Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

vendredi 21 juin 2019

Comme j'aime...


    ...Le gastronomiquement correct
                                          Comme j'aime ce qui me donne du plaisir alimentaire!
    Comme je n'aime pas ceux qui m'impose ce je dois aimer. Pour la santé...  de leur compte en banque.                              
  On ne sait plus à quelle table s'asseoir, quel coup de fourchette donner, comment retrouver son poids de forme, comme on dit à la télé
   
On nous l'a répété depuis Molière:  Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger.
           D'accord, mais quoi manger? 
   Marchands, diététiciens, médecins et gourous en tous genres nous harcèlent et nous dictent chaque jour de nouveaux commandements, au gré de modes vite obsolètes. Le vin est excellent un jour et se trouve le lendemain déconseillé. Il faudrait aussi arrêter le saucisson...qui ne serait bon que pour les fast engraisseurs de cochons allemands ou bretons.
      Allez comprendre...  
                 Le bien manger devient de plus en plus compliqué, si l'on en croit leurs conseils et leurs interdits. Leurs tables de la loi finissent par vous couper l'appétit!
   Attention au surpoids!...A la malbouffe! ...Trop de bidoche!... Eviter les nanoparticules...
        Revenir au régime crétois? Oui, mais attention au bio autoproclamé
  Pourtant des coachs de la bouffe nous le disent: il faut arrêter de tout contrôler.
    Il faut rester zen! 
Il ne s'agit pas de craquer devant les croquettes, mais d'être sans obsession. Ne pas culpabiliser devant le Nutella. Revenons un peu à Rabelais.
   Halte à l'orthorexie !
Manger trop sain n'est pas très sain.  
        Il faut trouver le bon chemin alimentaire. 
                   La nourriture devient un  souci de riche. Manger, seulement manger, un peu tous les jours, une hantise de pauvre. 

  Dénonçons les oukazes du "bien manger" et les injonctions des multinationales du (faux) bio.
                                       Certains, et non des moindres, commencent à dénoncer enfin la police des frigidaires. 
    Comme j'aime...le faire savoir.     Avec modération et circonspection.               
        Il faut s'y faire:   Si naître n'est pas sans risques, la vie, maladie sexuellement transmissible, conduit fatalement à la mort...
                 Alors, apportez-moi une bonne Rochefort et quelques rondelles de saucisson....

____________

jeudi 20 juin 2019

Iran: ira pas? (2)


  Guerre des mots?
                           Les relations entre les USA et l'ancien empire perse n'ont que rarement été un long fleuve tranquille. Du moins depuis la fin de la dernière guerre mondiale.
      SI... les USA avaient eu une autre attitude vis à vis du Shah, on n'aurait pas vu sans doute une telle montée des insatisfactions dont les mollahs ont su profiter, en verrouillant le pays à leur profit.
   Leur ingérence dans les affaires internes du pays persan a produit un résultat dont ils sont indirectement responsables, ou dont ils ont mal mesuré les conséquences, ignorants à  près tout de la spécificité du pays, dont le pétrole attirait les ambitions, après celles de la Grande-Bretagne. L'or noir étant l'acteur majeur.
   On comprend l'animosité contre Téhéran, qui a débouché sur une crise aiguë.
    L'Iran fut mise au ban des relations américaines
   La diabolisation mutuelle commença, la Maison-Blanche fournissant les verges pour se faire fouetter.
     Après l'échec des tentatives d'Obama, qui auraient pu aboutir à un apaisement à terme, Trump relance la polémique, contre la modération européenne. Le nucléaire n'est qu'un prétexte: rien n'est dit contre le nucléaire militaire au Pakistan en Inde ou en Israël. Il a bien fini par fermer les yeux sur la Corée du Nord.
   Dans sa politique de gribouille, Trump accumule les facteurs de conflits, dont il dit pourtant ne pas vouloir.
   La guerre de Téhéran n'aura pas lieu, malgré la pression des "alliés" de Ryad et de Jérusalem, mais il s'agit d'affaiblir encore plus le pays en l'appauvrissant encore plus, dans le but de mettre en difficulté le pouvoir. L'exorbitant droit planétaire d' exterritorialité que s'est octroyé Washington lui permet de couper les vivres à tous pays qu'il veut sanctionner.
    Et puis, il a les hommes qui murmurent à l'oreille de Trump, dans le sens de la radicalité:
Le faucon John Bolton, qui y va sa petite musique bien connue, et dont les appels à la guerre en inquiètent plus d'un, et les télévangélistes radicaux, qui ne cachent pas leur sympathies pro-israëliennes du moment.
    Mais il est fort improbable que le passage à l'acte de guerre soit effectif. Cela fait partie de la stratégie d'intimidation en cours et la propagande à usage interne. Mais les profondes ignorances géographiques et historiques du locataire de la Maison Blanche ne laissent pas d'inquiéter que les démocrates.
...Comme l’a exprimé récemment ancienne conseillère de George W. Bush à propos des récents bruits de bottes de Washington à l’égard de l’Iran : « N’avons-nous rien appris de la décennie précédente et de la guerre en Irak ? » Au début des années 2000, même les opposants les plus farouches au renversement de Saddam Hussein n’avaient pas imaginé une telle déstabilisation de l’Irak, avec l’essor de l’État islamique et le trou noir syrien : un conflit de huit années avec des millions de réfugiés et déplacés, impliquant aussi bien la Russie que l’Iran, les djihadistes que les puissances occidentales....
          La guerre des mots est un réel danger qui peut mener à des dérapages non envisagés, et on sait comment se termine un conflit, même quand il se prétend limité.
       Quel est celui qui est déclaré voyou?
                             Nous savons tous que l'Iran est méchant.
_____
 _  Haro sur l'Iran (1)
 _ Le Show Trump continue
 - Enjeux.
__________________

