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mardi 19 avril 2011

Electricité: dogme européen

Une loi controversée
____________________Un dogme contesté

Sur la Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité

Concurrence en trompe-l'oeil et histoire sans frein...

__«Je ne pensais pas que cela arriverait, que les autorités européennes de la concurrence auraient une vue si dogmatique et voudraient appliquer la concurrence dans le secteur de l'électricité où pourtant cela s'applique très mal... Emportée par le courant des idées, la France a mis fin au monopole d’EDF et ouvert l’électricité aux disciplines du marché. La pression de la concurrence devait améliorer la gestion, dynamiser les équipes, faire baisser les prix du courant. Une dizaine d’années plus tard, telle la poule qui a couvé un canard, la France ébahie se dépêtre de ses paradoxes, le problème n’est plus de faire baisser les prix, mais d’accepter ou non de les laisser monter pour s’aligner sur ceux du marché européen. On avait ouvert l’électricité à la concurrence pour baisser les prix et il faudrait aujourd’hui les élever pour permettre la concurrence »__(Marcel Boiteux (ancien président d'EDF)
[_Un projet lumineux? _cliquez sur l'ampoule]
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Un véritable hold-up , aboutissement logique du rapport Champsor
"Les fournisseurs profiteront de la manne nucléaire sans aucun investissement. On a vu ce que cela a donné il y a plusieurs années en Californie avec la grande panne électrique. Là-bas comme ailleurs, l’Etat s’est réapproprié le secteur. Quant à nous, nous privatisons à tour de bras !"
"C’est dans la nuit du 24 novembre que l’Assemblée Nationale a voté le texte définitif. Depuis début juin 2010, les parlementaires ont entre les mains l’avenir du service public de l’électricité. Les 27, 28 et 29 septembre derniers, le Sénat avait adopté le projet de loi.
_Du jamais vu : obliger une entreprise, dans le monde de la concurrence libre et non faussée, à céder une partie de ses atouts à des concurrents qui produisent peu ou pas du tout d’électricité. Cette loi est une étape supplémentaire vers la déstructuration complète du secteur électrique, sous le prétexte fallacieux de permettre la sacro-sainte concurrence, qui dans le domaine de l'électricité, tout le monde le constate désormais, fait augmenter les prix.
"
La loi Nome devrait faire exploser la facture d'électricité (peut-être 30% en cinq ans...peut-être plus)

_La Nouvelle organisation des marchés de l'électricité: "baptisée loi Nome, elle vise à assurer la concurrence entre les différents acteurs du marché de l'électricité. Elle s'appuie sur un constat: malgré l'ouverture des marchés à la concurrence, EDF conserve la clientèle de plus de 95% des ménages français. Selon le dogme actuel, si les clients restent chez EDF, c'est parce qu'il y a une distorsion de la concurrence, d'où l'idée de légiférer pour augmenter la concurrence. En ligne de mire, les tarifs réglementés d'EDF, que Bruxelles veut supprimer. Dans le même temps, la commission exige qu'EDF vende sa production électrique nucléaire à ses concurrents à un tarif inférieur au prix du marché, en clair à un tarif "régulé".___Curieuse façon de voir l'économie: on exige la suppression des tarifs régulés pour les particuliers et leur création pour les concurrents d'EDF... Etonnamment, Bruxelles n'a pas cherché à obliger les producteurs à faire des gains de productivité. N'aurait-il pas été plus logique de demander aux producteurs autre qu'EDF de faire des efforts pour produire moins cher? De les obliger à passer à des centrales plus performantes?"

