Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

lundi 25 août 2025

Entre soi

Noir c'est noir...

            USA en progrès...😖

     Après les réserves indiennes

        Les réserves de blancs, des vrais...

                  En Arkansas comme au Sud

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Propagande d'hier et d'aujourd'hui

 Un problème récurrent

                   Cette notion n' a pas qu'un sens dans le contexte des conflits armés. La propagande, qui vise à conditionner les esprits dans un sens ou l'autre, sans jamais faire appel au libre arbitre, s'exerce aussi dans d'autres contextes. Il s'agit d' Influencer les idées et les comportements dans un sens donné, en vue de les préparer à être réceptifs à tel mot d'ordre, telle injonction, telle option, telle impulsion, tel achat, tel engagement. C'est dire que nous sommes presque en permanence exposés à des discours de ce type, sans que nous nous en rendions compte, le plus souvent, soumis aux les pressions de toutes sortes qui s'exercent sur nous. Parfois pour le pire...                 On a pu parler de fabrique du consentement pour désigner ces types de mécanismes d'adhésion, marchands ou idéologiques, dont nous sommes souvent les victimes consentantes, conditionnées par des facteurs qui nous échappent trop souvent. Toute une histoire.... que le document ci-dessus expliquent  en partie, dans le processus du conditionnement de l'opinion, trop souvent vers le pire;                                                                             ___    L'opinion, ça se travaille, c'est évident, pour ne pas se laisser entraîner sans réflexion critique par les premières idées venues, les conditionnements de toutes sortes. Bernays fut un des premiers qui réfléchit à cette question, en donnant  des moyens et des  recettes psychologiques pour mieux peser sur les idées et les volontés, surtout dans le domaine commercial. On peut voir aujourd'hui que ce problème reste intact, surtout dans le domaine des conflits. On se souvient des discours de G.Bush pour justifier l'intervention en Iraq notamment, sans parler d'autres faits, plus anciens ou plus récents. Dans le contexte de guerre, le discours persuasif est décisif. On lee voit aussi aujourd'hui en Russie, où la communication sous diverses formes est une arme de guerre.           On peut se faire des ennemis en toute bonne conscience, jusqu'à en mourir...                                                                                                         __  A propos de Edward Bernays et de son impact   


                                                                                                                                                                        Les conflits passent aussi par les armes du langage, la rhétorique de guerre, l'autojustification plus ou moins grossière, la diabolisation de l'agresseur désigné.                   La fabrique de l'ennemi est une constante, qui n'est pas toujours perçue comme telle dans la préparation et l'action guerrière. Mobiliser les esprits par toutes sortes de moyens est une condition nécessaire pour entretenir l'animosité, voire l'hostilité, la justification de l'agression.   Les images sont souvent trompeuses, pendant et même après les épisodes belliqueuses et nécessitent un décryptage, un recul critique, même longtemps après. Des récits mobilisateurs de la guerre de 14, de part et d'autres des frontières, au mauvais mensonges de Colin Powell préparant la guerre d'Iraq jusqu'au discours de Poutine sur l'Ukraine, les méthodes changent, pas l'intention ni le fond. La manipulation des esprits par tous les canaux disponibles reste une constante. Les fake news sont aujourd'hui à l'oeuvre, comme les nouveaux canaux de communication, ajoutant souvent à la confusion des esprits. 


             La propagande, presque invisible ou grossière, a ses principes, que ce soit pour justifier l'agression, entretenir la résistance (parfois justifiée) ou soutenir le moral, même quand la situation est désespérée. Des constantes que l'on retrouve souvent quelle que soit l'époque. Comme la guerre de l'information: 
  • "   nous ne voulons pas la guerre ;
  • le camp adverse est le seul responsable de la guerre ;
  • le chef du camp adverse a le visage du diable (ou « l'affreux de service ») ;
  • c'est une cause noble que nous défendons et non des intérêts particuliers ;
  • l'ennemi provoque sciemment des atrocités, et si nous commettons des bavures c'est involontairement ;
  • l'ennemi utilise des armes non autorisées ;
  • nous subissons très peu de pertes, les pertes de l'ennemi sont énormes ;
  • les artistes et intellectuels soutiennent notre cause ;
  • notre cause a un caractère sacré ;
  • ceux (et celles) qui mettent en doute notre propagande sont des traîtres....
  • ___________________Super Poutine dans ses oeuvres. Ceci n'est pas une guerre, mais une "opération spéciale"________