mercredi 19 juin 2019

Donjons

                                     Et forteresses

Le magnifique donjon de BOURS peut maintenant se visiter.  
                      Comme les nombreux et anciens lieux fortfiés du Nord de la France
_
     ______ Mais, attention! 
                                         Goldman Sachs, citadelle imprenable, et BlackRock, bunker financier, eux, ne se visitent pas!
                                                _________________________

mardi 18 juin 2019

Philo pour tous

Le "rite républicain" perdure.
                                                  Malgré tout...
                               Depuis Victor Cousin, la philo a connu bien des vicissitudes, tout en restant axée malgré tout sur l'essentiel: autre chose qu'un couronnement de la culture générale, un exercice de développement de l'autonomie de la pensée. Ou plutôt donnant des jalons et des outils pour le faire sans fin, dans une société toujours en crise.  Nul ne peut se prétendre philosophe accompli.
    Un indice et un symptôme de ses incidences potentielles: tous les régimes forts ont voulu la faire disparaître,  comme Bolsonaro aujourd'hui.
  Mais elle renaît toujours de ses cendres, sous des formes diverses, pas seulement dans les enceintes universitaires.
     Comme disait Voltaire à propos de la lecture en général, la pensée critique peut être jugée "dangereuse".
    Si ses question sont a-temporelles, elle a toute sa place, surtout dans le contexte technocratique et consumériste que nous vivons, où le sens fait dramatiquement défaut.  Comme l'entrevoyait déjà Husserl:
     « ...l’époque moderne », si fière de ses succès millénaires, théoriques et pratiques, s’abîme elle-même dans une insatisfaction croissante, bien plus, ressent sa situation comme une situation de détresse. […] Ce sont des problèmes qui, de fond en comble, proviennent de la naïveté avec laquelle la science objectiviste considère ce qu’elle nomme le monde objectif comme l’univers de tout ce qui est, sans prêter attention au fait que la subjectivité opérant scientifiquement ne peut faire valoir son droit dans aucune science objective. »
     Une matière qui ne sert à rien. Oui, en un sens,  comme d'autres disciplines.
________
      Même si le sujet est sérieux, cela n'empêche pas les correcteurs de pouvoir se distraire un peu chaque année, lors du rituel de l'écrit.
  Il n'est pas interdit de divertir le correcteur, à ses risques et périls
           Les perles ne sont pas si rares. En toutes matières.
Il y en a pour tous les goûts .
  Parfois à la limite du croyable.
      Certaines sont  surréalistes.
 Il y a les approximatifs, les fatalistes, les désespérés et les provocateurs.
   Pas seulemnt au bac.
      Au moins, ils participent.  Les cancres ont de l'avenir...
____________________________

lundi 17 juin 2019

Assignés à la télé

Que feraient-ils sans télé?
                                   Regardée, faute de mieux, comme un swing-gum des yeux, un passe-temps animé et parfois bruyant, perçu au fond d'un couloir. Tous ne sont pas appareillés.
     Souvent, on les met groupés d'office dans le salon avant de les descendre pour le repas, avec la même chaîne sous les yeux parfois vides. Les vieux.
   Les jours sont longs.

