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mardi 9 octobre 2018

Economie et myopie

Ça arrive:   
      La science économique peut être myope et même parfois aveugle vis à vis de sa propre démarche et de ses fondements.                                   Jusqu'à se planter.

         Nous nous sommes tous trompés, avouaient certains économistes libéraux au lendemain de la soudaine et violente crise de 2008. D'autres, comme Roubini et quelques autres avaient vu venir l'orage, avec un peut plus de recul théorique. 

     On a beau être "prix Nobel" de l'économie, on peut s'égarer, en partant de postulats discutables, tout en présentant un aspect de scientificité.

    Déjà que, dans les sciences de la nature, un savant confirmé avance avec beaucoup de prudence, sachant qu'il faut toujours être prêt à revoir les connaissances du moment, pour les amender ou les réviser, sur la base de nouvelles hypothèses venues d'observations plus élaborées: la vérité est toujours provisoire, partielle, en marche, malgré la rigueur des outils et des conclusions bien établies et universellement partagées.. Que dire alors de celui qui travaille sur une matière humaine mouvante et souvent imprévisible, multifactorielle, comme le sociologue ou comme l'économiste?

    L'économie peut avoir sa rigueur, mais elle oublie trop souvent les postulats dont elle part, la part de choix et d'idéologie qui détermine sa démarche et ses résultats, qui fait qu'il peut arriver qu'elle ne fait qu'alimenter ses présupposés.     Au risque se tromper magistralement, comme l'a reconnu au passage Alain Greenspan, après la crise qu'il avait contribué à stimuler.
    Les économistes rigoureux le savent bien : il faut la jouer modeste en travaillant sur une matière aussi molle et aléatoire, historiquement marquée.

            C'est le risque permanent, bien souligné par J. Sapir, qui explique les profondes divergences de points de vue.

   On peut être en désaccord plus d'une fois avec les analyses de J.Sapir, mais sur le sujet des limites de la science économique, qui est une science humaine, il est difficile de ne pas le rejoindre sur l'essentiel. Une étude qui n'est pas facile, mais qui décape et remet les choses à leur place, contre le dogmatisme de certains courants économiques inspirant souvent des choix politiques, qui ne sont pas sans conséquences;  l'école libérale de Hayek et de M. Friedman  ont inspiré la pensée libérale de Thatcher et de Reagan, avec leur croyances naïves en la toute puissance du marché et du caractère obsolète des régulations étatiques, dont s'est inspirée la conduite des affaires européennes.

    On sait pourtant que l'économie n'est pas une science dure et la crise a bien montré à quel point beaucoup se sont trompés. Elle peut même être une imposture, en fonction de certains choix préalables non interrogés..Son enseignement devrait être revu et il est des présupposés à repenser, un formalisme mathématique qui interdit tout débat de fond...Les maths ne sont qu'un outil, utile mais à manier avec précaution.
     La plupart n'ont rien vu venir, comme certains l'ont reconnu.  Il arrive même qu'on puisse dire tout et le contraire de tout.       Cela relativise un peu...

   Dans son étude sur "L'imposture économique",  Steve Keen, remet en cause certaines croyances érigées comme des postulats, des théorèmes, dans la théorie économique néoclassique libérale. Selon cette théorie, les marchés auraient des anticipations parfaites sur tout et auto-réguleraient naturellement l'économie dans une concurrence supposée transparente. Pourtant ces hypothèses sont faussées à la base et la vie économique est bouleversée par des événements non anticipés par les marchés, est ponctuée de crises souvent inattendues, celle de 2008, déclenchée par les subprimes en étant un exemple criant. 
          [ -Krugman fustigeait naguère "la cécité de la profession sur la possibilité de défaillances catastrophiques dans une économie de marché"."Durant l’âge d’or, les économistes financiers en vinrent à croire que les marchés étaient fondamentalement stables - que les actions et autres actifs étaient toujours cotés à leur juste prix"---- M. Greenspan avouait qu’il était dans un état d’ « incrédulité choquée » car « l’ensemble de l’édifice intellectuel » s’était « effondré ». Cet effondrement de l’édifice intellectuel étant aussi un effondrement du monde réel de marchés, le résultat s’est traduit par une grave récession"( P.K.)_« Lorsque dans un pays le développement du capital devient un sous-produit de l’activité d’un casino, le travail est susceptible d’être bâclé. », disait Keynes.]
      Bref, une "science" en question, souvent aveugle à ses fondements.
               La cohérence n'est pas toujours au rendez-vous.
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lundi 8 octobre 2018

C'est l'histoire d'une banque...

