Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

jeudi 19 novembre 2015

Vers une "uberisation" généralisée?

L'avenir du travail en question
                                                     Les tendances vers l'uberisation sont-elles des menaces  ou des chances pour le travail de demain?
     Derrière ce mot fourre-tout , ne se cachent pas que des fantasmes.
   En liaison étroite avec le développement des algorithmes, on peut s'attendre à des disparitions ou à des transformations profondes de certaines taches et de certains métiers.
   Les décisions s'automatiseraient et se feraient  à  notre place.
Et pas seulement au niveau du travail, mais aussi de la gestion globale des décisions humaines 
  ...La gouvernementalité algorithmique est une stratégie de neutralisation de l’incertitude – et, en particulier, de l’incertitude générée par la spontanéité des comportements humains. C’est que, dans ce monde en réseau, c’est l’incertitude comme telle, c’est-à-dire l’excès du possible sur le probable, le mode conditionnel de «ce que peuvent les corps», qui devient la cible du pouvoir...
      Un pas serait franchi vers une rationalité politique, une gouvernance technocratique et sans aléas, allant outre les méandres imprévisibles des passions et de la volonté humaine.
      Un rêve technocratique ou un enfer qui aurait l'apparence du Meilleur de mondes, sans imprévu, parfaitement planifié, sans innovation humaine?

          L'homme algorithmé imposerait sa logique sur le hasard et l'incertitude, dont les marchés ont horreur.
Certains y pensent du côté de la Silicon Valley

        C’est Le Monde qui nous fournit cet article annonçant la mise en place par Amazon de Flex, une nouvelle méthode de management où des individus deviennent livreurs en acceptant les offres que leur propose le géant de la vente en ligne.
Evidemment, quand ils ne livrent pas, ils ne sont pas payés, et ils ne sont pas directement salariés d’Amazon, uniquement des prestataires employés pour une tâche bien précise limitée dans le temps.
Pour ceux qui travaillent en freelance, rien de nouveau là-dedans. Néanmoins, c’est une manière de travailler pertinente pour des prestations individualisées et ponctuelles qui se répand dans des domaines où le besoin en main-d’œuvre est récurrent, et où cette méthode ne vise dès lors que la diminution des frais à tout prix plutôt qu’une réelle efficacité.
Un tel mode de gestion dépend de l’offre et de la demande. Quand tous les livreurs opéreront de la sorte, ils seront totalement à la merci des conditions des grossistes, puisque privés d’une protection sociale.
En somme, quand ils n’ont pas de mission, ils ne mangent pas. Et pourtant, ils ont un travail...
    Une nouvelle forme du contrat 0 heure, comme en UK?
             Pour autant, à en croire Rue89, ils ne devraient pas se plaindre, car une relève arrive, qui ne menacera pas, elle, de se mettre en grève.
   Les robots ne sont plus seulement des machines placées dans des usines qui, après avoir amplifié les capacités des ouvriers, ont capté le savoir technique pour réduire leurs servants à de simples appendices remplaçables. Désormais, ils envahissent aussi les rues.
  Les robots autonomes sont vraisemblablement la prochaine révolution du travail. D’ici vingt ans, une fois les véhicules autonomes généralisés, il n’y aura plus ni chauffeur routier, ni conducteur de bus ou taxi.
  Aucune connaissance technique procédurale ne semble pouvoir leur échapper, et pourtant, chaque politique continue à parler de nouvelles créations d’emploi, ne faisant alors qu’empirer les choses, faute de se poser les vraies questions...
        La bataille n'est-elle pas déjà perdue, même dans le domaine de l'art ou celui de l'écriture?.
                    Un nouveau contrat social, comme le pense Bernard Stiegler sera-t-il suffisant pour réguler, voire enrayer une tendance lourde, qui constituerait une révolution d'une plus grande ampleur que toutes les autres?
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mercredi 18 novembre 2015

Les jours d'après (suite)