 Surtout quand on n'attend pas de visites. Une famille lointaine ou oublieuse. On ne sait plus où on en est dans le temps.
 TF1 ou A2 sont de parfaits auxiliaires du personnels insuffisants et pressés. Une nounou indispensable.
  Un personnel soignant débordé qui ne peut passer beaucoup de temps au chevet de mamies souvent désorientées ou prostrées, devenus parfois mutiques ou agitées, faute de relations. Il n'y a pas que les AVC. 
   Elles n'ont plus rien à dire, attendant la fin avec une une résignation triste.
Pas drôles, les journées qui se succèdent dans la plus grande uniformité et la solitude qui n'est même plus consciente d'elle-même.
 Elles ( et plus rarement "ils") n'attendent aucun lendemain.
    Elles survivent, maugréant sur une fin de vie qui n'avait pas été envisagée ainsi. La notion de bonheur et parfois de plaisir s'est souvent évanouie. Comme les souvenirs estompés ou gommés. On les appelle résident(e)s, c'est plus valorisant.
    Comme Mariette, qui finit par tout oublier ...
_______
.......Dans certaines maisons de retraite, la grande dépendance signe la pauvreté des stimulations cognitives et sensorielles. La télévision et ses émissions de la journée sont le plus soporifique des somnifères. L’objectif « soins à tous crins » finit par phagocyter tout projet de vie, et le résident se résume à être l’objet de ces mêmes soins, de démarches administratives, et sa journée se rythme autour de ses besoins élémentaires et vitaux : manger et dormir. On s’évertue, quand des animations sont organisées, à lui proposer des activités thérapeutiques pour essayer de le réparer, d’améliorer sa santé, sa mémoire, comme si tout ça, sous couvert de prévention, allait comme par miracle ressusciter un octogénaire en quinqua lucide. Alors que ce dont il a vraiment besoin, c’est se rapprocher de qui il est, pour qu’au moins lui-même ne l’oublie pas, par une diversité d’activités qui stimulent ses envies, ses sens, ses ressentis, ses émotions, son corps, qui ne se sont pas évanouis. On n’oublie jamais ce qu’on a aimé à 15 ans ! On n’oublie jamais qui on a aimé à 15 ans. On n’oublie jamais ses passions et d’ailleurs, c’est ce dont ces personnes âgées parlent le plus souvent, elles ressassent les leurs comme un souvenir essentiel, un antidote pour se garder en vie.        Proposer des activités, c’est aussi respecter l’individualité de chacun et ne pas penser forcément au « tout collectif » pour créer de l’émulation de groupe. Si le lieu est collectif, il est tout aussi privatif. Trouver des activités novatrices qui pourraient s’appuyer peut-être sur les nouvelles technologies, c’est bien, mais le hic c’est que les mettre en place entame le budget. Dans les maisons de retraite, les animations sont affectées au volet hébergement, ce qui est difficilement compréhensible puisque la littérature scientifique, les études, les médecins le répètent à l’envi : s’occuper, bouger, faire fonctionner sa créativité, imaginer, faire, observer, toutes ces actions ont un impact très significatif sur la santé, la plasticité cérébrale, la mémoire et la dépendance puisqu’elles favorisent des comportements plus adaptés à la recherche d’autonomie. […] Pourquoi ce budget est-il pris en charge par le volet hébergement qui est essentiellement aux frais du résident ? Alors que les animations pourraient être payées par le volet dépendance, abondé par les conseils départementaux ? Une telle ventilation permettrait d’octroyer davantage de moyens et donc de concevoir des animations plus élaborées et plus nombreuses dans le cadre du projet de vie proposé à chaque résident.....
_________________________________

dimanche 16 juin 2019

A propos

_ Privatiser ADP?
                        Ainsi, on aurait voté la privatisation d' ADP en catimini (entre autres mesures)?
                   27 député auraient voté, à demi-endormis, à 6h du matin, pour une loi si discutée.
     Presque personne n'a réagi. C'est passé comme une lettre à la poste
                 Plus de 500 députés absents..
            Et si on changeait le mode d'élection à l' Assemblée?  Une idée comme ça... 
_____________

Enfin!

- Vers un Qatar africain?


Titans de la tech.


- Vers un dépôt de bilan planétaire?

______________ 
-    Etonnant parcours que celui de      Michel Petrucciani, le petit génie aux os de verre.
         Décédé l'année dernière, alors qu'il commençait à peine à savoir un peu jouer...


