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jeudi 26 février 2009

Téléréalité , réalité de la télé


Trash télé...

"La “télé-réalité” est une sorte de gigantesque miroir tendu à nous-mêmes, dans lequel nous aimons à nous regarder, pour le meilleur et pour le pire" (C.André)

"...Tout ça pour le profit d’une industrie. Pour Pékin express c’est plus prosaïque : on vend aux gens un jeu d’aventure et ils se retrouvent dans une télé-réalité truquée. Certains s’en aperçoivent, mais, chemin faisant, deviennent esclaves de leur image et ça les intéresse finalement moins de gagner le gain qui est en jeu que de se montrer à la télé parce qu’ils apparaissent comme des héros. C’est toujours l’esclavage par rapport à sa propre image. Et aujourd’hui la société vit sur cette dynamique. On n’a plus besoin de chaînes ni de fouets, il y a cette image puissante dont une industrie profite."

"...Le CSA est comme les gendarmes dans les pays sous-développés : ils laissent passer les gens aux feux rouges sans rien dire. Quand on fait passer de l’emmental pour du camembert sur France 2 le CSA fait semblant de fonctionner. En revanche quand il y a de grosses dérives sur la télé-réalité, comme sur Pékin Express l’an passé, il ne regarde même pas ce qui se passe. Le CSA c’est de pur forme, c’est un organisme complètement vérolé. Quant à Christine Albanel, elle est ministre de la culture et de la communication. C’est antinomique. La communication c’est presque l’ennemi de la culture, aujourd’hui..."
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La tentation d’une île : les dessous de la téléréalité | AgoraVox:

"« La violence, le sexe, le sensationnel sont les moyens auxquels les producteurs de télévision recourent le plus facilement : c’est une recette sûre, toujours apte à séduire le public. Et si celui-ci vient à s’en lasser, il suffit d’augmenter la dose » écrivait le philosophe Karl Popper (La télévision : un danger pour la démocratie, Anatolia éditions, 1994).
Ces propos visionnaires ont été tenus il y a quinze ans et force est de constater que l’analyse de Popper se confirme. La téléréalité est arrivée en France avec Loft story et, depuis, ce « concept » (terme philosophique curieusement prisé en télé) d’émission fait la fortune d’une poignée de producteurs grâce à des recettes simples, vulgaires, cyniques, cruelles qui ne visent sûrement pas à élever l’esprit des téléspectateurs, mais à meubler leur temps de cerveau disponible.
Si cela ne suffit pas on fera pire. Les candidats ? Pourvu qu’ils aient leur heure de gloire, ils n’iront pas se plaindre et continueront de vivre éternellement leur seconde de célébrité. Regardons Loanna aujourd’hui quasiment obligée de s’inventer une agression pour pouvoir témoigner devant les caméras.
Aujourd’hui la fronde vient de Philippe Bartherotte, un homme qui pendant sept ans, de 2001 (année qui marque le début de la téléréalité en France), jusqu’en 2008 a participé aux plus importantes émissions du genre : L’Île de la tentation, la Star’Ac et Pékin Express.
Au passage il nous apprend que le service public, attiré par la téléralité a planché sur un « concept » mettant en scène de vrais chômeurs.
Serait-ce un scoop ? Toujours est-il qu’au détour de l’interview qui figure ci-dessous, Philippe Bartherotte révèle que Jean-Louis Borloo aurait interdit d’antenne cette émission.
Précisons également qu’un
autre reality-show, tout aussi scandaleux, avait été préparé et enterré par France télévision.
Le témoignage de Philippe Bartherotte est exceptionnel parce qu’il vient de l’intérieur et que surtout il s’attarde moins sur des aspects anecdotiques ou croustillants (même s’il y en a dans son livre) que sur la manière dont on traite les candidats, comment on les humilie, comment on joue avec leurs nerfs, comment on exploite leur image (se rappeler de l’exploitation éhontée de celle de Grégory Lemarchal), comment on les trompe.
Un jour de 2008 Philippe Bartherotte en a assez de gâcher sa vie et de mentir aux candidats. Marre également de son statut d’intermittent du spectacle et des nombreuses heures supplémentaires impayées qui permettent à une poignée de maisons de productions (Endémol, Be happy, Réservoir prod, etc.) de s’enrichir grassement en exploitant leurs salariés et en volant le contribuable.
Il prit donc contact avec Christophe Nobili, journaliste du Canard enchaîné, qui publia le 5 mars 2008 un article retentissant sur les coulisses truquées de Pékin Express. Depuis, l’avocat Jérémie Assous a gagné contre TF1 dans l’affaire des emplois dissimulés, Philippe Bartherotte a sorti La tentation d’une île (Jacob-Duvernet éditions) et l’on a appris que l’Île de la tentation, c’était fini.
Pourtant, l
a téléréalité continue. et comme l’écrit Nick Carraway, un rédacteur d’Agoravox, elle est en train de toucher aux sommets de l’odieux.
De pire en pire. Pour le plus grand bonheur des téléspectateurs réels..."
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Que penser de la télé-réalité ? : "La “télé-réalité” est une sorte de gigantesque miroir tendu à nous-mêmes, dans lequel nous aimons à nous regarder, pour le meilleur et pour le pire"
-Recherche Google : telerealité
-Jusqu’où ira la télé réalité ?
-Téléréalité: un phénomène social en expansion
-Ils ont participé à un casting de téléréalité : ils racontent
-Le trou du regard
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Pornographie de la violence ?...
-Le Président et ses chaînes
- Télé : vous avez dit information ?

jeudi 18 mars 2010

Conformisme et soumission


Une émission problématique

_______Une télévision "extrême"?
Les limites d'une telle expérience télévisuelle
_____Milgram trahi?

-Le "jeu de la mort": une émission innovante mais équivoque, qui fait polémique.
Un
jeu dont on serait le bourreau, qui laisse une impression de malaise, tombé dans les pires travers de la télévision?
La résistance comme l'exception?