             Quelques pistes pour s'y retrouver dans le puzzle syrien.
 Pour aller plus loin et autrement dans ce jeu meurtrier à multiples bandes.
Qui déroute et amène les observateurs eux-mêmes à balbutier ou à souvent diverger.
Dans ce guêpier tragique, d'où ne nous proviennent que des échos.brouillés, des informations parcellaires, une vision tronquée et depuis longtemps biaisée, instrumentalisée.
   Juste quelques liens à exploiter et à confronter:
___ Une histoire et des opérations d'une grande complexité
___ Un jeu d'alliances enchevétrées 
___ Un grand jeu des puissances régionales
___ Un conflit confessionnel, social et politique dès le début
___ Un témoignage intéressant
___ Au sujet de la rébellion dite modérée
___ Les propos du chef du renseignement US, le général Flynn, qui déplore la façon dont est gérée l'affaire et l'action de la CIA, qui mène son propre jeu plus ou mons secrètement.
___  La brume opaque et entretenue qui  entoure cette guerre ne favorise pas le débat démocratique, rendant difficile l'établissemet de la vérité.
___  Nous payons les inconséquences de la politique française au Moyen-Orient.
___ Une victoire problématique.
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Lettre aux terroristes
                                   Sur Facebook, un père de famille qui a perdu sa femme dans les attentats à Paris vendredi a posté une poignante lettre ouverte destinée aux terroristes.
"Vous n'aurez pas ma haine"
             Vendredi soir vous avez volé la vie d'un être d'exception, l'amour de ma vie, la mère de mon fils mais vous n'aurez pas ma haine. Je ne sais pas qui vous êtes et je ne veux pas le savoir, vous êtes des âmes mortes. Si ce Dieu pour lequel vous tuez aveuglément nous a fait à son image, chaque balle dans le corps de ma femme aura été une blessure dans son coeur.
Alors non je ne vous ferai pas ce cadeau de vous haïr. Vous l'avez bien cherché pourtant mais répondre à la haine par la colère ce serait céder à la même ignorance qui a fait de vous ce que vous êtes. Vous voulez que j'ai peur, que je regarde mes concitoyens avec un oeil méfiant, que je sacrifie ma liberté pour la sécurité. Perdu...
Je l'ai vue ce matin. Enfin, après des nuits et des jours d'attente. Elle était aussi belle que lorsqu'elle est partie ce vendredi soir, aussi belle que lorsque j'en suis tombé éperdument amoureux il y a plus de 12 ans. Bien sûr je suis dévasté par le chagrin, je vous concède cette petite victoire, mais elle sera de courte durée. Je sais qu'elle nous accompagnera chaque jour et que nous nous retrouverons dans ce paradis des âmes libres auquel vous n'aurez jamais accès.
Nous sommes deux, mon fils et moi, mais nous sommes plus fort que toutes les armées du monde. Je n'ai d'ailleurs pas plus de temps à vous consacrer, je dois rejoindre Melvil qui se réveille de sa sieste. Il a 17 mois à peine, il va manger son goûter comme tous les jours, puis nous allons jouer comme tous les jours et toute sa vie ce petit garçon vous fera l'affront d'être heureux et libre. Car non, vous n'aurez pas sa haine non plus.
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mardi 17 novembre 2015

La Nature est-elle capital(e)?