                                        _____________________________________




samedi 15 juin 2019

En attendant la crise financière

Sonnette d'alarme.
                       Ce n'est pas parce qu'on signale un danger que celui-ci se produira nécessairement. Mais...
      Depuis un moment, certains économistes annoncent, au vu de la tournure que continue à prendre la logique financière mondiale, que nous serions au bord d'une nouvelle crise de grande ampleur. comme il s'en répète, sous différentes formes, depuis le début du XX° siècle, sans remonter plus haut..
       Il est temps de trouver au plus vite des pare-feu, mais le scepticisme sur ce sujet gagne, quand on prend la mesure des failles qui sont restées béantes après les années 2008, malgré les dires, les demi-mesures et les promesses non tenues, et la poursuite de la collusion entre le politique et le financier où le manque de mesure prise par la plupart des pouvoirs pour limiter les excès de la finance mondialisée, des grandes banques aux opérations jamais séparées au début, comme demandé un moment au plus haut lieu. Le casino continue. Les bulles se multiplient. Trop d'argent ne s'investit pas dans l'économie, mais se perd dans les sables de la spéculation stérile.
    Les banques pourraient-elles craquer à nouveau?
         Cette question n'est pas gratuite pour Henri Wilno, qui n'est pas le seul à le penser, même si le débat sur les causes et les modalités continue:
                  "La crise est certaine mais on ne sait pas quand elle éclatera. Une des questions essentielles qui se posera en cas de déconfiture financière est de savoir si les Etats seront en situation d’en limiter les conséquences.
   Des processus cumulatifs porteurs d’une croissance ralentie marquent le mouvement de l’économie mondiale tant dans les pays de l’OCDE (Amérique du Nord et Europe) [1] qu’en Chine, tandis que le Brésil reste dans le marasme et que l’Argentine est en récession, etc. Seuls certains pays, en situation de rattrapage (comme l’Inde) conservent une croissance pour l’instant sans guère de nuages (autres que les inégalités et les dommages environnementaux). La surproduction est patente dans la sidérurgie et la croissance du marché automobile mondial serait quasi nulle en 2019.
    Si les taux de profit ne marquent pas de tendance visible à plonger, ils ne paraissent pas avoir retrouvé leur niveau de 2007. Pourtant, les salaires stagnent (sauf ceux des catégories supérieures et de branches particulières) dans les économies développées, y compris dans celles qui affichent des taux de chômage faibles comme l’Allemagne et les Etats-Unis – dans ce dernier pays un problème d’appréciation du chômage réel:  outre les temps partiels qui souhaiteraient travailler davantage, de nombreux adultes ont arrêté de chercher un emploi et sont donc sortis des statistiques ce qui se traduit par une baisse du taux de participation au marché du travail. Les profits réalisés par les entreprises ont largement servi à des opérations de fusion, des rachats d’actions et des distributions de dividendes ou bien demeurent sur des placements liquides, tandis que l’investissement privé reste limité. L’investissement public est contraint par les politiques d’austérité.
    Le capitalisme est plus que jamais financiarisé. Les actifs financiers continuent en effet de croître une fois passé le choc de 2007-2009. La capitalisation boursière mondiale (valeur au prix du marché boursier de l’ensemble des actions en circulation des sociétés cotées en bourse) avait atteint un niveau record en 2017. Elle a baissé de 15% en 2018, ce qui reflète à la fois l’inquiétude des analystes devant des niveaux des cours déconnectés des performances réelles des entreprises ainsi que les incertitudes résultant du climat international. Il est à remarquer que les plus importantes capitalisations boursières sont désormais les GAFA et non des entreprises industrielles. La montée des cours boursiers a été entretenue par les politiques des banques centrales qui depuis 2009 ont déversé des liquidités gratuites ou quasiment gratuites vers les banques. Depuis 2015, ces banques centrales ont cherché timidement à restreindre ces politiques (bas taux et assouplissement quantitatif, c’est-à-dire rachat de titres) mais cela pourrait ne pas durer.
     En Europe, la persistance de la faiblesse des taux pratiqués par la Banque centrale européenne a eu des effets contradictoires: d’un côté, elles ont pu augmenter leurs prêts, de l’autre, comme les taux de la Banque centrale se répercutent à l’ensemble des taux, les marges d’intérêt réalisées par les établissements sur les crédits ont été réduites, ce qui pèse sur leur rentabilité (d’où une chute des cours des actions des banques). En principe, cette situation ne met pas en péril la santé des banques [2] sauf cas particuliers. Celle-ci serait par contre affectée par un ralentissement de l’activité qui verrait une augmentation des non-remboursements d’emprunts.
     Par ailleurs, l’endettement des Etats et surtout des sociétés non financières (les entreprises) est reparti à la hausse. L’encours mondial d’obligations émises par des sociétés non financières a atteint un niveau record proche de 13’000 milliards USD à la fin de 2018; cela représente selon l’OCDE le double de leur encours en termes réels avant la crise financière de 2008. Toujours, selon l’OCDE, il y a une dégradation de la qualité des obligations (titres d’emprunts) émises par les entreprises, ce qui pourrait entraîner, en cas de retournement économique, une hausse des défauts de remboursement. La solvabilité des emprunteurs est en effet variable: un ralentissement économique prononcé ou un resserrement brutal des conditions financières pourrait donc peser sur la capacité des sociétés endettées à assurer le service de leur dette. C’est un point majeur de fragilité de la situation. Selon la Banque des règlements internationaux, on assiste depuis 2008 à une prolifération des «entreprises zombies» qui ne survivent qu’en s’endettant et en profitant des faibles taux d’intérêt: la part des entreprises zombies seraient de 6% en moyenne dans les 14 principaux pays développés.
