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mardi 22 mars 2016

Bercy ne répond pas

Allo! mais allo!...
           On ne nous dit pas tout...
     A Bercy, il se passe des choses...
Il y a du grésillement sur la ligne.
         D'un côté, on rejette la faute sur Bercy.
        D'un autre côté, des observateurs de la chose économique française ne cessent de condamner le verrou de Bercy.
  Mais vers- va l'institution?
    On ne voit pas toujours bien où va l'aide aux entreprises.
   Il y a comme des zônes d'ombre...comme le reconnaït même à mi-voix  Karine Berger.
  On aimerait savoir ce qui se passe dans l'arrière-cuisine des grands assistés que sont les grands patrons entrepreneurs.
   Après tout, c'est notre (grande) maison à nous, non? 
Ce n'est quand même pas la Bastille...
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Les multinationales et les Etats

       L'Etat est le problème, disait  Reagan, répétant son maître Hayek
                                         C'est ce que pourraient dire aussi les multinationales, qui se moquent des frontières, malgré leur point d'attache local initial,  souvent très ténu.
        Elles se moquent de leur pays d’origine  malgré les liens de faveur qu'elle y ont pu tisser.
  C'est la nouvelle internationale de la production et du commerce, plus forte que certains Etats.
      Leur budget dépasse même parfois celui de certains.
 C'est souvent une  guerre invisible  , qui ne se fait pas toujours dans le sens de l'intérêt général, loin de là.
   Non seulement par les pressions qu'elles exercent sur les prix, par la concurrence qu'elles finissent souvent par abolir par leur monopole ou quasi monopole, mais aussi par leurs profits qu'elles ont soin de disperser ailleurs et leurs impôts auxquels elles arrivent à échapper souvent, totalement ou partiellement, grâce à l'aide généreuse d'une multitude de juristes grassement payés. L' évasion fiscale  à grande échelle n'est pas un fantasme.Le contournement des lois est leur sport favori.
   Il y a tant de niches  confortables pour les accueillir!
       C'est la loi des multinationales. Dura lex, sed lex! Business first!
          Et on s'étonnera que les Etats s'appauvrissent...
   A la pointe de la mondialisation ,elles n'ont de cesse de faire pression sur les pouvoirs et les institutions internationales pour obtenir passe-droits, influences et faveurs. Leur lobbying est institutionnalisé au Congrès de Washington, intense à Bruxelles, plus discret en France.
   Leur rôle est particulièrement discuté dans les domaines de la santé, du lucratif marché du médicament, de l'agroalimentaire et du phytosanitaire. IL n'y a pas que Cargill, Monsanto et autres...
   Non pas que l'Etat ait perdu tout pouvoir
     Mais il est souvent très limité, tardif, complexe.et souvent complice.... Pour les très petits Etats démunis ou corrompus, il est parfois nul.
    Dans le projet qui se dessine à l'échelle transatlantique (Tafta_Grand marché transatlantique ), ce sont elles qui sont au commande
Elles pourraient conquérir le droit d'attaquer les Etats en justice,  de les traduire devant des tribunaux supra nationaux .
    Leur  pouvoir tentaculaire n'a rien d'innocent, de désintéressé, d'humaniste...
  A quand une alliance vaste et forte pour réduire leur pouvoir, le contrôler et le soumettre à un droit efficace qui reste encore à inventer et à coordonner au niveau international?
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lundi 21 mars 2016

Japoniaiseries

Ville-lumière nipponée
                                                     Mais que fait A. Hidalgo et son service de nettoiement?
       Par souci d'économie, elle a embauché une petite armée de  Japonais  pour rendre la capitale plus fréquentable pour d'autres touristes, notamment ...Japonais 
  Un bon point pour notre PIB.
    On le sait depuis Edith Cresson, ils sont petits et travaillent comme des fourmis...
    Ils n'ont pas leur pareil pour ramasser les crottes de chien les papier gras, les vieilles cannettes de bière ou de saké, souvent jetées par des ..touristes de passage.
     On aurait pourtant besoin d'eux pour nettoyer les abords de Fukushima. Y'a du boulot pour des décennies...
  Pourquoi pas une équipe de Français dévoués pour rendre Londres, Mexico ou Caracas plus  attractives?
                    Capitales de tous les pays, nettoyez-vous!
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De l'esprit de Philadelphie...