Deux ou trois choses

                       Sur une banque peu ordinaire
                            Devenue la quatrième du monde en importance
                                                                             Mais en eaux troubles
              Maintenant une banque en ligne...de mire.
     FR3 a eu la bonne idée de diffuser (mais pourquoi à une heure si tardive?) un document sur l'histoire et les pratiques d'une institution bien de chez nous, mais aux activités et ramifications mondiales, dont le grand public connaît peu de choses.

   Les auteurs, dont Harel, un bon connaisseur de la chose bancaire et des paradis fiscaux dont elles usent et abusent, diffusent des informations qui dérangent et qui pronostiquent de nouveaux risques.           Non, l'ivresse spéculative bancaire, dont on connaît les effets, qui n'ont pas fini de se faire sentir, n'est pas terminée et, malgré certains démentis faussement rassurants, rien d'essentiel n'est réglé. Les vieilles habitudes reviennent. Surtout tant que la séparation entre banques d'affaires et banques de dépôts ne sera pas une obligation, ce que Roosevelt avait imposé en son temps.
     Comme le signale l'ancien banquier Naulot, il est temps de revenir aux fondamentaux, de retrouver les bons rails, car la situation est de nouveau préoccupante.
    La BNP était une simple et tranquille de dépôts et de prêts aux entreprises locales, Paribas se consacrait surtout aux activités spéculatives. Le mariage des deux organismes à produit un monstre, qui,  à la faveur de la mondialisation et de la spéculation de haut vol depuis plus d'une trentaine d'années, peut mettre en péril les économies des épargnants.
    La quatrième banque mondiale, lit-on dans Télérama commentant le documentaire filmé, affiche un bilan de plus de 2 000 milliards d’euros, plus lourd que le PNB (produit national brut) de la France ? ...;, ce « too big to fail »qui a pris tout le monde en otage et dicte ses solutions. Car ce sont bien les choix des responsables bancaires qui seront retenus, sans délibération démocratique, dans la gestion de la crise de 2008. Et c’est du président de BNP Paribas, que le pouvoir politique attend alors des remèdes.Cette puissance, BNP Paribas l’a acquise en à peine trente ans, à la faveur de la financiarisation et de la mondialisation de l’économie, mais porté aussi par l’ambition de fer de Michel Pébereau, qui a présidé l’établissement de 1993 à 2011. Avant lui, BNP était une banque de détail, une banque qui osait déjà dire « votre argent nous intéresse », mais qui restait au contact de ses clients, des entreprises, comme témoigne une des dernières salariées de cette période. Tout a changé avec la privatisation de la banque, décidée par Édouard Balladur en 1993. Michel Pébereau est alors désigné par le gouvernement pour présider l’établissement, le changer.
La vraie transformation viendra six ans plus tard, en 1999 lorsque BNP s’empare de Paribas, aux termes d’une bataille féroce avec la Société générale. Bizarrement, le documentaire passe sous silence ce conflit qui mit le capitalisme français à feu et à sang, appelant le pouvoir à trancher entre les ambitions des deux banques...
     BNP Paribas, Etat dans l'Etat, a absolument tout verrouillé, si bien qu'il est difficile de mener une information et que subsistent des zônes d'ombre. Un constat froid et non contesté de certaines pratiques bancaires d'institutions, parfois en péril, comme la Deutsche Bank, pour ne citer qu'un autre mastodonte, qui donne des cheveux blancs à A.Merkel et aux grands financiers, à cause de son caractère systémique et du risque de glissade avec effets dominos.
   Mais pourquoi Jupiter n'en parle pas, lui qui est passé chez Rothschild, qui doit bien connaître le dossier?
       Un véritable monstre bancaire s'est créé, qui fait la pluie et le beau temps, auquel n'est pas étrangère la dette de nombreux pays, dont le nôtre, dont la gestion ne peut pas ne pas avoir d'incidences sur la ligne financière et les choix budgétaires majeurs des gouvernements successifs. Si on a voulu "sauver" la Grèce, c'est d'abord pour sauver les banques qui y avaient beaucoup investi, dont BNP-Paribas, entre autres. Sur ce point, on attend des recherches et des analyses qu'il reste à mener.
       Même Capital évoque l'affaire, dont la diffusion publique embête sérieusement l'institution visée par une enquête de deux ans, forcément partielle, des auteurs. La Tribune parle de certaines "carences"...à propos de certaines pratiques bancaires.
      On peut aller jusqu'à dire qu'elle dirige la France. Le patron, prêt à financer les plus grands projets moyennant certaines conditions, a ses entrées à Bercy et le jeu de chaises musicales  n'est pas exceptionnel entre le ministère et le siège du Bld des Italiens.
    Les scandales, ébruités ou pas, ne sont pas rares et il est arrivé à la banque de se faire épingler pour quelques menues affaires...
        Mais il y a plus grave. L'argent n'a pas d'odeur dit-on.
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- Pouvoir des banques   - Séparation bancaire.  - Nouveaux risques bancaires.  - Pouvoir des banques et paradis fiscaux.  - Dix ans après.  - Contrôler les banques et les réguler.  - Roosvelt, la crise et les banques. - Comment ne pas couler?  -  Bruxelles et la finance.   -Procès UBS:les 700 milliards qui manquent à la France.
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dimanche 7 octobre 2018

Horizon dominical

__ Médicaments: entre malades et rentabilité, il faut choisir.
                                           Le secret des affaires en question, une nouvelle fois.