dimanche 24 août 2025

Dans un étrange manège

   Ils jouent avec nos nerfs

             L'un comme/contre l'autre

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Petit billet du dimanche

__ Désertions

__ ONU et Gaza

__ Héroisme?

__ Démantèlement >>

__ Braderie?

__ Manipulations                       

__ Virage suédois

__ Purge trumpienne

__ Paix incertaine

__ Nouvel Alcatraz

__ Mécanique mortifère_

__ Vassalisation heureuse

__ Nazisme comme argument

__ Innovations singapouriennes

 _______ Krach à venir?.. ______________

                            "...  Achetez un jet pas cher ... La National Business Aviation Association (NBAA), un groupe de lobbying pour l’industrie de l’aviation privée, a salué l’adoption de la législation républicaine, se félicitant en particulier de la politique d’amortissement accéléré, qu’elle juge « efficace pour encourager l’achat d’avions. » (L’Institute for Taxation and Economic Policy affirme que « les allégements fiscaux liés à l’amortissement n’ont jamais démontré leur efficacité pour encourager les investissements en capital »).                 Pendant ce temps, les communautés à travers les États-Unis se préparent à subir les coupes sombres prévues par la loi dans le programme Medicaid et l’aide alimentaire fédérale, qui devraient peser lourdement sur les budgets des États et priver des millions d’Américains à faibles revenus de leurs bons alimentaires et de leur couverture santé.    « Trump et les Républicains du Congrès ont clairement répondu aux attentes de la classe milliardaire », a déclaré Robert Weissman, coprésident de Public Citizen. « Il s’agit certainement de l’un des projets de loi les plus cruels de l’histoire américaine, qui revient sur les progrès douloureusement lents réalisés par le pays en matière d’extension de la couverture santé et, tout aussi remarquable, prive les affamés de nourriture. »« Cela représente beaucoup de souffrances inutiles juste pour enrichir encore davantage les Américains les plus riches », a-t-il ajouté."  ________

       

samedi 23 août 2025

Essence et existence

     Début d'une crise fatale?

                 Nerf de la guerre en péril


          Un problème qui n'a rien de philosophique...                ______________________

Place aux bulldozers!

  Tabula rasa.             

  La  parole reste à la destruction. Table rase. Il s'agit maintenant non plus seulement de raser les maisons pour inciter au départ définitif des populations palestiniennes, sans distinction,  mais surtout d'enterrer le projet d'in futur Etat palestinien, comme le proclame publiquement le ministre d l'intérieur de Jérusalem. Place au Grand Israël! La colonisation rampante commencée sous Pérès doit déboucher sur la Terre promise. En Cisjordanie, on arrache les oliviers et on fait place nette peu à peu, escomptant sur le départ volontaire des occupants. On ne s'en cache même plus, malgré des oppositions israëliennes,  celle de nombreux Juifs étrangers, d'Etats de plus en plus nombreux.                                            Comment résister à mains nues face ux bombes et aux  bulldozers, qui viennent terminer le travail.  Le D9, spécialement conçu pour cela, fait merveille. On reconstruira une nouvelle riviera, avait osé dire Trump...Pour les survivants, il s'agit de partir ailleurs. Où? Nul ne le sait...Les Nations Unies, qui ont permis la fondation de l'Etat hébreu en 1947, alertent en vain...     C'est la politique du fait accompli.       


