Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

mercredi 15 septembre 2010

Partir si tôt...

Quel con!
Se mettre hors-jeu à 80 ans...seulement!
Pouvait pas attendre un peu!




On ne le voyait pas tirer sa révérence si tôt et quitter aussi vite la scène d'un monde sur lequel il a jeté tout sa vie, un peu comme Balzac, un regard parfois cruel et acide, mais tendre et émouvant, corrosif et drôle, maître-es-ambigüité, du moins pour les films les plus réussis, ceux qui resteront.
Une
oeuvre à revoir, qui n'a pas pris une ride, comme Madame Bovary.




__________Un esprit alerte de toujours jeune créateur , encore productif et facétieux, à la joie communicative, pratiquant gaiment l'autodérision, démentant l'idée que la vieillesse serait un naufrage.
-Un oeil entraîné à disséquer au scalpel la nature humaine avec acuité, jusque dans ses aspects les plus ambigüs, les plus noirs parfois, côtoyant le crime, comme Dostoievski.
-Une caméra, filmant la vulgarité avec grâce, sachant esthétiser les plus sombres aspects de la psychologie humaine, l'insoutenable parfois, ce que rarement nous osons regarder en face ou évoquer. Une esthétique de la représentation du pire, rendue possible par une distance curieuse, amusée parfois, indulgente souvent, sans morbidité ni complaisance, sans didactisme ennuyeux.
-Un lecteur attentif de la complexité de l'âme humaine, du bal des pantins, de l'enfer qui nous habite parfois, la fleur du mal . Je est un autre...
-Un homme qui savait donner aux femmes la place qui leur manquait, généreux envers tous ceux qu'il côtoyait, pas seulement sur les plateaux de tournage
, qui ne se prenait pas au sérieux, ouvert aux critiques, du moins les plus pertinentes, celles qui ne confondaient pas réalité et fiction sur la réalité, libre sublimation esthétique.

Salut Claude!
Les films que tu aurais pu produire encore nous manqueront....
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Article repris-un peu modifié- dans Agoravox

mardi 14 septembre 2010

Rassurer la spéculation


L'économie marche sur le tête

Europe en otage


_La spéculation, ennemie de l'Europe, une Commission complice...
____________-_[Photo Traderchange__-[Finance "hors-sol"]
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"La lenteur dont font preuve les deux continents pour réguler la finance est remarquable. A vrai dire, je ne suis pas surpris, vu les pressions politiques des deux côtés de l'Atlantique... Aux Etats-Unis, la réforme de Wall Street est un succès. Mais cette réforme ne fait que déléguer à des régulateurs. Or, aux Etats-Unis, les régulateurs qui sont aux manettes aujourd'hui, sont ceux qui nous ont conduits à la crise de 2007. On a donc changé la loi, mais pas ceux chargés de l'appliquer. Ces gens-là n'ont toujours pas compris la nécessité de réguler." (J.Stiglitz)
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La plupart des économistes qui interviennent dans le débat public le font pour justifier ou rationaliser la soumission des politiques aux exigences des marchés financiers (Le logiciel néolibéral est toujours le seul reconnu comme légitime, malgré ses échecs patents) ...