__ Flamanville: rien ne s'arrange
                       Déjà il y a deux ans, on se posait des questions: Flamanville: la fin d'un long tunnel ? la sortie du fiasco?  Et en Finlande? ...
                       Le nucléaire en question, pendant et après Areva. Une histoire sans fin?

__ Pouvoir d'achat: réalité ou leurre?

__ La dépendance: un enjeu majeur.
                                    En Ehpad, rien ne s'améliore.         

__ PIB: des indicateurs contestés. Une notion confuse.

__ La forêt française en crise
                                    Une marchandise comme une autre?

__  Les migrants et l'Europe   (point de vue)
                                     Un autre regard est possible.
                     Un vieux problème et un peu d'histoire ne nuit pas.
   
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samedi 6 octobre 2018

Elysée enlisé?

Une hirondelle ne fait pas le printemps.
             Un sondage ne fait pas une vérité.
                  Mais il semblerait pourtant que la machine (trop) bien huilée se soit grippée.
   De maladresses en dérapages, de prétentions en naïves facondes, on est passé de la fulgurance jupitérienne à la prose ordinaire du fonctionnement ordinaire de l' Etat et de ses aléas.
   Ça ne marche plus. Il y a des tensions dans les rangs, qui amènent des interrogations sur les vertus du premier de cordée. Certains même dévissent carrément, même en tête, à l'intérieur.
   Il le reconnaît enfin: Je ne suis pas parfait...
     Au cas où on en aurait douté.
 Rien ne serait calculé depuis le début et la pauvreté n'a qu'à bien se tenir. Il n'est pas l'abbé Pierre, mais tout est affaire de patience et de confiance.
   Même si le contrôle est relatif et imparfait, le projet macronien aboutira.
      Honni soit qui peut en douter. La foi  dans le Rénovateur suprême est salvatrice.
        Une chute n'est pas un échec.
 La pente est juste un peu plus rude. Normal quand on approche des sommets. que l'on distingue malgré le brouillard.
   Si la disruption est mise à mal, la modernisation est en marche. En marche forcée. Même au Palais.
     On murmure cependant que la locataire serait de méchante humeur envers le PDG en chef.
         Toujours les mauvaises langues....
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vendredi 5 octobre 2018

Pauvre justice!

Notre scandale.
                   Dire que la justice en France manque de moyens est un euphémisme.
                             De moyens humains et matériels.
    Depuis Badinter, le problème est régulièrement signalé, mais les actions sont minimes par rapport aux besoins criants.
    Il ne faut pas s'étonner si les dossiers s'empilent, que les affaires traînent, que ça ne tourne pas rond dans le tribunaux. Et que les prisons soient surencombrées.
    Nous sommes montrés du doigt par le Conseil de l'Europe.
       Quand les Allemands dépensent presque 120 euros par citoyens, nous plafonnons à 70  à peine. Dans un système des plus chargés.Nous nous classons en queue de peloton. Nous sommes maintenant derrière l'Azerbaïdjan et l'Arménie...
   La justice est au bord de l'asphyxie, signale-t-on ici où là, malgré de investissements devenus urgents
  A bout de souffle, affirme-t-on, au vu de certains besoins minimaux non satisfaits.
   Il faudrait doubler le budget pour se mettre au niveau européen.
     On ne s'étonnera pas des nombreux dysfonctionnements, qui ne sont pas tous le fait d' un budget défaillant, mettant en exergue une organisation à revoir.
  Moins de quatre minutes en moyenne .pour juger une affaire de garde à vue.
    Comment ne pas mettre en cause le manque de moyens dans certaines affaires mal traitées?

          Une justice injustement traitée...
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jeudi 4 octobre 2018

Autant en parler

OTAN: comment s'en débarrasser?
                                                      Pour redonner à l'ONU tout le sens qu'elle pourrait, qu'elle devrait avoir.
     Vaste problème...
   Les virulentes attaques de Trump à l'égard de L' OTAN  semble signer la fin d'une époque dans les institutions internationales, vivant encore sous le signe d'une guerre froide, qui a vu naître, sous l'égide des USA, face au Pacte de Varsovie, cette alliance militaire incluant maints pays de que l'on appelait encore l'Occident.
    Sous la houlette hégémonique de l' oncle Sam, ce club politico-militaire reflétait plus ses intérêts qu'une quelconque institution de défense multilatérale et le remodelage des forces géopolitiques l'a rendu plus que caduque.
     On peut saluer la volonté du locataire de la Maison Blanche de vouloir mettre fin à un système qui, au nom de la solidarité et de la protection, a entraîné bien des dérives. Mais cette remise en cause est à courte vue, purement dictée par les intérêts à court terme de l'America first.

