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lundi 17 janvier 2011

La "révolution" du philanthrocapitalisme

Les dollars du coeur

La richesse concentrée par quelques uns sert bien plus la cause du progrès que lorsqu’elle est émiettée en salaires destinés à faire vivre la multitude » (Carnegie)

« 98% d’entre eux (les plus fortunés) se sont hissés au sommet à la force du poignet. Je compatis néanmoins avec ceux qui sont restés pauvres même s’ils doivent, d’abord, à leur propre incompétence de n’avoir pas échappé à leur condition." (Pasteur Russel Cornwell)


__________Les milliardaires américains, de plus en plus nombreux, ont le coeur sur la main.
Merci Reagan! merci Bush!
De 1979 à 2007, la richesse des 1% des Américains fortunés s'est accrue de 281%.
-Ils rivalisent de générosité, à la recherche de nouveaux symboles de prestige. Les "multinationales de la bonté", qui prennent d'un côté pour donner de l'autre, ne manquent pas d'étonner les grandes fortunes françaises, qui lâchent moins facilement leurs millions...
-Comme s'ils avaient mauvaise conscience, ou peur des colères montantes, face à la
pauvreté croissante de larges couches de la population et aux inégalités montantes, à la faveur d'une crise générée par les nababs de Wall Street et à leurs alliés, ils cachent pour un temps leur cynisme (
« La lutte des des classes a repris aux Etats-Unis et ce sont les gens dans mon genre qui sont en train de la gagner, disait naguère W.Buffet) en se sentant sans doute en contradiction avec certaines valeurs affichées ("La voracité d’une poignée de carnassiers mine l’évangile de la richesse pour tous, arc-boutant du rêve américain." (E.Dior))

-Parmi les plus riches que riches, les "barons pillards" du Richistan, c'est à qui donnera le plus dans les fondations humanitaires ou culturelles. Ils veulent "sauver le monde", quand ils ont contribué souvent à le détruire par leurs activités prédatrices...


___Le Charity business n'est pas nouveau Outre-Atlantique, mais il connaît, notamment avec W.Buffer et Bill Gates, une surenchère étonnante. Phénomène opportuniste?

"Faire payer les riches" est un slogan qu'ils s'appliquent à eux-mêmes. Il faut dire que les fortunes arrivent à des hauteurs tellement stratosphériques que le sacrifice d'une partie, même importante, de leur fortune, laisse encore une grande marge de réserves pour vivre plus qu'aisément... Par exemple, "le niveau phénoménal des sommes mobilisées par Bill Gates. Quelques points de comparaison ? Le PNB du Mali : 9 milliards de dollars, Celui de Madagascar, 8,5 milliards. Haïti, 6,5. Le Laos, 5,5…. Bill Gates, sa fondation : 100 milliards. Les dons annuels de la Fondation sont plus élevés que le budget de l’Organisation mondiale de la Santé. Et quand les amis de Bill Gates répondent à son appel, cela donne Warren Buffet et 37 milliards de dollars ! Soit 40% du Viet-nam ou du Maroc !.."

___Une "philanthropie" qui s'inscrit dans une longue tradition. C'est une vieille histoire américaine (1/3)_-(2/3) -(3/3)
Le "rêve américain" se poursuit sous d'autres formes, avec d'autres moyens...

_Une spirale infernale?
"... Ce déferlement de dollars, pour les protagonistes de l’affaire, les Gates, mais aussi leur ami Buffet, l’ont-ils vraiment voulu dans toute l’acceptation du terme ? Ont-ils compris que le big business a pris le pouvoir aux Etats-Unis et qu’ils en sont, bonne conscience ou non, les représentants. Sont-ils conscients que, leur bonté, dans un monde globalisé où les marchés ont été décloisonnés et ouverts, devenu le champ clos des multinationales du profit, va faire émerger des « non profitable institutions » multinationales, autrement dit, des multinationales de la Bonté....Lles Etats-Unis ont été transformés en un « Richistan ». Et ce n’est pas l’économie qui est en cause. C’est la politique. » En 1963, aux Etats-Unis, le taux marginal d'imposition des plus riches était de 91 % alors qu'à l'heure actuelle, avec les avantages consentis par Bush, il n'est plus que de 35 %. A ce compte, il est facile de comprendre pourquoi la part des riches s’est considérablement accrue dans la richesse nationale américaine et, plus généralement, dans le monde. Warren Buffet ne s’y est pas trompé lorsqu’il y a peu de temps, il en a appelé à la taxation des riches. Il n’est pas le seul. Plusieurs « riches Amércains ont fondé l’association « patriotic millionnaires for fiscal strength » qui a lancé ce slogan s’adressant au Président Obama “For the fiscal health of our nation and the well-being of our fellow citizens, we ask that you allow tax cuts on incomes over $1,000,000 to expire at the end of this year as scheduled”. Cette association a rappelé au Président Obama que de 1979 à 2007, la richesse des 1 % des Américains fortunés s'était accrue de 281 % ! Peut-être Warren Buffet a-t-il conscience qu’à ne rien faire, la spirale de la bonté va passer, même aux yeux des pauvres, pour infernale. Des sommes colossales maniées par des personnes privées, pour le bien de l’humanité ? Quel bien ? Au nom de quelle vision de l’homme et de la société ? Celle de Bill Gates, celle de Melinda ou de Warren Buffet ? Ou d’un gourou, qui saura les influencer ? Celle d’un prédicateur évangéliste ? Ou d’un membre de l’église de la Scientologie ?..."
___La gestion de ces fonds privés ne sont pas sans lacunes démocratiques.
Et s'ils payaient leurs impôts?...
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-George Soros, l'homme qui n'est pas à une contradiction près

jeudi 18 août 2011

Abolition des privilèges ou enfumage?

