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mardi 20 décembre 2022

Où est passée l'excellence?

      L'école, encore une priorité nationale?                                                                                                                                                             Une question qu'on peut se poser. Même si on n'est pas académicien. Même si on pourrait se poser la question plus modeste: où est passé le niveau, le simple niveau attendu, acceptable, notamment dans sa propre langue, sa maîtrise normale, ainsi que celle de la culture générale ? On ne peut demander à tous les élèves d'être "excellents", cela va de soi, même si cette notion est toujours  relative, dépendante pour une part des critères d'appréciation et du niveau d'exigences, implicitement ou explicitement demandé, dans un domaine donné, à un moment donné. Avec le développement de la scolarisation prolongée et généralisée, les exigences demandées ("80% au bac"), on aurait pu s'attendre à une montée du niveau, en ce qui concerne les matières de base, notamment. Or, c'est la déconvenue. C'est peu de dire que le niveau monte, comme on se plaisait à le dire il y a encore une décennie. Certains jettent l'éponge. Il y a peu d'enseignants qui ne se plaignent de la chute des performances, parfois spectaculaires, notamment dans la matière de base, qui conditionne tant d'autres: la langue maternelle. Même  en université. Même au niveau des nouveaux professeurs recrutés à la hâte, pour pallier un manque d'attractivité du métier. On n'en est plus à s'interroger sur l'utilité du point-virgule ou sur la pertinence de l'accent circonflexe. S'il n'y avait que l'orthographe!... Le bateau coule...Il n'y a pas qu'une question de pédagogie. Il n'y a pas de mystère, même si les causes sont pas toutes l'effet d'un système en crise, pourtant toujours en réforme...Ce n'est pas l'intelligence artificielle qui le sauvera, pas plus que les neuro-sciences.. La réduction du temps scolaire n'est pas une cause à écarter.  Le français, qui vient de loin, tel qu'il s'est constitué, n'est pas tombé du ciel et il continue à se modifier lentement.

                        Le niveau monte...dans la contre-performance.
     Ce n'est pas seulement l'école qui va mal, c'est la culture qu'elle est censée diffuser qui pose problème.  Aux dire de ceux qui sont en première ligne, comme de ceux qui constatent en aval les effets d'un système qui ne remplit plus sa mission.
    Un immense défi et une immense faillite, dont les causes sont multiples et ont déjà été analysées. En vain. Le savoir est en péril, les exigences se réduisent. les effets sont parfois stupéfiants.
                  L'école va mal. Tout le monde le déplore. Peu proposent des solutions. Les réformes se suivent et se ressemblent...La dernière en cours renforce ces tendances sous son aspect de "modernité" et  laisse peu d'espoirs à un possible renouveau.
   La culture générale se réduit de plus en plus et les apprentissages deviennent de plus en plus empiriques et minimalistes.

 Le ministre ne consent à revoir la copie que sur des détails techniques.
   La lecture n'est plus une priorité; on se contente de bases communicationnelles
 Ce n'est pas le recours aux problématiques neurosciences qui fera des miracles.
Certains constats d'acteurs du terrain devraient alarmer (*)
  ___L'école est devenue un grand corps malade.
              Comment la reconstruire?
   (*)     Point de vue:      ____           C'est le cri d'un révolté. Professeur de philosophie en lycée et membre du Conseil supérieur de l'éducation (CSE), René Chiche publie un ouvrage où son attachement à l'institution scolaire se mêle à une rage sourde face à son état de ruine. Dans "La désinstruction nationale" (éditions Ovadia), cet homme engagé déplore que le niveau de ses élèves soit désormais proche du néant. La faute à l'empilement des réformes, aux pressions de la hiérarchie, à la dégradation des programmes ou encore à la fragilisation des Humanités, entre autres. Entretien;