     Cette contestation est mise en cause par les ardents défenseurs d'un multilatéralisme qui veut rester dans les clous atlantistes, sans tenir compte des mutations géopolitiques en cours  et des dérives et "aventures" lointaines et proches, comme la campagne en Afghanistan, qui se révèle être un tragique fiasco.
     ...le soutien de l’OTAN aux interventions imprudentes des États-Unis à l’étranger devrait être considéré comme une erreur à effacer, et non comme une caractéristique dont il faut se vanter. Et ce, sans même tenir compte des conséquences désastreuses des offensives malhonnêtes de l’OTAN contre la Libye, qui ont laissé ce pays en faillite, poussé les djihadistes en Syrie, déclenché le terrorisme en Europe occidentale et provoqué une vague de réfugiés qui a mis en danger l’avenir de l’Union européenne.
        Face à ce débat américano-américain, l'Europe reste sans voix et sans pouvoirs, approuvant tacitement ou verbalement, comme A. Merkel. Une révérence à courte vue.
       Le "machin" (pour reprendre une formule gaullienne) est dépassé, que ce soit l'Otan ou sa matrice onusienne. De nouveaux rapports sont à tisser, comme le rappelait Jupiter:
   « Nous vivons aujourd’hui dans une crise profonde de l’ordre international libéral westphalien que nous avons connu. D’abord, car il a échoué pour partie à se réguler lui-même. Ses dérives économiques, financières, environnementales et climatiques n’ont pas trouvé de réponse encore à la hauteur à ce jour. Ensuite, parce que notre capacité collective à apporter une réponse aux crises est encore trop souvent entravée par les divisions du Conseil de sécurité… Née d’une espérance, l’ONU, peut devenir, comme la Société des Nations qui l’a précédée, le symbole d’une impuissance. Et nul n’est besoin de chercher les responsables de ce délitement, ils sont ici, dans cette assemblée. Ils prennent la parole aujourd’hui. Les responsables, ce sont les dirigeants que nous sommes… ».
     Une impuissance souvent reconnue, mais pas souvent publiquement.
        Il n'y a pas d'arbitre neutre au sommet des institutions mondiales, créé dans les urgences d'après-guerres. pour servir de pare-feux, dans le sillage des vainqueurs.
  Dans les faits, l'alliance est devenue le bras armé des Etats-Unis, parfois contesté à certains moments (mais sans plus) par certains de ses membres.
     Le Général de Gaule y avait vu assez tôt un danger, qui risquait d'entraîner le France dans des aventures militaires où les intérêts US prédominaient. 
       La France considère que les changements accomplis ou en voie de l'être, depuis 1949, en Europe, en Asie et ailleurs, ainsi que l'évolution de sa propre situation et de ses propres forces, ne justifient plus, pour ce qui la concerne, les dispositions d'ordre militaire prises après la conclusion de l'alliance soit en commun sous la forme de conventions multilatérales, soit par accords particuliers entre le gouvernement français et le gouvernement américain.  C'est pourquoi la France se propose de recouvrer sur son territoire l'entier exercice de sa souveraineté, actuellement entamé par la présence permanente d'éléments militaires alliés ou par l'utilisation habituelle qui est faite de son ciel, de cesser sa participation aux commandements « intégrés » et de ne plus mettre de forces à la disposition de l'OTAN.
   Pour Paul Marie de la Gorce, L'OTAN, représentait clairement un instrument de l'hégémonie américaine:  
         Zbigniew Brzezinski dans Le grand échiquier : L’Amérique et le reste du monde, avouait clairement les objectifs généralement occultés.
    On a vu, notamment en Afghanistan, comment les USA ont instrumentalisé une force qu'il supervisait totalement.
    N.Sarkozy, critiqué par Bayrou, a réintègré la France dans le giron de l'OTAN dans des circonstances bien particulières.
     Gorbartechv, qui n'est pas poutinien, critique sévérement l'intrusion de l'Otan dans l'affaire ukrainienne, redoutant l'encerclement 
    Beaucoup dénoncent le rôle trouble de l'Otan en Ukraine, malgré des tendances contradictoires en son sein, les risques d'un Otan extra-large, sans bases juridiques claires.