Quand Buffet bluffe

Les indignés du ghetto du Gotha vont finir par nous arracher des larmes...

Il est des hyperriches, américains et depuis peu français, comme Bergé ou Lévy, sauf au sein du Fouquet's Club, qui ne manquent pas d'audace verbale. Ou de culot?
La crise financière et économique ne contribue pas seulement à appauvrir les moins favorisés. Elle commence à inquièter les hyperriches et à leur susciter quelques craintes, car ils redoutent sans doute qu'elle finisse par jouer contre leurs propres intérêts à long terme ou seulement par réduire leurs profits faramineux. Un vent de panique
...
Après avoir beaucoup joué cyniquement dans les secteurs les plus juteux et sur la scène financière, avoir aussi bien aidé Goldman Sachs, à une certaine époque, Buffet envisage maintenant un possible retour de bâton, une certaine fin de l'âge d'or.__- [« Nous sommes au sein d’un cauchemar, disait aux siens Warren Buffet. Retournons par la pensée vers l’Âge d’Or où tout allait encore bien et… tout redeviendra comme avant ! »]
...Lui qui disait naguère, au début de la crise financière,"'
C'est quand la mer se retire que l'on voit ceux qui nageaient tout nus" (Autrement dit: avec la crise des subprimes, cette prédiction prend tout son sens. Les grands groupes bancaires américains, qui semblaient extrêmement solides, se sont révélés largement exposées aux défauts massifs de remboursements des emprunts à risques..)
Le voilà maintenant qui se couvre de cendres, qui fait don de sa personne, tel un héros sacrificiel. Sale temps pour les riches !

Sentent-ils les dangers de la situation actuelle?
__Sous le feu de critiques de plus en plus vives et nombreuses à l'encontre de la richesse scandaleusement provocatrice autant qu'illégitimement accumulée, lui et les siens commencent à être saisis par une certaine culpabilité (crainte?), et allument des contre-feux, en continuant à soigner leur image, comme ils le font à travers leurs actions de charity business, de philanthrocapitalisme, quand la bonté privée prend le pas sur la simple justice...
_Comme dit JL Morlie,
"Warren Buffett veut plus d'impôts pour les riches, cette information est reprise partout; Paul Jorion – lui-même – porte Buffet au rang des initiateurs de l’abolition des privilèges : les Aiguillons, Noailles, et Beauharnais. Jorion utilise toutefois le mot « initiateur ».
___Le psychodrame n’était donc pas complet ? Comme le rappelait Vingtras, sur son
blog Mediapart, la nuit du 4 août fut un enfumage. Naturellement, ici, nous penserons que Jorion considère l’affaire Buffet comme une prise élégante, à utiliser dans le but de faire "valdinguer" ce système bien au-delà du tapis, tout évitant de nous laisser réduire en bouillie dans l’inévitable écrasement de ses forces brutales. Dans le but d’entrainer un effet de bord , examinons la manœuvre y appliquant l’algorithme de Debord : Le spectacle n'est pas un ensemble d'images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images..."
Du bluff donc, du grand spectacle... "
S'il y a d'abord une opération de bluff que veut monter Buffet, c'est bien celle-ci, à savoir qu'après avoir voulu se persuader que sa classe avait gagné la guerre et que ça y était, il pouvait à présent dormir sur ses deux oreilles de Mickey, le voici à jouer les "débonnaires", les "papa gâteaux". Comme dirait Soros, un autre "débonnaire" .."Warren est rusé" : il sait que s'il ne lâche pas un peu la corde, elle risque de casser et alors, Adieu la terre ! la classe d'en haut s'envolera à tout jamais." (PIM)
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-
Des riches veulent passer à la caisse
-Rusés richards
-Taxer les riches : cosmétique libérale ou justice sociale ?

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Repris par Agoravox

vendredi 20 mars 2009

Quelle crise?

Il serait temps de faire un geste à l'égard de ceux qui ont beaucoup perdu!...
L'age d'or reviendra-t-il pour eux ?
Faisons un geste!...

Si on en croit les privilégiés du système, ceux qui ont contribué à mener l'économie dans l'état où elle est, et une certaine presse économique, il n'y aurait pas lieu de dramatiser: la crise ne serait que de confiance perdue, il suffirait de continuer comme avant sans renoncer aux privilèges exorbitants de naguère...il suffirait même d'"oublier la crise" !
A l'heure où des économistes américains(et Obama en personne) sonnent le tocsin, où la désindustrialisation s'accélère, ne s'agit-il pas là d'une " pensée" magique, expression de l'aveuglement, du déni de réalité, d'intérêts âprement défendus ?
Faut-il en rire ou en pleurer?