__Une curieuse concurrence, organisée au frais des consommateurs , dans l'esprit de la lettre de la commission_europeenne ..."...On peut débattre de la rente supposée liée à la production d'électricité d'origine nucléaire dans notre pays mais il n'y à aucune raison d'en faire bénéficier les nouveaux entrants sans que ceux-ci soient concernés par les charges à venir. En procédant ainsi, on ne les incite pas à innover en investissant dans des unités nouvelles de production d'électricité. Et comment pourras-t-on vérifier que cette électricité achetée à un « prix discount » ne sera pas revendue plus cher à l'étranger par ces mêmes opérateurs ? Au final, c'est le consommateur qui sera pénalisé. Il y a quelques jours, on apprenait que Bercy autoriserait une nouvelle hausse de 3% des tarifs de l'électricité au début de l'année prochaine, après une augmentation identique le 15 août dernier destinée au financement des énergies nouvelles. La loi Nomé provoquera à nouveau une hausse importante des prix de la part d'EDF dans les années à venir qui répercutera à ses clients le manque à gagner du discount fait à ses concurrents sans aucune contrepartie positive, bien au contraire..." (La douloureuse du marché européen)

(Projet de loi portant nouvelle organisation du marché de l'électricité)
_Dans l’article «Sept lobbies à la loupe », paru dans le numéro du 22 mai 2008 du Nouvel Observateur, les journalistes Vincent Nouzille et Hélène Constanty, auteurs de «Députés sous influences» (Fayard), décrivent François-Michel Gonnot en véritable « lobbyiste en chef » de l’énergie. « Cet ancien journaliste adore agir en coulisse dans ses domaines de prédilection : les transports et l’énergie », écrivent-ils à propos du député UMP de l’Oise. _
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___EDF, la victoire qui va faire flamber les tarifs
_ Le gouvernement fait le choix d’une électricité chère et dangereuse
___Sarkozy tranche en faveur de son ami Proglio
Réforme de l'électricité : l'Autorité de la concurrence sceptique
GDF Suez, malmené par la loi Nome
Electricité : "les fournisseurs devraient pouvoir construire des contrats pluriannuels assez rapidement"
Polémique sur les futurs tarifs de l'électricité
La réforme de l'électricité soumise au Conseil d'Etat

Nucléaire à prix d’ami pour les concurrents d’EDF : pas avant mi-2011 (député de l’Oise)
Electricité : l'Etat propulse la réorganisation du secteur

jeudi 19 octobre 2023

Varia

__ Dérives

__ L'insoutenable

__ L'engrenage

__ Malades d'abord                        

__ Web scraping

__ Héritage toxique                    

__ Hôpitaux en souffrance 

__ Courage d'enseigner

__  Raté à Jérusalem

__ Rebond économique?

__ Comme pour l'amiante

__ Métier à risques

__ Rester ou partir

__ C'est bien de le dire...

__ Hamas en question

__ Trous dans la raquettee

__ Electricité: nouvelle donne

__ Voitures radars privatisées

__ Profits agro-alimentaires         _____________________________

dimanche 19 novembre 2023

Coup d'oeil

 __ Accro

__ Ciblage

__ Vertige

__ Casse-tête                           

__ Orthodoxie

__ Abstention

__ Prédator

__ Chaise vide

__ IA et médias

__ Ségrégation scolaire

__ Crise éolienne

__ Dires de Christine

__ Charte ambiguë

__ Ligne de crête

__ Scolarisation inclusive

__ Ecoles suédoises

__ Japon à la peine

__ Electricité: nouvelle donne

     ____________________Revue de presse. _______________

jeudi 24 décembre 2009

Eoliennes en question

Du vent ou de l'avenir ?



Dans l'air du temps..

-L'éolien, pomme de discorde.
-Un débat nécessaire, mais pas toujours éclairé , dépassionné ou innocent


Des lobbies puissants?
A qui profite l'argent des éoliennes?
Une énergie
condamnée à rester marginale?
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_____Quelles politiques énergétiques pour demain ?
_______Electricité : le spectre de la grosse panne
_Association négaWatt:"Nos modèles énergétiques restent fondés sur un dogme réputé intangible : il faut produire toujours plus pour consommer toujours plus. Pourtant, il est urgent de rompre avec la croissance immodérée de nos consommations, de partager nos ressources de façon équitable et de contribuer à la solidarité entre les hommes. Si nous n'agissons pas, une vraie crise de l'énergie est devant nous : pénuries des ressources (pétrole, gaz, mais aussi d’uranium), risques environnementaux majeurs, conflits internationaux et profondes inégalités...Cette « démarche négaWatt » s’appuie sur la sobriété énergétique dans nos usages individuels et collectifs de l’énergie, l’efficacité énergétique dans nos équipements et moyens de production, et un recours affirmé mais maîtrisé aux énergies renouvelables..."
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-Le fonctionnement d'une éolienne
-Eoliennes : comment ça marche ?
-Le plus grand champ éolien n'est (bientôt) plus au Texas - AgoraVox
-Planète éolienne