     Les remous créés par les imprécations trumpiennes pourront-ils déboucher sur une nouvelle donne? On peut toujours l'espérer...
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mercredi 3 octobre 2018

Dix ans après

C'était au temps où Wall Street plongeait...♪♫♪ (sur un air bien connu)
                                                                                Roubini (et quelques autres) l'avait annoncée. Sans être cru. Ou du moins on ne voulait pas voir les nuages qui s'accumulaient à l'horizon.
    La crise arriva comme un ouragan dévastateur. Mais, pas de génération spontanée,  le processus était enclenché depuis des années, notamment depuis que Clinton, sous la pression des banques, signa le fameux traité qui allait ré-initier l'euphorie, la folie et la descente aux enfers, les grandes banques trouvant leur secours dans l'aide de l'Etat, de l'argent public, engagé dans un processus où la dette allait peser lourd dans les finances publiques. Nous n'en sommes pas sortis.

      Rien n'est sur le fond réglé. La finance mondiale, dérégulée à la marge seulement, continue à prospérer hors-sol aux dépens de l'économie réelle, la séparation bancaire, pourtant annoncée comme nécessaire pour protéger les épargnants, n'a pas eu lieu 
     Les pronostics de Roubini sont accablants pour les années à venir. Aurait-il une nouvelle fois raison?
 “...;;Des gens irresponsables se sont bercés d’illusions en se disant que cette crise ne concernait que les subprimes. Or nous avons aussi des problèmes avec les cartes de crédit, les prêts étudiants, les prêts automobiles, les crédits hypothécaires commerciaux et résidentiels, la dette des entreprises et les emprunts qui ont financé les rachats d’entreprises, rappelle-t-il. Ce n’est pas seulement notre marché hypothécaire qui est à haut risque, mais notre système financier dans son ensemble.”
Nouriel Roubini soutient que la plupart des pertes dues à ces créances insolvables n’ont toujours pas été épongées, et qu’à elle seule la facture des crédits hypothécaires commerciaux douteux pourrait contribuer à jeter des centaines de banques locales dans les bras de la Federal Deposit Insurance Corporation [qui assure une partie des dépôts des particuliers]. “Un bon tiers des banques régionales ne s’en sortiront pas”, prédit-il. Ces renflouements alourdiront à leur tour de plusieurs centaines de milliards de dollars une dette fédérale déjà colossale, et il va bien falloir que quelqu’un, quelque part, finance cette dette, ainsi que celle accumulée par les consommateurs et les entreprises. “Nos plus gros bailleurs de fonds sont la Chine, la Russie et les Etats du Golfe, souligne Roubini. Ce sont des rivaux, non des alliés.” Les Etats-Unis s’en sortiront probablement tant bien que mal, mais c’est un pays différent qui émergera de la crise, et il occupera une place différente dans le monde. “Dès lors que vous avez une balance courante déficitaire, vous dépendez du bon vouloir des étrangers”, rappelle-t-il. “C’est peut-être le début de la fin de l’empire américain”, conclut-il d’un air résigné....
   On comprend qu'il soit peu populaire aux USA, où l'on n'aime guère les prophètes de malheur, même quand la menace plane encore. Les mêmes causes produisent les mêmes effets.
       Depuis la chute incroyable de Lehman Brothers et la folie hypothécaire, ce fut l'explosion en chaîne,qui toucha l'Europe par le biais des tricheries interbancaires, la foire aux produits douteux, les grandes banques se considérant toujours comme too big to fail.
  Pendant ce temps-là, en Europe,  Trichet trichait, en faisant semblant de faire croire qu'il avait vu le danger. La Grèce ne serait pas dans l'état où elle est sans les manoeuvres de Goldman Sachs.
Marge de manoeuvre.
     La crise financière menace toujours, avec de nouvelles dérégulations en perspective, malgré les faibles mesures de mise en ordre. La finance de l'ombre continue comme avant et l'argent sale prospère comme jamais dans des paradis, qui sont plutôt des enfers pour les contribuables supportant le poids de la dette et les dérégulations en chaîne.
   La question se pose toujours:que faire des banques? Surtout quand on observe la mauvaise santé de certaines en Italie notamment ou comme la Deutsche bank, dont on tait la situation réelle, surtout à la chancellerie. Et Trump veut revenir sur les maigres régulations arrachées...
   Les loups de Wall Street seraient-ils de retour? Le fantôme de L. Brothers plane encore sur ce qui fut autrefois les places boursières, aujourd'hui complètement dématérialisées, livrées au jeu des algorithmes et fonctionnant à court terme.
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__ Pour comprendre, dix ans après.
__ Les bulles financières en question.
__ Vers une autre régulation?
__ Il était une fois...
__ Du lundi noir à ses conséquences.
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mardi 2 octobre 2018

Seuls ensemble

Solitude d'hier et d'aujourd'hui.
                             La solitude n'est pas un concept simple à analyser.
                                        Il en existe bien des formes.
  Elle peut d'abord être subie, comme un poids au milieu de relations humaines dont on se sent exclu. ou marginalisé, pour des raisons diverses, mais elle peut aussi être recherchée comme un moyen de se retrouver dans certaines circonstances, même au milieu des foules. 
   Il peut y avoir des moments de solitude heureuse, Mais on peut être ensemble et se sentir esseulé. Jeunes ou vieux.

