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mardi 23 avril 2024

En perdre son latin

    Du passé faisons table rase??

                                                         Foin du latin et du grec, ces vieilleries...
-____On n'arrête pas le progrès.. Nos zélées zélites en sont convaincues, qui ne jurent plus que par les maths et les sciences... 

       Comme si les uns excluaient les autres.
   Pourquoi passer du temps à  cette langue donnée à la naissance?
Il faut rendre l'école prag-ma-tique! Des savoirs faire, pas des savoirs. Et le passé ne compte plus.Peu importe qu'on ne sache plus beaucoup écrire et que l'usage des mots laisse à désirer...
    Supprimons les vieilleries! les apprentissages morts...
_____Il faut en finir avec le latin et le grec
    Et  puis, il y a facebook..tout ça..C'est plus cool.

    "...Le latin et le grec, disent-ils, ne font que renforcer les inégalités sociales et bloquent l’intégration républicaine. Ils perpétuent des aristocraties académiques indignes de la démocratie du savoir, et empêchent les collégiens d’accéder aux matières utiles à la vie comme la conduite automobile, l’éducation civique et sexuelle. Litterae non dat panem. Ces langues misogynes réduisent la femme à une harpie ou à une ancillaire. Kakon anankaoion gunè ! Et qui, sur Facebook et Twitter parle latin ? Il n’y a même pas de mot pour désigner Internet en latin. Même les catholiques n’ont plus la messe en latin. Veut-on conserver le privilège ultramontain ? Quant au grec, ses locuteurs ne vont-ils pas sortir de l’Europe, et n’ont-ils d’ailleurs pas abandonné le grec ancien il y a des siècles ? Quod periit, periit !.."
_____Vive le français approximatif et empirique, simple outil de com' et d'échanges pratico-pratiques, le globisch et la programmation! 

                             __Mais pourquoi renoncer à notre ADN?__


Pourquoi donc continuer à enseigner le latin et le grec, se demandent Alain Rey et Gilles Siouffi ? Un peu d'humanité!

Vanessa Moley voit dans leur petit livre une contribution originale au débat, instructive mais aussi, ce qui est plus rare, utile.

Les auteurs revisitent les liens parfois inattendus entre le français, le grec et le latin. Ils rappellent que les langues sont aussi le résultat de choix délibérés...

De la nécessité du latin et du grec

  Aux origines de notre langue
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On rachète!

 Faut pas se gêner...

                    Un mécanisme critiquable et critiqué. Pour une grande entreprise qui a besoin  de vivre, de se développer, avoir recours à des actions est un processus économique classique et normal, dont on peut situer l'origine dans le capitalisme marchand du XVI° siècle. Mais il est un phénomène qui ne l'est plus: c'est quand elle rachète en catimini ses propres actions, faussant les lois du marché en en faisant artificiellement monter le cours. Une pratique courantes de certains grands groupes US qui se répand chez nous avec le développement du capitalisme financier, dans une économie qu'on appelle "de rente".                                                                                                                                          Les surprofits, au lieu d'aller pour une large part vers les investissements et les salariés, à l'origine de la valeur, , vont à la spéculation,  créant ainsi un paradis artificiel dangereux. Très en vogue dans le Cac40