 ....Au consensus de Washington 
                                                         Deux logiques politiques et sociales opposées.
    En mai 1944, avait lieu à Philadelphie la Déclaration de l’Organisation Internationale du Travail, à la fin d'une guerre qui touchait à sa fin avec son cortège d'horreurs.
     Un guerre dont le fascisme allemand fut le principal initiateur, conséquence d'un terrible désordre financier, dont la source fut la décision US en crise de retirer ses importants fonds bancaires à Berlin, ce qui créa le chaos et facilita la montée d'un petit parti qui allait connaître une aventure sinistre.
     A Philadelphie, on voulait  instaurer un nouveau socle démocratique Ce texte, première déclaration internationale des droits à vocation universelle, a un caractère pionnier dans la mesure où il entendait faire de la justice sociale l’une des pierres angulaires de l’ordre juridique international. Affirmant que « le travail n’est pas une marchandise » et qu’« une paix durable ne peut être établie que sur la base de la justice sociale », ce texte, qui introduit la notion de « sécurité économique », revêt une singulière actualité aujourd’hui, comme le dit Alain Supiot.
    Dans le même esprit que le CNR (le conseil National de la Résistance) en France, posant les principes d'une logique politique et économique en rupture avec les pratiques d'avant-guerre, , les bases d'une vie sociale nouvelle.
     Face au marché total   il s'agissait à Philadelphie d'établir les fondement d'une démocratie réelle où l'homme et ses besoins essentiels seraient au centre d'une économie à son service, libérée de la course aux profits au service d'une caste de privilégiés, régulièrement source de crises..
   ...Ce texte américain, première déclaration internationale des droits à vocation universelle, a un caractère pionnier dans la mesure où il entendait faire de la justice sociale l’une des pierres angulaires de l’ordre juridique international. Affirmant que « le travail n’est pas une marchandise » et qu’« une paix durable ne peut être établie que sur la base de la justice sociale », ce texte, qui introduit la notion de « sécurité économique », revêt une singulière actualité aujourd’hui...
      Mais cela ne dura pas
  Peu à peu, de glissements en glissements, surtout depuis les années 70, la logique inverse s'est imposée, sous l'influence d'un courant de pensée néolibérale et d'initiatives politiques mettant en question le rôle régulateur de l'Etat.
            ... Alain Supiot retrace comment l’« esprit de Philadelphie » a aujourd’hui cédé la place à son exact contraire, sous l’influence de la contre-révolution ultra-libérale anglo-américaine et de la conversion des ex-pays communistes à l’économie de marché. Mise en œuvre à partir des années 1980 aux états-Unis et au Royaume-Uni, la doctrine ultra-libérale s’est ensuite répandue dans tous les pays occidentaux. Elle s’est attachée à défaire méthodiquement les acquis du programme du Conseil national de la Résistance. Elle a opéré une privatisation de l’état-providence et une mise en concurrence à l’échelle internationale des travailleurs, des droits et des cultures. Le principe de justice sociale a disparu de l’agenda de la globalisation à la faveur de la conversion des régimes communistes à l’économie de marché. La privatisation des produits ou services qui, comme l’électricité, le gaz, la poste, les autoroutes, les chemins de fer, répondent à des besoins également partagés par toute la population et dont l’entretien s’inscrit dans un temps long qui n’est pas celui des marchés, apparaît comme une régression, après leur nationalisation dans l’après-guerre. L’auteur déplore la course au « moins-disant » social qui est à l’œuvre dans le monde globalisé d’aujourd’hui. Démontant les mécanismes de cette transformation vécue par le monde depuis quelques décennies, il fustige la doctrine du « New Public Management », selon laquelle les états doivent être soumis aux mêmes règles de fonctionnement que les entreprises opérant sur des marchés concurrentiels. Il montre aussi que la « responsabilité sociale des entreprises » promue depuis quelques années n’est qu’un leurre : sans responsable clairement identifiable, sans organisation susceptible de demander des comptes et sans tiers devant qui répondre, cette responsabilité n’en est en fait pas une.
____ L’auteur oppose à ce mouvement ultra-libéral actuel les principes humanistes et sociaux contenus dans la Déclaration de Philadelphie, et met en avant l’importance du principe de solidarité, affirmé pour la première fois par l’Afrique dans la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples en 1981. Ce principe a été repris par la Charte européenne des droits fondamentaux adoptée à Nice en 2000...
       L esprit de philadelphie  s'en est allé, avec les conséquences que l'on connaît aujourd'hui.
Le marché total s'est imposé, adopté finalement par Bruxelles, suivant les principes de l'OMC, sorte de nouvelle bible  qui  mène aujourd'hui l'UE au bord de l'implosion. Déjà avant Maastricht et Lisbonne, Pierre Mendes-France critiquait le traite de Rome le 18 janvier 1957.                                                                                                                       Comme l’avait proclamé Reagan, lui aussi en ricanant, « Les pouvoirs publics [government] ne sont pas la solution mais le problème ». Aujourd’hui, ces pouvoirs publics, l’État ne sont plus un recours, un outil de régulation mais un objet de prédation, comme lorsqu’il a servi à renflouer les banques ou les assureurs faillis. Dans la même optique, les groupes de pression médicaux tirent l’essentiel de leurs revenus de prélèvements obligatoires, mais n’acceptent aucune contrainte en contrepartie. Mieux (ou pire), on a vu que lorsqu’ils ont perdu leur emploi, les traders londoniens, qui avaient mis le système en faillite, avaient pu, « en application du droit social communautaire, percevoir des caisses françaises de chômage auxquelles ils n’ont jamais cotisé, des indemnités représentant quatre fois le montant du plafond de la sécurité sociale. »
     L’accroissement de la production et du commerce est une fin en soi qui ne peut être atteinte que par une mise en concurrence généralisée de tous les hommes dans tous les pays. Pour les libéraux (" socio " ou pas), toute différence autre que monétaire doit être abolie, d’où le programme de démantèlement des statuts professionnels et des services publics. L’activité des travailleurs, leurs rémunérations, les " charges " , sont inscrites au passif des entreprises.