                                                            Pendant ce temps, Netanyahou, prisonnier de son extrême-droite, allume des contre-feux  et exploite des dénégations grossières, niant les évidences. En pratiquant et en encourageant des amalgames éculés : toute critique de son action est  à ses yeux de l'antisémitisme. Forcément. Même quand elle vient de l'intérieur!   On connait la manipulation,  le vieux couplet...l'amalgame usé jusqu'à la corde.     

              " ..La gauche  a de son côté dénoncé « l’instrumentalisation » de l’antisémitisme par le leader israélien. « Nétanyahou est un leader d’extrême droite qui instrumentalise la notion d’antisémitisme, alors même que l’antisémitisme est bien réel dans notre pays », a commenté mercredi Chloé Ridel, porte-parole du PS sur Franceinfo.« Instrumentaliser l’antisémitisme comme une arme diplomatique est honteux non seulement parce que ça affaiblit la lutte nécessaire contre l’antisémitisme, mais surtout parce que cela vise à assimiler les juifs dans le monde à une politique génocidaire d’un criminel poursuivi par la Cour pénale internationale », a déclaré la présidente du groupe « insoumis » à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, dont le parti est régulièrement accusé d’ambiguïtés sur cette question. ______


_________ " ...L'histoire s'accélère en cette fin d'été au Proche-Orient, le gouvernement fasciste israélien affiche de plus en plus clairement son objectif d'élimination totale de la Palestine et de son peuple, tout en menaçant quiconque pourrait s'y opposer. Récapitulatif de ces derniers jours.