...Mais certains économistes sont atterrés!
"... La reprise économique mondiale, permise par une injection colossale de dépenses publiques dans le circuit économique (des États-Unis à la Chine), est fragile mais réelle. Un seul continent reste en retrait, l’Europe. Retrouver le chemin de la croissance n’est plus sa priorité politique. Elle s’est engagée dans une autre voie : celle de la lutte contre les déficits publics.
___Dans l’Union Européenne, ces déficits sont certes élevés – 7% en moyenne en 2010 – mais bien moins que les 11% affichés par les États-Unis . Alors que des États nord-américains au poids économique plus important que la Grèce, la Californie par exemple, sont en quasi-faillite, les marchés financiers ont décidé de spéculer sur les dettes souveraines de pays européens, tout particulièrement ceux du Sud. L’Europe est de fait prise dans son propre piège institutionnel : les États doivent emprunter auprès d’institutions financières privées qui obtiennent, elles, des liquidités à bas prix de la Banque Centrale Européenne. Les marchés ont donc la clé du financement des États. Dans ce cadre, l’absence de solidarité européenne suscite la spéculation, d’autant que les agences de notation jouent à accentuer la défiance.
___Il a fallu la dégradation, le 15 juin, de la note de la Grèce par l’agence Moody’s, pour que les dirigeants européens retrouvent le terme d’ « irrationalité » qu’ils avaient tant employé au début de la crise des subprimes. De même, on découvre maintenant que l’Espagne est bien plus menacée par la fragilité de son modèle de croissance et de son système bancaire que par son endettement public.
____Pour « rassurer les marchés », un Fonds de stabilisation de l’euro a été improvisé, et des plans drastiques et bien souvent aveugles de réduction des dépenses publiques ont été lancés à travers l’Europe. Les fonctionnaires sont les premiers touchés, y compris en France, où la hausse des cotisations retraites sera une baisse déguisée de leur salaire. Le nombre de fonctionnaires diminue partout, menaçant les services publics. Les prestations sociales, des Pays-Bas au Portugal en passant par la France avec l’actuelle réforme des retraites, sont en voie d’être gravement amputées. Le chômage et la précarité de l’emploi se développeront nécessairement dans les années à venir. Ces mesures sont irresponsables d’un point de vue politique et social, et même au strict plan économique.
___Cette politique, qui a très provisoirement calmé la spéculation, a déjà des conséquences sociales très négatives dans de nombreux pays européens, tout particulièrement sur la jeunesse, le monde du travail et les plus fragiles. A terme elle attisera les tensions en Europe et menacera de ce fait la construction européenne elle-même, qui est bien plus qu’un projet économique. L’économie y est censée être au service de la construction d’un continent démocratique, pacifié et uni. Au lieu de cela, une forme de dictature des marchés s’impose partout, et particulièrement aujourd’hui au Portugal, en Espagne et en Grèce, trois pays qui étaient encore des dictatures au début des années 1970, il y a à peine quarante ans.
___Qu’on l’interprète comme le désir de « rassurer les marchés » de la part de gouvernants effrayés, ou bien comme un prétexte pour imposer des choix dictés par l’idéologie, la soumission à cette dictature n’est pas acceptable, tant elle a fait la preuve de son inefficacité économique et de son potentiel destructif au plan politique et social. Un véritable débat démocratique sur les choix de politique économique doit donc être ouvert en France et en Europe. La plupart des économistes qui interviennent dans le débat public le font pour justifier ou rationaliser la soumission des politiques aux exigences des marchés financiers. Certes, les pouvoirs publics ont dû partout improviser des plans de relance keynésiens et même parfois nationaliser temporairement des banques. Mais ils veulent refermer au plus vite cette parenthèse. Le logiciel néolibéral est toujours le seul reconnu comme légitime, malgré ses échecs patents. Fondé sur l’hypothèse d’efficience des marchés financiers, il prône de réduire les dépenses publiques, de privatiser les services publics, de flexibiliser le marché du travail, de libéraliser le commerce, les services financiers et les marchés de capitaux, d’accroître la concurrence en tous temps et en tous lieux
En tant qu’économistes, nous sommes atterrés de voir que ces politiques sont toujours à l’ordre du jour et que leurs fondements théoriques ne sont pas remis en cause. Les arguments avancés depuis trente ans pour orienter les choix des politiques économiques européennes sont pourtant mis en défaut par les faits. La crise a mis à nu le caractère dogmatique et infondé de la plupart des prétendues évidences répétées à satiété par les décideurs et leurs conseillers. Qu’il s’agisse de l’efficience et de la rationalité des marchés financiers, de la nécessité de couper dans les dépenses pour réduire la dette publique, ou de renforcer le « pacte de stabilité », il faut interroger ces fausses évidences et montrer la pluralité des choix possibles en matière de politique économique. D’autres choix sont possibles et souhaitables, à condition d’abord de desserrer l’étau imposé par l’industrie financière aux politiques publiques..
.
L’Europe s’est construite depuis trois décennies sur une base technocratique excluant les populations du débat de politique économique. La doctrine néolibérale, qui repose sur l’hypothèse aujourd’hui indéfendable de l’efficience des marchés financiers, doit être abandonnée. Il faut rouvrir l’espace des politiques possibles et mettre en débat des propositions alternatives et cohérentes, qui brident le pouvoir de la finance et organisent l’harmonisation dans le progrès des systèmes économiques et sociaux européens. Cela suppose la mutualisation d’importantes ressources budgétaires, dégagées par le développement d’une fiscalité européenne fortement redistributrice. Il faut aussi dégager les États de l’étreinte des marchés financiers. C’est seulement ainsi que le projet de construction européenne pourra espérer retrouver une légitimité populaire et démocratique qui lui fait aujourd’hui défaut..."(lire la suite)

_Agences de notation et dettes souveraines: mélange explosif:
__________"...Ravages de la novlangue. « Dettes souveraines » ? Ce sont les dettes de pays qui ne maîtrisent plus rien ! Pendus aux basques des marchés, soumis à l’oracle des agences de notation, voilà ce que c’est d’être « souverain » aujourd’hui ! Chez les « souverains » d’Europe, 80% des lois proviennent d’une commission de 27 membres non élus et non révocables, dont les décisions sont indiscutables ! Et bientôt leur budget « souverain » passera sous les fourches caudines de Bruxelles. Il y a fort longtemps qu’Orwell nous a ouvert les yeux sur les dangers des mots et leur rôle d’arme politique. Il faut croire que la leçon n’a pas été retenue..."
-
"Les politiques n'ont pas tiré les leçons de la crise"
-Crise et dette en Europe
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Pouvoir des agences de notation______-Effets de la globalisation financière_______-25 ans de dérégulation______-
Finance prédatrice______-Rigueur: pour qui? -L'épouvantail de la dette publique________-Banques: hold-up sur l'Europe

lundi 13 septembre 2010

Net citoyenneté


Un outil de la démocratie?