    Enfin, ce que l’on appelle le «shadow banking», c’est-à-dire la finance non soumise à la réglementation bancaire (ce qui ne veut pas dire qu’il s’agit forcément d’opérations illégales) a fortement progressé, notamment en Chine. Il représente, fin 2017, 14% des actifs financiers mondiaux. Pour couronner le tout, on assiste à un retour, sous des formes nouvelles, des «actifs structurés» déclencheurs de la crise financière en 2007-2008, c’est-à-dire d’instruments qui agglomèrent des titres ayant comme contrepartie des opérations de qualités variables et donc à fort risque potentiel pour ceux qui les achètent (en raison de leurs rendements élevés).
     Le monde entier est désormais sous l’emprise du capital: il n’y a plus de territoires nouveaux dont l’ouverture rehausserait sensiblement le taux de profit moyen (ce qui ne veut pas dire que certaines industries ne vont pas poursuivre leur quête des salaires les plus bas possible, à l’instar des fabricants textiles qui délocalisent en Ethiopie). Aujourd’hui, une nouvelle onde longue expansive supposerait de nouvelles technologies exigeant par leurs caractéristiques des investissements élevés, capables de générer des gains de productivité et créatrices d’emplois et de débouchés sur une échelle très importante. Les véhicules électriques et autonomes ne seront pas de nature à entraîner un tel processus malgré tous les bouleversements qu’ils entraîneront dans la filière automobile (producteurs et équipementiers) et au-delà, avec des gagnants – les groupes miniers (pour les minéraux utilisés pour les batteries) et les producteurs d’électricité – et des perdants (les pétroliers) [3].
     Face à cette situation, un certain nombre d’analystes ont tendance à souligner que si un nouveau krach financier se produisait, les Etats auraient moins de moyens qu’en 2009 pour y faire face: les dettes publiques sont déjà élevées (ce qui interdirait de faire plonger les déficits budgétaires) et les taux des banques centrales ne pourraient pas plus baisser sauf marginalement [4]. Cette hypothèse d’impuissance des Etats (développée par divers économistes, dont Nouriel Roubini qui annonce la prochaine crise pour 2020) [5] se discute: si une crise mettait gravement en péril la stabilité économique, on peut penser au contraire qu’Etats et banques centrales n’hésiteraient pas à s’affranchir de ces contraintes, quitte à déplaire aux plus libéraux et à imposer à certains opérateurs financiers des solutions totalement «hétérodoxes» et momentanément déplaisantes. D’ailleurs aussi bien la Banque centrale européenne que la Réserve fédérale américaine sont en éveil et sont prêtes à renouer avec la baisse des taux et les rachats de titres. Quant à la Chine, elle a annoncé plusieurs mesures de soutien de l’économie depuis le début de l’année.
      Mais une autre question se pose: y a-t-il encore un pilote dans l’avion mondial pour impulser des actions coordonnées? L’économiste américain Charles Kindleberger a fourni il y a quelques décennies [6] une analyse intéressante des raisons pour lesquelles la crise de 1929 a été si longue et profonde: pour lui, cela tient aux hésitations des Etats-Unis à prendre la tête de l’économie mondiale au moment où, après la Première Guerre mondiale, la Grande-Bretagne ne pouvait plus assumer ce rôle. Pour Kindleberger, l’économie mondiale capitaliste a besoin d’un stabilisateur, d’un Etat pivot. Dans la foulée de Kindleberger, d’autres économistes ont défini les caractéristiques que devrait avoir un tel Etat: la capacité de créer des normes internationales et de les faire respecter, la volonté de le faire, une prédominance dans les domaines économiques, technologiques, et militaires.
       Les Etats-Unis ont joué un tel rôle depuis la Seconde Guerre mondiale (et en ont tiré avantage). Aujourd’hui, ils sont indéniablement en recul relatif, tout en conservant la première place. Trump fait flèche de tout bois pour défendre le statut et les intérêts du capitalisme américain, tant économiques que politiques et militaires. Il multiplie les initiatives unilatérales et n’hésite pas à attiser les divisions entre alliés et partenaires des Etats-Unis, en témoignent par exemple ses déclarations réitérées en faveur d’un «Brexit» dur. Surtout, les Etats-Unis sont confrontés à la Chine, puissance montante: leur objectif est de limiter le déficit commercial américain, de freiner les transferts des technologies américaines vers la Chine, d’obtenir la fin des subventions aux entreprises d’Etat ainsi qu’un accord sur les devises, de continuer à manifester leur puissance militaire dans la zone Asie-Pacifique.       Et dans ce contexte, les Etats-Unis relativisent complètement le rôle des institutions internationales, y compris celles où seuls les grands Etats sont représentés (G7 et G20). Les Américains conservent le pouvoir de définir certaines règles à travers, notamment, le rôle du dollar, ce qui leur a permis d’imposer une rupture des relations avec l’Iran, y compris aux entreprises d’Etats qui pensent que l’accord nucléaire n’a pas été violé. Par contre, ils n’arrivent pas à riposter au projet chinois de nouvelle «route de la soie» et il n’est pas certain qu’ils réussiront dans leur offensive pour bloquer dans l’ensemble du monde l’expansion de Huawei.
     Il n’est donc pas certain que, en cas de nouveaux soubresauts financiers, les Etats-Unis aient la possibilité et la volonté de rassembler sous leur houlette les autres Etats capitalistes, voire même qu’ils ne fassent pas obstacle aux tentatives de coopération pour colmater les brèches… Ce pourrait être (comme ce fut le cas en 1929, et sans vouloir assimiler les deux situations) un facteur important d’approfondissement de la crise." (12 juin 2019)
________________________________