             Ce qui a déclenché mon envie d'écrire, c'est tout d'abord le niveau inacceptable atteint par mes élèves. En classe, j'ai face à moi des élèves qui sont le produit de l'école : ils ont passé 15 ans en salle de classe et se retrouvent pourtant dans un état dramatique de quasi-illettrisme. Et cela, je ne peux plus le supporter. L'autre raison profonde, c'est que beaucoup de choses ont été écrites sur l'école, mais de manière souvent trop dogmatique. Avec un seul but : descendre des ennemis politiques ou décrédibiliser des positions opposées. Ce que j'ai voulu faire, au contraire, c'est écrire un livre pour le grand public, pour la société toute entière, en proposant une place de choix au sujet lui-même : l'école. Parce que nous sommes tous responsables de son état actuel. Surtout, derrière ce sujet, il y a la question de la République. Parce que c'est à l'école que tout commence, c'est la mère de toutes les batailles. Qu'elle n'instruise plus ne peut amener que de graves déconvenues pour toute notre société.
  Les copies de philosophie que vous corrigez sont en majorité, dites-vous, d’une "extrême-pauvreté". À tel point que vous parlez du français comme d’une "langue étrangère" pour certains. À qui la faute ?
    Il y a des causes qui sont très connues, comme par exemple la diminution du nombre d'heures de français et de philosophie, les modifications successives dans les programmes... Mais il y a quelque chose de plus fondamental derrière cette situation : le triomphe des Sciences humaines sur les Humanités. L'usage de langue, c'est l'instrument de la connaissance et de la pensée. Or, cet instrument ne peut s'acquérir comme tel que par la lecture de classiques, de grands auteurs. Pendant les années 70, l'université a commencé un processus de destruction de cet héritage pour promouvoir l'étude d'auteurs comme le psychanalyste Jacques Lacan, par exemple. Résultat : les professeurs, une fois en classe, ont ensuite développé une capacité à déployer un discours complètement artificiel sur des auteurs classiques qu'ils n'ont jamais lu. N'ayant que peu intégré cette culture classique, ils n'ont d'autre choix, devant les élèves, que de proposer autre chose. Ce sont les conséquences de ce mouvement que mon témoignage veut illustrer