                                                                                                                                          "...C’est en juillet 1998 que le rachat par les sociétés de leurs propres titres de capital a été libéralisé en France, en s’inspirant fortement des propositions du rapport Esambert, commandité par la Commission des opérations de bourse (l’ancêtre de l’Autorité des marchés financiers) et publié six mois auparavant. Avant cette date, la loi du 24 juillet 1966 sur les sociétés commerciales prohibait l'achat par une entreprise de ses propres actions. « Ce principe général d'interdiction était assorti de quelques dérogations qui étaient toutefois limitées et mal adaptées à une gestion dynamique du capital des sociétés », déplorait le rapport dans son lobbying de place.  Qu’attendaient les entreprises cotées - et le marché - de cet assouplissement ? Tout simplement « un moyen privilégié pour rendre de la valeur aux actionnaires », comme le titrait BNP Paribas dans une étude de 2019. La moitié des sociétés interrogées par la banque plébiscitaient alors des solutions mixtes intégrant les rachats d’actions et les dividendes pour « rendre de la valeur » aux actionnaires. La majorité d’entre elles disaient subir la pression des investisseurs en faveur de rachats d’actions, à commencer par les hedge funds et les mutual funds anglo-saxons, suivis des compagnies d’assurance et des fonds souverains. L’étude pointait aussi que les rachats d’actions constituaient « une demande quasi-systématique des investisseurs activistes ». Résultat, la part des rachats d’actions dans le mix versé aux actionnaires ne cesse de grimper dans le monde : en 2012, elle en représentait un tiers, puis la moitié en 2022, selon le gérant d'actifs Janus Henderson.  De longue date, la souplesse du mécanisme a fait du rachat d’actions une pratique capitalistique courante chez l’Oncle Sam, notamment comme moyen de protection contre les prises de contrôle inamicales (en remédiant à la sous-évaluation de ses titres et en renforçant le contrôle de l’actionnariat). On a ainsi assisté à une vague de rachats d’actions aux États-Unis au lendemain du krach boursier d’octobre 1987, dont le but était de faire remonter les cours. En 1996, les 1 472 opérations de ce type répertoriées dans le pays représentaient 176 milliards de dollars. En 2022, les rachats d'actions des sociétés du S&P 500 (l’indice actions phare de Wall Street) ont avoisiné les 1 000 milliards de dollars, dont 89 pour le seul Apple…  
Sur le fond, les rachats d’actions posent un problème de partage de la valeur, puisqu’en cherchant tous les moyens possibles d’enrichir les actionnaires, on réduit la part de gâteau des salariés. « Racheter ses propres actions revient aussi à diminuer les sommes disponibles pour investir dans la croissance et l’innovation de l’entreprise. D’où l’idée que cela se fait au détriment de la croissance, de la consommation et de l’emploi », analyse le journaliste Nicolas Gallant sur capital.fr. « Si l’actionnaire est avantagé grâce à l’aspect relutif des opérations de rachat d’actions, celles-ci peuvent aussi traduire un manque de perspectives et s’opposer à une hausse de la valorisation sur le long terme », complète encore le Particulier. ___________

lundi 22 avril 2024

Point d'histoire

 Ville martyre 

               Varsovie: une résistance héroïque, mais désespérée.

                    Ça a commencé le premier Août...

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Humains dépossédés?

L'envers du décor

                On ne finit pas de vanter, voir d'exalter les vertus de l'intelligence artificielle. Jusqu'à un certain point...Nul ne contestera les bienfaits de cette technologie, aux applications multiples dans des domaines les plus variés, parfois insoupçonnables. L'imagerie médicale, par exemple, profite de ses bienfaits à une vitesse stupéfiante, comme l'assistance chirurgicale spectaculaire qu'elle fournit. Pour ne parler que de la médecine... Mais l'évolution qu'elle prend et l'horizon qu'elle prépare, sur la base d'applications déjà en cours, ne manque pas d'interroger des spécialistes eux-mêmes sur ce que l'on peut légitimement redouter dans certains domaines. Sans parler de l'IA générative.  Le rapport de Cedric Villani insiste aussi sur ce point.   L'ambigüité est totale.


                                                                                                                                       "...Alléguant la sauvegarde de la souveraineté politique ou économique, la plupart des responsables politiques estiment qu’il est crucial de favoriser le développement d’une « industrie nationale » de l’Intelligence Artificielle. C’est qu’ils redoutent la mainmise des géants technologiques étrangers sur les données, et donc sur les personnes....Une vingtaine d’experts y décrivent les nouveaux dangers auxquels nous expose la technologie dans les cinq prochaines années.

Essaims de drones tueurs à reconnaissance faciale, rançongiciel profilant leurs cibles de manière automatique et sur une grande échelle, détournement de vidéos ou création de deepfakes (vidéo-montages hyperréalistes) aux fins de manipulation et de propagande, etc. Les scénarios ne manquent pas, limités par notre seul pouvoir d’imagination.