⚫ Annexion de Gaza et déportation de population
Le 20 août, le ministre israélien de la Défense a officialisé un «plan d'attaque» pour la prise de la ville de Gaza par l'armée, et ordonné le rappel de 60.000 réservistes. Au total, plus de 120.000 réservistes seront envoyé sur le terrain pour annexer Gaza. De nombreux blindés sont déjà massés et attendent le feu vert pour lancer l'opération.
Le 8 août, le cabinet de sécurité israélien avait approuvé un plan d’anéantissement de la bande de Gaza. Netanyahou avait annoncé l’occupation du territoire par Israël, et il avait déclaré être investi d’une «mission historique et spirituelle» au service du projet de «Grand Israël».
Le ministre Israël Katz a aussi validé les «préparatifs humanitaires pour l'évacuation» des civils de la ville de Gaza, c'est-à-dire un déplacement forcé de population survivante, donc un nettoyage ethnique. Le porte-parole de l’armée déclare : «Nous n’attendons pas. Déjà, maintenant, les troupes de l’IDF [Israel Defense forces] tiennent les banlieues de Gaza City.»
À la base, l'expulsion des habitants de la ville de Gaza était programmée pour la date symbolique du 7 octobre, mais le gouvernement sioniste accélère son calendrier, et a demandé à l'armée d'agir plus vite.
⚫ «Enterrer» l’État palestinien
«Nous allons enterrer l'État palestinien, les européens n'auront plus rien à reconnaître». Ce sont les mots du ministre fasciste Bezalel Smotrich le 13 août. Exhibant une carte de la colonisation en Cisjordanie, il validait du même coup la construction de 3400 logements israéliens dans la zone E1. E1 signifie Est 1, un territoire palestinien situé à l’est de Jérusalem, jusqu'ici préservé.
Cette zone est stratégique : si elle était annexée par Israël, cela isolerait définitivement le nord de la Cisjordanie du Sud, mais aussi l'Est de Jérusalem où vivent 400.000 palestiniens. Ce serait une coupure au sein de ce qu'il reste de territoire palestinien, déjà largement grignoté par les colonies illégales.
L'extrême droite israélienne réclame l'implantation de colonies en zone E1 depuis trente ans, mais jusqu'ici les gouvernements sionistes avaient toujours reculé face aux pressions internationales. Avec ce plan, c'est un pas de plus vers l'annexion de la Cisjordanie, et surtout la quasi-impossibilité de composer un État palestinien avec les territoires restants. Depuis 2023, des milliers d'hectares de terres palestiniennes ont été volées par les colons, et de véritables pogroms racistes sont organisés régulièrement contre des villages palestiniens. La «reconnaissance» de la Palestine par les dirigeants français et anglais en septembre n'aura aucun effet s'il ne reste rien à reconnaître.
⚫ Terreur jusque dans les cellules
Un autre ministre israélien suprémaciste, Itamar Ben-Gvir, s'est rendu, avec des agents armés et des journalistes, dans la cellule du prisonnier palestinien Marwan Barghouti. Une mise en scène ignoble, en plus d'être d'une lâcheté totale. Devant les caméras, il a déclaré au détenu : «Nous vous anéantirons, nous vous effacerons».
Barghouti est surnommé le «Mandela palestinien». Cet homme âgé de 66 ans est emprisonné depuis 23 ans et placé à l’isolement depuis 2 ans. En tant que leader du Fatah, il est une figure centrale de la résistance palestinienne, très populaire, interlocuteur reconnu et figure plutôt respectée. Cet homme est l'un des seuls à pouvoir assurer un rôle politique de premier plan en cas de reconnaissance réelle d'un État palestinien.
Or, Barghouti est apparu très amaigri sur les images diffusées par les médias israéliens, et les menaces de Ben Gvir laissent présager un assassinat en prison, pour empêcher toute possibilité d'un dialogue politique, à tout jamais. Ces images rappellent aussi qu'Israël retient en otage 10.800 prisonniers et prisonnières, dont 450 enfants, souvent enfermés sans procès, et dans des conditions s'apparentant à de la torture.
⚫ Somaliland
Le 9 août, Donald Trump a confirmé face caméra qu'il envisage de reconnaître le Somaliland s'il accepte les expulsés de Gaza. Un deal ignoble. Israël mène des discussions depuis des mois pour «relocaliser» les Palestiniens de Gaza en Afrique de l’est. La presse révélait le 13 août que le gouvernement de Netanyahou envisageait une déportation des gazaouis survivants au Soudan du Sud. À chaque fois, il s'agit de pays très pauvres, en guerre, en grande difficulté, que l'axe USA-Israël fait chanter pour y transférer les palestiniens.
⚫ Écrasé vivant
Le 20 août, des combats ont eu lieu à Gaza, durant lesquels 10 combattants palestiniens qui ont tenté de prendre une position israélienne ont été tués. Sur des images de la scène, on voit un combattant palestinien vivant, ne pouvant pas fuir à cause d'une blessure, écrasé vivant par un char d'assaut israélien. Un crime de guerre de plus.
Les blindés israéliens ont pris l’habitude de broyer le corps de palestiniens depuis deux ans. En 2024, des réseaux sociaux israéliens diffusaient même la photo d'un corps atrocement broyé sous les chenilles d'un blindé, suscitant des «likes» et des commentaires moqueurs. Il avait été identifié : Jamal Hamdi Hassan Ashour, âgé de 62 ans. Dans un amas de chair et d'os, un bras attaché par des serflex, montrant qu'il a été écrasé alors qu'il était détenu. En 2003 déjà, un engin israélien avait délibérément écrasé la militante étasunienne Rachel Corrie, qui s'opposait à la destruction d'une maison palestinienne. Combien de corps ont disparu ces derniers mois sous le poids des blindés et ne seront jamais comptabilisés ?
⚫ Représailles contre la France
Netanyahou est très en colère que la France veuille reconnaître l’État palestinien, comme l'ont fait la plupart des autres pays du monde, et accuse désormais Macron «d'alimenter le feu antisémite», dans un courrier violent envoyé au président français. Son analyse «est erronée, abjecte et ne demeurera pas sans réponse», répond la présidence française. C'était bien la peine de s’aplatir devant Netanyahou, de parler de «soutien inconditionnel» à Israël, si c'est pour finir par être diffamé comme un vulgaire Mélenchon.
Le ministre des Affaires étrangères israélien souhaite même la fermeture du consulat de France à Jérusalem. Une mesure qui serait très grave, car la France y possède un consulat depuis des siècles, bien avant la création d'Israël, et plusieurs bâtiments, notamment religieux, relèvent de sa souveraineté.
En mai dernier, Itamar Ben Gvir écrivait : «Macron fait le jeu du terrorisme islamique. Le terrorisme islamique explosera au visage de tous les citoyens français. Lorsque Macron comprendra cela, il sera trop tard. Citoyens de France, réveillez-vous !» Il menaçait ainsi la France d’attentats terroristes. Des propos graves et d’autant plus troublants qu’il n’y a aucune raison qu’une reconnaissance de la Palestine puisse attiser un quelconque «terrorisme islamiste», bien au contraire...."
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vendredi 22 août 2025