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La crise :Quelle crise?:

"Alors que les usines ploient sous la crise et les chômeurs s’alignent devant les services publics de l’emploi, ils sont une poignée à continuer de suivre la route de briques jaunes du marché. Ces néo-libéraux avancent vers leur Magicien d’Oz sans avoir compris la fable et écoutent l’enchanteur : « Nous sommes au sein d’un cauchemar, leur dit Warren Buffet. Retournons par la pensée vers l’Âge d’Or où tout allait encore bien et… tout redeviendra comme avant ! »
"Comme Buffet, les éditorialistes de The Economist voient bel et bien les demandeurs d’emplois se multiplier. Que conseillent-ils pour résoudre le problème ? Faciliter les limogeages bien sûr : l’hebdomadaire britannique recommandait dans son dernier numéro « des marchés de l’emploi flexibles, d’où seraient abolies toutes les subventions pour l’emploi, tous les privilèges des employés et où les licenciements seraient facilités. » A l’instar du Medef, leur discours ne change en rien : la crise ne sert qu’à accélérer la mise en place des réformes nécessaires pour les patrons.
Et ces derniers ne changent guère de méthode : sauvée par près de 180 milliards de dollars du trésor américain, la société d’assurance AIG, qui avait déjà payé à ses cadres un luxueux séjour en Californie, distribuera 450 millions de dollars de primes à sa filiale londonienne, responsable à elle seule de 99,3 milliards de dollars de pertes en 2008. « Mauvais goût », selon Lawrence Summers, le principal conseiller économique de la Maison blanche, la pratique relève surtout de la mauvaise gouvernance: le bonus étant par nature une rémunération complémentaire « incitative », on n’ose imaginer comment les cadres interpréteront le message pour le prochain exercice. Mais il ne s'agirait pas de bousculer les spéculateurs en perdant les mauvaises habitudes..."

-Pour Trichet, la crise est une maladie psychosomatique!
"« Je dirais que (…) l’année 2009 est très très difficile, sera très très difficile (…). En même temps, je dois dire qu’il y a un accord assez général de toutes les institutions publiques et privées pour penser que 2010 peut être l’année de la reprise modérée de la croissance. Mais cela dépend de nous, cela dépend de la confiance. Ceci n’est pas acquis d’avance. Cela dépend de la manière dont les autorités (…), mais aussi nos concitoyens, mais aussi les entreprises, sauront retrouver la confiance. Car le problème essentiel, ce n’est pas de faire des prévisions dans un monde incertain. Le problème essentiel, c’est de retrouver la confiance. »

Invité ce matin d’Europe 1 , Jean-Claude Trichet a joué les Kaa, le serpent hypnotiseur du Livre de la Jungle (voir vidéo ci-dessous). Comme lui, l’ancien gouverneur de la Banque de France a entonné le fameux « Aie confiance ». Car pour le patron de la Banque centrale, comme pour Alain Minc ou pour Warren Buffet et consorts, la crise n’est finalement qu’une question de confiance, une sorte de « crise de foi » dans le système, une maladie psychosomatique. Mais elle n’a surtout rien avoir avec une crise du système lui-même ! « Nos concitoyens ne sont pas idiots ! »

Et lorsque Monsieur Trichet estime détenir un argument de poids, il le sert à toutes les sauces. Quand viendra la reprise ? « Je ne suis pas un oracle et j’insiste sur le fait que ce qui est important, c’est, aujourd’hui, de retrouver la confiance. Car si on retrouve la confiance aujourd’hui progressivement, on pourra avoir en effet la reprise en 2010. » Les plans de relance européens ? « D’une manière générale, [ce] sont des plans qui sont audacieux (…). Et en même temps, il est évidemment nécessaire de convaincre nos concitoyens que le retour à l’équilibre est dans la perspective stratégique de moyen terme. Parce que sinon, nos concitoyens n’auront pas confiance, ils ne sont pas idiots ! »

-Dangereuse insuffisance de la réaction européenne face à la crise:
"...Le danger immédiat et manifeste pour l’Europe à l’heure actuelle réside ailleurs, dans l’incapacité du continent à réagir efficacement à la crise financière.L’Europe agit trop peu en termes de politique budgétaire et monétaire : elle fait face à une crise au moins aussi grave qu’aux États-Unis, mais elle fait beaucoup moins pour lutter contre le ralentissement économique.Sur le plan budgétaire, la comparaison avec les États-Unis est frappante. Nombre d’économistes, dont moi-même, ont fait valoir que le plan de relance de l’administration Obama était insuffisant, compte tenu de l’ampleur de la crise. Mais les mesures prises aux Etats-Unis surpassent de loin tout ce que font les Européens.La différence en matière de politique monétaire est également frappante. La Banque centrale européenne a été beaucoup moins dynamique que la Réserve Fédérale. Elle a été lente à réduire les taux d’intérêt (et les a relevé en juillet dernier), et a hésité à prendre des mesures fortes pour dégeler les marchés du crédit.Le seul élément qui travaille en faveur de l’Europe est celui pour lequel elle est le plus critiquée : la taille et la générosité de ses Etats-providence, qui ont amorti l’impact de la crise économique.Ce n’est pas peu de chose. La garantie de l’assurance maladie et des prestations de chômage généreuses assure que, du moins jusqu’à présent, il n’y aura pas autant de souffrance humaine en Europe qu’il n’en existe en Amérique. Et ces programmes permettront également de soutenir la consommation durant le marasme.Mais ces « stabilisateurs automatiques » ne peuvent se substituer à l’action...
... il existe une Banque Centrale Européenne. Mais la BCE ne ressemble pas à la Fed, qui peut se permettre de sortir du cadre établi, car elle est soutenue par un gouvernement national unifié - un gouvernement qui a déjà agi afin de partager les risques induits par l’audace de la Fed, et ne manquera pas de couvrir les pertes de la Banque Centrale si ses efforts pour débloquer les marchés financiers tournent mal. La BCE, qui doit répondre de ses actes devant des gouvernements qui se querellent souvent, ne peut pas compter sur le même niveau de soutien..."