 A la veille de la COP 21...qui ne débouchera sans doute sur rien de contraignant...
                                       Où il sera beaucoup question de nature, du point de vue climatique.
           On évitera d'évoquer le business dont elle fait l'objet de plus en plus, sous prétexte de protection.
               Comme le rappelle opportunément Arte,
     On se trouve confronté à des tendances économiques lourdes qui vont à contre courant de l'esprit de la manifestation parisienne à prétention hautement écologique.
     A l'heure où les terres s'appauvrissent du fait du développement de l'agrobusiness, l'accès à l'eau se restreint pour beaucoup, des espèces disparaissent à jamais ...La nature prend de plus en plus une valeur marchande.
       On le sait, on le voit, la finance peut envahir tous les secteurs de la vie et même...de la mort
          On peut spéculer sur tout, même sur la couleur du futur chapeau de la reine d'Angleterre ou sur l'éventualité d'un tsunami sur les côtes chiliennes...
            Ce qui n'a pas de prix en soi devient monétisés, avec les meilleurs sentiments:
    Encore embryonnaire il y a quelques années, ce marché est aujourd'hui l'un des plus prometteurs en terme de profit. Son mode de fonctionnement est simple. De plus en plus de sociétés financières ou d'assurances, parfois précédées par les économistes, attribuent un coût à la nature. Combien vaut la forêt d'Amazonie ? Quelle est la valeur marchande de l'incessant labeur de pollinisation accompli par les abeilles ? Jusqu'ici, l'"invisibilité économique" de la nature ne jouait pas en sa faveur : les marchés n'aiment ni l'abondance ni la gratuité. Mais avec la raréfaction des ressources et la disparition programmée de certaines espèces, l'équation a changé. La loi de l'offre et de la demande peut maintenant s'appliquer aux richesses naturelles. Ainsi, des banques et des fonds d'investissements, pourtant responsables de la dernière crise financière en date, achètent d'immenses zones naturelles riches en espèces animales et végétales menacées. Monétarisées et financiarisées, ces réserves sont ensuite transformées en produits boursiers possiblement spéculatifs. On peut donc acheter des actions "mouche", "orang-outan" ou "saumon". En investissant dans ces titres, les entreprises polluantes obtiennent des "certificats de bonne conduite" qui les dispensent de suspendre leurs activités les plus néfastes... 
    L'enquête dresse un vaste panorama des intérêts en jeu et des lobbies en action autour de ce "nouveau" capital naturel, se demandant au final quelles valeurs défendent réellement ceux qui attribuent un coût à la nature. Une nouvelle crise financière pourrait en effet résulter de la spéculation et de l'effondrement de ces nouveaux marchés...« Ecosystememarketplace » siégeant à Washington, prédit que « la nouvelle vague des profits viendra de ces marchés environnementaux ».
      L'avenir est radieux pour une nouvelle vague de profit, au nom du développement durable...
. Bank of America-Merrill Lynch, JP Morgan, Citigroup...tout les grands groupes sont présents

                 Mais, le vernis environnemental dont se parent les entreprises qui investissent ce nouveau créneau a déjà commencé à craquer. Au Brésil, le cas du géant minier Vale est édifiant. Il se targue de lutter contre la déforestation de l’Amazonie, mais ne plante qu’un seul type d’arbre, l’eucalyptus. Appauvrissante pour la terre, cette variété est en revanche susceptible d’être revendue pour la production de biocarburants. En attendant, coté en Bourse à l’index du développement durable, Vale est rémunéré chaque année par les marchés financiers pour ce prétendu « investissement vert ».
           Pourtant on nage en pleine absurdité en considérant la nature comme un capital:
                   L'ensemble de la nature   devient une marchandise cotée. La nature est un sous-système du système financier, un « capital » qui génère des « flux de services » évalués par des organismes de notation. Ecologues et climatologues sont recrutés pour orienter les cat bonds, ces « obligations catastrophe » qui émergent comme les nouveaux fleurons de l’écoblanchiment. Désormais, les acteurs financiers peuvent spéculer sur la dégradation des écosystèmes...
     On croit rêver, mais les banquiers et assureurs en parlent avec le plus grand sérieux, le sérieux qui sied à des investisseurs friands de tout.
        Un dévoiement de la notion de valeur, une perversion de sens, de la notion de gratuité. 
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lundi 16 novembre 2015