vendredi 14 juin 2019

Histoires d'O...-pital

    Rencontres
                 Il arrive qu'au hasard des lectures, on rencontre un petits texte bien enlevé méritant ldétour et attention.
    Comme ces quelques lignes rencontrées sur un site où je suis interdit d'antenne, qui me semblent admirables d'observation et de sensibilité, réveillant en moi quelques souvenirs de séjours trop nombreux et mitigés en ces mêmes lieux.
   Malgré tout ce qu'on peut dire de l'hôpital, où parfois on se pose quelques questions...
       ".....Elle glissait ,chantonnant dans les couloirs pour s’annoncer comme pour des chevaux craintifs au box que l’on prévient de la voix . Je guettais son passage la porte de la chambre entrouverte , je me tordais le cou pour l’entrevoir, la sonde me brûlait les entrailles , le drain tel un cordon ombilical me clouait à partir du ventre sur le lit , la perf et les électrodes «  ces mouchardes » finissaient ce corset de « vierge de Nuremberg. Rien de mes émois de mes tremblements de mes reptations vers le bassin n’échappaient aux moniteurs clignotant et murmurant des ding bzing qui, je le savais, me balançaient à l’infirmière veillant tasse de thé en main sur l’étage .
« Et je viendrai vous voir : « Monsieur Non » .
« Trois jours ! » elle avait dit
      Dés le début j’avais résisté fait preuve de mauvaise volonté et elle, impavide, m’avait contraint, rasage ,sonde …Pied à pied j’avais cédé jusqu’à l’ultime humiliation , grondante et ne manifestant aucune joie d’avoir vaincu un vieux mâle blanc . Elle m’avait souri et admonesté « Pff… tête de mule, vous m’avez fait perde du temps » , piteux et vaincu ,tête basse j’avais confessé ma terreur de finir comme un légume .Ne dépensez pas votre énergie contre nous ; gardez la contre « lui »  disait elle .Lui, l’ennemi invisible que nul n’osait nommer . Fugacement, au moment du ménage j’entrevoyais la dame de la chambre en face , si belle , qui, ayant sentit mon regards avait instinctivement porté la main sur un attrait désormais absent , j’avais esquissé un faible sourire non rendu .J’avais partagé la chambre avec un déjà vaincu qui n’émettait plus aucun son muré dans son silence terrifiant refusant les pauvres gestes de tendresse d’une épouse, perdue, dépassée, et déjà dans l’après. Puis est venue l’attente , la veille ce guet nuit et jour «  les résultats »
   Maligne ?   Pas maligne ?
Parti ?Revenu ?En recul ? ou progression ? Et ces mots prononcés par de doctes enfoirés ne donnant pas d’informations intelligibles au profane .
Transparents !!!
  Ils m’auscultent comme un anonyme, un bout de viande , mais elles nous vengent ! Elles, la vraie colonne vertébrale du service .Ostensiblement , pour que nous n’en perdions pas une miette , elles racontent les turpitudes les mesquineries et les défaites intimes et personnelles de ces «  sachants » .
Yep ! l’œil lumineux de ma fée Piquouze tourné vers moi quand le froid chirurgien dénie les douleurs que j’évoque .
Cet œil moiré me disant :hein ? qu’il est aussi con que je le disais à Annie hier dans le couloir.
Cette dérision envers l’icône du service qui joue a Dieu et ne me manifeste ni empathie «  c’est son droit »…. ni respect « qu’il crève ! »  .
.     Dans ces services il n’y a pas d’au revoir . Ce mot impliquerait trop de désillusions .Et puis elles sont trop occupées, le travail et leur vie qu’on espère lumineuse à la hauteur de ce qu’elles donnent, souriantes ou lasses , fatiguées parfois exaspérées mais jamais leurs gestes n’oublient sûreté aisance et souvent douceur .
   Nos hôpitaux sont plein de fées Piquouze qui voient chaque jour de vieux mâles les saluer se redressant du mieux qu’ils peuvent pour juste un peu être à leur hauteur !
____________
Histoires d'hôpital (autre registre):