-La crise en 2009 sonnera la mort de l’Industrie en France, Sarkozy ne l’a pas annoncé ! | AgoraVox
-Récession d'une ampleur inédite pour la France
-Bouclier fiscal: tout pour les riches | Mediapart:
"«Il n'est pas question de revenir sur le bouclier fiscal. C'est une mesure de justice», assurait Eric Woerth, mardi 17 mars, sur Europe 1. Au moment où le ministre du budget parlait, il ne pouvait ignorer les chiffres des bénéficiaires de la loi Tepa (Travail, emploi, pouvoir d'achat). Tous les chiffres et pas seulement ceux transmis par le ministère des finances la veille. Un document issu de Bercy que Mediapart s'est procuré donne la réalité de la mesure. Jamais il n'y a eu mesure fiscale aussi coûteuse, aussi inégalitaire, aussi disproportionnée. Si aucun remède n'est apporté, Nicolas Sarkozy méritera sa réputation de président du Cac 40..."
-SOS richesse en détresse !
-Sauvons les riches !
-Après le champagne, les oligarques russes boivent la tasse




dimanche 24 mai 2020

Philantrocapitalisme

Une bonne crise pour eux...
                                        Jackpot!  La crise que nous vivons, dont nous ne prévoyons pas toutes les retombées, ne fait pas que des malheureux, voire parfois des miséreux, surtout quand aucune assistance sociale ne se met en place pour au moins assurer un minimum de survie. Pas seulement en Inde, mais aussi dans nos cités, où, dans le meilleur des cas ils sont sous perfusion grâce à l'aide alimentaire de tous bords. Bouée de sauvetage qui met en évidence la précarité, parfois extrême qui affectait certaines populations.

     Mais si certains soufrent, comme certaines entreprises, certains font de juteuses affaires, parfois tout en jouant la corde humanitaire, comme c'est une tradition aux USA, où le service public de la santé est défaillant , cher et profondément inégalitaire, où l'assistance sociale est nulle ou faible, où chacun est jugé responsable de sa pauvreté.. Les Gafas, déjà devenues des puissances démesurées, des états dans l'Etat, comme Amazon, Google ou FB ont encore fait plus de profit dans les mois passés.
     Amazon, par exemple, malgré ses difficulté en France, "... a vu ses ventes progresser de 28% au premier trimestre, et l'entreprise a dû embaucher 170.000 personnes en deux mois et les réseaux sociaux de Facebook ont été deux fois plus utilisés qu'auparavant. Pour les Gafam, le confinement est une situation idéale parce qu'elle augmente les besoins de leurs produits et services. Il y a d'ailleurs toutes chances pour que, même après l'épidémie, une partie de cette croissance soit préservée, parce que les habitudes auront changé...."
    Parmi les milliardaires au grand coeur, certains un perdu quelques millions (une paille), comme Bernard Arnaud, mais la plupart ont maintenant de quoi vois venir, plus forts encore face au pouvoir des Etats, dont certains ne font pas le poids ou renoncent.
    De 1979 à 2007, la richesse des 1% des Américains fortunés s'est accrue de 281%.
        -Ils rivalisent de générosité, à la recherche de nouveaux symboles de prestige. Les "multinationales de la bonté", qui prennent d'un côté pour donner de l'autre, ne manquent pas d'étonner les grandes fortunes françaises, qui lâchent moins facilement leurs millions...
     -Comme s'ils avaient mauvaise conscience, ou peur des colères montantes, face à la pauvreté croissante de larges couches de la population et aux inégalités montantes, à la faveur d'une crise générée par les nababs de Wall Street et à leurs alliés, ils cachent pour un temps leur cynisme (
« La lutte des des classes a repris aux Etats-Unis et ce sont les gens dans mon genre qui sont en train de la gagner, disait naguère W.Buffet) en se sentant sans doute en contradiction avec certaines valeurs affichées ("La voracité d’une poignée de carnassiers mine l’évangile de la richesse pour tous, arc-boutant du rêve américain." (E.Dior))   -Parmi les plus riches que riches, les "barons pillards" du Richistan, c'est à qui donnera le plus dans les fondations humanitaires ou culturelles. Ils veulent "sauver le monde", quand ils ont contribué souvent à le détruire par leurs activités prédatrices...
___Le Charity business n'est pas nouveau Outre-Atlantique, mais il connaît, notamment avec W.Buffer et Bill Gates, une surenchère étonnante. Phénomène opportuniste?
    "Faire payer les riches" est un slogan qu'ils s'appliquent à eux-mêmes. Il faut dire que les fortunes arrivent à des hauteurs tellement stratosphériques que le sacrifice d'une partie, même importante, de leur fortune, laisse encore une grande marge de réserves pour vivre plus qu'aisément... Par exemple, "le niveau phénoménal des sommes mobilisées par Bill Gates. Quelques points de comparaison ? Le PNB du Mali : 9 milliards de dollars, Celui de Madagascar, 8,5 milliards. Haïti, 6,5. Le Laos, 5,5…. Bill Gates, sa fondation : 100 milliards. Les dons annuels de la Fondation sont plus élevés que le budget de l’Organisation mondiale de la Santé. Et quand les amis de Bill Gates répondent à son appel, cela donne Warren Buffet et 37 milliards de dollars ! Soit 40% du Viet-nam ou du Maroc !.."
 ___Une "philanthropie" qui s'inscrit dans une longue tradition. C'est une vieille histoire américaine (1/3)_-(2/3) -(3/3)
                Le "rêve américain" se poursuit sous d'autres formes, avec d'autres moyens...



                                              ____________________________

dimanche 23 octobre 2011

Maudite soit Moody's

Moody's fait pression sur l'hexagone

_Les agences de notation:
complices des spéculateurs?