[Esquisse d'un débat qui ne fait que commencer...] -[Photo]-

Le Net: moyen inédit et puissant de participation et d'action citoyenne ou instrument possible de contrôle social et politique , de désinformation, d'expression anarchique d'individualités sans solidarité? Le buzz politique menace...
Le cyberoptimisme n'est plus de mise, mais la cyberméfiance n'est pas (toujours) innocente
.

Promesses non tenues ?

"Bien avant l’apparition de Google et autres Twitter, l’outil affichait un énorme potentiel de rénovation civique. Dans les vieilles démocraties, il promettait de bousculer les conservatismes institutionnels, qu’il s’agît des partis politiques, des organes de la puissance publique, des dépositaires du savoir ou des grands médias. Il annonçait aussi de nouveaux moyens de lutter contre les abus de pouvoir en tout genre et fournissait aux militants des meilleures causes un formidable levier. Quant aux États autoritaires, ils se voyaient potentiellement menacés par ce nouveau moyen de nourrir les réseaux d’opposition, de les fédérer et de leur donner une audience internationale en temps réel.__Les régimes autoritaires disposant d’un minimum de compétences ont appris à exploiter le Web pour déstabiliser les réseaux de la dissidence. Qu’il s’agisse de la Russie, de la Chine ou de l’Iran, l’usage du Web fait désormais le jeu des États non démocratiques. [...] La « démocratisation » de l’accès au savoir rendue possible par Internet est largement un trompe-l’œil. Symbole de cette « démocratisation », Wikipédia, qui reçoit chaque mois 330 millions de visiteurs. L’encyclopédie est très utile pour ceux qui ont reçu le bagage nécessaire pour lire entre les lignes, risquée pour les autres. En raison de la faiblesse de ses critères de validation, le site promeut une sorte de médiocratisation du savoir..."

Un outil possible au service de la démocratie, mais à double tranchant

-Exemple: un media vraiment citoyen?...
souvent intéressant certes, mais perméable aussi à toutes les dérives, faute d'une ligne rédactionnelle claire et d'une modération à la hauteur

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-Internet: danger ?
-Internet en péril?
-Liberté sous surveillance?
-Facebookmania










dimanche 12 septembre 2010

Oh! my Dog!...

Quand les chiens nous parlent des hommes

- La crise, c'est pas pour les chiens...

Dog attitude

-Chers chiens!

"
A nos petits et gros toutous, nous consacrons chaque année un budget colossal de 26 milliards de dollars dans le monde. "

Vous avez dit crise?...Pas pour les chiens!


______A l'époque où tant d'hommes sont traités comme des chiens, beaucoup de chiens sont traités comme des dieux. Au Japon, on atteint la cote d'alerte...
Une vie de chiens pour certains, une vie de nababs pour d'autres...
Etant souvent une "sorte de divinité de substitution" (A.Bierce), il devient alors le maître de son maître.
_______Chien présidentiel..."«
Si vous avez besoin d’un ami à Washington, il vaut mieux avoir un chien» commentait, cynique, Harry Truman…
Les chiens et les présidents: d'étranges relations

"L'homme ne promène pas son chien, c'est lui qui est promené par son chien". (M.Tournier)
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Pour une anthropologie du chien:
-Le chien: une présence paradoxale
-Des chiens et des hommes
-Présence canine

samedi 11 septembre 2010

Fin de l'empire US: un mythe?

Déclin de l'Amérique: réalité ou illusion?



C'est l'Amérique...




