandise plaisir et bonheur à portée de petite bourse raplapla. Ces c*** qui nous prennent pour des gogos! Pas besoin d'un robot-aspirateur. Je le fais très bien. Je n'aspire à rien d'autre.
    Le soir je tombe sur qui vous savez, en tournée présidentielle je ne sais où.  Il annonce, tout sourire, d'un ton de notaire de province satisfait, pour qui la finance n'est plus l'ennemie, que la crise est finie et que patience et rigueur sortiront notre pays d'une mauvaise passe passagère. Fout****!
Il n'en fallait pas plus pour gâcher la fin de soirée et me mettre un peu plus en fureur.
  J'ai pris un lexomil (remboursé par la Sécu), lu quelques pages de Mme de Sévigné et de la comtesse de Ségur et regardé une vidéo de mon petit-fils qui traînait sur la table.
  J'ai trouvé ça trop c**, alors que je me suis repassé un vieux film de Jean Yanne, avant de m'endormir tardivement et énervé. Une journée de m****...
_________Pourtant, ils l'avaient bien dit dans le poste: c'est la journée de la gentillesse, na na nère...Tout le monde doit faire un effort, dans notre société où la méchanceté paie trop souvent, où la gentillesse est considérée comme une faiblesse. Il faut lubrifier des rapports humains devenus trop tendus, trop rugueux, trop agressifs. La gentillesse serait le supplément d'âme là où elle manque cruellement, qu'il disaient...gnan, gnan..
  J'ai remarqué que le Premier Sinistre Ministre et Mélenchon grognon n'ont pas suivi la consigne. Pas plus que moi, d'ailleurs. Ils auraient besoin d'un coach.
         Etre gentil au moins un jour, sans être c** pour autant, comme pour la journée de la femme, qui mérite bien 24 heures de gentillesse, ce doit être possible...
   Pour faire comme les Japonais, qui ont inventé le Le Small Kindness Movement, comme ils ont mis au point aujourd'hui des robot(e)s-assitant(e)s, qui peuvent vous sourire sur commande toute la journée, avec une gentillesse sans ombre ni arrière-pensée.
     L'année prochaine, promis, je ferai un effort.
Sauf si le téléphone...
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-Relayé par Agoravox 
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jeudi 14 novembre 2013

Bretons, où va-t-on ?


Bonnets, cochons, volaille et agrobusiness
                                                                      La Bretagne est diverse et belle, de Vannes à St Malo. Riche aussi Il y a les choux-fleurs, les artichauts, les fars, les crêpes, les chapeaux ronds, les côtes magnifiques, le soleil...(enfin juste ce qu'il faut)
  Mais l'agriculture?
Elle va mal, du moins certaines filières
Juste une crise passagère? Espérons-le.
  " Il s'agit de mettre en oeuvre en Bretagne, sans délai ni querelle inutile, un modèle de production viable économiquement, socialement, écologiquement.
Une filière de productions durables qui apporteront une forte valeur ajoutée, par la qualité, par la transformation. Et de ce fait, mieux à l'abri des fluctuations et à même d'affronter la compétition du marché au niveau européen et au-delà.
Des productions qui ne nécessiteraient pas l'assistanat financier institutionnel de l'Europe et de l'Etat par des subventions et des déréglementations artificielles..
."

  Ce type d'agriculture, Pisani l'avait voulu et programmé dans les années 70: la Bretagne, alors en retard et enclavée, devait jouer un rôle pionnier, être à la pointe de l'agriculture intensive moderne et de l'élevage à grande échelle. L'autosuffisance alimentaire du pays et l'exportation étaient les objectifs.
Il a reconnu plus tard certaines erreurs, notamment un remembrement sauvage et une trop grande et trop rapide industrialisation, à marche forcée. Mais la FNSA, au nom de la modernité, poussait en ce sens, ainsi que quelques gros bonnets. 
         Aujourd'hui, la première région agricole passe par une phase difficile.
"Aujourd'hui le cochon, hier les œufs, le lait ou les bovins, entre la pression de la grande distribution, la fluctuation des matières premières et la concurrence européenne, les crises se suivent et se ressemblent"
                 Les  bonnets rouges  ne sont pas tous bretons, mais certains Bretons (avec ou sans bonnet) sont en colère...
 Souvent avec raison, malgré les bonnets bénêts.
   Car la situation actuelle, pour diverses raisons, est mauvaise.
Il va falloir réinventer l'avenir.
    L'agro-industrie bretonne n'est plus un modèle.  Elle est à bout de souffle.
 ___________    Il est temps de repenser l'agriculture dans son ensemble.
L'agrobusiness et son système de subvention ne peut être durable.
    Emportés dans le logique des multinationales, les agriculteurs ont perdu leurs repères.
La viande bon marché a un  coût  et la production demande à être repensée.
Les conditions de l'élevage du porc ne peuvent durer..
       Une nouvelle vision de l'agriculture s'impose.
De nouveaux défis à relever...
      Big is not toujours beautiful.
Chez Smithfield, on fait encore bigger. Good Food for everyone!
Bon appêtit!
                  Est-ce cela que nous voulons?
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- De l’écotaxe aux bonnets rouges
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-Relayé par Agoravox
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mercredi 13 novembre 2013