   Supiot s’attarde sur une donnée tellement évidente qu’elle n’est jamais prise en compte : pas plus la Commission de Bruxelles que l’OCDE...
   Les États doivent être gérés sous l’égide du New Public Management, donc être soumis aux mêmes règles de fonctionnement que les entreprises opérant sur des marchés concurrentiels. Les indicateurs conçus par l’Union européenne tiennent pour négligeable la précarisation de l’emploi, privilégient l’" employabilité " (concept popularisé par le social-libéral Tony Blair dès 1996) au détriment de la capacité des travailleurs.   
___ Ce sont  les principes de Thatcher, de Reagan, héritiers de la pensée de Hayek et de l'école de Chicago, celle de Milton Friedmann en particulier, qui finirent par devenir la règle dite incontournable (TINA: pas d'alternative!...) 
        Supiot met en avant la possibilité d'une conception alternative de la mondialisation ainsi établie.
  C'est sur ce point que l'auteur mérite d'être discuté, après avoir été lu avec attention.
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dimanche 20 mars 2016

Happy Birthday!

On n'y échappe pas.
                                  C'est même devenu un événement central dans la vie d'un enfant.
              Les cadeaux, les copains la fête. Du moins dans nos sociétés d'abondance.
     Rien de tel encore il y a une soixantaine d'années, dans nos campagnes traditionnelles.
    On le fêtait moins dans la vie rurale d'autrefois:  juste un petit mot gentil, le plus souvent maternel, quand on y pensait...
    Le cérémonial d'aujourd'hui est en fait une invention  toute récente.Comme le remarquait déjà le sociologue  Durkheim
  De nos jours il est devenu incontournable. Il s'est banalisé à force d'être entré dans la sphère commerciale.
          D'abord l'enfance n'avait pas l'importance qu'elle a maintenant, jusqu'au 18° siècle. En gros, la période de Rousseau.
  On n'oubliera pas que la catégorie d'enfant, au sens sociologique, n'existait pas, jusqu'à cette époque.
          Les repères chronologiques furent longtemps plus que flous, l'état civil est assez récent et surtout c'était la mort qui constituait la vraie naissance, dans la communauté des croyants.
   Pendant de nombreux siècles, l'Occident a occulté cette fête rappelle le médiéviste JC Schmitt
    Au XVI° siècle, un petite changement se produit, mais assez exceptionnel et socialement marginal...
             "En France, la fête est épisodiquement attestée au XVIIe siècle dans l’aristocratie. Dans une lettre à sa fille, en 1680, Madame de Sévigné fait mention de bouquets de fleurs et de vers offerts à un vieil abbé le jour de ses 74 ans. Le jeune Louis XIII n’a même pas cette chance. Il ne semble pouvoir obtenir en ce jour particulier qu’un Te Deum et la possibilité de ne pas faire ses exercices scolaires. Et encore, seulement jusqu’à ses 12 ans.
... La manière quasi spontanée dont nous pensons à célébrer notre anniversaire et celui de nos proches nous fait oublier la complexité des conditions intellectuelles requises par une telle opération. Il faut, pour commencer, avoir les moyens de connaître le jour exact de sa naissance, avoir la possibilité de l’enregistrer d’une manière ou d’une autre, si possible par un acte écrit et mieux encore officiel, comme c’est le cas aujourd’hui en France, depuis la Révolution, grâce à l’état civil. Cependant, nous savons d’expérience qu’une mémoire familiale façonnée suivant un rythme annuel peut suffire à rappeler en temps voulu l’anniversaire des enfants, des parents, des amis les plus proches, sans avoir à se référer à chaque fois à un acte officiel ni même à un agenda personnel.