-Patience et longueur du temps

-Il y a pire...
-Troubles en tous genres
-Emotions
-On trouve de tout.

______________________________________

jeudi 13 juin 2019

Un sans culotte culotté

 On croit rêver.
                  On se frotte les yeux, croyant avoir mal lu ou mal entendu.
         La "conversion" est étonnante autant qu'inattendue.
     Donc, selon Jupiter reconverti, il faut rompre avec l'ultralibéralisme et l'argent fou qu'il génère  aux dépends du plus grand nombre.
     Naguère déjà Alain Minc avait dénoncé l'argent fou, annonçant prémonitoirement les dégâts connus de tous: cette crise qui en annonce d'autres.. Sarkozy en avait annoncé la fin , mais avait été mal inspiré.
    Voilà que Jupiter veut casser la baraque, celle que Reagan et Thatcher, sur les conseils que Hayek et Friedman avaient patiemment élaborés, malgré les rodomontades de Hollande sur les méfaits d'une finance devenue folle.
   La peur serait-elle le commencement de la sagesse résignée, à l'instar des élites qui rallièrent in extremis la Révolution Française, au cas où...
  Ou une profonde dénégation propre à rallier les suffrages nécessaires en période difficile serait-elle à l'oeuvre pour enfumer certains esprits.
  En tous cas, on dit: chiche!
Certains disent qu'il aurait lu récemment Marx, de Jacques Attali.
D'autres qu'il se serait fait influencer par certains économistes rebelles, à la pensée peu recommandable. Et même par le FMI. Un comble!
  Dénégation ou dérives présidentielles? Apparemment il n' aurait pas bu, fuyant l'exemple de Juncker.
      Ce serait donc la fin du système ultralibéral. En route vers un socialisme raisonné. Vers plus d'humanité.
La peur serait-elle le début de la sagesse politique?
        "... Emmanuel Macron a dénoncé mardi 11 juin devant l’Organisation internationale du travail à Genève les dérives d’un « capitalisme devenu fou » au sein d’organisations comme le FMI ou l’OMC, qui privilégient les ajustements économiques aux droits sociaux. Plus globalement, il a réclamé le retour à une « économie sociale de marché où chacun trouve sa part », au lieu d’une « captation des richesses par quelques-uns ». Sinon « on nourrit les extrêmes », a-t-il dit, comme l’an dernier au Forum de Davos...."
    « Quelque chose ne fonctionne plus dans ce capitalisme qui profite de plus en plus à quelques-uns. Je ne veux plus que nous considérions que le sujet d’ajustement économique et de la dette prévaut sur les droits sociaux », a lancé M. Macron. « Quand le peuple ne trouve plus sa part de progrès », il peut être « attiré par l’autoritarisme, qui dit : la démocratie ne vous protège plus contre les inégalités de ce capitalisme devenu fou. Nous allons faire des murs, des frontières, sortir de ce multilatéralisme, il est mou. »
                On attend la rupture (ou la disruption) .
                                                                           Chiche! Mais qu'en pense Mr Rothschild?
__________________________