    Ce n'est pas seulement une question de gestion personnelle des attitudes, de tempérament ou d' affects. C'est aussi une question de civilisation, de rapports sociaux, de contexte économico-social.
     Dans le contexte de crises multiformes que nous vivons aujourd'hui, jamais peut-être on ne s'est senti aussi seul, malgré les liens familiaux qui se relâchent. Une forme d'individualisme généralisé s'empare de nos sociétés, dans le contexte qui est le nôtre, façonnée par une une idéologie et des pratiques libérales, qui font s'estomper les solidarités et le sens de chaque vie.
    L'homme sans qualité, annoncé par Musil, tend à devenir la norme.
 Nous somme sommés de "prendre soin de nous", quitte à oublier l'entourage, même les proches dans le désarroi. Chacun est plus ou moins sommé de réussir.
  Chacun pour soi. Le narcissisme a été érigé en norme de vie. Le tissu des relations devient peau de chagrin, quand il existe encore, même sur le même palier. La solidarité est une valeur en baisse et le nomadisme institué atomise et fragilise des personnes. Les liens se dissolvent. La citoyenneté est entamée par le consumérisme, comme le décrivait B. Barber.
  C'est la solitude néolibérale qui gagne, celle que prônait Ayn Rand. Dont on veut faire un business. Une solitude, qui peut être entrecoupée d'élans de solidarité occasionnelle,  qui n'est pas sans effets:
      « L’économie est le moyen. L’objectif est de changer les âmes », avoua un jour Margaret Thatcher, qui disait aussi: La société n'existe pas (Il n'y a que des individus et la marché)  
    D’un certain point de vue, Thatcher a raison : les rapports sociaux définis par le néolibéralisme façonnent l’âme humaine, induisent la naissance d’une nouvelle économie psychique dont tous les spécialistes s’accordent à dire qu’elle se distingue par un sentiment inédit de solitude.
    D’après l’OMS, la dépression serait la quatrième cause mondiale de handicap, et la deuxième dans les pays industrialisés aujourd’hui soumis aux gouvernementalités néolibérales. En 2020, elle pourrait devenir, à l’échelle planétaire, la première cause de maladie chez la femme et la deuxième chez l’homme. Un constat partagé pour les psychiatres et les psychologues cliniciens, notamment ceux qui exercent dans des établissements publics et qui accueillent chaque jour, au plus près de la vie, des gens en souffrance morale grave, des gens proches de s’en aller.
                 ___« L’individualisme est la pire ou la meilleure des choses selon qu’il s’apparente au destin du grain de sable ou à celui du brin d’herbe. Le grain de sable n’a pas d’attaches, il est libre comme le vent, mais aussi bien le vent l’emporte où il veut pour en faire un atome anonyme au milieu d’une masse. Le brin d’herbe a des racines dans la terre…et dans le ciel, par la photosynthèse; il est immobile, mais il résiste au pied qui l’écrase comme au vent qui le soulève et avec les brins d’herbe voisins, il forme un peuple. »
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lundi 1 octobre 2018

De la mesure..

   ...Dans la mesure... qui peut mener à la démesure
                                                                     De la mesure en toute chose, disait Horace, héritier d'une pensée grecque, qui était passée du mythe à la pensée rationnelle et aux premiers fondements des mathématiques. Il faut savoir raison garder face à l'hubris, à l'excès des passions , mais aussi à l'ivresse du calcul, qui peut tout envahir, dans ses tentatives légitimes d'éclaircissement, de mise en ordre du réel , surtout depuis Galilée et son fameux slogan, qui allait fonder la science moderne, la nature est écrite en langage mathématique. Sous toutes ses formes les mathématiques ont bien été (et restent) les outils indispensables de la compréhension du monde, jusqu'en biologie.
 