-"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux." (E.de la Boétie)
-"Le peuple est le même partout . Quand on dore ses fers , il ne hait pas la servitude." (Napoléon)
-"L'esclave perd tout dans ses fers , jusqu'au désir d'en sortir." (J.J. Rousseau)

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-Télé-réalité : la mort en direct - AgoraVox
__________« Le Jeu de la mort » ou la télé en zone extrême :
"...Si l’on suit le cheminement de Christophe Nick, il s’agit donc de montrer que la télé réalité peut conduire au pire, autrement dit à la mise à mort d’autrui. Partant de faits réels relevés sur les écrans du monde entier comme des accidents filmés, une séquence de roulette russe ou l’assassinat d’une femme par son ancien conjoint après une émission de télé-intimité espagnole, le documentariste entend démontrer que la transgression ultime se profile quand les télévisions en arrivent à faire sauter le tabou de la mort.
Des images viennent en appui de la thèse d’une dérive toujours plus affirmée vers la satisfaction des plus bas instincts, comme la pulsion de mort. Après Eros et ses traductions pornographiques en « Loft Story », « Big Brother » ou « L’Ile de la Tentation », s’annonce Thanatos avec « Fear Factor » ou « Scarred » sur MTV, « The Shotgun accident », la dissection de cadavres etc. Après le déballage intime, l’humiliation des moins forts, l’élimination du maillon faible ou la promotion de l’adultère, la mise en scène de la mort achèverait un cycle d’insensibilisation progressive à nos valeurs profondes de civilisation éclairée. Et assurerait donc, en creux, l’avènement d’un monde barbare où tout est bon pour s’enrichir et avoir son quart d’heure de notoriété.
__Mais ce noble objectif - qui est également servi par le documentaire du même Christophe Nick,
Le Temps de cerveau disponible, diffusé le 18 mars - a t-il pour autant besoin de reconstituer l’expérience de Milgram à travers une adaptation sous le forme d’un jeu télévisé ? L’intérêt est sans doute de reprendre les armes de la télé réalité pour les retourner contre elle dans un documentaire coup de poing... Mais, malgré la construction de tout un appareil de légitimation scientifique, Nick ne saurait s’épargner un questionnement éthique qui rend problématique son expérimentation...