Disponibles un peu partout en libre accès, les algorithmes d’Intelligence Artificielle (IA) changent radicalement la donne en matière de sécurité. Là où une organisation malveillante devait investir du temps et de l’expertise pour préparer et mener à bien un petit nombre d’actions criminelles, il suffit désormais de quelques algorithmes courants et de la puissance de calcul de quelques serveurs pour agir avec efficacité et précision sur une vaste échelle....Si le champ des dérives criminelles s’annonce très vaste, que dire de celui des pratiques nuisibles, mais pas nécessairement illégales, qui deviendront possibles pour les individus, les associations ou les entreprises ? Dans un monde où la responsabilité juridique, ou même simplement morale, se dilue à proportion de la distance qu’intercalent Internet et algorithmes entre un acte et son auteur, ne faut-il pas craindre une déliquescence totale de la confiance en l’autre ?                Alléguant la sauvegarde de la souveraineté politique ou économique, la plupart des responsables politiques estiment qu’il est crucial de favoriser le développement d’une « industrie nationale » de l’Intelligence Artificielle. C’est qu’ils redoutent la mainmise des géants technologiques étrangers sur les données, et donc sur les personnes.               Ils craignent, en outre, l’effet des destructions d’emplois liées à la robotisation, et brandissent désormais comme une vérité indiscutable l’argument-choc selon lequel « les économies les plus équipées en intelligence artificielle et en robotique sont celles qui connaissent le moins de chômage ».

Mais le rêve de donner naissance à des champions européens de l’IA n’est pas sans contradiction dans une économie ouverte et globalisée, où lesdits champions peuvent, à tout moment, passer sous contrôle étranger.

Les entreprises technologiques promouvant l’IA, largement transnationales, l’ont bien compris puisqu’elles omettent soigneusement toute référence à une bien illusoire défense de souveraineté. Il n’est guère besoin d’invoquer celle-ci, au demeurant, pour que la compétition économique et la promesse de miracles techniques suffisent à alimenter une fuite en avant totalement débridée...."


  Il en faudrait pas oublier que la science est rongée par les mythes. Une technologie n'est jamais neutre. L'exemple du transhumanisme de doux dingos de la Silicon Valley est toujours évoqué. Il faut le rappeler.                                



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dimanche 21 avril 2024

Trêve olympique en vue?

 Les Grecs  savaient le faire 

              Les premiers jeux de l'ère moderne.

                         Un parcours enflammé.

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Billet dominical

 __ Tolérance

__ Glissement

__ Domination    

Autocratie électorale

__Malbouffe                            

__Pyromanie

__ Paradoxe

__ Clins d'oeil

__ Militarisme US

__ Contrôle australien

__ Ça gaze pour Axa

__ Sagesse de la pieuvre

           ___________________ Revue de presse  ____

samedi 20 avril 2024

Quand l'école évolue

 Aux grands maux

                    Les grands remèdes?

                                       Un bon diagnostic, tout d'abord,,...


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Contrôler les plate formes?

Un mythe ou une possibilité? 

                        Une volonté européenne en tout cas. Bien tardive et non unanime. Les intentions et les objectifs sont louables. L'urgence s'impose en ce domaine, malgré un grand retard dans la prise de conscience et un rapport de forces peu favorable, surtout pour un pays seul, même pour une volonté européenne plus ou moins commune. Le déséquilibre des forces est patent. les géants du net ne vont pas lâcher prise aussi facilement, en acceptant un contrôle et des règles, commercialement et éthiquement. Un danger pour la démocratie.Un contrôle multidimensionnel. Le capitalisme de plate formes fait de la résistance et sa puissance s'accroit au cours du temps, comme ses ruses algorithmiques. Comment agir avant qu'il ne soit trop tard....


        "...Google et Facebook, Apple et Microsoft, Siemens et GE, Uber et Airbnb: les entreprises qui adoptent et perfectionnent le modèle d'affaires dominant aujourd'hui, celui des plateformes pair-à-pair du capitalisme numérique, s'enrichissent principalement par la collecte de données et le statut d'intermédiaire qu'il leur confère. Si elles prospèrent, ces compagnies peuvent créer leur propre marché, voire finir par contrôler une économie entière, un potentiel monopolistique inusité qui, bien qu'il s'inscrive dans la logique du capitalisme dit «classique», présente un réel danger aux yeux de quiconque s'applique à imaginer un futur post-capitaliste.       Dans ce texte bref et d'une rare clarté, Nick Srnicek retrace la genèse de ce phénomène, analyse celui-ci de manière limpide et aborde la question de son impact sur l'avenir. Un livre essentiel pour comprendre comment les GAFA et autres géants du numérique transforment l'économie mondiale, et pour envisager des pistes d'action susceptibles d'en contrer les effets délétères...;"                                                                                         Une certaine transparence et un certain contrôle sont-ils encore possibles, quand tout s'accélère, quand on connaît le degré de dépendance? Un sérieux problème politique...    _____________________