  Vous dites craindre des conséquences sur ce que vous appelez "la conscience des électeurs". Pourquoi ? Avez-vous pu constater, en classe, des signes avant-coureurs ?
  Bien sûr. Il se trouve que j'enseigne dans un lycée moyen, je sais donc qu'il y a pire. Et généralement, quand on parle de l'école, on parle du pire. Mais le pire n'est pas forcément représentatif. Ce qui est plus intéressant, c'est de regarder la moyenne en face. Je crois que mes classes sont représentatives de cette "moyenne". Je dois l'avouer, mes élèves sont très gentils... Mais ils ne savent, en général, rien. C'est-à-dire qu'ils ont été portés, pendant toute leur scolarité, dans un système qui ne leur a pratiquement rien donné, rien transmis. Ils sont donc une matière première idéale pour tout type de manipulations. Je ne dis pas que tout cela a été fait pour en arriver là, mais c'est un effet que je constate. Il suffit de lancer n'importe quel sujet pour observer qu'ils n'ont aucune distance critique.
    Vous rapportez d'ailleurs un événement au lendemain de l'attaque de Charlie Hebdo où une élève refuse d'effectuer une minute de silence en citant un texte religieux qu'elle a trouvé sur un obscur site Internet…
   C'est presque un autre sujet qui est celui de la lecture. Où est-ce qu'on apprend la langue ? On l'apprend auprès de ceux qui ont porté un haut niveau de l'expression : les auteurs. Mais aussi par le dialogue, l'échange... Quand on zappe toutes ces cases, on n'a plus aucun repère. N'importe quel discours devient la référence absolue. Le fanatisme, sous sa forme religieuse ou sous sa forme politique, naît ainsi. Le cas de cet élève symbolise parfaitement cela. Il y a quelque chose de très grave : Internet, par Wikipédia notamment, a donné l'illusion que le savoir pouvait se dispenser de la lecture. Comme si savoir une chose pouvait se résumer au fait d'en avoir vaguement entendu parler. L'école, finalement, au lieu de faire ce qu'elle a toujours fait, c'est-à-dire former l'esprit, se cantonne désormais à donner des informations partielles en disant qu'il s'agit là de "savoirs". Mais ce n'est pas du savoir, ça ne forme pas l'intelligence ! Ce qui forme l'intelligence, ce sont des exercices comme la dissertation par exemple. Or, aujourd'hui, on constate que de plus en plus d'élèves arrivent en Terminale sans en avoir fait une seule de toute leur scolarité. Il n'est donc pas étonnant qu'ensuite, quand on leur demande d'exprimer, ils ne savent pas le faire. Et ça donne les copies que je lis... L'école ne forme plus à penser, alors les élèves se contentent de croire.
     Dans ce cas, l'école est-elle encore, comme vous l'appelez, "l'institution laïque par excellence" ?
   Ce qui est certain, c'est qu'elle ne remplit plus son rôle. Plus inquiétant encore, on a l'impression que l'école ne sait plus très bien quel est son rôle, sa fonction... Tout ceux qui ont la responsabilité de l'école, les ministres et les hauts fonctionnaires de l'institution, n'osent plus prononcer le mot "instruction". Pourquoi je parle de la "désinstruction" ? Parce qu'aujourd'hui, c'est un mot tabou. Si vous prêtez l'oreille au discours de ceux qui représentent l'institution, ils n'ont qu'un seul mot à la bouche : la "réussite". Bien sûr, tout le monde veut la réussite. Mais la réussite de nos élèves ne doit pas se faire à n'importe quel prix. Le problème c'est que, quand on fait de la réussite un but, tous les moyens sont bons pour y arriver. Et les moyens les plus courts sont les meilleurs, notamment en bradant les diplômes.
    Vous visez notamment les fameux "pédagogistes" et leurs "petits soldats de la désinstruction chargés d’exterminer les Hussards noirs d’antan". Vous dites que la "désinstruction constitue" pour eux "une rente de situation". Qu’entendez-vous par là ?
    Il y a des gens, qu'on appelle les "pédagogistes", même si cette expression me gêne parce que la vraie pédagogie se moque de la pédagogie, qui sont en quelques sortes des bonimenteurs. Car au lieu de faire, ils parlent sur ce qu'il faut faire. Ils font des thèses avant de faire carrière. Le plus connu c'est bien sûr Philippe Meirieu. Ou encore, aujourd'hui, Laurence de Cock, très active sur les réseaux sociaux. Son cas est révélateur. Elle a passé son Capes d'Histoire et Géographie, s'est intéressée aux Sciences de l'éducation, a passé une thèse, est devenue chargée de cours à l'université, grâce à cette position elle publie des livres et a fini par être un des principaux soutiens aux différentes réformes de Najat Vallaud-Belkacem, sous le mandat de François Hollande. Ces gens-là ne sont nuisibles que lorsque la gauche est au pouvoir parce qu'elle leur donne un poids exagérée dans l'institution. Mais moi, ce qui m'intéresse, c'est le terrain. Or, eux, ne s'y intéressent pas, ils ignorent la situation que je relate et que tous les enseignants constatent, tout comme les causes de cette situation. Le résultat est prévisible : les professeurs se résignent, se découragent.
  Quelle est la clé du problème, selon vous ?
   Le salut peut venir de plusieurs choses à la fois, il n'y a pas une seule solution miracle. Il y a une frange de l'opinion qui est ce que j'appellerais les "parents réels", qui tranche avec les "parents professionnels" qui eux font de la politique et sont dans le refus systématique. Dans cette première catégorie, il y a ceux qui veulent que leurs enfants réussissent, bien évidemment et qui ont encore du respect pour une profession qui elle-même ne se respecte plus. Il faut se reposer sur cette base pour faire que les professeurs redeviennent des hussards qui n'attendent pas uniquement que le ministre les respecte, les considère. Le respect, on ne le réclame pas. On se respecte soi-même pour redevenir respectable. Il faut reconstruire un corps professoral qui n'a été que trop abîmé. Aujourd'hui, les professeurs rasent les murs, sont sans cesse en train de s'excuser, craignent la pression de la hiérarchie... Ils n'osent pas affirmer ce qu'ils sont ni leur autorité. Les injonctions de la hiérarchie sont malheureusement un frein. Parce que si vous n'avez pas les épaules, aujourd'hui, vous finissez par faire comme tout le monde : donner des notes auxquelles vous ne croyez pas, dire aux élèves qu'ils ont réussi alors qu'ils vont se casser la figure dans le Supérieur...

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lundi 19 décembre 2022

Il s'en est fallu de peu...

 Dura lex...

                     Tirs au but: une loterie?

                           Une opération de géopolitique  

                                       Mise en scène

                                                  Pourquoi pas de Noirs dans l'équipe argentine?   _____

Pas d'souci...





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L'Ukraine encore

Points de vue   (à débattre, nuancer et prolonger)

                       La première victime d'une guerre c'est toujours la vérité...