-Eoliennes attrape-nigauds - AgoraVox
-C Dans L'air: les éoliennes, du vent?
-Eoliennes : nouveau souffle ou vent de folie ?
-L'énergie éolienne fait une nouvelle fois polémique
-Polémique éoliennes
-Eolien : les « anti » attaquent dans toute l'Europe
-Eoliennes : "le nouveau business plan de la Cosa Nostra"
-Nuisances des éoliennes ? Pour en finir avec les idées reçues
-Eoliennes : une source d’énergie pour l’avenir ?
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-Pétrole: vers la fin?
-Avenir énergétique problèmatique
-EDF: privatisation en vue

mercredi 27 mai 2026

Electricité à gogo?

         Ça aurait pu... et ça pourrait                                                                                                                                             En 2007, les dés étaient jetés. Sous la houlette libérale de Bruxelles, la gestion de Edf basculait dans le monde de la privatisation. L'entreprise publique commençait à être taillée en pièces, au grand dam de Marcel Boiteux.    A Barcelone les 15 et 16 mars 2002, le conseil européen, auquel participent le président Jacques Chirac et son Premier ministre Lionel Jospin, entérine la libéralisation de la distribution du gaz et de l’électricité en Europe.  Dès lors, le changement de statut d'EDF devient un objectif politique pour le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, après la réélection de Jacques Chirac à la présidence en 2002. « Un sujet socialement explosif, depuis que le gouvernement, par la voie du ministre de l’économie de l’époque, Nicolas Sarkozy, annonce l’ouverture du capital d’EDF, ses salariés ne cessent de donner de la voix » explique le reportage placé en tête d'article, diffusé le 24 octobre 2005 sur France 2. « Malgré des actions spectaculaires, et des coupures d’électricité... EDF devient une société anonyme [par la loi du 9 août 2004, NDLR], première étape d’une ouverture de capital annoncée aujourd’hui [le 24 octobre 2005,NDLR]/// »                             


           
 On parlait pudiquement à l'époque d'ouverture du capital. 
Une privatisation en trompe l'oeil, qui amena des situations presque ubuesques, parfois peu compréhensibles.                                                                                                                                     Avec l’intention de « relancer les investissements dans la filière hydroélectrique » et de mettre fin à au contentieux avec la Commission européenne, le Sénat s’apprête à adopter une proposition de loi qui laisserait à l’État la propriété des barrages pour une durée de 70 ans. En contrepartie, Électricité de France (EDF) devra mettre à disposition des entreprises purement privées au moins 40 % des capacités de production. Au nom du dogme de la « concurrence », cette solution sera très défavorable aux consommateurs, avec un prix de marché complètement déconnecté du coût réel. Le droit européen permet pourtant une autre solution, avec une exploitation des barrages en « quasi-régie » par une véritable entreprise publique, alors qu’EDF relève désormais du droit commercial..."                                                             Aujourd'hui, quels succès va remporter l'équipe de France de l'électrification?             ______________

dimanche 1 septembre 2019

Coup d'oeil

__ Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?
           Si quelqu'un a compris le Brexit et la politique britannique en général, c'est qu'on lui a mal expliqué.

__ Travail temporaire en Espagne: l'envol.

__ Fuir les risques pour Djakarta.

__ Retraites en Suède. Ce n'est pas ce qu'on croit.

__ San Matteo, ppn.

_Réponses du berger à la bergère.