_________1 - D’abord, Christophe Nick n’ignore pas que l’Association américaine de psychologie, qui réunit les chercheurs en psychologie sociale outre-Atlantique, recommande ne plus se livrer à une telle mise en scène en raison de
« l’état de tension qu’elle provoque chez les sujets testés ».
_______« L’American Psychologist Association a donc décidé de ne plus cautionner d’éventuelles reprises et a demandé à la communauté mondiale des chercheurs de ne plus reproduire l’expérience »
, écrit-il lui-même dans le livre qu’il a cosigné avec Michel Eltchaninoff .
________Les candidats sont en effet soumis à un stress qui est la résultante d’une violence psychologique exercée à leur encontre. Le documentariste ne peut se contenter d’évincer la question en s’appuyant sur les théories mécanistes de Jean-Léon Beauvois et en mettant en avant la tradition libérale de la responsabilité individuelle propre à l’école américaine.
_______2 - Le jeu télévisé « La Zone Xtrême » produit du conditionnement qui est moins le produit de la télévision que le résultat d’une mise en scène qui conjugue pression collective, déresponsabilisation et injonctions répétées.
______Ou comme le dit Ignacio Ramonet, auteur de
Propagandes silencieuses : masses, télévisions, cinéma (Gallimard, 2003) et ancien directeur du Diplo :_______« Ce n’est pas tant la télévision en elle-même qui constitue un instrument de soumission que le dispositif qui l’entoure. Il s’agit d’un système (...). Je crois qu’au fond c’est le dispositif de la scène qui produit cet effet de soumission . »
________3 - N’y a-t-il pas ensuite contradiction à dénoncer une spirale infernale qui amène la télé réalité à flatter les plus bas instincts humains et, dans le même temps, s’assurer une audience en convoquant le voyeurisme du téléspectateur ? Un tel travers eut été facilement évitable en floutant les visages des candidats « questionneurs ». Cela n’aurait rien enlevé à l’expérience même si, c’est vrai, le spectacle en eut été un peu altéré. Mais le producteur et la chaîne s’y sont refusés.
________4 - A moins de considérer que la fin justifie toujours les moyens, et d’être ainsi peu éloigné de la pensée totalitaire, on ne peut aussi passer sous silence les lendemains qui déchantent pour les candidats testés. Comment sera perçue dans son environnement social, familial, professionnel la « prestation » du pseudo-tortionnaire ? Quelles en seront les conséquences individuelles ? Toute l’équipe de Christophe Nick s’est employée à rassurer les cobayes en leur disant que leur comportement a été parfaitement « normal » et qu’aucun ne doit se sentir coupable car, n’est-ce pas, nous sommes tous des victimes de l’emprise télévisuelle. Du reste, n’y a-t-il pas que trois personnes qui ont refusé d’apparaître à visage découvert ? Chacun est volontaire pour aider à une prise de conscience globale...
Mais on peut aussi se demander si l’émission n’abuse pas de son cautionnement universitaire ou scientifique pour obtenir une forme de soumission à un projet de diffusion grand public. Cela ne vous rappelle rien ? Il n’est pas tout à fait sûr, en outre, que « Le Jeu de la mort » ne profite pas de la faiblesse d’individus qui préfèrent une petite notoriété, même négative, au néant télévisuel. Après avoir administré 460 volts, l’un d’eux demande en quittant le plateau à un membre de la production :
« Est-ce que j’ai été bon ? »
______5 - Enfin, « Le Jeu de la mort » se donne une apparence de représentativité statistique qui est très discutable. Les volontaires de l’émission ne viennent pas pour participer à une expérience scientifique sur la mémoire, comme chez Milgram, mais pour être associés au pilote d’un jeu télé. Autant dire que seule est représentée dans l’émission la catégorie très particulière des personnes susceptibles d’étrenner un jeu fictif, sans gain à la clé. Par ailleurs, il est hautement probable qu’un certain nombre d’individus n’ont pas cru une seconde à la supercherie organisée sous le label du service public, à travers un sorte de contrat ludique. Nick, qui a éliminé les candidats se référant à I comme Icare, précise qu’ils sont 17% à avoir déclaré qu’ils n’avaient pas cru à la réalité des chocs électriques, avant de leur asséner :
« Qu’en savaient-ils ? » On peut regretter le présupposé qui consiste à voir un salaud qui cherche à se disculper plutôt qu’un contorsionniste qui cherche se jouer d’un système expérimental...
______Cela n’invalide pas, bien sûr, l’intégralité de l’expérience du « Jeu de la mort ». Si l’émission aboutit à déclencher un électrochoc salvateur dans l’esprit du public, elle aura atteint son but. Elle montre bien, de surcroît, en quoi la télévision est parfaitement adaptée à un mécanisme d’obéissance dans la mesure où elle produit de la solitude tout en fabriquant un besoin mimétique de ressembler à un public fédéré devant son écran.
« La télévision vise une nouvelle manière de faire société, écrit Michel Eltchaninoff. Je suis seul, mais je participe avec intensité aux activités d’une masse humaine virtuelle. » L’un des participants au jeu le reconnaît d’ailleurs à sa façon en expliquant après coup - donc après avoir administré ses 460 volts - qu’il cherchait à coller à l’image qu’il a, en tant que téléspectateur, des candidats aux jeux télés. Ce n’était pas sa relation à l’autre qui occupait alors son esprit sur le plateau, mais la projection de son moi au centre d’un univers familier à son cerveau..." (Marie Bénilde)

-Sommes-nous tous des bourreaux ordinaires?
-est-ce la télé-réalité qui peut nous transformer en tortionnaires ?
-Les individus sont plus manipulables qu'ils ne le croient
- La soumission à l'autorité
-La manipulation des hommes : les consignes données aux policiers de la Rafle du Vel' d'Hiv' en 1942
- I comme Icar_____-Expérience de Milgram ___-Solomon Asch___-Dissonances cognitives
-« Le jeu de la mort » sur France 2 : la dangereuse soumission aveugle à l'autorité expliquée à tous
-
-Zone Xtreme : c'est Milgram qu'on assassine..
-Quand la télé-réalité vire au trash
-Television de l'intime
-La Cité perverse
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-Servitude (in)volontaire ?
-Peur et soumission politique
-
Téléréalité , réalité de la télé
-- Pornographie de la violence ?...

vendredi 13 décembre 2013

Telle est la télé

Etrange lucarne , étrange fascination.
                                                                  Ce qu'elle fut , ce qu'elle est devenue, ce qu'elle pourrait être ...La meilleure ou la pire des choses?
On dit beaucoup de choses sur la télé, de nos rapports schizophrènes avec elle, à la fois aimée et haïe...
    Difficile de ne pas tomber dans les banalités, les généralisations, le simplisme et les clichés.
Tant pis...On va forcer un peu le trait. Chacun nuancera.
Les rapports ambigüs au robinet à image, à la nounou (trop) bienveillante de bien des soirées vides, sont à placer sous le signe de la diversité. Chacun y trouve ce qu'il cherche ou ne cherche pas, selon ses exigences explicites ou non, sa formation et ses goûts, ses tropismes et ses fantasmes.
_______________________ Imaginons seulement quelques soirées sans télé...Sacrées soirées, comme disait un animateur d' envergure!
     Certains ont essayé: ça n'a pas marché.
    D'autres résistent cependant, pour eux et leurs enfants, surtout pour les enfants, avec pédagogie.      Des héros?
           Dans son usage le plus courant, la télé est devenue un simple passe-temps.