           Il est souvent nécessaire de prendre ses distances vis à vis du discours dominant et des medias qui s'en font souvent l'écho. Quel que soit l'engagement qui mène Kiev à défendre une cause qui se justifie et les efforts héroïques déployés pour défendre sa spécificité. Il y a bien un agresseur et un agressé, mais trop souvent on escamote le passé, l'histoire,  qui nous renvoient à une vision simplifiée et anhistorique des choses et passe sous silence des aspects du problème moins politiquement corrects.   


                                                                                                                 ___On a déjà évoqué le rôle de l'Allemagne, surtout d'abord en la personne de Schröder, dont les intérêts à court terme ont précipité les problèmes énergétiques de l'Europe. Il y a aussi le rôle spécifique  d' A Merkel, dont on vient de connaître des propos plus que "maladroits", révélateurs d'intentions cachées à l'égard de Moscou, au sujet de l'affaire de la place Maidan, largement instrumentalisée, et des accords de Minsk, qui lui semblait une manoeuvre pour "gagner du temps.":   ..... "Dans un entretien avec le journal Die Zeit, le 7 décembre 2022, l’ex-chancelière Angela Merkel a regretté l’offre faite en 2008 à la Géorgie et à l’Ukraine d’entrer dans l’OTAN. Elle a surtout confessé que l’accord entre Kiev et Moscou, signé à Minsk en 2015, avait seulement pour but de gagner du temps et de permettre à l'Ukraine de renforcer son armée en vue d'un affrontement jugé inévitable !   C'est la confirmation que Kiev ne s'est jamais résigné à l'autonomie du Donbass et l'émancipation de la Crimée, malgré le souhait exprimé par leurs habitants. Quant au gouvernement américain, il persiste sur la ligne Brzezinski : détacher à tout prix l'Ukraine de la Russie et couper celle-ci de l'Europe.    La déclaration de Mme Merkel valide hélas notre analyse des origines de la guerre en Ukraine et surtout notre prémonition quand, dès 2015, nous avons entrevu la guerre et l'assujettissement de l’Europe à Washington (la preuve ici)... Pour l'heure, toutefois, la plupart des observateurs français réfutent cette analyse à l'image de l'historien François Godement.    Un an après son départ de la chancellerie, Angela Merkel révèle les dessous de la diplomatie euro-atlantique (note). Elle éclaire les zones d’ombre du processus qui, en vingt ans, a conduit à l'ensauvagement de la Russie et à la ruine de l'Ukraine.     Le 25 septembre 2001, Vladimir Poutine, tout nouveau président de la Russie, était ovationné par les députés du Bundestag après un discours en allemand dans lequel il en appelait à une coopération mutuellement profitable entre l’Union européenne et la Russie. Dans le même temps, les États-Unis, inquiets pour leurs approvisionnements en hydrocarbures, devaient renoncer à mettre la main sur les gisements russes....Angela Merkel ne s’y trompe pas : « Je pensais que c’était une erreur de vouloir faire adhérer à l’OTAN l'Ukraine et la Géorgie. Ces pays n'étaient pas en état de le faire et les conséquences d'une telle décision n'avaient pas été réfléchies, tant en ce qui concerne l’OTAN que l’attitude de la Russie vis-à-vis de la Géorgie et de l'Ukraine, » déclare-t-elle à Die Zeit, le 7 décembre 2022, dans un long entretien curieusement intitulé : « Hatten Sie gedacht, ich komme mit Pferdeschwanz ? » (« Pensiez-vous que je viendrai avec une queue de cheval ? »).                                                    Tout se gâte brusquement en 2014. La population de Kiev est remuée par les Américains soucieux de détacher l’Ukraine de la Russie. C’est l’objectif revendiqué par le conseiller de la Maison Blanche Zbigniew Brzezinski. Victoria Nuland, Secrétaire d’État adjointe dans le gouvernement de Barack Obama, évalue le 13 décembre 2013 à 5 milliards de dollars les sommes dépensées par les États-Unis depuis 1991 pour cet objectif. Il s’ensuit la révolution « EuroMaïdan » : de violentes manifestations chassent le président ukrainien et installent un nouveau parlement pro-européen et qui plus est pressé d’entrer dans l’OTAN.....                               A. Merkel poursuit: " « L'accord de Minsk était une tentative de donner du temps à l'Ukraine. Elle a également utilisé ce temps pour devenir plus forte, comme vous pouvez le voir aujourd'hui. L'Ukraine de 2014/15 n'est pas l'Ukraine d'aujourd'hui. Comme vous l'avez vu lors de la bataille de Debaltseve [ville ferroviaire du Donbass] début 2015, Poutine aurait facilement pu les envahir à l'époque. Et je doute fort que les pays de l'OTAN auraient pu faire autant qu'ils font maintenant pour aider l'Ukraine. Il était clair pour nous tous que le conflit était gelé, que le problème n'avait pas été résolu, mais cela a procuré à l'Ukraine un temps précieux. »                                                                                                                                                                       Le mal est fait et on ne voit pas comment on sortira d'une situation de plus en plus inextricable. Les négociations interviendront bien forcément un jour, mais à quel prix? 
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dimanche 18 décembre 2022