   Mais le souci de la mesure, si indispensable dans le domaine de la pensée rigoureuse, scientifique, peut finir par devenir tellement illégitime et obsessionnel dans certaine domaines, qu'il finit par dénaturer les faits observés, la gestion de la réalité, même humaine, en sortant de son champ, en fonctionnant comme un alibi.
   C'est le règne du calcul qui prend une place démesurée et illégitime, surtout dans des domaines où il n'a rien à y faire, même sous ses formes algorithmiques. Les fervents du web n'y échappent pas, avec sa logique souvent binaire.. (*)
 La raison mathématique rencontre ses propres limites internes, mais la quantophrénie de certains chercheurs virent parfois à la dénaturation des faits, comme le reconnaissait Gurvitch dans les sciences humaines, comme le soulignait aussi Levi-Strauss, qui parfois formalisait, mais très peu.. Un peu , mais pas trop et dans certaines limites légitimes seulement.
   Le qualitatif et le quantitatif finissent par se confondre, jusqu'à l'absurdité parfois. La vague mesurante tend à investir des secteurs où le qualitatif doit rester la norme, surtout dans la gestion des hommes.
    Dans le positivisme du XIX° siècle, certaines théories de Galton, sous prétexte de scientificité, ont donné lieu à mains dérapages, à des confirmations de préjugés non analysés. Il connut des émules.
        Dans les questions de l'évaluation, souvent étroitement comptable, on voit jusqu'à quelles démesures et quelles dérives certaines méthodes de calcul myope peuvent mener.
     Une certaine folie évaluatrice a beaucoup à voir avec le système qui la produit, avec les intérêts dominants.
     La logique purement comptable prend le pas sur les critères qualitatifs, que l'on perd de vue.
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(*)  ...Le stimulant petit livre du professeur d’histoire de l’université catholique d’Amérique, Jerry Z. Muller(@jerryzmuller), The Tyranny of Metrics (La tyrannie des métriques, Princeton University Press, 2018, non traduit) (qui) se révèle être un très bon petit guide pour nous inviter à prendre un peu de recul sur notre obsession pour les chiffres.
    Le propos de Jerry Muller relève pour beaucoup du simple bon sens.
« Il y a des choses qui peuvent être mesurées. Il y a des choses qui valent d’être mesurées. Mais ce que nous pouvons mesurer n’est pas toujours ce qui vaut d’être mesuré ; ce qui est mesuré peut n’avoir aucune relation avec ce que nous voulons vraiment savoir. Le coût de la mesure peut-être plus fort que ses bénéfices. Les choses que nous mesurons peuvent nous éloigner des choses dont nous voulons vraiment prendre soin. Et la mesure nous apporte souvent une connaissance altérée – une connaissance qui semble solide, mais demeure plutôt décevante. » 
Relier la responsabilité aux mesures et à leur transparence s’avère souvent décevant. La responsabilité signifie être responsable de ses actions. Mais, par un glissement de sens, la responsabilité signifie souvent démontrer une réussite via des mesures standardisées, comme si seulement ce qui était mesurable comptait vraiment. Pour Muller, nous sommes obsédés par les chiffres. Nous avons une pression irrépressible à mesurer la performance, à en publier les chiffres, et à récompenser les performances depuis ceux-ci, quand bien même l’évidence nous montre que cela ne fonctionne pas si bien. Pour Muller, notre problème n’est pas tant la mesure que ses excès. Trop souvent nous préférons substituer des chiffres, des mesures, à un jugement personnel. Trop souvent le jugement est compris comme personnel, subjectif, orienté par celui qui le produit, alors que les chiffres, en retour, eux, sont supposés fournir une information sûre et objective. S’il y a beaucoup de situations où prendre des décisions basées sur une mesure est supérieur au jugement basé sur l’expérience… reste que les chiffres sont utiles quand l’expérience de quelqu’un est limitée pour développer son intuition. Certes, comme le montrait le livre Moneyball, l’analyse statistique est parfois capable de mesurer des caractéristiques négligées qui sont plus significatives que celles sur lesquelles s’appuie l’expérience et l’intuition. Mais ce n’est pas toujours le cas. Trop souvent, les métriques sont contre-productives, notamment quand elles peinent à mesurer ce qui ne l’est pas, à quantifier ce qui ne peut l’être. 
Muller montre par de nombreux exemples comment nous nous ingénions à contourner les mesures, à l’image des hôpitaux britanniques qui avaient décidé de pénaliser les services dont les temps d’attente aux urgences étaient supérieurs à 4 heures. La plupart des hôpitaux avaient résolu le problème en faisant attendre les ambulances et leurs patients en dehors de l’hôpital ! Comme le rappelle la loi de Goodhart : « lorsqu’une mesure devient un objectif, elle cesse d’être une bonne mesure. » Plus qu’une obsession, nous sommes coincés dans un paradoxe de la mesure. Plus nous en produisons, plus elles sont précises, plus nous nous ingénions à les contourner à mesure qu’elles ne parviennent pas à remplir ce qu’elles étaient censées accomplir. Pour Muller, si les chiffres sont potentiellement des outils précieux, leurs vertus nous a été survendu, et leurs coûts toujours sous-estimés, comme l’explique le sociologue Jérôme Denis dans son livre Le travail invisible des données, qui souligne combien celles-ci sont toujours travaillées, « obtenues »… et donc que les standards qu’elles sont censées produire ont toujours un caractère « potentiellement conflictuel » ! 