 _Un "chewing gum for the eyes." (disait Frank Lloyd Wright)
         _Une perte de temps, comme nous nous l'avouons parfois.
                                                          Combien d'années devant le télé?
  _ Un remède à l'ennui.
                                    _ Une rustine qui bouche le vide.
   _Une occupation hypnotique et chronophage.
                                                     _ Une vie par procuration.
    _  Une drogue douce-amère.
                                             _  Un doux maître au pouvoir insoupçonné.
   _ Un produit standardisé.
                                             _  Une voleuse de temps et d'attention, aux dépens de la lecture, de l'action, de la vie familiale et sociale, etc... 
  Un peu de tout cela...
                                   Un lavage cérébral quotidien, qui traite l'information à sa manière, très spéciale, aux dépens de l'esprit critique (70% des personnes ont pour seule source d’information la télévision):

"....Nous sommes constamment exposés à la surmédiatisation d'un fait, d'un événement, d'une personnalité et parfois même d'une idée qui, à un moment donné, emplit des ondes et les pages de nos médias. L'information-spectacle est fille de cette surmédiatisation. Le monde politique a lui-même une responsabilité certaine. Se montrer devient plus important que prouver sa capacité à agir. Pour un député, se faire voir au journal télévisé paraît plus important que de défendre un engagement ou une proposition de loi. En agissant de la sorte, les politiques se plient aux exigences de la toute puissante Télévision. Les journalistes télévisuels sont moins des professionnels de l’information que les personnalités du show business.
Notre vision du monde résulte essentiellement de celle qui nous est donnée à voir et à entendre par les médias audiovisuels, qui exercent un véritable magistère sur les représentations collectives qui prévalent à un moment donné..."
                     Là est surtout le problème: de l'info sans (vraie) info. _(1)
   Un  journalisme sans déontologie.
Sans parler de la prétendue  téléréalité, pire la télé-trash, loin de la realité.
     Telle-est la réalité...Télé pris..qui croyait être appris...
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lundi 27 décembre 2021

Baba système

Ah! Nouna... hélas!

                 Le dispensable animateur artificiellement surmédiatisé continue son jeu ambigü. Tant qu'il y a du buzz, le spectacle continue, d'un niveau qui afflige. Il en faut pour tous les goûts, diront les plus tolérants laxistes.   Sauf que ce n'est pas tout à fait innocent. S'il n'était qu'un bateleur, le barbu, ce serait déjà triste. Le pire est qu'il attire dans sa nasse certaines figures du show biz et de la politique et s'ingénie à faire monter la pression dans son émission, pensée plus qu'on ne croit.....                                                                                             Le danger semble dérisoire, mais n'est pas là où on le croit. Il faut lire entre les lignes. Ce n'est pas si innocent.      "...Les clowneries du géant du PAF révèlent quelque chose de notre époque...Depuis une décennie, les réseaux sociaux ont bouleversé le rapport à la réalité. Le monde d'Internet est bruyant, et ce bruit ne s'arrête plus. Par les réseaux, il est devenu assourdissant, masquant raisonnements et argumentations ; il ne laisse aucun répit, une tendance en chassant une autre à un rythme effréné. C'est l'univers de Hanouna : fils de son époque, il s'y (com) plaît comme un poisson dans l'eau. Sa « communauté » – les fameux « fanzouzes » – lui donne un sentiment de puissance et de légitimité. L'ambiguïté est là : il se pose en porte-parole – le titre de son livre est emblématique, Ce que m'ont dit les Français – des internautes, mais presque par définition ceux-ci sont volatils, le plus souvent anonymes et difficiles à quantifier. Pourtant Hanouna se réfugie à l'envi derrière le « on dit sur les réseaux » pour aborder absolument tous les sujets, rendant ironique, voire cynique, le slogan qu'il fait reprendre en chœur par le public à la fin de chaque émission : 

          Réduction de le non-pensée au même dénominateur. Mais ce n'est que de la télé....dit-il.  Il sait aussi se faire le bouffon de Bolloré, sur la chaîne du "patron", et créer le buzz à tous prix en recherchant l'excentricité à outrance. Avec des intérêts masqués: privilégier la démarche zemmourienne, qui est aussi celle de son protégé. Une question de priorité, de déséquilibre de traitement, de fausse objectivité... Toutes les opinions se vaudraient: suprême confusion, qui s'inscrit bien dans l'air de temps, au service d'intérêts masqués.                                                      "....Il n'est jamais simple de publier à charge sur Hanouna : peurs – souvent irraisonnées – de son influence médiatique, de ses humeurs tempétueuses, de ses puissants protecteurs... C'est qu'en une décennie d'existence télévisuelle, son ascension a été irrésistible. Il s'est rendu incontournable, jusque dans les débats politiques et sociétaux, et tous les avenirs lui semblent désormais possibles. Et pourtant, aucune étude sur le fonctionnement même de ses émissions n'a cependant été réalisée. Surprenant paradoxe, quand on comprend à quel point Hanouna symbolise un changement complet de société depuis deux décennies : rejet de toute verticalité, omniprésence des réseaux sociaux, triomphe de l’infotainment, fin annoncée de la télévision... Alors qu'il fait paraître un livre au titre symptomatique "Ce que m'ont dit les Français", il est temps de se demander, à la manière du Roland Barthes des "Mythologies", ce que Hanouna dit de la France du XXIe siècle. Car en dépit de ce qu'il clame rituellement à la fin de chaque émission, la télé ce n'est pas que de la télé !...."_________

...

mardi 26 juillet 2011

Télé ordinaire



Voleuse de temps et d'attention


Problème sanitaire majeur?