__ Les cartels et les journalistes

___Electricité (vraiment ) verte?
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jeudi 24 octobre 2024

Varia

__ Enfin!

__ Escalade

__ Justifié

__ Tricherie

__ Menace

__  Electricité

__ Scandaleux

__ Escroquerie

__ Veinards !

__ Inquiétant

__ Privatisation                            

__ Convergences

__ Condamnable

__ Sacrifice

__ Durcissement

__ Vu à Gaza

__ Fragilisation

__ Israël et ONU

__ Cauchemar américain

__ Grand remplacement?

__ Monnaie commune

__ Commission épinglée

__ Effondrement politique   ________________________

mardi 30 novembre 2010

Absurdes concurrences

Diviser pour privatiser

"Concurrence libre et non faussée", disaient-ils...

"L'Union européenne reste un monstre à deux visages. Côté face, les professions de foi sociales et la promesse de défendre le modèle européen. Côté pile, libéralisation et privatisation à tout crin des services publics et incitations au dumping social."

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Les services publics ont-ils encore un avenir ?_
_______Miroir aux alouettes...
__Un mythe tenace
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(Jalons...)
________________Silence, on privatise !
La "bataille du rail" est engagée...
"Bienvenue dans les chemins de fer français nouvelle formule : ouverts en 2007 à la concurrence pour le fret,
depuis 2010 pour les voyageurs, les employés de la SNCF sont désormais
rejoints par d’autres structures qui partagent leurs rails, vendent les mêmes billets… Mais ont substitué à la culture de service public des objectifs de rentabilité. Au sein même de la vieille maison ferroviaire, les centaines de milliers d’agents voient leur cohésion remise en cause, arbitrairement, pour préparer une division des tâches, afin que chacune d’elle puisse être mise en concurrence..."
__"...L’opération conduite à grand renfort de directives et de règlements par la Commission européenne vise en réalité à contourner, en se donnant le temps nécessaire, l’article 295 du traité de l’Union européenne qui stipule : « Le présent traité ne préjuge en rien du régime de la propriété dans les Etats membres » . Il s’agit de parvenir par des voies détournées à imposer tout de même la privatisation des anciens monopoles publics..."
La « libéralisation » du transport ferroviaire est en cours...
-La SNCF livrée en pâture au "Privé" ?