Bonnets rouges et blanc fanion


             Le bonnet ne fait pas le Breton
                                                                         Bonnet rouge: toute une histoire...
   Une histoire intéressante, quoique dramatique.
        Le 18 avril 1675, une révolte éclate en Bretagne, qui laissera des traces longtemps, jusque dans certains esprits d'aujourd'hui.
    Le papier timbré était au centre de la revendication, mais ce fut l'étincelle qui fit éclater la colère contre d'autres taxes en vue et pour défendre ce qui restait des libertés armoriques. Les féodaux et le roi furent vite les cibles des bonnets rouges et bleus.
   Le roi, ruiné par ses dernières aventures guerrières en Hollande, cherchait à remplir ses caisses. Le drapeau blanc était en triste état et Louis XIV ne vivait pas de peu.
Rien ne se passa comme prévu.
      Après Bordeaux, ce fut Rennes et St Malo..
 Une révolte brève, mais violente, réprimée sans merci.
Ce fut terrible. Rien à voir avec la retenue des gardes mobiles. Pas de gaz lacrymogène. On étripa, on pendit à tout va.
        La révolte des Bonnets rouges, circonscrite et brève, mais d'une extrême violence, va laisser des séquelles durables dans la province et en particulier dans la région de Carhaix, laquelle allait se distinguer lors de la Révolution par sa sympathie pour les républicains et son anticléricalisme...
Ainsi commence l'une des plus violentes révoltes antifiscales du XVIIe siècle, sous le règne de Louis XIV. Elle va entraîner dans la sédition une grande partie de la Bretagne et en particulier la paysannerie de Basse Bretagne (le pays bigouden et la région de Quimper, dans le département actuel du Finistère). 
Elle reste connue sous le nom de révolte des Bonnets rouges (ou Bonnets bleus) d'après la coiffe traditionnelle des habitants de ces régions, ou révolte des Torreben, d'après le cri de guerre de certains manifestants (en breton : «Casse-lui la tête»), ou encore révolte du papier timbré, d'après l'impôt à l'origine de la révolte.
Pendant que Mme Sévigné, qui se rend à son château de Vitré, badine:«Nos pauvres bas-Bretons, à ce que je viens d’apprendre, s’attroupent quarante, cinquante, par les champs, et dès qu’ils voient les soldats, ils se jettent à genoux et disent mea-culpa. C’est le seul mot de français qu’ils sachent… On ne laisse pas de pendre ces bas-Bretons. Ils demandent à boire et du tabac qu’on les dépêche», écrit-elle, entre autres joyeusetés, le 24 septembre 1675. Et elle conclut : «À force d'avoir pendu, on ne pendit plus. Je trouve tout fort bon, pourvu que les quatre mille hommes de guerre qui sont à Rennes ne m'empêchent point de me promener dans mes bois, qui sont d'une hauteur et d'une beauté merveilleuse»
                         Le Bonnet de la Liberté suivra plus tard.
 Le Bonnet phrygien  fut repris en France au début de l'été 1790  comme symbole de la liberté et du civisme, d'où son nom de « bonnet de la liberté ». Le bonnet phrygien devient symbole de la Révolution Française, et de l'automne 1793 à juillet 1794 (période de la Terreur), il est porté dans beaucoup de collectivités administratives du pays. Depuis la Révolution, le bonnet phrygien coiffe Marianne, la figure allégorique de la Révolution Française. 
  ___________     Aujourd'hui, le bonnet, soudain réapparu (merci Armor Lux!), est devenu plutôt gênant...
Mais il y a bonnet et bonnet.
       L'instrumentalisation guette derrière une colère légitime.
Un certain Breton facétieux, qui n'a pas la tête près du bonnet, prétend que le bonnet rouge, et non le chapeau rond, ne représente pas vraiment les intérêts bretons. 
    Allez savoir...
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mardi 12 novembre 2013