Paris: les jours d'après

Analyse et hypothèses
                                  Il n'y a pas de génération spontanée.
             Après l' horreur et les larmes, il est fondamental de ne pas rester au stade de l'émotion, souvent mauvaise conseillère, mais de s'efforcer d'entrer enfin dans la phase de l'analyse rationnelle et de l'action courageuse, même si les  problèmes sont devenus très compliqués, à force d'attentisme, de désinformation, d'intérêts et de double jeu.
    Tocqueville avait raison: ce qui se passe sous nos yeux est le plus difficile à comprendre.
 Comprendre au moins partiellement, avec les informations dont nous disposons, rares et souvent biaisées, en sortant de l'émotion, de l'immédiateté paralysante.
        Le drame parisien  n'a pas surpris les spécialistes et a même été anticipé et redouté par beaucoup d'observateurs, qui s'attendent à des répliques plus importantes. L'organisation islamiste ne doit pas être minimisée.
    Quand on est en guerre ( et on est en guerre!), comme le dit aussi Pierre Conesa, les conséquences ne peuvent nous surprendre, même si elles nous désolent.
  Une guerre, oui, il ne faut pas avoir peur des mots. Mais une guerre d'un type particulier, qui n'a rien de religieux, qui va être longue à mener, car on a laissé trop longtemps, par intérêt ou inertie, pourrir la situation.
   Comment sortir de l'imbroglio, du bourbier apparemment inextricable, de notre relative impuissance, du lourd héritage pas si lointain de la politique impériale des néoconservateurs américains au MO et du chaos qu'ils ont contribué à créer (*), du double jeu des pays occidentaux et de celui de certaines puissances locales, notamment de la Turquie?
     “Au cours des cinq dernières années au moins, l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, la Jordanie et la Turquie ont tous apporté un soutien financier et militaire considérable à des réseaux militants islamistes liés à al-Qaïda qui ont engendré l’« État islamique » que nous connaissons aujourd’hui. Ce soutien a été apporté dans le cadre d’une campagne anti-Assad de plus en plus intense dirigée par les États-Unis.” [Nafeez Ahmed, journaliste britannique à The Guardian et à la BBC]
      Le problème est qu'on ne fait pas la guerre aux terroristes comme on la fait dans une guerre normale et il y a tout lieu de croire que l'on n'est qu'au début d'un processus qui peut être long.
  Même si, comme on le dit, les jihadistes de Daesh perdent du terrain en Irak et en Syrie, l'état   islamique occupe un vide qui ne cesse de grandir, avec des moyens financiers considérables, sur la base de nombreux trafics, pétroliers notamment.
     Les loups sont entrés dans Paris...comme le chante Reggiani
            Les larmes de crocodiles des soutiens de Daesh ne leurrent que les ignorants. Les Etats occidentaux ne peuvent combattre le jihadisme en soutenant ses parrains, les  pétromonarchies.
      Un chef du renseignement US, le général Flynn,  déplore la façon dont est gérée l'affaire. (**)
          La  CIA mène son propre jeu secrètement. La mondialisation a accentué les périls.
La brume opaque qui entoure cette guerre ne favorise pas le débat démocratique.
 La première victime d'une guerre, on l'a souvent répété,c'est la vérité.
      L'Europe en souffrira, c'est sûr, mais il n'est rien de pire que le déni.
           Le problème est que ce sont des guerres qui ne disent pas leur nom et qui demeurent entourées d’une brume opaque. Où sont les communications quotidiennes des généraux sur le nombre de sorties de l’aviation, le bilan des frappes ? Où est le rappel régulier du nombre de soldats morts ? (Il est sur Wikipédia pour ceux que cela intéresse, mais il est impossible  à trouver de manière rècapitulative sur le site du ministère de la défense.) Où sont les réflexions stratégiques des think tanks militaires sur les sorties de conflit ? Et, peut-être plus important, où sont les débats parlementaires autres que purement formels, l’information régulière des élus, les commissions d’enquête
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(*) __Nous avons créé et financé Al-Qaïda,  a déclaré Hilary Clinton