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Pour la Poste, la privatisation progresse
Les intérêts privés mènent la danse
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Electricité : la douloureuse du marché européen
"On pensait qu'elle ferait baisser les prix de l'électricité, mais la concurrence imposée par l'Union Européenne risque au contraire de les faire flamber. Grâce à la loi Norme, le gouvernement pourrait contraindre EDF à vendre une partie de sa production d'électricité à ses concurrents. Un deal qui pourrait coûter chez aux consommateurs français.A en croire la vulgate qui tient lieu de prêt à penser, la concurrence est une invention merveilleuse qui permet de faire baisser les prix. Pourtant, lorsque ce dogme est appliqué dans le domaine de l’électricité, le résultat est inverse. Les prix flambent....En vertu des nouvelles tables de la loi divine, les bons apôtres de la commission de Bruxelles ont décrété qu’il fallait rayer les monopoles publics de la carte. Nul ne sait au nom de quelle logique et de quelle efficacité, mais c’est ainsi. Cela ne se discute pas. En URSS, il fallait tout Etatiser. Dans l’Europe néolibérale, il faut tout privatiser. Cela s’appelle la « concurrence libre et non faussée ». Au nom de ces préceptes, le marché de l’électricité a été dérégulé en 2007. Et comme cela ne suffit pas, Bruxelles a sommé la France d’inventer la loi Nome, afin d’obliger EDF à faire un peu plus de place à ses concurrents. Evidemment, il faudra bien que quelqu’un paie la note et le manque à gagner pour EDF. Pas de surprise. Ce sera le consommateur. Les experts de la Commission de Régulation de l’énergie (CRE) ont prévu une flambée des prix de l’électricité de 11,4% après le vote de la loi, puis de 3,5% par an, soit jusqu’à 25% d’ici à 2015. D’ailleurs, c’est un principe de base : partout où le marché de l’électricité a été privatisé, les prix ont augmenté. Un esprit rationnel se demanderait pourquoi il faut absolument chambouler un secteur fonctionnant sinon très bien, du moins pas mal. Or c’est une question taboue. Quiconque ose la poser se fait traiter au mieux de simplisme, au pire de souverainisme. On ne saura donc jamais pourquoi la loi de la concurrence doit s’appliquer partout, y compris là où elle n’a que des conséquences négatives. " (J.Dion)
EDF: privatisation en vue__- Le courant ne passe plus ___-Sous-traitance et compétition à haut risque___-EDF privatisée = électricité plus chère-EDF vend sa filiale allemande sous pression politique
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Sociétés militaires privées, la paix privatisée
"Bruno Delamotte, PDG de Risk&Co, l’un des plus anciens acteurs du secteur avec Geos a monté sa société profitant du flou juridique qui entourait le secteur des sociétés de sécurité. Dans une tribune parue dans Le Monde intitulée « les marchands de peur face au risque terroriste », il s’inquiétait de voir se multiplier les sociétés de sécurité « qui se veulent sociétés militaires privées (SMP) en devenir et ne sont que vautours qui mêlent douleurs des familles et recherchent du profit immédiat ». (NDLR: Le débat fait rage entre les différents acteurs du secteur sur le blog Secret Défense de Jean-Dominique Merchet). "
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Vers une privatisation de la Sécurité sociale...
"...Rien n'est dit publiquement. Dans toutes ses déclarations officielles, Nicolas Sarkozy jure même de son attachement à la Sécurité sociale, qui, depuis sa fondation en 1945, repose sur le système de la répartition, c'est-à-dire sur un système collectif et solidaire, tournant le dos au système de l'assurance privée individuelle. Depuis des lustres, le lobby très puissant des assureurs privés rêve de mettre à bas ce système. Et pour la première fois, un gouvernement, celui de François Fillon, s'apprête à accéder à ses
demandes.
__Le premier à sonner la charge a été Claude Bébéar, le fondateur du groupe d'assurance Axa, qui, dès 1996, avait sommé le gouvernement d'Alain Juppé d'avancer vers des «
sécurités sociales privées », en émettant la recommandation que ce système fonctionne au « premier franc ». « Autant dire, tuer la Sécurité sociale », commentait à l'époque L'Express.__Puis, il y a eu un deuxième assaut, celui de Denis Kessler (ancien numéro deux du patronat, ancien président de la Fédération française des sociétés d'assurance et actuel président de la Scor, un géant de la réassurance) qui, dans une déclaration tonitruante au magazine Challenges, le 4 octobre 2007, avait estimé que la politique économique de Nicolas Sarkozy était moins brouillonne qu'on pouvait le penser : « Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression d
e patchwork, tant elles paraissent variées, d'importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme... A y regarder de plus près, on constate qu'il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »...
-Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde !
-Le plan secret du Medef pour dynamiter la Sécu
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La concurrence poussée jusqu’à l’absurde

mercredi 31 août 2022

Varia

 __ Algérie: autre regard sur l'histoire

__ Electricité et (fausse) concurrence
        Vers un retour à la "normale"?
            Et la fin d'une aberration?...

__ Arras en sous-sol

__ Revaloriser l'école

__ Brésil: crise alimentaire                               

__ Enseignants Allemagne: pas mieux? 

__ Comme ailleurs...

__ Osera-t-elle? Comme Roosevelt...                ________________

samedi 2 juin 2018

EDF: zône rouge

Obstination dans l'erreur
                               Qui paiera la future facture du nucléaire civil?
    Des choix discutables et aventureux ont amené  le géant historique de l'énergie à des problèmes non anticipés, à une croisée des chemins difficile et à certaines impasses manifestes.
  Un récent débat public a mis une nouvelle fois en évidence certains errements, souvent reconnus et critiqués en interne.