Ultraflexibilité

 Dans la série On n'arrête pas le progrès:
                                                         On connaissait la flexibilité, voici l'hyperflexibilité
               L'accélération des changements en matière scientifique et technique et leurs incidences sur les techniques de production et la nature des produits eux-mêmes, liée à l'instabilité des structures industrielles souvent phagocitées par des intérêts financiers avides de profit à court terme, les politiques économiques des grands groupes délibérément orientées vers des délocalisations rentables en matière de coût de main d'oeuvre, suivant les règles de l'OMC et ses dogmes de mondialisation heureuse, l'ouverture sans discernement à la concurrence des pays à bas coût de main d'oeuvre, les stratégies des multinationales ne connaissant pas les frontières mais seulement leurs puissants intérêts...
...Tous ces facteurs conjugués ont des incidences sur les salaires et sur la nature du travail lui-même, gagné par la précarité.
  L'instabilité devient la règle, sur fond de concurrence renforcée et de chômage ascendant. Les "métiers" traditionnels tendent à se réduire dans le cadre des entreprises. La polyvalence des tâches s'installent. La dévalorisation du travail gagne des secteurs de plus en plus importants. Les nouvelles méthodes de management, parfois brutal, produisent des effets délétères.
  Le détricotage du droit du travail se poursuit lentement. Les dogmes néolibéraux concernant le travail, considéré d'abord comme un coût, gagne du terrain. On ne parle guère du coût du capital. Bizarre! La précarité tend à devenir la norme.
  Les Anglo-saxons ont ouvert la voie, depuis l'ère Thatcher- Reagan , inspiré par des économistes (Hayek, puis l'école de Chicago) donnant la priorité aux principes libéraux les plus favorables aux créateurs de richesse.
  Au pays de Cameron, la flexibilité en est à un stade très avancé.
  On se demande jusqu'où ira ce progrès: l'hyperflexibilité est maintenant à l'ordre du jour.
Jusqu'où les tabous seront-ils dépassés? Une zône grise, décontractualisée, risque de s'élargir. Le low cost fleurit un peu partout.
   Le CDD lui-même pourrait céder:
"Pour se protéger du CDD, forme suprême de la flexibilité, on créerait un CDI à échéance variable, parfois très limité dans le temps, bref un CDI qui serait à l'emploi stable ce que le Canada Dry est à l'alcool. Le CDI relooké aurait l'odeur du CDI et le goût du CDD.
Si, par hypothèse funeste, un tel schéma entrait en vigueur, le chantage à la mode Renault pourrait être généralisé. En guise de cadeau de Noël avant l'heure, le PDG, Carlos Ghosn, a présenté aux salariés de l'ex-régie publique un plateau-repas avec le menu suivant : soit vous revoyez à la baisse certaines de vos conditions de travail et de rémunération, soit nous délocaliserons en Espagne, là où les ouvriers mettent de l'eau dans leur xérès et du riz de moindre qualité dans leur paella." 

          Encore un effort pour rattraper nos amis américains ou notre voisine espagnole?... 
 "Dans une démocratie, il est plus important de garder la confiance des gens sur le long terme –et tout particulièrement celle des groupes les plus vulnérables – que de gagner la confiance, à court terme, des marchés financiers " (Juan Somavia)
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lundi 11 novembre 2013