Comme devant une maîtresse sévère, Baroin plie l'échine. Il s'incline devant ces puissantes officines qui notent les Etats.
Hollande ne dit mot...malgré les critiques qui fusent de toute part
.
[La "Moody's" (qui veut dégrader la France) est détenue partiellement par le milliardaire Warren Buffett, un des pontes de Wall Street qui s'enrichit en touchant des commissions sur les emprunts des Etats. Il a fait récemment, une trés bonne opération avec l'Etat espagnol qu'il a obligé à emprunter à un taux élevé ! ]
_
Comme dit un ban­quier parisien : « Finalement, il aurait mieux valu que la France continue à emprunter au paysan corrézien ou ’à la veuve de Carpentras plutôt qu’à un spéculateur de Wall Street ou à un banquier de Hong­kong. » Ce n’est pas le ministre ja­ponais des Finances qui pourrait le contredire
__________

__Moody's ouvre le chemin de la récession en France:
" François Baroin, ministre de l’économie et des fiancnces prend les devant. « Nous ferons tout pour garder le Triple A », explique-t-il sur France 24. Déjà il s’engage à réviser la prévision de croissance pour 2012 (+1,75%), trop « optimiste », ce qui signifie que pour parvenir à réduire le déficit public de 5,3% du PIB en 2011 à 4,5% du PIB en 2012, et 3% en 2013, il va falloir encore plus de mesures d’austérité, coupes dans les dépenses ou hausse de prélèvements obligatoires.."

_"Ce faisant, le gouvernement français risque d’enclencher une spirale rigueur / récession digne d’un cas d’école de commerce. Car réduire la dépense publique qui représente la moitié du PIB, alors que l’activité privée à tendance à se réduire, c’est évidemment ajouter de la crise à la crise...

L’Observatoire français des conjonctures économiques a justement étudié ce scénario. Selon se
s calculs, explique l’économiste Eric Heyer, la croissance est déjà nulle au troisième trimestre 2011, et sera négative au quatrième trimestre. « Si on applique en France une politique de rigueur dont le but est de réduire le déficit public malgré les pertes de recettes, on arrive à une récession de 0,5%. Si cette politique est appliquée à toute l’Europe, ce qui réduirait la demande adressée à la France, la récession serait de -1,7% du PIB ». Un véritable choc pour le pays, qui se retrouverait avec 700000 chômeurs de plus qu’aujourd’hui. La récession entrainant une baisse des recettes fiscales et une hausse des dépenses sociales, la recherche de l’équilibre des finances publiques ferait entrer le pays dans un cercle résolument vicieux. La note de l’OFCE, datée du 14 octobre s’intitule d’ailleurs : « Retour vers l’enfer ?"
__ Valérie Pécresse nous parle de thermomètre. "En réalité, les agences ont placé la France sous surveillance, on ne saura que dans quelques mois si elles nous dégradent ou pas, donc le thermomètre en l’espèce mesure notre température future, c’est pas banal ça, un thermomètre à prédire l’avenir ! Comme le disait on ne sait trop qui : un économiste c’est un type qui expliquera demain pourquoi ce qu’il a prédit hier ne s’est pas produit aujourd’hui (1).
Que le gouvernement décide de réduire les dépenses, pourquoi pas. Qu’il cède à la pression de l’ennemi par force, tout en se battant à l’échelon européen pour encadrer les agences de notation et nous émanciper de la tutelle de ces organismes douteux, cela s’appelle de la politique et ce n’est pas si mal joué que cela. Mais par pitié n’utilisons pas les formules absurdes auxquelles recourent précisément les agences pour se donner un vernis de crédibilité.
Elles ont bien noté Enron jusqu’à la faillite du courtier américain en énergie et participé ainsi à l’un des plus grands scandales financiers du siècle. Elles ont encensé les subprimes et permis la crise de 2008. Tous les experts s’accordent à considérer que leurs prophéties auto-réalisatrices sont en train d’aggraver la situation."

____Mais qui contrôle les agences notatrices... et leurs décisions arbitraires, qui ont accentué la crise financière ?
Et pourtant
l'Europe voulait mieux les contrôler et même en faire un organe purement européen....

_Agences de notation et dettes souveraines constituent un mélange explosif:
__________"...Ravages de la novlangue. « Dettes souveraines » ? Ce sont les dettes de pays qui ne maîtrisent plus rien ! Pendus aux basques des marchés, soumis à l’oracle des agences de notation, voilà ce que c’est d’être « souverain » aujourd’hui ! Chez les « souverains » d’Europe, 80% des lois proviennent d’une commission de 27 membres non élus et non révocables, dont les décisions sont indiscutables ! Et bientôt leur budget « souverain » passera sous les fourches caudines de Bruxelles. Il y a fort longtemps qu’Orwell nous a ouvert les yeux sur les dangers des mots et leur rôle d’arme politique. Il faut croire que la leçon n’a pas été retenue..."
Dans le cadre de la crise et de la dette en Europe, les politiques n'ont tiré aucune leçon. La crise: pour qui?. La rigueur, pour qui?
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______-Voilà les effets de la globalisation financière, de 25 ans de dérégulation
, de finance prédatrice_
Le pouvoir des agences de notation, visant à affaiblir la souveraineté des Etats, en les poussant à privatiser tout ce qui peut être privatisable, est devenu exorbitant. Moody’s nous pousse à la faillite
L'épouvantail de la dette publique a tout pour rassurer la spéculation, qui fait feu de tout bois.