        Que EDF soit endetté, rien de plus normal dans un société d'utilité nationale, qui fut subventionnée depuis son origine. Mais la nouvelle gestion, technocratique, sans débat parlementaire dès l'origine, dans le cadre de la financiarisation et de la privatisation exigée par Bruxelles, a débouché, depuis les années 1980-2000, sur des choix successifs qui posent aujourd'hui problème.   Des aventures spéculatives, à l'étranger notamment, ont compromis la santé du groupe.
   Le choix de l'EPR se révèle avoir être mal pensé et l'aventure française comme finlandaise pèse lourd dans la trésorerie. Une accumulation de bévues, d'erreurs et d'échecs qui compromet l'avenir du nouveau projet, qui semble bien compromis, alors que la direction l'annonçait naguère comme prometteur.
  Le fiasco de feu  Areva a aggravé les choses.
     D'autres pays voisins ont fait d'autres choix. prenant des chemins moins risqués et à terme moins coûteux. L'Allemagne, l' Italie, l'Autriche comme la Suisse..., chacune à sa manière, se désengagent ou renoncent. La Belgique se pose des questions.
   L'effet Fukushima n'a pas fini de se faire sentir.
  La question épineuse de l'enfouissement des déchets, notamment à Bure, n'est pas résolue et le coût astronomique des démantèlements à venir, dont on nous avait dit qu'il était provisionné, continue à susciter les interrogations. (*)
   Le talon d’Achille  du nucléaire civil français apparaît de plus en plus crûment.
  Les lendemains de l'aventure gaullo-messemerienne ne seront sûrement pas  comparables à l'emballement et l'euphorie officielle des années 1970.
           Comment sortir de l'impasse?
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(*)   Et pourtant, le temps du démantèlement est venu ou viendra très vite pour nombre de centrales, une opération lourde de conséquences financières et de choix douloureux, faute d'anticipation, de provisions pourtant annoncées, de préparations scientifiques et techniques.
     La France est le pays le plus dépendant de l’énergie nucléaire au monde : l’atome représente 75% de sa production électrique. Pourtant, aucun réacteur français n’a jamais été complètement démantelé, même ceux fermés depuis plus de trente ans. Un rapport d’une mission parlementaire paru le 1er février accable EDF (Electricité de France), qui aurait largement sous-estimé les coûts et la difficulté de la déconstruction de ses centrales nucléaires.
      « La mission d’information a abouti à un certain nombre de conclusions qui tempèrent fortement l’optimisme des responsables d’EDF qu’elle a pu rencontrer. » Voilà, en substance, le message lancé par les parlementaires qui ont rédigé le rapport d’information sur la « faisabilité technique et financière du démantèlement des installations nucléaires ».    En cause : la sous-évaluation des coûts et des difficultés techniques des opérations. Certains postes de dépenses ne sont même pas pris en compte dans les prévisions d’EDF, comme la remise en état des sols après le démantèlement des centrales, pourtant obligatoire selon la loi, ou encore le coût social du démantèlement (licenciements).   L’entreprise a promis que les comptes qu’elle présenterait le 14 février ont été modifiés selon les recommandations de la Direction Générale de l’Energie et du Climat (DGEC) formulées l’année dernière. Mais le rapport du 1er février construit sur la base de six mois d’enquêtes demeure alarmant...Le rapport parlementaire reproche à EDF d’avoir calculé l’ensemble des coûts de démantèlement de ses réacteurs à eau pressurisée (REP) sur le modèle de la centrale de Dampierre. Or, la diversité des situations ne permet pas d’extrapoler un coût total à partir d’un seul cas particulier – même si l’électricien s’est défendu, affirmant que les comptes qu’il présentera le 14 février seront ajustés en fonction des spécificités propres à chaque réacteur.  Le physicien nucléaire Bernard Laponche, qui a été interrogé par la Commission parlementaire, le rappelle : « en France, on n’a encore jamais fini de démanteler un réacteur ». La comparaison internationale apparaît donc comme le seul moyen d’anticiper le coût des démantèlements. Au niveau européen, les exploitants mettent généralement de côté entre 900 millions et 1,3 milliard d’euros par réacteur à démanteler. EDF, par contre, ne provisionne en moyenne que 350 millions d’euros par réacteur.  Exemple marquant de la probable explosion à venir de la facture du nucléaire français : la centrale de Brennilis (Finistère). Ses réacteurs à eau lourde ont fonctionné pendant moins de deux décennies. Leur démantèlement, en cours depuis plus de 30 ans, a vu son coût multiplié par 20 par rapport aux prévisions initiales d’EDF comme le constatent les parlementaires....
        Un dossier récent du Monde explore les entrailles du démantèlement nucléaire et donne une idée de l'immense chantier qui nous attend.
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vendredi 9 janvier 2009

Au courant ?