                            Il faut ensuite se préoccuper de la succession des années et de la place parmi elles de l’année de sa naissance, ce qui suppose non seulement l’existence d’un calendrier, qui fixe la durée et les parties (mois, jours) de l’année, mais la connaissance du millésime et un consensus quant au moment où l’année change. On sait à cet égard combien les pratiques médiévales ont été diverses et fluctuantes. Longtemps, les individus, y compris dans les plus hautes sphères de la société, n’ont connu qu’approximativement l’année de leur naissance. Jacques Le Goff le note à propos de Saint Louis,, dont on suppute l’année de la naissance à partir des sources relatives à sa mort, en 1270, « dans sa 56e année » ou « à cinquante-six ans » : 1214 ou 1215 ? En revanche, on sait précisément par Joinville qu’il naquit « le jour de la Saint-Marc », donc un 25 mars, cette fête étant célébrée par la procession de croix-noires; ce détail rituel apparut a posteriori au chroniqueur comme le présage d’une vie placée sous le signe de souffrances (les épreuves de la croisade et de la captivité) et d’une mort (le quasi-martyre de Tunis) qui assimilaient le saint roi au Christ. Il fallait une raison forte pour que l’on se préoccupât non seulement du jour de la naissance (identifié à la fête du saint du jour ou à une fête religieuse, et non au nombre ordinal du jour dans le mois), mais de l’année : ce fut le cas pour le grand-père de Saint Louis, Philippe-Auguste, qui naquit dans la nuit du 21 au 22 août 1165, une précision exceptionnelle due au fait que ses parents, le roi Louis VII et son épouse Adèle de Champagne, désespéraient d’avoir un héritier vingt et un ans après leur mariage : ce fut « l’enfant du miracle » 
       Pour se préoccuper de l’anniversaire, il faut aussi avoir les capacités intellectuelles et matérielles de compter les années écoulées et de les additionner. Au Moyen Âge, la connaissance approximative de son âge est de règle dans toutes les couches de la société, d’où la formule consacrée, bien connue des médiévistes : tel âge « ou environ ». Elle est la règle notamment dans les interrogatoires de justice. Mais, comme le remarque Claude Gauvard, cette formule peut relever du principe de précaution au moins autant que d’une méconnaissance complète de son âge : plutôt que de risquer d’être accusé d’avoir déclaré un âge faux (dans l’espoir de bénéficier d’une grâce), mieux valait s’en tenir à une prudente approximation 
    Outre l’énoncé des conditions nécessaires pour que l’anniversaire de la naissance des individus soit connu ou même célébré, il convient aussi de s’interroger sur les facteurs qui ont pu faire obstacle à de telles préoccupations à l’époque médiévale. Le premier obstacle, le plus important sans doute, est illustré par le fait que, pendant tout le « long Moyen Âge » (et jusqu’à aujourd’hui dans la langue liturgique), anniversarium et souvent même dies natalis ne désignent pas l’anniversaire de la naissance, mais celui du jour de la mort  C’est ce jour qui seul importait en vérité, celui de la « vraie naissance », de l’entrée par la mort dans la « vraie vie » de l’au-delà et du salut tant espéré. D’où les pratiques de commémoration des défunts (memoria), consistant en premier lieu à inscrire le nom du mort au jour de son trépas (obit) dans un nécrologe ou un obituaire, afin que les moines et les clercs affectés à ce service puissent toutes les années futures, moyennant rétribution, prier ce même jour pour le défunt et dire des messes prescrites par son testament ou par la volonté de ses héritiers. C’est la pensée de la mort et des morts, non celle de la naissance, qui a inspiré aux hommes du Moyen Âge l’attention au cycle récurrent des années. Notons ici une profonde différence entre l’arithmétique nécrologique (la « comptabilitéde l’au-delà » dont a parlé Jacques Chiffoleau et celle de l’anniversaire au sens moderne du terme : la première consiste à épuiser progressivement un capital spirituel (et matériel) au fur et à mesure que les années passent et que le souvenir du défunt, peu à peu, s’estompe : telle est la forme institutionnelle du long « travail du deuil »  La seconde, la logique de l’anniversaire de la naissance, consiste au contraire à accumuler les années, à augmenter tous les ans l’âge d’une unité supplémentaire (toute soustraction étant impossible puisqu’on ignore par définition le moment à venir de sa mort)...
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samedi 19 mars 2016