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Qui a créé les agences ?La création des agences de notation remonte au XIXe siècle aux États-Unis. Après la panique de 1837, la nécessité d'évaluer la solvabilité des entreprises s'est fait ressentir. Quatre ans plus tard naissait The Mercantile Agency, première société d'analyse financière de crédit. Dans le sillage de la révolution industrielle et du développement du chemin de fer naissent d'autres agences, comme celle de John Moody, Moody's Investors Services Incorporation, créée en 1909, ou encore The Fitch Publishing Company en 1922. Depuis les années 70, elles sont davantage contrôlées par la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme de la bourse américaine. Les trois grandes agences internationales qui contrôlent 90 % du marché mondial de la notation sont toutes américaines : Fitch Ratings, Moody's et Standard & Poor's.

Qui les paie ?Les agences sont détenues par des capitaux privés. Le milliardaire Warren Buffet possède 13 % du capital de Moody's ; Standard & Poor's appartient à l'éditeur américain McGraw-Hill Companies et Fitch est détenue par la société financière française Fimalac. Les agences sont rémunérées par les sociétés qui veulent recevoir ou utiliser une note ; et qui paient un ticket d'entrée plus des commissions à chaque transaction. Arguant de la complexité des marchés financiers pour analyser le risque de faillite des acteurs économiques, les agences se font chèrement rémunérer, ce qui en fait des sociétés florissantes avec des marges de 38 à 58 % !

Comment notent-elles? Lors de la crise financière asiatique à la fin des années 90, durant l'éclatement de la bulle internet ou encore à l'occasion de la crise financière de 2008, leur réactivité et l'exactitude de leurs notes - sous ou sur-évaluées - ont été mises en cause. Les agences ont chacune une échelle de note, allant de AAA (triple A) à DDD. Ces notes sont attribuées après un long travail d'analyse des chiffres économiques et financiers. Dans le cas des États, les analystes peuvent rencontrer des membres du gouvernement. Les trois agences ont toutefois des méthodes d'évaluation différentes, ce qui explique des dégradations brutales ou davantage étalées dans le temps.

Peut-on s'en passer ? Dans un contexte de crise où les investisseurs leur ont délégué leur mission d'évaluation des risques, les agences jouent un rôle important sur les marchés. On pourrait difficilement se passer d'elles, mais comme le suggère l'Autorité française des marchés financiers, il faudrait une « désintoxication de la notation » et donner moins d'importance aux notes.

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Etat d'âme d'un trader : "...Je suis un trader ; je me fiche de ce qu’il faudrait faire. Tout ce qui m’intéresse, ce sont les opportunités pour faire de l’argent. En fait la plupart des traders se fichent de la manière de remettre à flot l’économie et de faire en sorte... que les choses fonctionnent.
Notre boulot, c’est de faire de l’argent, et, personnellement, ça fait des années que je rêve de ce moment... Il faut que je vous fasse une confession lorsque je vais me coucher je rêve toutes les nuits d’une autre récession, je rêve d’un autre moment comme celui-là ; pourquoi ? parce que les gens ne s’en souviennent peut-être pas, mais la dépression des années trente, après la crise de 1929, ce n’était pas seulement l’effondrement du marché, il y avait des gens qui s’étaient préparés pour faire de l’argent sur cet effondrement.
Je pense que tout un chacun peut faire ça ; pas seulement les gens qui sont au courant, tout le monde peut se faire de l’argent, c’est une opportunité. Quand le marché s’écroule, quand l’euro et les grandes bourses s’écroulent si vous savez quoi faire, si vous avez un plan bien préparé, vous pouvez récupérer un bon paquet d’argent par exemple via des stratégies de couverture ; ou encore en investissant dans des bons du trésor. Ce genre de choses…"
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Enquête sur les agences de notation
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Comment faire tomber un pays?
-Agences de notation sur la sellette