-"Marcel Boiteux, président d’honneur d’EDF, s’exprimait récemment sur le processus de privatisation de l’entreprise qu’il dirigeait autrefois : "Il ne s’agit plus d’ouvrir la concurrence pour faire baisser les prix, mais d’élever les prix pour permettre la concurrence." (Revue Futuribles de juin 2007)_
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" Toute addition supplémentaire de MW risquait d'entraîner le prix à la baisse. Désireux de garder toute leur force financière et de récompenser leurs actionnaires, les électriciens se sont donc bien gardés d'engager des projets qui n'auraient fait que dégrader leurs comptes.
La raréfaction de l'offre a été organisée..."
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-Electricité: l'Europe a pris le risque de la pénurie | Mediapart:

" Pierre Gadonneix en a finalement fait l'aveu. «Nous pourrions avoir une pénurie d'électricité locale ou nationale, si la consommation dépassait les capacités d'acheminement de notre réseau de lignes à haute tension», a reconnu le président d'EDF dans le Parisien de ce jeudi. Il avait déjà fait le constat à plusieurs reprises en petit comité, dernièrement encore lors de son audition en décembre devant les députés.
Le froid sibérien qui sévit en ce moment en France l'oblige à le reconnaître publiquement. Chaque jour, la consommation électrique, très liée au chauffage électrique – la baisse d'un degré se traduit par une consommation supplémentaire de 2100 mégawatts – bat de nouveaux records. La dernière pointe a été de 92.500 mégawatts mercredi soir à 19 heures. La capacité installée de production d'EDF est de 98.000 mégawatts. Mais tous les sites ne sont pas opérationnels. Le réseau est sous haute tension et EDF est obligée d'importer massivement de l'électricité au coût le plus élevé – près de 100 euros le mégawatt aux heures de pointe ces derniers jours – pour faire face à la demande. Le groupe désormais n'exclut plus de connaître des ruptures locales ou régionales, faute de pouvoir répondre à la demande.
Quel aveu d'échec pour cette entreprise publique qui avait fait de la sécurité d'approvisionnement à bas prix la pierre angulaire de sa stratégie! Pour sa défense, EDF peut invoquer l'exemple de ses concurrents allemands, italiens ou britanniques. Tous en sont à peu près au même point, à la merci de la moindre défaillance du réseau. Le black-out fait désormais partie du monde électrique européen.
Tout cela était prévisible, à en croire de nombreux experts. A plusieurs reprises, nombre d'entre eux ont mis en garde la Commission européenne sur les risques d'une ouverture non maîtrisée, au nom d'une politique dogmatique des marchés de l'énergie. Insistant sur les particularités des marchés électriques – extrêmement techniques et volatils – , ils soulignaient que la concurrence risquait de se faire au détriment de la sécurité, sans apporter le moindre bénéfice économique. Bruxelles a décidé d'ignorer tous les avertissements. Au fil des années, alors que les preuves des avantages de l'ouverture tardaient à se manifester, elle a augmenté ses exigences. Son but? Casser les monopoles régionaux ou nationaux pour créer un marché unique européen de l'électricité.
Se sentant menacés, les grands électriciens ont tous réagi de la même manière: ils se sont lancés dans une course à la taille et aux parts de marché. Sortant de leurs frontières, les uns et les autres ont commencé à rafler les électriciens les plus petits, les plus fragiles, à accumuler les actifs. Assis sur des bilans colossaux, ils se sont livrés à une folle surenchère sur les centrales existantes, éliminant au passage les concurrents les plus faibles en érigeant des barrières capitalistiques infranchissables.
Même s'il existe quelques petites compagnies travaillant sur des marchés de niche, notamment dans l'éolien, aucun nouvel entrant n'a réussi à se faire une place. La crise financière est en train de finir de nettoyer le marché. Une société comme Theolia, spécialisée dans l'éolien, est au bord de l'agonie. Poweo, lui, cherche désespérément des capitaux: l'électricien qui a déjà renoncé à son projet de centrale à Gandrange, est en train d'oublier sa centrale à charbon au Havre. Il ne sait même pas s'il pourra mener à bien son projet de centrale au gaz à Toul, annoncée pourtant en grande pompe en 2004. Déjà, les grands tournent autour pour savoir s'il faut ou non le racheter.