                              Il faut le répéter:  "...l’État islamique (ou Daesh, comme on voudra) s’est développé à toute allure sur cette guerre-ci, tout comme les champignons après la pluie. Parce que ce genre d’armée (Valls vient de dire que c’en était une) ne pullule que dans le chaos. Et du chaos, l’OTAN et ses premiers va-t-en guerre, Sarkozy et Hollande, en ont semé à tour de bras : l’Irak, la Libye, la Syrie (autrement dit, ce qui n’est pas un hasard, les gouvernements, les États laïques les plus solides du Moyen-Orient, puisque, contradictoirement, des monarchies archiréactionnaires et théocratiques comme l’Arabie saoudite, n’auront jamais rien à craindre, elles, de l’OTAN dont elles sont les meilleurs alliées).     Les parents aussi bien putatifs que biologique de l’État islamique, ce sont les gouvernements occidentaux qui, nul ne l’ignore, non seulement ne l’ont pas combattu quand il aurait été encore temps, mais l’ont accouché, puis l’ont soutenu, financé, approvisionné en armes (et même de celles dont ne disposent que des gouvernements constitués) tant que celui-ci leur convenait pour renverser Bachir el-Assad (ainsi que les autres groupements terroristes qualifiés ni plus ni moins que d’opposition modérée). Et comme tous les Frankenstein de l’histoire, le monstre inventé de toutes pièces a brisé ses liens, est sorti des laboratoires et, pour se venger (d’on ne sait quoi), fait la guerre à tout le monde, tue à gauche et à droite, pourfend les « infidèles », autrement dit tous ceux qui ne sont pas lui-même. Tandis que ses inventeurs, absolument dépassés par les événements, ne savent plus quoi faire pour le ramener à la raison…"
   ----  Zbigniew Brzeziński à Poutine : « Arrêtez de frapper NOTRE Al-Qaïda, ou bien c’est la troisième guerre mondiale »
  ... Toutes ces guerres au proche et moyen orient sont initiées par une politique du "Chaos contrôle", Chaos contrôlé par les les États-Unis et Israël (projet de balkanisation du proche et moyen orient: démantèlement des états par des guerres, des attentats, la division des états en ethnies religieuses les affaiblissent ainsi). Toutes ces guerres au proche et moyen orient sont également soutenues par des pays vassaux des Etats Unis ....La France avait agressé en 2011 un pays souverain, la Libye en le bombardant (quand N. Sarkozy été président). C’est sans être mandaté par personne que BHL s’est attribué un rôle diplomatique officiel !
  ...Certains gouvernements ne semblent pas avoir intégré cette vérité et persistent à commettre les mêmes fautes sur la base des mêmes calculs erronés s’attendant, à chaque fois, à des résultats différents.;Il est prouvé que l’ingérence étrangère dans les affaires intérieures des États ne mène qu’à leur destruction, engendrant opportunément les crises humanitaires et le chaos, les transformant en usines de fabrication d’extrémistes et de terroristes..."
(**)___  "...Ce que révèle Flynn est sans doute ce qu’on pouvait imaginer de pire, et dont d’ailleurs divers commentateurs ont avancé l’hypothèse. Une gestion au jour le jour, une absence complète de considération pour les intérêts qu’on est censé protéger sur le terme, un sacrifice complet de toute mesure et de toute rationalité au profit d’un désordre sans cesse grandissant et qui ne cesse d’imposer sa loi. Le résultat, pour l’instant, bien plus qu’hier et bien moins que demain naturellement, se nomme Daesh/État Islamique ; c’est-à-dire bien plus qu’une avancée quelconque dans une bataille donnée, bien plus qu’une victoire décisive de tel ou tel parti, bien plus qu’une ambitions secrète qui se découvre, bien plus qu’une étape d’un plan secret conçu de main de maître, bien plus et de façon complètement différente que toutes ces situations normales de conflits, – le résultat se récite selon un couplet classique, – du désordre, encore du désordre, toujours du désordre...Dit en termes rationnels et assez modestes de la part de l’homme du renseignement, du Général-baroudeur confronté à des conditions extraordinaires et à des directions-Système qui ont abandonné depuis longtemps toute prétention au contrôle des choses, et au désordre qui domine tout, – cela donne ceci... Il s’agit des réponses que Flynn donnait à une interview qui était encore bien “sage” par rapport à celle d’Aljazeera, faite la veille de son départ à la retraite. Il s’agit plus précisément des extraits des réponses aux premières questions de James Kittfield, de Breaking Defense, le 7 août 2014..."
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- Début de la fin pour le califat?
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dimanche 15 novembre 2015