_Il n'y a pas que le problème de temps, que dévore l'usage inconsidéré de l'outil télévisuel, qui nous rend indisponible pour autre chose, et surtout les relations familiales et sociales _la télé tend à atomiser les individus_il y a aussi et surtout la question du formatage de l'esprit qu'elle induit le plus souvent.
Sans parler de l'affligeante téléréalité, du point de vue de l'information citoyenne qu'elle prétend donner, la télé joue rarement un rôle positif (pas seulement pour les enfants), au sens où elle ne donne pas les clés pour comprendre l'événement et valorise l'événementiel, l'anecdotique, le futile et le sensationnel, détournant notre regard de l'essentiel, de ce qui détermine nos vies en profondeur, occupant démesurément notre temps de cerveau disponible...(comme disait Patrick Le Lay)
La structure rituelle du Journal télévisé tend à formater nos esprits, surtout sur certaines chaînes et de la part de certains présentateurs.
La cérémonie liturgique du 20 heures, a-t-elle encore un quelconque intérêt par sa dramaturgie ou sa légéreté programmées?
De l'info sans infos, voilà à quoi pourrait se résumer le grand rituel du midi et du soir, pour faire simple.
Manipulation parfois, de manière grossière ou subtile, explicitement ou par abstention, par censure interne.
Alors, que faire de la télé?...

mercredi 21 janvier 2015

Devoir d'informer?

Le marché de l'émotion
                                         En colère,
                                                           Il est très en colère, Bruno Masure, dénonçant des dérapages médiatiques qu'il connaît bien, pour y avoir lui-même autrefois participé.
   Au nom du devoir d'informer, les chaînes de télévision, publiques comme privées, en ont fait des tonnes, de manière redondante et larmoyante, rivalisant dans le tragique et le voyeurisme. Des déluges d'images, des commentaires le plus souvent aussi vides, répétitifs que douteux.
    L'ancien présentateur est remonté contre la manière dont la télévision en premier lieu a rendu compte des événements  qui ont suivi le massacre à Charlie Hebdo, dénonçant la concurrence absurde entre les chaînes cherchant à se disputer les scoops et les images, la logique de la recherche de l'émotionnel sur la base de données pas ou mal étayées pour...conserver des parts de marché.
    Pour se défendre, les responsables ( !) des médias invoquent, sans rire, le « devoir d’informer ». Devoir ? Mon cul ! En réalité, une volonté délibérée de gonfler ses parts de marché en scotchant la ménagère devant son téléviseur des heures entières, en agitant, à grands renforts de pseudo « experts », supputations, peurs et fantasmes. Une télé dont bavardage et remplissage sont les deux mamelles…
   D'énormes erreurs  et dérapages ont eu lieu.  Par leurs commentaires, les chaînes de télé ont parfois mis en danger la vie des otages et ont compliqué le travail de la police, sans doute elle aussi trop bavarde et imprudente dans la diffusion de communiqués. (*)
   Bruno Masure semble s'étonner d'un phénomène qui depuis longtemps gagne le monde médiatique, où la passivité/fascination prime sur l'analyse.
           Telle est la télé devenue, quand le professionnalisme et la déontologie semblent  avoir déserté les plateaux et les salles de rédaction, au profit de robinets à images participant au formatage des esprits.
  L'emballement médiatique a, une fois de plus, manifesté ses effets pervers, cédant aux passions de manière panurgique et parfois irresponsable.
    De l'info? oui, mais sans info
           Mais à quoi sert le CSA, qui s'était contentée  "d'avoir appelé les médias au "plus grand discernement". Au lendemain de ces évènements, les voix s'élèvent pour dénoncer "la traque médiatique" de certains... "Cette couverture de l'actualité a par moments donné à l'événement les allures d'un film d'action ou d'un jeu vidéo, créant une fascination malsaine", écrit Dominique Quinio dans 'La Croix'.
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(*) Réactions d'un lecteur de Sud-Ouest: "
Honte aux journaleux avides de sensationnalisme qui non seulement inventent des faits, donnent des noms d'innocent en direct, chient sur la présomption d'innocence (il faut dire "présumé" c'est la loi) mais renseignent directement les preneurs d'otages en filmant l’assaut sous presque toutes les coutures, donnent des détails précis sur les opérations en cours. Surtout ceux de bfmtv qui, bizarrement ont toujours une longueur d'avance en ce qui concerne la police (il y ont des taupes haut placé ils l'ont avoué eux même). Et maintenant ils osent entraver l'enquète en parlant directement a des agresseurs pendant une opération ou la vie de personnes est en danger? Il faut les trainer au tribunal pour complicité d'acte de terrorrisme et mise en danger d'autrui.
Et ils ont osé répondre "c'est notre métier" en direct lorsque des anciens du raid et MAM ont éssayé de les recadrer en leur disant d'y aller molo avec leurs "infos d'une source proche de l'enquète". INCROYABLE!   Et aprés ils osent crier "nous sommes charlie". DÉGUEULASSE! 
(Sic)

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lundi 17 juin 2019

Assignés à la télé

Que feraient-ils sans télé?
                                   Regardée, faute de mieux, comme un swing-gum des yeux, un passe-temps animé et parfois bruyant, perçu au fond d'un couloir. Tous ne sont pas appareillés.
     Souvent, on les met groupés d'office dans le salon avant de les descendre pour le repas, avec la même chaîne sous les yeux parfois vides. Les vieux.
   Les jours sont longs.