Au terme de presque dix ans d'ouverture du marché électrique européen, les structures nationales ont été remises en cause au profit d'un oligopole dominé par EDF, E.On, RWE, Suez-Electrabel, Enel, Endesa, Iberdrola. Les uns et les autres ont d'abord fait des incursions chez les voisins, mais de façon limitée. Ils préfèrent désormais s'organiser et s'échanger des actifs au gré des rachats et des rectifications de frontières, avec la bénédiction de la direction de la concurrence européenne qui semble voir dans ces échanges le meilleur remède pour construire un marché unique.
Pendant ce temps, aucun ou presque n'a construit de nouvelles capacités, ou alors à la marge: quelques champs d'éoliennes ici ou là. Il n'y en avait pas besoin, à les entendre: lors du début de l'ouverture du marché électrique en 1996, l'Europe était en surcapacité. Toute addition supplémentaire de MW risquait d'entraîner le prix à la baisse. Désireux de garder toute leur force financière et de récompenser leurs actionnaires, les électriciens se sont donc bien gardés d'engager des projets qui n'auraient fait que dégrader leurs comptes.
La raréfaction de l'offre a été organisée. En surcapacité à ses débuts, l'Europe électrique est devenue équilibrée puis déficitaire. Les électriciens semblent eux-mêmes avoir été dépassés par cette évolution. Tablant sur une croissance molle entre 1 et 2% par an, ils pensaient que la hausse de la consommation épouserait ce mouvement. Mais c'était oublier la révolution technologique: ordinateurs, serveurs, écrans ont envahi en quelques années tout l'espace professionnel et domestique. Et ce sont des grands consommateurs d'électricité.
Aujourd'hui l'offre suffit à peine à répondre à la demande. Ces tensions se reflètent dans les prix.i L'ouverture du marché de l'énergie, qui était censée créer une concurrence, a abouti en fait à un prix unique unique. L'équilibre s'est instauré sur la base du prix européen le plus élevé: celui des centrales allemandes brûlant du lignite. En quelques années, les prix moyens du mégawatt pour les industriels en France sont passés de 17 à près de 50 euros aujourd'hui: 20% plus cher qu'en Allemagne. Alors que la rente nucléaire était supposée assurer un coût bas et apporter un surcroît de compétitivité sur le territoire français.
Un premier bilan de ces dix ans d'ouverture de l'énergie a été dressé. Selon les calculs de la Commission européenne elle-même, l'Europe devra investir 1.000 milliards d'euros d'ici à 2030 pour être en mesure de faire face à sa demande énergétique. Il faut construire des dizaines de centrales, mais aussi rénover les réseaux de transport et de distribution. Séparés de leur ancienne maison, ceux-ci souffrent désormais d'un sous-investissement massif, chaque groupe voulant payer le moins possible pour les infrastructures communes. Et les interconnexions entre les différents pays, destinées à assurer la sécurité de l'ensemble, n'ont guère progressé. Les électriciens accusent les associations écologistes et de riverains de bloquer la réalisation rapide de ces travaux, citant en exemple notamment la ligne haute tension entre la France et l'Espagne. Mais ils n'évoquent guère leur propre insouciance en ce domaine.
Dans son entretien au Parisien, Pierre Gadonneix a commencé à présenter la note aux Français de cette politique: c'est le risque de black-out plus les augmentations. Car les prix de l'électricité vont augmenter. Bien que l'entreprise publique exploite un parc de réacteurs nucléaires largement amorti – le prix d'exploitation du mégawatt à la sortie de la centrale est de 8 euros, le plus bas d'Europe! –, il lui faut maintenant rattraper les années d'économie sur la production et les réseaux, sans parler de ses coûteuses acquisitions à l'étranger. Elle estime qu'elle a besoin d'une hausse d'au moins 2% très rapidement. Et ce n'est qu'un début."
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