   Pour Muller, l’obsession des métriques repose sur : la croyance qu’il est possible et désirable de remplacer le jugement acquis par l’expérience personnelle et le talent, avec des indicateurs numériques de performance comparative basés sur des données standardisées ; la croyance que rendre ces mesures publiques (c’est-à-dire transparentes) assure que les institutions effectuent leurs buts (c’est-à-dire leur responsabilité) ; la croyance que la meilleure façon de motiver les gens dans les organisations est de les attacher à des récompenses ou des pénalités depuis ces mesures de performance (que les récompenses soient monétaires ou réputationnelles). L’obsession des métriques repose sur la persistance de ces croyances malgré les conséquences négatives qu’elles entraînent quand elles sont mises en pratique. Mais, si cela ne fonctionne pas, c’est d’abord et avant tout parce que tout ce qui est important n’est pas toujours mesurable et beaucoup de ce qui est mesurable n’est pas toujours important. À nouveau, toute mesure utilisée comme objectif, utilisée comme outil de contrôle devient douteuse. Par nature, toute mesure sera détournée ! Pire, rappelle Muller : forcer les gens à se conformer à des objectifs mesurés à tendance à étouffer l’innovation et la créativité, et renforce la poursuite d’objectifs à court terme sur ceux à long terme. La mesure a fait plus de progrès que le progrès lui-même, ironise Muller 
Le petit livre de Jerry Muller assène bien des évidences, certes. Mais des évidences qui font du bien, tant la démultiplication des chiffres dans le monde dans lequel nous vivons semble nous avoir fait perdre de vue toute raison. Il souligne que trop souvent, on mesure le plus ce qui est le plus facile à mesurer, le plus simple. Mais c’est rarement le plus important. En mesurant le plus simple, on en oublie la complexité : ainsi quand on mesure les objectifs d’un employé, on oublie souvent que son travail est plus complexe que cela. On mesure plus facilement les sommes dépensées ou les ressources qu’on injecte dans un projet que les résultats des efforts accomplis. Les organisations mesurent plus ce qu’elles dépensent que ce qu’elles produisent. Bien souvent, la mesure, sous prétexte de standardisation, dégrade l’information, notamment pour rendre les choses comparables au détriment des ambiguïtés et de l’incertitude. 
Quant aux manières de se jouer des métriques, elles sont là aussi nombreuses : simplifier les objectifs permet souvent de les atteindre au détriment des cas difficiles ; améliorer les chiffres se fait souvent en abaissant les standards… sans parler de la triche, on ne peut plus courante. 
L’historien, bien sûr, tente de retracer rapidement l’origine de la mesure et tente d’expliquer pourquoi elle est devenue si populaire. C’est vraiment avec Frederick Taylor, cet ingénieur américain qui va inventer le management scientifique au début du 20e siècle, que la mesure va s’imposer. Le but même du taylorisme était de remplacer le savoir implicite des ouvriers avec des méthodes de production de masse, développées, planifiées, surveillées et contrôlées par les managers. Le Taylorisme va s’imposer en promouvant l’efficacité par la standardisation et la mesure, d’abord dans l’industrie avant de coloniser avec le siècle, tous les autres secteurs productifs. Le Taylorisme a été développé par les ingénieurs, mais aussi par les comptables. L’expertise nécessitait des méthodes quantitatives. Les décisions basées sur des chiffres étaient vues comme scientifiques, comme objectives et précises. La performance de toute organisation pouvait alors être optimisée en utilisant les mêmes outils et techniques de management. Ceux qui calculaient les coûts et les marges de profits s’alliaient avec ceux qui retiraient l’expérience des travailleurs pour les fondre dans des machines qui décomposaient les tâches pour mieux mesurer chacune et pour les rendre non spécialisée, permettant de remplacer n’importe quel travailleur par un autre. Le calcul s’est immiscé partout. Le biais matérialiste également : il était partout plus facile de mesurer les apports et rendements tangibles que les facteurs humains intangibles – comme la stratégie, la cohésion, la morale… La confiance et la dépendance dans les chiffres ont minimisé et réduit le besoin de connaître les institutions de l’intérieur. « Ce qui pouvait être mesuré a éclipsé ce qui était important ». Et la culture du management a exigé toujours plus de données… mais en parvenant à mesurer certains critères plutôt que d’autres, à favoriser donc certaines valeurs au détriment d’autres...
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