 Surtout quand on n'attend pas de visites. Une famille lointaine ou oublieuse. On ne sait plus où on en est dans le temps.
 TF1 ou A2 sont de parfaits auxiliaires du personnels insuffisants et pressés. Une nounou indispensable.
  Un personnel soignant débordé qui ne peut passer beaucoup de temps au chevet de mamies souvent désorientées ou prostrées, devenus parfois mutiques ou agitées, faute de relations. Il n'y a pas que les AVC. 
   Elles n'ont plus rien à dire, attendant la fin avec une une résignation triste.
Pas drôles, les journées qui se succèdent dans la plus grande uniformité et la solitude qui n'est même plus consciente d'elle-même.
 Elles ( et plus rarement "ils") n'attendent aucun lendemain.
    Elles survivent, maugréant sur une fin de vie qui n'avait pas été envisagée ainsi. La notion de bonheur et parfois de plaisir s'est souvent évanouie. Comme les souvenirs estompés ou gommés. On les appelle résident(e)s, c'est plus valorisant.
    Comme Mariette, qui finit par tout oublier ...
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.......Dans certaines maisons de retraite, la grande dépendance signe la pauvreté des stimulations cognitives et sensorielles. La télévision et ses émissions de la journée sont le plus soporifique des somnifères. L’objectif « soins à tous crins » finit par phagocyter tout projet de vie, et le résident se résume à être l’objet de ces mêmes soins, de démarches administratives, et sa journée se rythme autour de ses besoins élémentaires et vitaux : manger et dormir. On s’évertue, quand des animations sont organisées, à lui proposer des activités thérapeutiques pour essayer de le réparer, d’améliorer sa santé, sa mémoire, comme si tout ça, sous couvert de prévention, allait comme par miracle ressusciter un octogénaire en quinqua lucide. Alors que ce dont il a vraiment besoin, c’est se rapprocher de qui il est, pour qu’au moins lui-même ne l’oublie pas, par une diversité d’activités qui stimulent ses envies, ses sens, ses ressentis, ses émotions, son corps, qui ne se sont pas évanouis. On n’oublie jamais ce qu’on a aimé à 15 ans ! On n’oublie jamais qui on a aimé à 15 ans. On n’oublie jamais ses passions et d’ailleurs, c’est ce dont ces personnes âgées parlent le plus souvent, elles ressassent les leurs comme un souvenir essentiel, un antidote pour se garder en vie.        Proposer des activités, c’est aussi respecter l’individualité de chacun et ne pas penser forcément au « tout collectif » pour créer de l’émulation de groupe. Si le lieu est collectif, il est tout aussi privatif. Trouver des activités novatrices qui pourraient s’appuyer peut-être sur les nouvelles technologies, c’est bien, mais le hic c’est que les mettre en place entame le budget. Dans les maisons de retraite, les animations sont affectées au volet hébergement, ce qui est difficilement compréhensible puisque la littérature scientifique, les études, les médecins le répètent à l’envi : s’occuper, bouger, faire fonctionner sa créativité, imaginer, faire, observer, toutes ces actions ont un impact très significatif sur la santé, la plasticité cérébrale, la mémoire et la dépendance puisqu’elles favorisent des comportements plus adaptés à la recherche d’autonomie. […] Pourquoi ce budget est-il pris en charge par le volet hébergement qui est essentiellement aux frais du résident ? Alors que les animations pourraient être payées par le volet dépendance, abondé par les conseils départementaux ? Une telle ventilation permettrait d’octroyer davantage de moyens et donc de concevoir des animations plus élaborées et plus nombreuses dans le cadre du projet de vie proposé à chaque résident.....
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jeudi 27 décembre 2018

Trump: le chaos?