Un époque formidable...

Survie...
Comment survivre?
Après tant de déconvenues.

     DSK fait un tabac...

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L'imagination au pouvoir

   Les nouveaux faucheurs.

         Une cueillette pas comme une autre. Paradisiaque!
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Etonnant!

Nos banquiers nous coûtent cher.

Comme nos riches d'ailleurs...

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Outrage?

Les produits différenciés font bondir l'extrême droite.

       Vous avez dit colonies?

C'est plus qu'une question de vocabulaire ou d'étiquette...

IL suffit de regarder une carte et de faire un peu d'histoire.
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 Braves voisins!
Les voisins veillent.
    
Oui, mais...

Surveiller et moraliser?... 

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samedi 14 novembre 2015

Paris, 13/11: Entre colère et affliction

                                                            Les loups sont entrès dans Paris...
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Au fil du net

Sur les murs d'Athènes...
*  Le fisc américain poursuit des milliers de Français

Le privilège exorbitant de l'Allemagne -

*  Dernières nouvelles d'Athènes

*  Les racines du racisme aux Etats-Unis 

Il assume: quoi au juste?...

*  Un pas de plus:  privatisation des barrages 

Sarkozy, grand admirateur de Tsipras? 

Etiquettes de la discorde

*  Mais que fait la Cour des Comptes?

Ce que nous coûtent nos banquiers
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- On en parle
-  Entre colère et affliction 
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vendredi 13 novembre 2015

Des millions d'amis

Facebook: I like!
                         Que des amis!
                                                   Merci Facebook!
      Hier, j'étais esseulé. Aujourd'hui, j'ai des milliers d'amis.
Grâce à Facebook.
Demain peut-être des milliards...Le bonheur en plus...
             Déjà il y avait les gentils gazouillis de Twitter.
     Là, c'est la marche vers une grande fraternité mondiale, comme même Kant ne l'aurait pas rêvé.
 Facebook construit une paix universelle virtuelle?
      Et moi qui croyais naïvement que c'était déjà rare et précieux d'avoir un seul ami, un vrai....
N'allez pas croire que la firme  le service ait des arrières pensées commerciales.
  Ou que (horresco referens!) elle se livrerait à un quelconque flicage.
Non, non, non!
  Sa mission n'est pas désintéressée.
         Un copain malin, serein et sain.
  Contrairement à ce que prétendent certaines mauvaises langues...
Il faudrait être juste concernant notre robot  bien algorithmé grand rassembleur de l'humanité.
   Il mériterait le Prix Nobel de la paix...
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jeudi 12 novembre 2015

UK: un pied dedans, un pied dehors..

 Vers une Europe encore plus light
                                                  (Re) tirez (-vous) les premiers, Messieurs les Anglais...
                   Double jeu  ou chantage masqué?
         Vers un repli encore plus marqué ou un nouveau mariage de raison?
   Fort de son succès électoral, Cameron surfe sur une opinion toujours divisée. Si les milieux d'affaires tiennent à rester par intérêt amarrés fortement au continent, on le comprend, l'opinion est flottante. Une ligne de partage traverse le parti conservateur lui-même.
     La situation est d'autant plus incertaine que le royaume traverse des divisions internes.
 Le pragmatisme libéral qui a inspiré la politique anglaise depuis Thatcher prend une autre tournure, avec la perspective d'une sortie possible, d'une rupture des quelques liens restant. Les remous internes aux coeur de la zone euro, la dernière affaire grecque semblent jouer le rôle d'accélérateurs.
   Les européistes souhaitent vouloir crever l'abcès, mais considèrent que Londres a plus à perdre qu'à gagner à larguer les amarres du seul point de leurs intérêts. Mais si le coup d'accélérateur de Cameron débouche sur un divorce, la logique britannique ne changera pas fondamentalement son attitude consistant à venir à Bruxelles comme elle viendrait au FMI ou à une toute autre organisation internationale, sans perspectives politiques.  Un business comme un autre...
     ...Le Royaume-Uni continue de s’interroger sur son appartenance à l’Europe. A la stupeur des Américains : « J’apprécie un Royaume-Uni fort dans une Union européenne forte » dit Barack Obama. Mais comme le déclarait David Cameron en annonçant son référendum : « Pour nous, l’Union européenne n’est pas une fin en soi »
  «Je n’ai aucun attachement émotionnel» aux institutions de l’Union européenne", dit-il.
         Il pose ses conditions: une plus grande flexibilité est attendue de la part du continent.
              Un Europe peut-être, oui, à la mode britannique, version Thatcher-Cameron, qui ouvre la voie à une dérégulation maximale, beaucoup plus grande que celle que propose Bruxelles, dans sa logique libérale..
  Depuis le fameux I want my Money back de Maggie, on retrouve aujourd'hui les mêmes exigences
à Down Street.
  On peut comprendre la nouvelle ligne londonienne, à la lumière de la crise européenne, des impasses d'une monnaie inadaptée, sauf pour l' Allemagne, des doutes profonds qu'inspirent ses impasses actuelles.
  Si l' Europe devait se reconstruire sur de nouvelles bases, de manière plus ressérrée et plus politiquement intégrée, la perte d'Albion ne serait pas un drame.
   Peut-être assiste-t-on à un début d'une redéfinition de nouvelles alliances futures, dans un espace resté seulement un vaste marché libéral, qui arrange bien les intérêts anglo-saxons?...
   Wait and see...
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mercredi 11 novembre 2015