Mondialisation en question

 Encore un effort, Mr Lenglet!
                                                     Aurait-il trouvé son chemin de Damas?
             On peut reprocher beaucoup de choses à Mr Lenglet, qui continue à officier dans les journaux de la droite libérale, mais il lui arrive depuis peu (certains mauvais esprits de demanderont si c'est par opportunisme ou par conviction) de porter quelques jugements fondés sur la situation économique de nos sociétés en crise, sur les dogmes admis et sur les politiques économiques menées.
  Notre chroniqueur incontournable de la 2 a déjà pris plus d'un coup sur la tête.
Mais comme dit L.Pinsolle: "Quand Alain Minc dissertait sur la « mondialisation heureuse », François Lenglet écrivait, en 2007, que « La crise des années 30 est devant nous ». Il ose critiquer la monnaie unique européenne, tabou s’il en est. Et comment ne pas être d’accord avec sa chronique de jeudi sur la mondialisation qui génère des inégalités sur RTL ?
  On ne l'attendait pas sur ce terrain-là  et son image de chroniqueur économique, conventionnel, sinon conservateur,  parfois moquée, semble se transformer peu à peu. Une évolution de fond et durable ou une concession à certaines critiques du temps?
   Certes, il n'est pas encore au FDG (lol!), mais de récentes interventions vont dans le sens de critiques émises en France et ailleurs (par ex. l'américian Krugman) à l'égard de mesures trop soumises aux lobbies des banques et de la Commission européenne reprenant leurs consignes.
Il subit même les foudres de Challenges, pour qui notre crâne d'oeuf dirait n'importe quoi. Même si cette condamnation ne fait pas de lui un héros gauchiste, il faut reconnaître que cela mérite qu'on s'attarde sur ses récentes interventions.
      Quand il déclare notamment que l'austérité, aggravant la crise, dans un cercle vicieux sans perspective, ne fonctionne pas, il déborde l'Elysée et Bercy sur leurs gauches.
    Dans son dernier livre, que j'ai lu avec intérêt, j'ai découvert un auteur que je ne connaissais pas, se référant à Samuelson, à Jaurés, à Bourguignon, pour décrire les mécanismes de la forme de la mondialisation actuelle et pour en  critiquer les effets.
Il prédit la fin de cette mondialisation-là, non régulée et dévastatrice à terme.
Selon lui,  la mondialisation libérale défait  la mondialisation, dans une sorte de processus qui prépare de nouveaux équilibres.
  "Son chapitre intitulé « La crise permanente » est l'un des plus percutants. Il remet en perspective les ouragans monétaires qui se sont succédé à rythme soutenu depuis la débâcle du bath thaïlandais à la fin de 1997 jusqu'au maelström européen dont nous ne sommes pas sûrs d'être vraiment sortis. François Lenglet ne croit guère qu'il soit possible de mettre en place une régulation internationale capable de prévenir, ou de contenir, les incessants tourbillons financiers planétaires qui sont à l'origine de ces chocs successifs. D'une certaine façon, et paradoxalement, ses meilleurs alliés dans cette charge sont les experts du FMI qui ont eux-mêmes fait le constat qu'ils se trouvaient dans une impasse, soit après leur passage au Fonds, comme Simon Johnson, soit pendant, à l'instar de l'économiste principal actuel, Olivier Blanchard. Simplement, on ne voit pas comment il serait possible de faire machine arrière sans de plus gros dégâts encore..."
    L'auteur constate que certaines tendances actuelles vont dans le sens d'une renationalisation encore timide, par instinct de survie ou d'intérêt économique mieux compris. La peur serait-elle le commencement d'une nouvelle sagesse économique et financière?
                   Un froid constat, qui  invite à relire Maurice Allais, pas du tout classé à gauche en son temps.
Certains textes de cet auteur sont une critique impitoyable de l'ouverture telle que la défendent l' OMC et son prophète Pascal Lamy.
Le "testament" qu'il a laissé défend le retour à une protectionnisme limité et raisonné, concerté aussi, sans céder au repli et au nationalisme. Comme ce que font sans le dire les USA pour certains de leurs produits. Un protectionnisme éducateur?
Krugman dénonce lui aussi le piége mortel de la compétivité (non de la productivité) sur fond de concurrence faussée, d'absence de solidarité européenne, de non harmonisation salariale et fiscale, à contre-courant des beaux  principes de Maastricht.
      S'agirait-il d'un débat assez vain sur un concept mal défini, qui serait équivoque et déconnecté des vrais problèmes?...
On attend Mr Lenglet sur cette question-là.
  On ne désespère pas de le voir encore progresser, et de devenir, qui sait?... conseiller-dépanneur à l'Elysée.
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-Relayé par Agoravox
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