En trois mots

__ Très inquiétant....

__ Chapeau l'artiste!...

__ Pets et rots

__ 49/3 *10 = ?

__ Mc Kinsey encore

__ Petits paradis

__ Economie de l'obésité

__ Nurses in the Street                        

__Complètement TikTok

__ Foot surveillé

__ Après Maggie

__  Croissance illimitée?

__  Ils ont dit "dysfonctionnements"?...

                   ____________* Revue de presse ______

samedi 17 décembre 2022

Quelle inflation?

Un phénomène cyclique       (notes de lectures) 

                    Durable ou passager, événementiel,  circonstanciel ou structurel, subi ou entretenu, interne ou général, parfois explosif, le phénomène est complexe à analyser. Celui que nous vivons en Europe, dont on nous dit qu'il est la conséquence de la montée des des coûts des matières premières et du renchérissement du prix de l'énergie, ne semble pas affoler outre mesure les économistes ni les responsables politiques...pour l'instant. Des ajustement salariaux se mettent en place, plus ou moins adaptés, plus ou moins équitables pour tenter de maintenir, vaille que vaille, un certain pouvoir d'achat, du moins pour les premières victimes du phénomène. Phénomène monétaire se répète dans l'histoire: on l'a vu pendant la période giscardienne où il fallut passer à l'indexation des salaires sur les prix (qui n'est pas aujourd'hui à redouter), on n'a pas oublié la terrible et folle inflation galopante dans l'Allemagne des années 20, qui ne fut pas pour rien dans l'affaiblissement de la République de Weimar, où ce qui se passe aujourd'hui dans certains pays... Un peu d'inflation maîtrisée est souvent souhaitée pour stimuler l'économie dans les période de stagnation, trop d'inflation subie peut mener au désastre et au chaos. La monnaie n'est pas seulement un moyen d'échange indispensable et neutre, il a aussi un pouvoir, parfois redoutable, selon le rôle qu'on lui fait jouer. Le dollar fait aussi la loi, tout en facilitant les échanges internationaux, mais selon des règles fixées à Wall Street, des taux de change décidés par la Fed, selon les intérêts de la première puissance mondiale, qui jouit du pouvoir de faire marcher à son gré la planche à billets. Le nature de la monnaie est ambigüe, toujours entre violence et confiance...   

                       Les périodes inflationnistes se suivent et ne se ressemblent pas. Le phénomène inflationniste peut être conjoncturel 'comme sans doute celui que nous traversons, ou structurel, effet d'un système qui dysfonctionne pour des causes intérieures ou extérieures. Elle est souvent l'expression d'un rapport déséquilibrés entre force productives, capital et producteurs de la valeur réelle. Le contexte joue une valeur fondamentale.          ____ "...Nous sortons d'une décennie dans laquelle les principales banques centrales ont eu recours au quantitative easing pour éviter l’effondrement financier. Par exemple, la BCE a largement maintenu les marchés financiers sous perfusion, en accumulant des actifs risqués dans son bilan, pour éviter l’effondrement généralisé des prix. Certes, ces achats d’actifs furent financés par émission de monnaie de réserve. Mais contrairement à une croyance trop répandue, le stock de monnaie circulant dans l’économie réelle de la zone euro n’a pas augmenté significativement durant cette période...."   Un phénomène complexe à analyser, qui ne tombe pas comme un phénomène naturel, dont les causes se situent dans un système économique et son fonctionnement, fonctionnement qui peut-être politiquement modifié, comme le soulignait Keynes, fustigeant les lois aveugles du marché.________

vendredi 16 décembre 2022

En attendant dimanche...

     Suspense...

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Vieillir...

              C'est quoi, être vieux? me demandait un jour mon petit fils, en toute naïveté....