On le sait, "Les civilisations sont mortelles"(Valéry). Les empires aussi. L'histoire nous en fournit assez d'exemples.
L'empire américain, comme l'appelait déjà Claude Julien dans les années 70, ne semble pas devoir s'écarter de la norme.
["A l’échelle internationale, les Etats-Unis se retrouvent (donc) placés dans une situation de suprématie qu’aucune puissance n’a connue depuis plus d’un siècle. Désormais, " l’empire américain est le seul au monde, c’est une hégémonie exclusive, et c’est la première fois que ce phénomène étrange survient dans l’histoire de l’humanité ".Certes, dans le monde contemporain, la prépondérance d’un empire ne se mesure plus à la seule emprise géographique. Outre de formidables attributs militaires, elle résulte essentiellement de la suprématie dans le contrôle des réseaux économiques, des flux financiers, des innovations technologiques, des échanges commerciaux, des extensions et des projections (matérielles et immatérielles) de tous ordres. A cet égard, nul ne domine autant la Terre, ses océans et son espace environnant que les Etats-Unis"...(I.Ramonet)]
___________-Il y a quelques années, E.Todd écrivait Après l'empire. Il diagnostiquait les facteurs qui entraînaient le déclin, à ses yeux prévisible, de la puissance américaine après l'effondrement de l'ex-URSS, où pourtant le triomphalisme dominait.
Il remarquait que "...les Etats-Unis sont condamnés à jouer le rôle de « gendarmes du monde » pour légitimer l’énorme tribut qu’ils prélèvent depuis la seconde guerre mondiale sur les économies de ceux qu’ils prétendent protéger. Si les dangers disparaissaient la justification des Etats-Unis s’évanouirait, entraînant la fin du tribut qui s’exerce via la suprématie du dollar et les déficits gigantesques du budget américain et qui permettent le train de vie démesuré des Américains et les profits de l’oligarchie américaine. En quête de sécurité, les capitaux des épargnants du monde entier affluent vers les États-Unis sous forme d’obligations, de bons du Trésor ou de prêts à long terme, et sont dilapidés sous forme de consommation à court terme pendant que les États-Unis se désindustrialisent à grandes enjambées. Toute la problématique pour les Américains est de continuer à se rendre indispensables. Ils ont besoin d’une certaine insécurité pour justifier la confiance des épargnants du monde entier..."]
__________________________Victime de sa propre puissance, de ses aventures militaires ruineuses, d'une monnaie de référence mondiale, le dollar roi, de plus en plus contestée, dont l'hégémonie semble terminée. Dans
American parano, Immarigeon met aussi en évidence les faiblesses croissantes d'un pays qui a développé une forme particulière de capitalisme, où la réussite personnelle et l'enrichissement individuel sont les valeurs les plus exaltées aux dépens de la solidarité, phénomène déjà bien décrit par Tocqueville.
___-Aujourd'hui, le système a échoué. La crise récente, dont elle n'est pas prête de sortir, qui est loin d'avoir produit tous ses effets, est là pour nous le rappeler. Le système bancaire est malade de ses dysfonctionnements. Les dettes des USA sont abyssales. Le pays vit à crédit. Son économie est délabrée, gangrenée par une crise qui vient de loin, dont les causes restent présentes, malgré quelques corrections marginales, annonçant d'autres répliques. Des zônes comme Détroit sont ravagées. Des Etats sont en faillite. La déflation menace.L'installation d'un chômage structurel, les inégalités qui se creusent, l'appauvrissement de larges couches de la population: un vrai séisme social, effets d'une priorité donnée depuis longtemps à la rente, à la spéculation, aux intérêts de Wall Street plutôt qu'aux salaires et aux investissements publics et productifs.
50 millions d'Américains sont mal-nourris. Un changement d'ère s'annonce. Le libéralisme d'antan n'a plus la cote. L'économie américaine est en danger.
["
Comme l’a si bien écrit l’économiste Robert Reich, ancien ministre du Travail de Bill Clinton, dans le New York Times du 2 septembre, « ce Labor Day est le pire pour les travailleurs dans notre mémoire récente, » car aujourd’hui ils travaillent beaucoup plus pour gagner moins.Le revenu moyen d’un travailleur aujourd’hui, après correction de l’inflation, est moins élevé qu’il y a 30 ans. Et puisque le pouvoir d’achat décline, un ouvrier d’aujourd’hui travaille en moyenne 100 heures de plus chaque année qu’il y a deux décennies pour rester la tête hors de l’eau, tandis que l’ouvrière moyenne travaille 200 heures de plus chaque année.-En même temps, les riches sont toujours de plus en plus riches. Comme l’a noté Reich, « à la fin des années 70, le top 1% plus riche des familles américaines gagnait 9% du revenu total du pays ; mais en 2007 le top 1% a encaissé un énorme 23,5% du revenu total » - et aujourd’hui avec la crise ces chiffres sont sans doute encore pires. Le pays n’avait plus connu une telle concentration de sa richesse dans les mains de l’élite depuis 1928, juste avant la Grande Dépression..." (Bakchich)]
______-La montée en puissance des possibles rivaux met en péril le monopole qu'elle exerçait sur les affaires mondiales. La dépendance économique par rapport à la
Chine notamment la rend vulnérable aux vicissitudes de sa "partenaire", atelier du monde, fournisseur essentiel de Wall Mart et
bailleur de fonds, sans lesquels le niveau de vie plongerait dangereusement. Le pays vit sous perfusion et ne tient que par le souvenir de son aura passé, par le pouvoir de battre monnaie à son gré et par sa puissance militaire déclinante. Les nouvelles technologies vont sans doute cesser de faire sa réputation, la Silicon Valley aura sans doute bientôt son équivalent en Inde ou près de Shangaï. Le rêve américain tournerait-il en cauchemar pour ce pays, un mauvais rêve dont il pourrait se réveiller tiers-mondialisé plus vite qu'on ne le pense? Faute de changement radical de politique et de modèle économique (énergétique notamment), peut-il se redresser?Sinon, le désastre serait au bout du chemin, qui aurait des effets dévastateurs sur notre Europe désunie, encore inféodée aux intérêts de son enfant historique...
Le risque est grand d'une fuite en avant vers les mêmes erreurs...