Fire and fury
                      Plus dure sera la shut (-down)?
                Plongée de la Fed et chaos à la Maison Blanche.
   La polémique enfle. Les couteaux sont tirés.
         Info ou intox, chez Wolf? Sans doute beaucoup de vrai...Il met l'accent sur le caractère prévisible de son..; imprévisibilité.
  Comme dit le Maître des lieux, qui ne souffre pas l'ombre d'une critique:
          Je fais des deals et la Fed ne m'aide pas », a affirmé le président. « Ils font une erreur parce que j'ai de l'instinct, mon instinct m'en dit parfois plus que le cerveau de n'importe qui d'autre ne pourra jamais me dire », a souligné le président.
      En tout cas, on ferme la boutique...en attendant le mur.
         Ou de rentrer dans le mur...La récession pointe.
 Wall Street  s'agite et les marchés s'enfièvrent.
  Le monde des affaires, au début globalement favorable à Trump, commence à s'inquiéter sérieusement.
   Un nouveau limogeage est en préparation. A la suite des autres...
James Mattis a déjà dit bye bye
  C'est le bras de fer
    La politique du pire annoncée se confirme et le (very) hard power, c'est tous les jours.   « It’s time to fight dirty », disait-il  naguère.
    L'inculture du locataire de la Maison Blanche serait insondable comme ses réactions passionnelles et aléatoires, sur fond de logique de désengagement précipité.
     ....Décrit dans le livre (inégal) comme un quasi-illettré, incompétent, borné ou idiot, Donald Trump a dû se fendre ce week-end d’une série de tweets où il se vante d’être « genre, vraiment intelligent », un « génie très stable » (sic). Cette réaction au-delà de l’étrange prouve à elle seule que l’auteur a touché juste. Abordé de façon lancinante depuis le début de son mandat, le débat sur la santé mentale du président est relancé avec une virulence nouvelle....
...Cette histoire, c’est celle d’un homme d’affaires tellement persuadé de perdre qu’il a refusé d’investir dans sa propre campagne. Trump et tous ceux qui l’entourent n’ont jamais pensé l'emporter. La campagne devait surtout être une publicité géante pour la marque Trump. « Trump, écrit Wolff, serait l’homme le plus célèbre du monde. Sa fille Ivanka et son gendre Jared passeraient du rang d’enfants riches méconnus à celui de célébrités et d’ambassadeurs de la marque. Steve Bannon deviendrait de facto le chef du Tea Party. [La conseillère] Kellyanne Conway deviendrait une star de la télé. » Le général Mike Flynn, rattrapé depuis par l’affaire russe, ne pensait pas que ses relations tarifées avec la Russie poseraient problème puisque Trump, disait-il à ses amis, allait mordre la poussière.
    L’homme d’affaires new-yorkais est aussi un ancien héros de la télé-réalité. Pendant des années, il a animé sur la chaîne NBC le show « The Apprentice », tourné dans la Trump Tower de New York, dont chaque émission se concluait par la même scène : un Trump en majesté, érigé en modèle de businessman, virant d’un « You’re fired » (« vous êtes viré »)tonitruant les candidats au succès.
   Dans Fire and Fury, Trump apparaît fasciné par la célébrité. « De façon futée, Trump est devenu la star de son propre reality show, écrit Wolff. Il a fait sienne une théorie qui le servirait bien pendant sa campagne présidentielle : il n’y a pas de bien plus grand que la célébrité. Être célèbre c’est être aimé, ou au moins flatté. » Trump parle de lui à la troisième personne. Il jubile d’« être la personne la plus connue du monde ». Enrage quand des personnalités refusent d’apparaître à son investiture. Veut des « stars » pour porter sa parole – en vain, les personnalités conservatrices approchées, comme l’animatrice de radio Laura Ingraham ou le présentateur de Fox New Tucker Carlson déclineront toutes....
     Mais il y a encore de beaux jours pour les gendarmes du monde.  Malgré les dénégations...
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vendredi 7 février 2025

Pétaudière trumpienne

 Où va nous mener la pétaudière de Demolition Man ? 

              Vers une nouvelle république bananière?...  C'est problématique.



       Un grand nettoyage est en cours par une droite totalement désinhibée.  Les nouveaux oligarques sont à l'oeuvre.  Jusqu'à quand...? Cependant, le boss n'est pas fou...


Une technoféodalité d'affaires, qui menace des libertés « Je ne crois plus que la liberté et la démocratie soient compatibles. " disait Peter Thiel....

         Avantage du népotisme, les voyages d'affaires se font en famille. Bernard Arnault s’est ainsi rendu à l’investiture de son camarade de jeu Donald Trump, accompagné de sa femme Hélène et de deux de ses enfants : Delphine (PDG de Dior) et Alexandre (DG délégué de la division Vins et spiritueux). Toute la famille a, semble-t-il, été séduite par le nouveau président et son programme libéral-réactionnaire. À son retour, Bernard a salué « le vent d’optimisme » qui règne aux USA et suggère au gouvernement de s’inspirer de la politique économique états-unienne. Il faudrait, juge-t-il, « slasher [littéralement « sabrer »] la bureaucratie ». En clair, Bernard veut un Elon Musk français au gouvernement. Mais qui pour enfiler le costume ? 

       Anthony Bourbon ferait parfaitement l’affaire. Le trentenaire aux dents longues et ultra blanches (il se lave les dents cinq fois par jour) a fait fortune en lançant Feed. Une entreprise qui vend des aliments en poudre. Un concept que ne renierait pas le techno-libertarien Elon Musk. Autre avantage, il bénéficie du label « vu à la télé ». Depuis 2021, il est l’un des investisseurs du télé-crochet de M6 : « Qui veut être mon associé », dont la nouvelle saison débute demain. Mais surtout, il partage avec Musk et Arnault une certaine vision du monde. Interrogé par la chaîne YouTube Legend, il qualifie la France, « d’état proxénète » (qui l’oblige donc à tapiner pour remplir ses caisses). Puis de lancer : « Je serais tellement rassuré de voir un Elon Musk en France (...) lâché dans l’administration. (...) Moi, tu m’envoies là-bas, je fais un carnage. » Le même qui, au détour d’une autre interview, rend hommage au milliardaire d’extrême droite français Pierre-Edouard Stérin…

 

Mathieu Molard

co-rédacteur en chef de Philosophie Magazine

           ___ Une vraie broligarchie   


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mardi 30 mars 2010

Medias en péril


Une concentration inquiétante

Bientôt achevée ?