Gare à l'ours!

   Le piège

           Redoutable pouvoir de division

  __"...La prise de territoirn’est qu’un moyen parmi d’autres pour atteindre une fin bien plus importante : la subjugation politique de l’entièreté de l’Ukraine. Et cette subjugation répond au désir de restauration d’une puissance impériale blessée, du moins dans son étranger proche. « Le cœur du conflit est bien une guerre de “libération nationale” contre un système impérial », analysait dès 2022 l’historien Serhii Plokhy dans nos colonnes – un système déjà délité mais dont l’autonomie du pays, de facto de plus en plus tourné vers l’ouest, aurait consacré la désarticulation finale...."____________

Suzeraineté et vassalité

Allégeance

                           Devant  Trump, on plie le genou. Humblement, on prête allégeance. Individuellement ou collectivement . A Dallas ou à Bruxelles. Pas question de froisser le prince. Devant le parrain, on s'incline.  Par crainte, non par respect. L'Europe elle-même se soumet aux oukazes du maître de la Maison Blanche. Comme  les grands de la Silicon  Valley. Un nouvel ordre féodal s'installe. La force sans le droit, sans les usages libéraux d'autrefois. La vassalité devient la règle.  Même quand on s'appelle Ursula ou Jeff.   An nom du MAGA et des intérêts personnels du Big Chief. Merci Donald!  Amen!

    Un certain niveau  de vassalité " L’imposition unilatérale de droits de douane américains à la production européenne marque les esprits. En réalité leur niveau général de 15 %, relativement modéré, résulte de concessions bien plus générales consenties par la Commission européenne. Pour sauver le fragile statu quo industriel de secteurs ultra-exportateurs, en Allemagne en particulier, l’UE s’engage à continuer de creuser ses dépendances sur un ensemble de dossiers et compromet son avenir technologique. L’Europe renonce à ses velléités d’autonomie en matière numérique, militaire, et énergétique, dans la continuité du dernier sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Derrière la menace de chaos, Donald Trump parvient ainsi à imposer, en plus d’un nouveau paradigme de protection douanière, unilatérale, une logique plus généralisée de domination économique – et géopolitique – sur les pays déjà les plus alignés. En retour, ceux-ci se voient confrontés au risque d’un déclassement accéléré.

      De nombreux responsables nationaux expriment leur embarras face à la révélation de cette impasse à la vue du grand public par les médias. L’appel de certains d’entre eux à la mise en place de contre-mesures sur le secteur numérique américain minimise l’ampleur réelle du retrait européen et arrive à contretemps. En échange de droits de douane de moitié inférieurs à la menace théorique de 30 %, la Commission a justement donné la garantie à Donald Trump de renoncer à l’horizon d’une politique réelle de concurrence technologique.

     Au vu de l’excédent commercial allemand sur les États-Unis, une véritable politique de rééquilibrage ciblée, par des droits de douane spécifiques et des investissements manufacturiers, aurait été justifiée. Les Européens auraient dû accepter le principe et les moyens d’un tel rééquilibrage commercial il y a déjà longtemps, tout en écartant la moindre compromission sur l’idée d’une vassalisation généralisée du continent, qui engage les générations futures. Une approche sereine aurait abouti à des droits de douane (bas), sans aucune concession en matière de politique d’autonomie technologique, militaire et énergétique. En se focalisant, dans la panique, sur les intérêts immédiats d’industries ultra-exportatrices comme l’automobile et sur les injonctions américaines les plus maximalistes, la perspective irréaliste de droits de douane à 30 % dans la durée à amener les Européens à saborder leur potentiel technologique.