    Bonne question, sans arrière-pensée, à l'égard de quelqu'un qui ne se sent pas tel ou qui ne veut pas assumer un tel qualificatif. Moi, vieux, non jamais...ou plus tard! Plutôt crever! On a le temps de voir venir...et je hais ce terme, cédant peut-être à la mode contraignante de la bien-pensance qui parle d'"aînés", de "seniors"...Pour refouler une vieille crainte, celle du déclin, dont on on ne veut reconnaître où il mène? On euphémise ce qui est pourtant peu amène, si on en croit Jacques Brel. Suffit de visiter un ehpad. Même si la lutte finale peut être vécue de bien des manières. La sérénité épicurienne peut être donnée aux plus chanceux, pas forcément aux plus volontaires, car des fois tout vous abandonne, jusqu'aux facultés de l'esprit, peu à peu ou soudainement. Quand tout se déglingue et que l'on rafistole avec de plus en plus de peine. Jusqu'à se laisser aller...  Mais seule vaut la vie!                                                                                                                                              O vieillesse ennemie?... comme disait Don Diègue.Mais de quelle infamie est-il question? et de quelle vieillesse parle-t-on?

__Vieux Crétois serein photographié par mes soins__

  ____Une notion bien multiforme, relative, mal cernée et culturellement marquée. (*)
         A une époque, on était considéré comme "vieux" dès la soixantaine et même plus tôt.. Aujourd'hui, ce terme est mal reçu. On a inventé des équivalents plus soft et plus graduels.
    On vieillit peu à peu, sans s'en rendre compte, jusqu'au jour où des signes ne trompent pas, où l'évidence s'impose, physiquement et/ou psychiquement.  Rares sont ceux ou celles qui, comme Gisèle Casadessus, gardent, au-delà de cent ans, des facultés presque intactes.
   Aujourd'hui, après une longue période de dépréciation dans notre culture, la mode est aux vieux, mais pas trop. Le troisième âge, notion récente, est l'objet d'attention , souvent commercialement intéressée. C'est d'abord l'âge des seniors sur papier glacé, des seniors privilégiés, qui se mettent à vivre à pleines dents, consommateurs jusqu'au bout de loisirs et d'évasions.
  L'or gris est un bon filon et les seniors valent de l'or.
    Un marché d'avenir...Un gisement à exploiter dans les nouvelles silver valley

             Il y a du pognon à se faire dans ce géronto-business, où l'on est sommé d'être consommateurs jusqu'au boutSauf si des mamies font de la résistance...
  Vieillir, nul n' y échappe, mais comment?
      Mourir, la belle affaire, mais vieillir...chantait Brel. 
     Il est vrai que le grand âge, appelé le "quatrième" est un problème lourd, même en EHPAD.
      La solitude  est le problème majeur.
       C'est la période de L'homme à la casse (selon Colette Plat)
  On dénonce aujourd'hui la « mort sociale » de nombreuses personnes âgées.
       Le continent gris ouvre bien des portes sur les multiples aspects historiques et culturels de la vieillesse. Entre idéalisme et dépréciation.
    Une histoire de la vieillesse en Occident montre comment chaque culture, chaque époque fabrique un type de vieillard conforme à ses valeurs.
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         (*) "Les anthropologues remarquent fréquemment l'importance des privilèges dont jouissent les personnes âgées dans les sociétés traditionnelles actuelles : pour l'Asie du sud-est, Georges Condominas notait : « le privilège de la vieillesse se trouve sur tous les plans. Le vieillard, entouré d'affection, a droit à des tas de faveurs. On trouve normal qu'il profite de ce qui lui reste de force pour obtenir des satisfactions de tous ordres … Si le vieillard est ainsi entouré de prévenances, ce n'est pas par devoir de protéger un être affaibli, mais parce que le bonheur irradie et profite à l'entourage de l'homme ainsi favorisé. Atteindre le grand âge est considéré comme un bonheur dont on se réjouit, surtout si le vieillard a une nombreuse descendance. C'est alors un homme comblé ! On ne peut pas, comme chez nous, le mettre à l'écart, l'éloigner dans une maison de retraite, il reste au milieu des siens, car il est la preuve manifeste de la réussite du groupe . De son côté, pour l'Afrique noire, Louis-Vincent Thomas observait le prestige considérable dont jouissaient les vieux dans les vingt-deux ethnies qu'il a pu étudier : « Expérience, disponibilité, éloquence, savoir, sagesse, voilà ce que justifie l'image idyllique que le Négro-africain se fait du vieillard. Et ceci malgré la réalité des vieux séniles, égoïstes, tyranniques ou acariâtres, comme partout dans le monde. C'est qu'une société de pure oralité a besoin de ses vieux, symbole de sa continuité en tant que mémoire du groupe et condition de sa reproduction. Alors, pour rendre plus supportable leur pouvoir et aussi pour se valoriser en les valorisant, le groupe n'hésite pas à les idéaliser. Puisqu'on ne peut rien faire sans les vieux, autant leur accorder toutes les qualités. Et confondre leur somnolence avec le recueillement de la méditation ....C'est ce rôle social, au départ si important, qui va sans cesse être remis en cause dans les sociétés historiques occidentales. Expérience et sagesse du vieillard se trouveraient contestées dans des types de sociétés plus complexes. "
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jeudi 15 décembre 2022