samedi 12 novembre 2016

Les pauvres font peur

Ils ne mouraient pas tous...(comme Daniel Blake et les autres...)
                                                                                                 Mais beaucoup étaient frappés.
                                    On est entré dans une période de grande précarité, du moins potentielle, de la menace de déclassement généralisé, qui peut affecter tout le monde, qui rend la pauvreté plus insupportable qu'elle ne l'a jamais été, du moins dans nos sociétés dites riches.
        Le rejet du pauvre s’exprime plus ouvertement aujourd’hui
      Il faudrait cacher les pauvres...peut-être dangereux.
              Force est de reconnaître que la peur du déclassement, qui va s’amplifiant de crise en crise, rend les classes populaires de moins en moins solidaires des échelons immédiatement inférieurs, où un simple accident de la vie peut vous précipiter. Les faiseurs d’opinion ont réussi leur coup, car la minuscule classe des accapareurs, honnie à d’autres titres, quoiqu’elle aussi ait sa traîne de bruits et d’odeurs, peut compter sur ce leurre de la pauvreté menaçante pour détourner les fourches du chemin de ses Bastilles.
Ce thème de la haine du pauvre, marronnier séculaire, n’a rien de neuf. Ce qui l’est peut-être, c’est le degré d’incandescence que cette haine a atteint dans les classes populaires et moyennes, que les sentiments de charité chrétienne élémentaires (il paraît que cet héritage chrétien définit l’Européen) sont en train de déserter. Cette haine n’est pourtant pas une fatalité sociologique. La plupart des très pauvres travaillent ou recherchent du travail, font quelque chose, jouent donc le jeu de l’intégration par l’activité, pilier de la dignité ouvrière, mais il semble que même cela ne soit plus considéré comme un gage suffisant d’appartenance à l’humanité estimable. Un tel rejet n’a pu naître au sein de la classe ouvrière, qui doit son émancipation aux réseaux de solidarité. C’est une construction importée, un mal inoculé à force de ressassement et de détricotage des mêmes réseaux...
        Ces salauds de pauvres, comme disait Coluche, à la suite de J.Gabin...
       Ceux qui méritent bien leur sort et qui perturbent notre bonne conscience et notre myopie politique.
     Les inégalités, devenues extrêmes, ne sont pas sans conséquences.
          Même au pays de l'abondance supposée, où le pauvre est vu comme responsable de son sort.
                      Comme disait déjà le pasteur baptiste Russell Cornwel  (1853-1925) « Je dis que vous avez le droit d’être riche, et c’est votre devoir de l’être. L’homme qui devient riche est peut-être l’homme le plus honnête de votre communauté. Je serai clair sur la chose : 98 % des hommes riches vivant en Amérique sont honnêtes et se sont hissés au sommet à la force du poignet. C’est justement la raison pour laquelle ils sont riches. C’est aussi la raison pour laquelle on leur fait confiance en matière de finance. C’est la raison pour laquelle ils ont créé de grandes entreprises et qu’ils ont réussi à inciter des tas de gens à travailler pour eux. Je compatis néanmoins avec ceux qui sont restés pauvres, même s’ils doivent, d’abord, à leur propre incompétence de n’avoir pas échappé à leur condition. Rappelons-nous qu’il n’y a pas une seule personne pauvre aux États-Unis qui n’a pas été pauvre par ses propres défauts et faiblesses. 
                 Le mythe du self made man dans sa pureté.
           Carnegie, qui était un disciple convaincu de Spencer, croyait aussi à la nécessité morale de distribuer tout son argent. Les membres de l’élite croyaient qu’ils étaient les plus aptes et que l’argent devait donc se trouver entre leurs mains, et ils croyaient qu’ils étaient aussi les plus aptes à employer cet argent pour le mieux, c’est-à-dire mieux que l’État. Cette idée est plus vivante que jamais aux États-Unis aujourd’hui, et tout le monde trouve cela très bien, en particulier des personnalités comme Bill Gates et Warren Buffet, qui ont appelé les milliardaires à distribuer au moins la moitié de leurs fortunes.
            C'est le philanthro-capitalisme.
     Eh! oui,  les pauvres existent,  on les a rencontrés.
         Les sans-abris ne meurent pas de froid. Ils meurent de l'inaction politique  et des effets d'un système où la politique de l'emploi n'est plus une priorité, à l'heure où il faut faire baisser les coûts pour distribuer d'abord des dividendes.
  .Les travailleurs pauvres, les contrats zéro-heure...on n'arrête pas le progrès... 
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jeudi 1 mars 2012

Impôt: horrible spoliation!

Panique dans l'Ouest parisien

____________Le candidat_Hollande sème la terreur.
____ Les beaux quartiers sont en émoi. La pénurie menace...

"...Des réflexes de temps de guerre refont surface. A la Madeleine, de longues files d’attente étaient ainsi constatées dans l’après-midi devant chez Ladurée, Hédiard et Fauchon, qui affichaient en vitrine des annonces de rupture de stock sur plusieurs produits de première nécessité. « Les filières d’approvisionnement en caviar pourraient être interrompues », s’inquiète Anne-Cécile, poussant devant elle sa poussette à quadruplés, tandis que pour Enguerrand, foulard Louis Vuitton noué à la Rambo autour du front, « on se demande combien de temps on pourra encore sortir librement, peut-être les hollandistes vont-ils nous imposer le port d’un signe distinctif ! ». Le jeune homme complète immédiatement : « mais on ne se laissera pas faire ! », en agitant un club de golf d’un air menaçant. Il a passé toute la matinée avec quelques amis à ériger une barricade de meubles Louis XVI pour bloquer l’entrée de sa rue dans le 16ème arrondissement de Paris, fortification de fortune sur laquelle il s’apprête à monter la garde « toute la nuit ». Pour Marie-Xavière, présidente de l’association des riverains d’une villa (NDLR : quartier privatisé) de la banlieue ouest, « la question de l’exode va bientôt être posée », pour devancer ce qu’elle appelle un « viol fiscal ». Ses voisins, selon elle, n’ont plus rien à perdre et sont prêts à utiliser leurs « domestiques philippins » comme « bouclier humain » contre les agents du Fisc. « Tout est prêt pour une extraction d’urgence », affirme-t-elle en dévoilant les plans de l’héliport dont la construction vient d’être votée en conseil de copropriété. Des camps de réfugiés du Rotary Club seraient prêts à être ouverts à la frontière luxembourgeoise pour accueillir les premiers rescapés de « l’enfer de l’imposition » socialiste..." (Variae)
___________Hollande serait-il allé trop loin?...
On se calme!...La soupe populaire n'est pas encore d'actualité à St Cloud ou Ville d'Avray.
Loin d'être révolutionnaire, c'est plutôt pour l'instant une réforme canada dry
Il s'agit seulement de "remettre de la justice dans un système fiscal qui est devenu au fil des ans très fortement dégressif pour les plus hauts revenus, comme l’ont établi les travaux de Thomas Piketty (Lire Le Petit Livre rouge de la révolution fiscale.) _A l’époque, François Hollande avait dit son accord avec ce projet très ambitieux. Lors d’un face-à-face en vidéo sur Mediapart avec Thomas Piketty..., tout juste avait-il recommandé que les taux d’imposition du nouvel impôt fusionné ne soient pas trop élevés, pour ne pas pousser à l’exil fiscal les plus hauts revenus.."
__Les millionnaires ne paieront pas 75% d'impôts, qu'on se rassure dans les ghettos d'Auteuil-Passy. Quelque dix mille personnes seulement sont concernées. Pas de quoi paniquer à la Villa Montmorency.
Et puis, les
cadeaux fiscaux ont été nombreux ces cinq dernières années. Les plus fortunés ont plutôt échappé largement à l'impôt
Les excellents Français qui préfèrent l'exil, selon le Figaro, devraient retrouver un peu de bon sens et de civisme. Mais connaissent-ils encore ces valeur, prônées par le locataire de l'Elysée?...On sait que le pays des Helvètes présentent certains attraits pour les allergiques au fisc. Pas seulement pour le ski...