[« Les grandes puissances en déclin relatif réagissent instinctivement en dépensant plus d’argent pour la ’sécurité,’ détournant ainsi des ressources potentielles d’autres ’investissements’ et compliquant leur dilemme à long terme. »
__L’historien Paul Kennedy décrivant la « surexpansion impériale » dans "The Rise and Fall of Great Powers" (1989) [15]Dans ce classique de l’étude des empires, "The Rise and Fall of Great Powers : Economic Change and Military Conflict from 1500 to 2000," Paul Kennedy, l’historien de l’université de Yale, observe que lorsque les grandes puissances commencent à décliner, elles recourent presque invariablement à la guerre et à la belligérance, accélérant ainsi leur déchéance alors qu’elles gaspillent leur trésor national en dépenses militaires au détriment de leur économie et de leur peuple. Kennedy a décrit ce schéma par le terme de « surexpansion. » Les États-Unis ne sont pas immunisés par rapport à ces schémas historiques. L’héritage ultime de l’invasion de l’Irak en 2003 et son occupation pourraient un jour être interprétés par les historiens futurs comme l’événement pivot qui a rendu irréversible notre propre « surexpansion. » (D.L.W.)]

Peut-être..

Mais cela suffit-il pour déclarer l'empire irrémédiablement et durablement en déclin? N'est-ce pas un fantasme ou l'effet d'une illusion, d'un jugement hâtif relevant d'un manque de recul historique?
Les Etats-Unis ont déjà montré par le passé une grande capacité d'adaptation , de résilience, disent certains . Il est vrai que ce fut dans un contexte géopolitique totalement différent, le plus souvent dans des périodes d'efforts de guerre, de quasi monopole de la puissance industrielle, d'une certaine régulation financière,dans une unité du pays, qui aujourd'hui fait défaut.
Le constat de tendances constatées ne font pas une certitude pour l'avenir. Je ne suis ni prophète, ni devin. On peut juste s'avancer à extrapoler pour les quelques années qui viennent.
Rendez-vous dans dix ans...
__En attendant, pour se détendre
un peu et pour vous remercier de m'avoir lu jusqu'au bout, un petit divertissement, en toute zénitude...

-Vers la fin de l'hyperpuissance américaine?
-Hypothèse pour l'avenir proche
-
L’agonie du siècle américain
-Vers la très grande panne du système économique et financier mondial
-La colère des riches
-Les USA sont « très semblables à l’Allemagne de Weimar », s’inquiète Noam Chomsky
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__________-
Article repris dans Agoravox

vendredi 10 septembre 2010

Evangélistes de combat

Brûler les livres :

retour à des périodes sinistres de l'histoire?






Le pasteur Jones, dans sa radicalité,ne représente pas la position de tous les courants évangéliques de la Bible Belt, mais il est tout de même l' incarnation d'une tendance commune à ces multiples communautés religieuses ,représentant un électorat incontournable, qui ont pris surtout de l'importance depuis l'accès de Reagan à la présidence,exerçant un lobbying efficace, et surtout depuis le 11 septembre, à partir duquel l'instrumentalisation de l'événement a été exploitée à des fins géopolitiques par l'équipe présidentielle, s'appuyant sur l'idée de Choc des civilisations.
Son intention folle, dangereuse et provocatrice, condamnée assez unanimement, est certes une occasion de promouvoir son groupe très minoritaire, mais il relève aussi sans doute d'une intention: diviser un peu plus les Américains, exacerber les tensions liées à une crise qui dure, contribuer à durcir l'opposition républicaine (1) à un Président fragilisé, parfois stigmatisé comme "musulman", renforcer un peu plus l'amalgame déjà trop répandu entre musulmans et arabes, entre arabes et fondamentalisme musulman et terrorisme ,conforter une islamophobie latente , dans le sillage du slogan manichéen de l'Axe du Mal, thématisé par la présidence Bush, pour préparer les offensives contre l'Irak et l'Afghanistan et diaboliser l'Iran.