Cinq années de guerre

On y pense et on oublie...
                                            L'artiste, de Guernica à Alep

Mohamad Omran
«J'ai voulu représenter quelque chose de surréaliste qui symbolisait pour moi la Syrie de 2013. J'étais à Copenhague avec le poète syrien Golan Hagi et nous voulions faire un travail commun entre les mots et le dessin. Je me suis inspiré d'un de ses poèmes pour ce dessin.»
Abo Hesham Al-Dimashqi
«J'ai réalisé ce travail à partir de photos réelles montrant les destructions de villes syriennes. On y voit Bachar el-Assad assis à son bureau, perplexe vis-à-vis de ce qu'il doit faire après avoir détruit le pays. À droite se trouve le portrait de son père, Hafez el-Assad.» 
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Au fil du net

*  Les abeilles, largement malades de l'homme, attendront encore...
     Les hommes, encore plus.  

*  Mére Térésa part en campagne

*  L’histoire de la France est aussi cousue de fil noir

*  Partition-fédération: seule solution pour l'avenir de la Syrie?

*  Compétitivité et cercle vicieux

*  Quand le doute s'installe sur l'action des banques centrales

*  Donner de l'argent au peuple pour relancer l'économie?

      Pourquoi pas, au lieu d'arroser un désert...

*  La cité-usine de Bata, un symbole.

*  La loi sur le travail divise aussi les patrons 

*  La société israëlienne divisée (aussi)par la religion
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- Revue de presse
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vendredi 18 mars 2016

Le retour des druides

 Dans la série on  n'arrête pas le progrès:
                                        On embauche. Les médecins généralistes deviennent une espèce en voie de raréfaction dans nos campagnes, dans nos régions et dans certaines de nos villes.
   En Picardie, c'est la cata.
     Je connais un médecin stressé, refusant de nouveaux patients, qui en est venu à réduire la visite  en moyenne  à 10m. Avec ça, on est sûr de passer à côté de problèmes importants. La parole est limitée, l'ordinateur fait l'essentiel, l'imprimante est là pour cracher à peu près toujours la même prescription. Ouf! Ça fera 23euros...A peine le temps de se rhabiller. Au revoir docteur!..Suivant!
  Il y a trois fois plus de coiffeurs que de docteurs. Deux fois plus d'agences bancaires..Bonjour les priorités! Mieux vaut soigner son porte-monnaie que sa prostate.
   Les patients patientent impatiemment
       Et ça ne va pas s'arranger. Pas de vraie solution en vue. Surtout pour les personnes âgées en constant développement et peu mobiles. Il leur faudra beaucoup prier en attendant le toubib qui ne vient pas.
        Pourquoi ne pas mobiliser les vétérinaires?
            Qui soigne un boeuf soigne une...meuf.
    Pourquoi ne pas faire appel aux  guérisseurs, aux exorciseurs, aux pasteurs, aux bonimenteurs...?
          Un druide est déjà opérationnel au pays d'Astérix.
  On attend toujours la potion magique.
     La télémédecine et l'automédication au berceau ne suffiront pas.
                        Sanctus Numerus clausus! priez pour nous...
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Points du jour