11 Novembre 1915

11Novembre 1915
                                Un enlisement, pour longtemps...
                                               Journée ordinaire d'une guerre dont on croyait encore l'issue rapide (propagande de guerre aidant), mais qui s'éternisait, quasi stabilisée et enterrée.
      Un lot de nouvelles froides et laconiques, tombent chaque jour, sans mise en contexte, dénotant bien un conflit mondial:
                   En Belgique, notre artillerie a exécuté sur les organisations allemandes de la région des Dunes et du secteur de Boesinghe, un bombardement systématique.
En Artois, nos tirs de barrage ont arrêté une attaque ennemie dans le bois de Givenchy.
En Champagne, après un violent bombardement, l'ennemi a tenté deux assauts contre nos positions de la butte de Tahure. Le premier, immédiatement arrêté, n'a pu aborder nos tranchées. Le second, après y avoir pénétré sur un point, a été rejeté par une contre-attaque.
Combats de bombes et de grenades en Argonne orientale (Vauquois, Malancourt).
Entre Meuse et Moselle, nos batteries ont riposté à la canonnade ennemie et dispersé une colonne d'infanterie en marche.
Les Russes progressent sensiblement en Courlande, aux alentours de Mitau.
Les Italiens ont poursuivi leur cheminement dans le haut Cordevole.
Les Serbes ont accentué leurs succès dans le massif de Babouna. La situation apparaît satisfaisante sur le front franco-anglais de Stroumitza.
Les sous-marins allemands ont fait de nouvelles victimes en Méditerranée et dans la mer du Nord. 

    La fin était encore loin, contrairement à l'optimisme de façade des états-majors, mais le moral des poilus fléchissaient peu à peu.
       La machine était lancée, personne ne pouvait arrêter la fuite en avant somnanbulique et tragique, la course au désastre, qui avait commencé dans les chancelleries, qui semblait déjà.ne plus avoir de fin.
    Les moissons,  abandonnées par ces paysans depuis plus d'un an, avaient déjà abouti à l'atrocité: tant d'hommes fauchés par la mitraille! La terre de Flandres, d'Argonne, d'Alsace et d'Artois rougissait tous les jours un peu plus.
                                                       1915: Un bilan déjà effrayant.
    C'est à cette époque qu'un de mes oncles tomba en Alsace, dans des circonstances méconnues. Un rapport note sèchement: décédé pendant son transport en ambulance. Il repose au mémorial de Moosch.
      Le temps était comme suspendu. La fin des épreuves, puis le Traité de Versailles n'étaient pas encore imaginables... 
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- Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier, 1914-1918 
Pourquoi la France est-elle le pays qui a le plus fusillé  pour l’exemple  pendant la Grande guerre ?
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