(1)"Les principaux leaders républicains ne soutiennent pas Terry Jones, mais ils ne le condamnent pas non plus. Ils sont embêtés par cette affaire, car en s'exprimant contre lui, ils risqueraient de perdre des voix. Ils ne peuvent pas non plus soutenir un personnage aussi ridicule. Leur défi va être de surfer sur cette vague xénophobe sans se salir les mains."(S.Mouillard)

"...L'islam est considéré par ces évangéliques radicaux comme une fausse religion. Selon eux, les juifs sont dans l'erreur, car ils n'ont pas encore reconnu le Christ, mais leur religion a le droit d'exister. Pas l'islam. Fait d'ignorance et de repliement sur des stéréotypes, leur mouvement se fonde, par exemple, sur une représentation démoniaque de Mahomet, un meurtrier considéré comme l'instrument du diable. Pour eux, l'islam est une religion cruelle et violente. Un autre terme très utilisé, c'est celui «d'islamo-fascisme». Remis au goût du jour par l'administration Bush, il permet de faire l'amalgame entre les organisations comme le Hamas ou le Hezbollah et l'islam dans son ensemble.__Ce qui est assez nouveau dans les mouvements comme celui de Jones, c'est l'opposition entre islam et judaïsme. Il y a une cinquantaine d'années, les églises xénophobes étaient antisémites. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Le judaïsme est revenu en grâce. Désormais, on s'attaque surtout à l'islam. C'est caractéristique d'une frange radicale du sionisme chrétien._D'un mélange de croyances religieuses et de considérations géopolitiques. La logique est la suivante: les ennemis de ces Eglises - notamment depuis le 11-Septembre - sont les arabes et les musulmans. Israël est le principal allié des Etats-Unis au Proche-Orient. Par conséquent, ces mouvements évangéliques radicaux épargnent les juifs et s'en prennent uniquement aux musulmans..." (S.Mouillard)
_-Quand le Pentagone brûle des livres____________________

-La religion aux USA
-Les évangélistes à l'assaut du monde
-Le puritanisme, des origines à nos jours
-Aspects du sionisme chrétien
-Dieu est-il américain?







jeudi 9 septembre 2010

Dernières nouvelles du front belge

Bye Bye Belgium ?

_Ceci
n'est pas une crise...


[mode satirico-tragico-burlesco-amical]

_______________________Le roi a abdiqué


-La Belgique, pourtant voisine et amie, m'étonnera toujours...
Au pays du surréalisme, tout est possible (enfin, presque...), même le moins pire...
Au pays des compromis permanents et improbables, la fin de la crise n'est pas pour demain..
.semble-t-il, une fois...

Peut-on vraiment reconstruire une fiction?
-Le socialiste wallon Jules Destrée , interpellant le roi, en 1912 : " Sire, il n'y a pas de Belges."
- Bart De Wever : "Ce pays n'existe plus"

Et pourtant, je l'ai rencontré...

-
Heureusement, les Belges gardent le sens de l' humour ( et ICI),même s'ils n'ont pas la frite.
Certains sont même très remontés...
Cela suffira-t-il à préserver nos chers voisins du divorce?
Ah! S'il n'y avait pas Bruxelles!...qui cache ses dessous
C'était au temps où...
___________________

-Ne pas confondre mort annoncée et naissance exceptionnelle

__Séisme politique ou nouvel épisode d'une querelle de famille sans fin ?
Même le roi n'a pas la réponse.Alors...
Une solution à la De Gaulle ?:

A la fin des années 60, il avait déclaré au professeur Robert Liénard de l'Université de Louvain : "J'ai pourtant la conviction que seul un pays comme la France peut assurer l'avenir à vos trois à quatre millions de Wallons."
Mais il avait dit aussi :"Vive le Québec libre!...". Alors...

mercredi 8 septembre 2010

Lire ou ne pas lire...

La com' ou la littérature?

_Menaces sur l'enseignement de la langue

-« Bien sûr, le monde peut se passer de la littérature. Mais il peut se passer de l’homme encore mieux » (JP Sartre)

Quelques raisons de lire...