      Ainsi, l’impasse dans laquelle s’est enfermée l’Europe s’avère plus profonde que cet accord commercial embarrassant. Elle concerne le mode de gouvernance, la bureaucratisation extrême, le champ offert aux groupes d’intérêt et la régurgitation d’idéologies américaines génériques par tous les courants politiques, de l’extrême droite à l’extrême gauche en passant par l’extrême centre. Le dernier ouvrage de Michel Barnier illustre, avec une surprenante précision, le type et le degré de conditionnement qu’incarne la présidente de la Commission dans ses relations avec les États-Unis.

      Pour leur part, les États-Unis commencent à se relever de leur débâcle industrielle, malgré leur crise éducative et culturelle, en mobilisant leurs forces historiques. Cette capacité de rebond repose notamment sur les moyens financiers qu’ils offrent aux forces créatives et scientifiques. À l’inverse, l’Europe prend le pli de copier les aspects les plus néfastes de la gouvernance et de la culture de masse américaine, sans les qualités d’un système qui se donnent encore les moyens scientifiques de sa puissance. Les États-Unis entament une amorce de réindustrialisation grâce en particulier à la faiblesse de leurs coûts énergétiques. À l’inverse, la Commission exporte le chaos de la politique énergétique allemande aux pays européens qui bénéficieraient encore d’une infrastructure énergétique rationnelle et écologique et, désormais, en promettant des importations massives de gaz naturel liquéfié américains à des prix prohibitifs.

      Alors que l’affaissement de la position européenne était visible depuis plusieurs mois, les représentants d’organismes américains de Bruxelles, comme le site Politico Europe, défendaient avec âpreté la position de la Commission, lui prêtant même des vertus de force et d’unité. Ces négociations factices ont en fait permis d’entériner le retrait européen face aux intérêts économiques américains. Au-delà de la forme et du style particulier de Donald Trump, la politique internationale des États-Unis présente une dimension transpartisane. L’Inflation Reduction Act de l’administration Biden constituait déjà une politique protectionniste au bénéfice de la réindustrialisation américaine. Le faible ancrage dans les réalités européennes et mondiales parmi les gouvernements de l’UE a ouvert la voie au vide de la Commission von der Leyen, mêlant soumission sur la scène internationale et autoritarisme en interne.

Davantage qu’un simple outil de rééquilibrage commercial, Donald Trump conçoit les barrières douanières comme un mode de sanctions sur tous types de dossiers. C’est d’ailleurs au vu de l’escalade des derniers mois avec la Chine, qui lui a efficacement tenu tête, qu’il s’est focalisé sur les pays les plus inféodés aux États-Unis, dans un contexte géopolitique désastreux. Gaza en est un exemple frappant, sur lequel l’UE refuse de peser, prenant à la lettre les intimidations américaines, alors qu’elle dispose de leviers économiques évidents, pour mettre fin à une politique d’annihilation dans son voisinage. Bien plus qu’une simple question de stratégie de négociation, le retrait politique européen renvoie à une crise de civilisation...."                          _____________________

jeudi 21 août 2025

Etre heureux?

 Est-ce bien normal par les temps qui courent?

          Une notion problématique

                     Restons  modestes...

                                                ____________________

Varia

__  Le fléau

__ Indiscrétions

__ Sarkophage

__ Surveillance

__ Bulle de l'IA

__ Un pionnier                               

           __ Roman national >>

__ Trump et l'IA

__ Contentieux fondateurs

__ Numérique en guerre

__ Pacifisme en crise

__  Un Gotha français

__ Patience et lenteur

__ Epine dans le pied

__ Transfert contesté

__ Contrôle des esprits

                      ____ Un Pentagone gâté  _________