___Il fut un temps où Roosevelt ne ménageait pas les riches en temps de crise. Ses mesures confiscatoires lui ont succédé un certain temps.
Naguère Warren Buffet et d'autres grosses fortunes américaines revendiquaient plus d'impôts, comme un juste retour de choses, un acte de décence. _Une étourderie passagère ou un coup de pub?.._
L'impôt, dans son principe, représente tout simplement une exigence de solidarité à la mesure des moyens de chacun.
Même en payant beaucoup (à nos yeux), il restera encore énormément à Bernard Arnaud ou à Vincent Bolloré pour mener grand train...
Il est temps de réhabiliter l'impôt en changeant la donne et non seulement en faisant de la tactique électorale
Hollande aura-t-il l'audace de Piketty en la matière?
Le débat commence à peine à gauche...
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Merci à Baudry

jeudi 3 octobre 2019

Le Piketty nouveau est arrivé

Un bon cru.
                  Pas de la piquette.
          Même si l'ouvrage n'est pas d'essence biblique. Même si le titre est quelque peu trompeur.
       Il revient, avec un autre pavé dans la mare de la bien-pensance.
    Certes, ce n'est pas révolutionnaire, mais c'est stimulant, en remettant les idées en place sur la prétendue naturalité de tout système économique, tendant toujours à s'auto-justifier pour durer, avec son train d'injustices. Tout cela par un vaste parcours historique qui va dans le détail. Sans apporter toujours du nouveau, mais le plus souvent de l'érudition et de la cohérence.
   Un travail approfondi qui dérange, comme sa première étude qui s'était largement diffusée de par le monde. On dit qu'Obama en aurait fait un temps son livre de chevet; Mais en a-t-il compris la portée?
   Il n'est pas le prophète que certains imaginent, il ne fait qu'analyser tantôt la genèse et la structure des inégalités, tantôt en montrant combien l'idéologie dominante cautionne les structures sociales, les rapports de pouvoir,  l'état des forces productives. En escamotant cependant le trou noir du vrai pouvoir financier.
  Une pensée et une analyse stimulantes sur de nombreux points dans le domaine des sciences sociales et économiques, même si elle ne sont  pas subversives sur plus d'un point. L'auteur laisse le soin aux politiques de tirer les conséquences de ses analyses, en montrant simplement un chemin pour un système plus équitable, à l'heure où les inégalités explosent comme jamais.. Pour un capitalisme participatif, qui reste à inventer, à partir d'exemples existant ça et là.
   Ses analyses vont notamment à contre-courant des orientations adoptées depuis les années 70, celles du conte néolibéral.
  Le chercheur obstiné ne tombe pas dans trop d'abstractions, mais nécessite tout de
même quelques clés pour être mieux compris.
   Chercheur obstiné à l'Ecole des Hautes Etudes, il trace un chemin parfois ardu pour dépasser le capitalisme, du moins sous sa forme actuelle. une gageure qui doit encore prendre corps. Utopie ou réalité? Au lecteur de se faire une opinion.
    En dénonçant l'explosion des inégalités, la primauté de l'actionnaire, plus que gâté, il va à l'encontre des dogmes reçus, ceux notamment d'un néolibéralisme débridé qui met en péril le système, notamment par des crises de plus profondes et rapprochées. Rien n'est écrit dans l'histoire, même ce qui paraît inéluctable.
     ...Voilà plusieurs années que le thème des inégalités est devenu un sujet obligé à Davos ou dans les grands colloques internationaux. Tous les dirigeants se sentent désormais tenus de faire de longues phrases sur « la croissance plus inclusive »« la préservation de l’environnement »« la lutte contre les inégalités ». Sans modifier en rien leur comportement. « Tout cela n’est que leurre », a prévenu Anand Giridharadas, ancien éditorialiste du New York Times, dans The Winners take all, un pamphlet au vitriol publié en 2011 sur la capacité des élites dirigeantes à se présenter comme les sauveurs du monde.... 
   La question de la  propriété est au coeur d'une analyse qui comporte aussi des limites, mais ne manque pas de réveiller le citoyen, souvent devenu passif et fataliste.
   A condition de bien le lire...sans tomber dans la pikettymania.

                      La question de l'impôt est au coeur du sujet étudié.
   Il fut un temps où Roosevelt ne ménageait pas les riches en temps de crise. Ses mesures confiscatoires lui ont succédé un certain temps.
   Naguère Warren Buffet et d'autres grosses fortunes américaines revendiquaient plus d'impôts, comme un juste retour de choses, un acte de décence. _Une étourderie passagère ou un coup de pub?.._
  L'impôt, dans son principe, représente tout simplement une exigence de solidarité à la mesure des moyens de chacun.
  Même en payant beaucoup (à nos yeux), il restera encore énormément à Bernard Arnaud ou à Vincent Bolloré pour mener grand train...
  Il est temps de réhabiliter l'impôt en changeant la donne et non seulement en faisant de la tactique électorale
       Le débat tarde à revenir dans une gauche en lambeaux. .

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