-Depuis un certain nombre d'années, tend à s'imposer, au gré des circulaires ministérielles, une conception de l'enseignement des lettres de plus en plus appauvrie, en quantité et en qualité:
réduction des heures d'enseignement du français au collège, plus ou presque plus de place pour l'histoire de la littérature( si nécessaire pour comprendre les influences ,les connexions des sensibilités, des genres,des styles), éclatement des approches par des études de textes coupés des oeuvres et des contextes, tendance à ramener la langue à un simple outil à valeur purement et seulement utilitaire, professionnelle (surtout dans l'enseignement technique).
A l'heure où la maîtrise de leur propre langue maternelle fait problème pour de nombreux élèves et de plus en plus de jeunes adultes, où les nouveaux moyens de communication dominent les échanges, tendant à appauvrir la communication, réduisant le vocabulaire, la maîtrise de la syntaxe, du style, de la sensibilité et de la capacité de s'exprimer avec justesse et précision, on abandonne de plus en plus, de renoncement en renoncement, les possibilités d' approfondir le rapport au monde et à soi, de développer le plaisir que peut donner le contact régulier avec l'oeuvre littéraire sous toutes ses formes.
Ces abandons sont les effets d'une société de plus en plus utilitariste et mercantile et renforcent la tendance où l'on produit des ingénieurs qui ne savent pas rédiger un rapport clair et bien écrit et ne lisent plus, des jeunes qui ne savent pas mettre des mots sur leurs émotions, sur leur vécu, et n'ont plus parfois que la violence verbale pour
faire valoir leur point de vue.
Cercle vicieux: puisque "les élèves ne lisent plus", abaissons le niveau d'exigence. Une bataille perdue d'avance?...Surtout quand l'acte éducatif tend à devenir problématique.

Sans être passéiste ou puriste, on peut légitimement s'inquiéter d'une dérive qui menace la richesse de l'espace intérieur comme la qualité des relations culturelles et sociales. La scolastique souvent désséchante , qui prend trop souvent le pas sur le contact éclairé et vivant avec les oeuvres ne favorise pas l'"amour des lettres".
La littérature ne "sert à rien", mais comment ne pas reconnaître son importance vitale de ressourcement, d'ouverture, d'expériences uniques, de plaisir gratuit, quelle que soit sa forme ?
Vous avez dit "plaisir"?
"...Alors que tout sens de l'effort est présenté comme une contrainte insupportable, la sous-littérature trouve sa justification, pour les pédagogistes, dans un plaisir immédiat pour les élèves - comme si on ne pouvait éprouver aucune joie à triompher d'une difficulté ( le mot " plaisir " a disparu du BO 2000). A force de trop vouloir assister les élèves par des béquilles, on va finir par les amputer, alors que le but de tout enseignement est d'exalter en l'élève sa puissance d'être et d'agir. Dès lors que l'école a cessé d'être un sanctuaire et que l'extérieur et le monde du travail y ont pénétré, sa finalité n'est plus l'accroissement de la vie : "il s'agit [désormais] d'ajuster une pièce, de vérifier un chèque, de calculer une pression" (M. Henry). L'irruption de la "culture jeune" à l'école a rendu poreuse la frontière entre la vie privée de l'élève et la sphère publique. La lecture - voire l'écriture - privée des adolescents et leur intimité sont habilement récupérées par l'Institution qui se gardera bien de les guider vers une culture référentiaire commune. Les élèves ne sont plus que des particules atomisées et autofondées. Voilà où conduit le dogme de l'adaptation au "nouveau public" scolaire, à une atrophie et à un contrôle accru des élèves.__J.P. Le Goff analyse parfaitement ce que signifient lire et écrire : "La pédagogie, pour indispensable qu'elle soit, est démagogie lorsqu'elle dénie ce décentrement et l'effort qu'il implique, lorsqu'elle laisse penser que la culture ne serait qu'une simple réponse aux besoins et aux désirs des jeunes. […] En ce sens, la lecture et l'écriture comportent nécessairement au départ une dimension "fastidieuse" et une rupture avec la logique de la suprématie du "moi". […] Lire et écrire ce n'est donc pas d'abord "prendre du pouvoir" sur les autres et se débarrasser d'un lien de dépendance, c'est au contraire s'insérer dans un ordre symbolique commun qui constitue un héritage. […] Le langage est "tâche autant qu'héritage" ; les jeunes ne peuvent être d'emblée des créateurs et des novateurs, ils sont d'abord des héritiers. Une des missions essentielles de l'école est précisément de leur transmettre cet héritage." D'aucuns semblent considérer Rabelais, Molière ou Voltaire comme des "auteurs morts ou en bonne voie de l'être" et sous-entendent que Gargantua, L'Ecole des femmes et Candide, dont seraient indignes pour on ne sait quelles raisons et au nom d'on ne sait quels préjugés les élèves d'aujourd'hui (en tout cas s'il est avéré qu'ils sont incapables de les étudier à 16 ans, la responsabilité incombe aux précédentes réformes de nos "réformateurs" au collège, et surtout au primaire), doivent vite être enterrés au Panthéon. Au contraire les nouveaux programmes, jeunistes et "light", ont une fois de plus pour conséquence (pour charge ?) d'amoindrir les élèves, ce que confirme en particulier la disparition de l'histoire littéraire. -Pour résumer, une conception de l'enseignement de la littérature est donc mise à mal, celle d'un enseignement humaniste. On peut donc craindre que, à terme, les menaces qui pèsent sur l'enseignement littéraire ne se portent sur la littérature elle-même, car trouvera-t-on encore des lecteurs pour les œuvres majeures de demain ?..
" (C.Billon)