__Loi Travail : la flexibilité marche-t-elle ailleurs en Europe
                                                                        Une expérience contrastée.
                              Aucun pays n'est vraiment comparable à un autre.
                Pour l'Espagne, les chiffres sont à prendre avec prudence.
     En Allemagne, la flexibilité est moins grande qu'on ne  le pense, du moins dans certains secteurs, le chômage, de 12% dans les années 2000, est de moins de 5% aujourd'hui. Mais là encore, le bilan est beaucoup moins rose qu'il n'y paraît. "La quasi-totalité des emplois créés ont été à temps partiel", explique l'économiste Daniel Cohen, qui attribue davantage la réussite de l'Allemagne à sa proximité avec les pays de l'Est qu'à sa réforme du marché du travail.
 De plus, la réduction du chômage n'a pas empêché la hausse de la pauvreté, bien au contraire, comme le montre très bien ce graphique du "Monde diplomatique"...La différence de taux de chômage entre la France et l'Allemagne ne s'explique pas par le fait que l'Allemagne crée davantage d'emplois, mais par le fait qu'elle en a eu jusqu'ici beaucoup moins à créer, car beaucoup moins de jeunes arrivent chaque année sur le marché de l'emploi allemand, pour des raisons démographiques
      En Angleterre, le marché de l'emploi est flexible depuis des dizaines d'années. Le licenciement peut se faire sans presque aucune justification. Depuis la fin des années 90, les petits salaires sont subventionnés. Le gouvernement Cameron est allé un peu plus loin, notamment avec la création de contrats de moins d'une heure. Il tente néanmoins de faire monter le salaire minimum, mais c'est avant tout pour pouvoir supprimer un crédit d'impôt aidant les petits salaires, et qui commencent à coûter trop cher pour les finances publiques, tellement ils sont nombreux !
    Avec ce système, le chômage a eu tendance à augmenter plus vite et plus fortement en temps de crise, et a réduire plus rapidement depuis la reprise. Il est de 5,2% aujourd'hui. Toutefois, l'emploi est beaucoup plus précaire. Et peu envié

___Paradis fiscaux: le jackpot des banques françaises
                                                            Découvrez le casier judiciaire de votre banque.
                                                               ...  Aux Bermudes, aux îles Caïmans, mais aussi au Luxembourg ou en Irlande, BNP Paribas, BPCE, Crédit agricole, Crédit mutuel-CIC et Société générale ont bien fait leur nid. Un rapport établit que leurs salariés, peu nombreux, y sont étonnamment productifs et amassent des millions d'euros. Qui sont en général peu taxés....
     Le rapport publié aujourd’hui analyse les chiffres 2015 fournis par les cinq plus grandes banques françaises : BNP Paribas, BPCE, Crédit agricole, Crédit mutuel-CIC, Société générale. Et les conclusions sont sans appel : un quart de l’activité internationale des banques françaises (13,5 milliards d’euros sur 53 milliards) est réalisé depuis des pays considérés comme des paradis fiscaux, réglementaires et judiciaires, et un tiers de l’ensemble de leurs filiales à l’étranger s’y trouvent (641 filiales sur 1 854). Pour cette étude, les ONG ont utilisé la liste des « paradis » établie tous les deux ans par le Tax Justice Network, tout en retirant les États-Unis et le Royaume-Uni, qui concentrent une grande partie de l’activité financière mondiale. Ce choix est offensif, et loin des listes établies officiellement par la France et l’Union européenne : quatre des dix territoires où les banques françaises déclarent le plus de bénéfices sont des États membres de l’UE…