Une belle rencontre

        Ce n'est qu'un jeu

             Dommage qu'il soit devenu aussi un marché...     _______________________________

Lobbying

             Pourquoi se gêner?

                                           Il est un sport (trop) bien connu, dans les coulisses de certains organismes politiques, en particulier dans les ministères ou certaines institutions décisionnelles: celui d'être présent, parfois insistant, pour obtenir des avantages, des faveurs, avoir une influence dans le vote d'une loi ou dans la prise de décisions économiques importantes. Au niveau national ou européen. La pratique des lobbies, qu'elle soient économiques ou politiques, n'est pas d'aujourd'hui que ce soit à Paris, à Washington ou à Bruxelles, le ventre mou de l' UE. Les multinationales notamment y sont très actives en sous-main, comme certains Etats qui ont besoin de soutiens pas toujours avouables. Elles ont leur techniques d'approche, leurs modes de séduction, leurs ruses, leurs arguments, leurs pressions, leurs alliés, pour contribuer à faire (ou défaire) des lois.                                                                 Des groupes souvent plus forts que les Etats, s'efforçant même de conquérir les marchés en pratiquant un intense lobbying, à Bruxelles notamment, place stratégique.                                                                                                                                 C'est toujours d'actualité, malgré certaines mesures dissuasives. Ainsi, début 2013, Apple pesait en Bourse l'équivalent du budget de la France ou la somme des PIB roumain, hongrois, slovaque, croate et lituanien. Le seul chiffre d'affaires de la compagnie pétrolière anglo-néerlandaise Royal Dutch représente l'activité de tout le Royaume-Uni pendant deux mois et demi..." 

   Ces nouvelles féodalités, ces méga-entreprises se moquent des Etats et des peuples et elles profitent des infrastructures, des compétences locales et d'une clientèle locale sans contrepartie. Les bénéfices s'évanouissent dans des paradis fiscaux. On peut considérer que le plus souvent, elles détruisent de la richesse plus qu'elles n'en créent, déstabilisant les productions et les modes de vie locales.  Dans le domaine sensible, vital, de l'agrobusiness notamment, qui s'étend sur la planète «Les cinq cents plus grosses multinationales privées contrôlent 52% du produit agricole mondial brut. L’eau est privatisée, le vivant ,bréveté, les richesses nationales, accaparées. Regardez le Président de Nestlé, premier trust alimentaire et d’eau potable du monde: il gagne 26 millions d’euros par an et possède un pouvoir qu’aucun pape ni aucun empereur n’a jamais eu.»   La cas Monsanto, emblématique, est maintenant mieux connu.. 

___ll y a aussi le puissance de certains Etats, qui ne comptent pas leurs richesses, comme le Qatar,  qui tentent de faire valoir leurs intérêts en Europe, en France surtout. Le Mondial a donné lieu  un scandale qui ébranle les institutions européennes. Des valises bien remplies ont débouché sur un scandale politique de grande ampleur à Bruxelles.  _________________

mercredi 14 décembre 2022

Varia

 1. __ Philippe le Bel

                              Le précurseur.

2. __ Sur l'Ukraine

                              Petite bibliographie.

3. __ Chers loyers

                               Mais pas que...

4. __ NHS: le pire

5. __Total au Congo

                    Malgré le greenwashing

6. __ Neuralink et éthique

                    Le meilleur ou le pire

7. __ Pluridisciplinarité: un frein? 

8. __ Celles du "Bon Pasteur"                  

9. __ Trains à deux vitesses

10. __Vous avez dit HVE?...           __________________________