Il est urgent de repenser l'enseignement du français
_La filière littéraire, un cursus à réinventer
_Refonder l'école
__Crise de l'enseignement du français
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Jean Rouaud : « Il faut sauver la littérature »
A quoi sert la littérature?
Des livres pour changer la vie
Nicolas Sarkozy et la littérature
La culture selon Sarkozy

mardi 7 septembre 2010

Dites-le avec vos pieds

Ne pas battre... en retraite

Le vrai problème, c'est le chômage


Copie à revoir:
____________"...Le reproche que font les Français au gouvernement n’est pas de réformer. C’est de le faire en creusant les injustices. En juin, ils étaient entre 52% et 66%, selon les instituts, à considérer la réforme comme «injuste». Trois mois et une campagne de communication à 7 millions d’euros plus tard, ils sont encore 67% (Ifop) à trouver que les mesures proposées ne sont «pas justes»..."
Une révision est possible...

-L'injustice renforce la mobilisation
-Revoir ce dispositif injuste
-Un scandale déguisé en réalisme
-Retraites : était-il possible de faire pire ?

- Le débat expliqué aux nuls et aux jeunes insouciants
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Retraites (suite...sans fin)

lundi 6 septembre 2010

Retraites (suite...sans fin)

Aucun débat n'est (volontairement) plus embrouillé que celui-là




-Faute d'une discussion claire, objective,courageuse et ouverte sur ce sujet complexe mal dégrossi, à l'heure où des décisions importantes vont être prises dans la précipitation et la confusion, sans vision d'avenir suffisante, au coeur d'une crise qui exacerbe les tensions sociales et les déclarations alarmistes, il s'agirait de raison garder et il serait bon d'ajouter quelques pièces au dossier, qui certes ne convergent pas toujours, mais permettent de sortir des limites étroites dans lesquelles est enfermé le débat médiatique, propice à toutes les simplifications, assauts démagogiques et dramatisation entretenue...Retraites mal traitées : un scandale déguisé en réalisme

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Regarder ailleurs et avec recul

"Les comparaisons européennes en matière de retraite révèlent que la France est loin d'être le plus mauvais élève de la classe. Et si le gouvernement mène à bien sa réforme, nous risquons d'adopter l'un des systèmes les plus durs du continent.__Les Français ont les retraités les plus jeunes d'Europe, va répétant le gouvernement. Et, en effet, la "retraite à 60 ans" paraît bien précoce comparée à celle de nos voisins: seule la Belgique connaît un seuil aussi bas en Europe. Aux yeux du gouvernement, la conclusion s'impose donc d'elle-même: il faut retarder l'âge minimal d'ouverture des droits à la retraite (60 ans) pour ajuster la durée de la vie de travail sur l'allongement de la vie tout court. A y regarder de plus près, les comparaisons internationales sont pourtant loin de conduire à des conclusions aussi unilatérales.__L'âge minimal de départ n'est en effet qu'une composante des systèmes de retraite. Il doit être mis en regard d'autres paramètres, notamment la durée de cotisation minimale requise, les conditions d'accès à une retraite à taux plein, l'âge réel de départ ou encore les dispositifs qui permettent de prendre une retraite anticipée. Si l'on tient compte de tous ces éléments, les comparaisons internationales dessinent alors un tableau assez différent: non seulement la France n'est pas le mauvais élève de la classe européenne, mais elle risque d'adopter l'un des systèmes les plus sévères du continent si le gouvernement mène à son terme la réforme qu'il a annoncée le 16 juin..." (Thierry Pech)-

______.T.Piketty réclame un «débat serein». «Sinon, on ira de rafistolage en rafistolage, avec des mesures stigmatisantes se focalisant sur tel ou tel régime spécial, ou sur certains paramètres comme l'âge légal. Se focaliser là-dessus est extrêmement réducteur, et peut aboutir à des décisions injustes pour ceux qui ont commencé à travailler tôt. (...) On va aller grappiller quelques milliards d'euros sur ces gens-là après avoir jeté des milliards d'euros par les fenêtres depuis 2007? Ça n'a pas de sens.»_A long terme, il plaide pour une «remise à plat de l'ensemble du système», du système fiscal en particulier.

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Retraites: Moody's menace, Sarkozy et Fillon s'exécutent
-Diagnostic, enjeux et comparaisons internationales

-Le recul de l'âge de la retraite est-il inévitable?

-Universaliser le droit à la retraite -
-Philippe Askenazy: «30 à 50% des actifs exposés à des risques professionnels»
-Un autre système de retraites


_________________________________[Merci à La vie des idées]___________