mercredi 12 juin 2019

Demain, la 5 G

Une révolution à nos portes?
                                      Oui, mais...
      Un saut technologique dans une guerre entre puissances économiques, alléchées par les perspectives et les retombées technologiques de cette avancée en débat.
  Les Etats-Unis, la Chine et l’Europe se livrent une guerre pour le contrôle du réseau 5G en gestation. Les enjeux économiques et industriels seraient énormes, dans les domaines les plus divers.
    La dernière génération de technologie réseau mobile, la 5G, sera commercialisée en France en 2020. Annoncée comme au moins dix fois plus rapide que la 4G et sans latence, elle promet de développer l’Internet des objets donnant ainsi vie aux « smart cities », aux voitures autonomes et à des industries de plus en plus robotisées.
Mais pour utiliser la 5G, il faut d’abord la déployer. Or un acteur semble particulièrement en avance sur la question : le chinois Huawei, premier fournisseur de télécoms au monde. Mais les Etats-Unis font pression sur leurs alliés pour lui barrer la route
   Huawei, sous la bénédiction du régime chinois, toujours de plus en plus en avance, est au coeur de la mutation en cours. Mais il suscite l'ire de l'Oncle Sam, revenu à des positions plus conciliantes, pour ne pas se retrouver perdant dans ce jeu de puissance,
   On mesure encore mal les enjeux et les effets de cette révolution en cours d'essai et rester quelque peu maître du jeu, la Chine avançant ses pions plus vite que prévu, ne cachant pas son jeu de superpuissance en puissance. A Shenzhen, on voit loin...
   C'est que les enjeux sont importants, dans de multiples domaines. On commence à peine à les entrevoir. 
  Si certains pays, comme la Finlande, sont en pointe, il faudra encore bien du temps pour que cette nouvelle technique se généralise.
                    "...ça n’est pas tant une technologie de rupture qui va tout changer du jour au lendemain, mais comme le précise l’ARCEP dans son rapport, un ensemble de technologies qui vont arriver progressivement, et cohabiter avec une évolution de la 4G, sachant que cette dernière ne va pas arrêter son développement pour autant. L’autorité rappelle d’ailleurs que certains opérateurs, notamment américains, qualifiaient déjà de « 4G » leur offre HSPA (3G+).
La clé technologique de la 5G se situe dans l’utilisation de fréquences plus élevées du spectre, par rapport à celles affectées actuellement. La 4G et ses prédécesseurs ont eu recours, en gros, à des bandes de fréquences en dessous de 6 GHz. La 5G promet l’utilisation notamment d’un spectre élargi de 30 à 300 GHz, les ondes que l’on appelle millimétriques.
Les ondes millimétriques sont à double tranchant. D’un côté, elles permettent des débits plus importants. De l’autre, d’où leur nom, elles ont une portée plus courte. Pour rappel, c’est ce qui explique la bataille pour les « fréquences en or » de la 4G. Moins la fréquence est élevée, meilleure est la portée, et surtout la pénétration à travers les obstacles tels que les murs. La 5G va donc recourir à ces ondes millimétriques, mais également employer des fréquences en dessous de 6 GHz pour permettre un déploiement plus large. L’ARCEP mentionne la bande 3,4 – 3,6 GHz qui offrirait une grande quantité du spectre. La réaffectation de fréquences déjà utilisées par la 3G et la 4G sont étudiées, mais plus compliquées. La bande 700 MHz pourrait ici jouer un rôle.

     Combler la portée plus réduite des ondes millimétriques requiert l’usage de plus petites cellules et d’utiliser des techniques comme le Massive MIMO (Multi In Multi Out) pour multiplier la capacité et le « beamforming » pour diriger les signaux de manière intelligente vers les appareils.
      À nouvelle technologie, besoin de nouveaux composants. Sur ce point, Qualcomm est déjà bien avancé avec son modem X50 annoncé il y a un an et demi. Le X50 prend en charge le « beamforming » et le MIMO massif, gère jusqu’à 800 MHz de bande passante via l’agrégation de 8 antennes 100 MHz et peut atteindre 5 Gbit/seconde en débit descendant...."
                 Il y a 63 ans...
__________________________