 Le complexe sécuritaro-numérique menace de prendre le contrôle
                                                                   Les risques de l'emprise numérique
                                                                      .. Le contrôle de la société – savoir qui est qui, qu’est-ce qu’il fait, où il est, qui il fréquente… – est une des obsessions permanentes des gouvernants, de tous les gouvernants. C’est pour cela qu’on a inventé les statistiques, la sociologie… et les services de renseignements. Le prétexte de cette volonté de savoir, bien entendu, c’est de mieux connaître la société pour mieux la servir, mieux ­répondre à ses besoins, à ses carences… Mais, à l’inverse des dictatures, un pouvoir démocratique ne peut pas aller trop loin dans ce contrôle inquisiteur sans empiéter sur le périmètre des libertés individuelles. Il a donc besoin, ­objectivement, de « secousses de frayeur collective », comme celles que provoque le terrorisme, pour renforcer au maximum son contrôle des populations. Constitutionnaliser l’état d’urgence est une façon, dans l’arsenal des mesures sécuritaires possibles, de pérenniser l’avancée en matière de contrôle que permettent les récents actes terroristes....
    Dans votre récent ouvrage, l’Empire de la surveillance , vous publiez un entretien avec Noam Chomsky dans lequel l’intellectuel étasunien réaffirme que « l’ennemi principal de tout gouvernement est son propre peuple ». Les démocraties changent-elles de nature ?
      Ignacio Ramonet : Ce que dit Chomsky est une évidence lorsqu’il s’agit de dictatures. Mais ce qui change, avec la mise en place des « sociétés de contrôle et de surveillance », c’est que désormais ce sont les démocraties qui regardent avec méfiance et appréhension leur propre société. Tous les dispositifs répressifs dont on parle – Patriot Act, loi sur le renseignement, etc. – visent à contrôler, voire à châtier le peuple, tout le peuple, au prétexte que pourraient se nicher en son sein quelques terroristes. On ne peut donc plus parler de démocraties tout court, mais de « démocraties sécuritaires » ou d’« États de contrôle ».

  L'Etat  mis en danger de la justice
                                                          L'injustice faite à la justice
         L’accusation est lourde : non-assistance à justice en danger et mise en danger de la justice. Les faits sont énoncés par le président : un budget qui, comparé au PIB, se classe au 37e rang européen. Des sous-effectifs permanents. Des restrictions de fournitures insensées. Des locaux dans un état déplorable (cela fait ainsi plus de 10 ans que des travaux sont prévus au tribunal de Créteil, notamment parce qu’on y trouve de l’amiante). Et des délais d’attente infinis pour quiconque est en souffrance (un an ici pour un juge aux affaires familiales, 30 mois pour avoir accès à un juge départiteur au Conseil des prud’hommes de Bobigny, des instructions au point mort pendant des mois, etc.).
  Un greffier, membre de la CGT, Cyril Papon, raconte les heures supplémentaires non comptabilisées ou payées avec retard, la conscience professionnelle du corps dont les autorités abusent, l’épuisement qui s’ensuit, les arrêts maladie.
Une avocate du Val-de-Marne, Pascale Taelman, décrit l’aide juridictionnelle (ce système d’aide aux plus démunis), le gain de 50 euros pour l'avocat (dont une grande partie partira en charges, lui fait remarquer la procureure) qui représente un mineur devant un juge aux affaires familiales. Le tout prenant généralement six heures de temps....
   Où trouver l’argent nécessaire ? Jérôme Karsenti, avocat d'Anticor, une association qui lutte contre la corruption, a sa petite idée sur le sujet. « On évalue en France le coût de la corruption à environ 80 milliards d’euros. Le budget du ministère de la justice est de 8 milliards. » Si la lutte était un peu plus efficace, si les parquets poursuivaient un peu plus au lieu d’être un « adversaire » dans les procédures, une partie de cet argent pourrait peut-être être récupérée. Jérôme Karsenti décrit des juges d’instruction débordés, qui font parfois appel à lui dans ces termes : « Il faut qu’Anticor se constitue partie civile. Je suis seul. Le dossier est trop lourd. J’ai besoin de quelqu’un pour m’aider… » Cette justice n’a même pas les moyens de traiter les dossiers dans leur intégralité :   « Dans l’affaire des marchés publics truqués du gouvernement Fillon, un rapport de la Cour des comptes établit qu’une grande partie des ministères étaient en faute. Mais le juge m’a demandé de choisir certains ministères car il n’a pas le temps et les moyens de tout instruire… »
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jeudi 17 mars 2016

Panique à Passy.. .

 Cachez moi ces pauvres..
                          Que je ne saurais côtoyer.
Du 16° arrondissement...
       La peur gagne les beaux quartiers.
            No pasaran à Passy!
   Quoi! des abris pour les sans-abris! Le social ici? Mais vous n'y pensez pas...
      C'est Calais au bord du Bois de Boulogne, bientôt avenue Foch...
...A Calais...
  Pourquoi pas à la Villa Montmorency?!
       Les ghettos nous guettent..L'entre-soi, ça compte!
                               Trop dangereux, Marie-Chantale!
        On pourrait organiser un bal de charité pour les (re)loger à la Courneuve..
  Chacun chez soi...
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