vendredi 19 avril 2024

Mots d'un juif ordinaire

 Qui ne manque pas d'humour,

          De détachement, mais aussi de désenchantement.

     Tous les Juifs ne sont pas Israëliens. Comme tous les Israëliens ne sont pas juifs et ne sont pas ultra-sionistes. La communauté juive est nombreuse et diverse de par le monde, parfois (ou souvent) en désaccord. Même à l'intérieur des frontières israëliennes, où les divisions peuvent être fortes, aboutissement d'une histoire et d'une implantation compliquée, d'une ligne politique souvent contestée.  L'orthodoxie est toujours un problème, de New York à Jérusalem. Des Juifs français ne sont pas tous de fervents pratiquants, loin de là . 


                                                                                       Mais certains ne manquent pas de distance et même d'humour, malgré les vicissitudes et les tragédies actuelles et passées. Malgré la profonde désillusion d'un rêve brisé, comme disait Enderlin.                                          Le célèbre humour juif a encore de beaux jours devant lui, même s'il se fait aujourd'hui plus amer....

 

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Cisjordanie, l'oubliée

Pendant que Gaza se meurt

         Gaza tient un triste et tragique record de l'attention de medias et des politiques, qui se focalisent avec raison là où le pire arrive, sans perspective d'issue envisageable pour l'instant. Mais ce n'est pas la première fois que des incursions y ont eu lieu, mais sans atteindre ce degré extrême de violence paroxystique. Mai il n'y a pas que Gaza. La Palestine ne se réduit pas à cette enclave, souvent cataloguée de prison à ciel ouvert, terreau favorable à tous les extrêmes.


        Il existe une autre guerre, plus ancienne, plus larvée, plus insidieuse, redoublant aujourd'hui, loin des médias, à la faveur de ce qui se passe à l'Ouest. Avec la bénédiction de l'extrême droite israëlienne et l'appui d'une armée aux ordres des éléments les plus radicaux du gouvernement de Netanyahou. On parle d'un chaudron qui menace d'exploser. Les exactions contre les populations locales, souvent sommées par la peur de quitter les liens, s'amplifient, l'impunité des colons les plus radicaux étant assurée. La colonisation, déjà entamée depuis Sharon et même à bas bruit bien avant, ne se cache plus, au nom d'une terre qui devrait rester éternellement juive, la conquête ancestrale de Josué contre les Philistins prenant un nouveau sens. Ce qui n'était que prétention dissimulée devient aujourd'hui but publiquement revendiqué: de la mer au Jourdain. L'apartheid de fait s'installe un peu plus. Le double langage n'est plus de mise, les objectifs sont clairement avoués, soutenus en haut lieu. Malgré les multiples résolution de l'ONU, dont Tel Aviv n'a que faire.                        ___L'opposition israëlienne, sommée de se taire, ose encore évoquer ce cancer qui ronge une communauté déjà divisée, comme le journal Haaretz ou d'autres, très minoritaires, à la suite d'auteurs comme Amos OZ, d'historiens comme Shlomo Sand ou de journalistes comme Charles Enderlin. Encouragé par l'extrêmiste Ben Gvir, qui a fait armer les colons, l'armée prête main forte, La brutalité ne se cache plus. Un front oublié, comme titre un quotidien. Un vieux projet ultra- sioniste à la Jabotinski est-il en voie de se constituer? Son admirateur Netanyahou ne le nie pas, renouant avec le mythe d'une terre sans homme de Ben Gourion et de Golda Meir. Le mythe du Grand Israël n'a pas fini de produire ses effets, hélas!sous les yeux d' une population tétanisée... 
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