-Qui possède les médias ? - AgoraVox

- « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. » (article 19 de la Déclaration des droits de l’homme de 1948)

« Le principe de la liberté de la presse n’est pas moins essentiel, n’est pas moins sacré que le principe du suffrage universel. Ce sont les deux côtés du même fait. Ces deux principes s’appellent et se complètent réciproquement. La liberté de la presse à côté du suffrage universel, c’est la pensée de tous éclairant le gouvernement de tous. Attenter à l’une, c’est attenter à l’autre ». (Victor Hugo)

« Article 1er : La presse n'est pas un instrument de profit commercial. C'est un instrument de culture, sa mission est de donner des informations exactes, de défendre des idées, de servir la cause du progrès humain. Article 2 : La presse ne peut remplir sa mission que dans la liberté et par la liberté. Article 3 : La presse est libre quand elle ne dépend ni de la puissance gouvernementale ni des puissances d'argent, mais de la seule conscience des journalistes et des lecteurs ».(Fnp-CNR)

___"...Arnaud Lagardère, ami intime de l’actuel chef d’état, qualifié de « mon frère » par ce dernier, possède les éditions Hachette, Fayard, Grasset, Hatier, Hazan, Le Masque, Marabout, Pluriel, Stock, Le Livre de Poche, Larousse, Armand Colin, Dalloz et Dunod ; les magasins Relay, et Virgin ; les titres de presse Paris-Match, Elle magazine, le Journal du Dimanche, La Provence, Nice-Matin ; les stations radio Europe1, Europe 2, RFM ; les chaînes de télévision Canal J, MCM, Mezzo, Tiji, Match TV, la chaîne météo, CanalSatellite, Planète, Planète Future, Planète Thalassa, Canal Jimmy, Season, CinéCinéma, AlloCinéInfo et EuroChannel ; entre autres.
Groupe de l’industrie aéronautique, gros client de marchés publics. Chiffre d’affaires en 2008 : 8,2 milliards d’€.___Martin Bouygues (ami intime de l’actuel chef d’état, parrain d’un de ses fils) et sa famille possèdent* les chaînes de télévision TF1, LCI, Odyssée, Eurosport, Histoire, UshuaïaTV, S Star, Cinétoile, Cinéstar, Télétoon, Infosport, Série Club, TF6, TV Breizh ; les sociétés de production de films : Téléma, Film Par Film, TF1 Film Production, les sociétés de distribution de films : TFM, la société d’édition vidéo : TF1 Vidéo, les magazines Tfou Mag, Star Academy, et pour la presse écrite quotidienne gratuite : Métro.
Groupe de bâtiment et travaux publics, gros client de marchés publics. Chiffre d’affaires en 2008 : 32,7 milliards d’€.___Serge Dassault, proche de l’actuel chef d’état, et sa famille possèdent* Le Figaro, L’Express, le Figaro Magazine et Valeurs Actuelles.
Sénateur, avionneur et marchand d’armes, gros client de marchés publics. Chiffre d’affaires groupe en 2007 : 21 milliards d’€ (selon wikipédia, à vérifier).____Avec ces 3 personnes nous avons listé notamment le 1er éditeur de France, le 2ème libraire de France, le 1er quotidien de France, la 1ère chaîne de télévision de France si ce n’est d’Europe. Dans ce pays, la plus grande partie des médias est donc détenue par cinq empires financiers : Bouygues, Dassault, Lagardère, Bertelsmann (groupe RTL, M6), Vivendi-Universal (canal+, SFR).____Ajoutons encore Bernard Arnault l’homme le plus riche de France, qui fut témoin de mariage de l’actuel chef de l’état et qui possède Les échos. Vincent Bolloré, proche de l’actuel chef de l’état au point de lui prêter son yacht pour les vacances, possède la chaîne de télévision Direct8, les journaux gratuits Direct Soir et Matin Plus, en plus du groupe publicitaire Havas contenant RSCG de Jacques Séguéla.

___En voulant parler de concentration, on s’aperçoit que cette concentration est de surcroît, autour de l’actuel chef de l’état !---Rarement autant de pouvoir n’a été concentré entre les mains d’agents économiques aussi restreints...."

"La presse est en danger"

-« Pour des médias soustraits à l'emprise des pouvoirs économiques et politiques »

-Télé-politique. Le sarkoberlusconisme à l’écran

-Passerelle-sud

-L’Observatoire des médias

-Les médias contribuent-ils au débat démocratique ?
-Concentration des médias et leurs liens avec Nicolas Sarkozy

-Contre la concentration des médias et pour un nouveau modèle économique
-Rapport_Lancelot
-Presse-Rural.info
-OPA sur la presse française : Lagardère et Bolloré en redemandent
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-Une presse servile ?
-Sarko et la presse
-Quel journalisme ?
-Subventionner la presse?
-
-Télé : vous avez dit information ?
-Journaliste ou journaleux ?
-Sarko et la presse
- Le JT : à jeter ?___-Trahison des médias ?___- Mythologies journalistiques ?______-Journalistes à tout faire de la presse américaine __- Media control