Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

lundi 25 mars 2019

Quand le chat est parti...

Mais qui tient la maison?

                                       Le Patron n'est pas content
                         Mais pas content du tout.
          La Mongie, c'est raté. Au pire moment.
   Pas moyen de s'échapper une journée pour se livrer aux joies du ski.
 Notre système est tellement centralisé que, dès que manque la pièce essentielle du dispositif, la machine tend à se dysfonctionner, surtout en période critique.
     On se rappelle de d' l'affolement dans les ministères à la suite de l'escapade gaullienne à Baden-Baden en 68. Et pourtant, là, les ministres n'étaient pas des "stagiaires", même barbus.
       Un seul être vous manque et tout est déglingué...
     C'est un symptôme. L'hypercentralisation et la monarchisation du pouvoir présidentiel, dans la V° République  produit des effets prévisibles.
     On le dit et on le répète depuis tant d'années: il faudrait en finir avec cette République, finalement fragile et favorisant l'abstention; pour en refonder une autre, d'un type nouveau, rééquilibré. 
     Se donner le temps de repenser d'abord une constituante pour aujourd'hui, même si c'est difficile.
     La hauteur  et la distance ne peuvent produire que les pires effets.
  Versailles n'est pas la France. Le storytelling est sur son déclin.
         Un peu de modestie et d'exemplarité ne peuvent nuire. Le verbe a ses limites.
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samedi 23 mars 2019

Etonnant

 __ Après le pistolet à eau, voici le ...fusil à pompe.
                                                               Mais où s'arrêtera-t-il?
         Vraiment une ténébreuse affaire...
                   On murmure que l'ex-homme de confiance devient de plus en plus le poison lent de la macronie.

__ Ainsi, on aurait voté la privatisation d' ADP en catimini (entre autres mesures)?
                   27 député auraient voté, à demi-endormis, à 6h du matin, pour une loi si discutée.
     Presque personne n'a réagi. C'est passé comme une lettre à la poste
                 Plus de 500 députés absents..
            Et si on changeait le mode d'élection à l' Assemblée?  Une idée comme ça...

__ Et voilà pourquoi l'idée est dangereuse.  Même des militaires sont réticents.
                          De mauvais souvenirs...

__ Ainsi Bibi a reçu un gros cadeau du parrain...Il en a besoin.
                   Vraiment un très gros.  Un paquet explosif...
                            Qui en parle dans les instances internationales?
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vendredi 22 mars 2019

Tout va très bien ♪♫♪

La situation n'est pas désespérée
                                     Elle est seulement plus que problématique.
         On peut toujours jouer les Cassandre et se laisser emporter par un pessimisme naturel...
  Il n'en reste pas moins que notre époque, avec les tendances et les forces contradictoires qui y sont à l'oeuvre, est loin de nous rassurer, si on se réfère à l'expérience passée ou plus récente. L'histoire ne se répète pas, mais...elle bégaie, disait quelqu'un.

    Ne sommes-nous pas à la veille d'une nouvelle crise financière, dont nous ne pouvons prédire ni l'ampleur ni la durée, ni les formes qu'elle va prendre?
     Certains envisagent comme probable un nouveau krach boursier, par exemple.
   Point de vue:
           "... Souvent, à la veille d’une crise financière, tout semble aller très bien. Certains signaux sont par exemple tout à fait trompeurs. La croissance économique semble encourageante alors qu’elle est fondée largement sur une fièvre spéculative dans certains secteurs. Les faillites sont limitées, les bilans des entreprises semblent solides. Rappelons-nous les notes triple A accordées par les agences de notation à la firme nord-américaine Enron en 2000 avant que l’entreprise ne fasse faillite, donnant le signal de départ de la crise des dotcom de 2001-2002. Rappelons les notes triple A attribuées aux produits structurés liés au marché des subprimesen 2006-2007.
    Souvenons-nous des déclarations rassurantes d’Alan Greenspan, directeur de la réserve fédérale des États-Unis entre 1987 et 2006, à la veille de la crise des subprimes. Il affirmait que les risques étaient tellement bien disséminés dans le système et tellement bien couverts par les CDS (Credit default swap, sortes d’assurances contre les risques de défaut de paiement) qu’aucune crise n’était en vue. Le FMI, dans son rapport annuel 2007, prétendait que tout était tranquille et que la croissance économique était solide.      La situation en 2017 fait penser à ces situations de pré-crise où tout semble être sous contrôle et pendant lesquelles les dirigeants politiques tiennent des propos rassurants et lénifiants. La situation actuelle ressemble d’une certaine manière à ce qui s’est passé en 1987. On avait connu une hausse forte des marchés boursiers et une hausse importante des obligationsd’entreprises privées (les obligations d’entreprises, corporate bonds en anglais, sont des titres financiers émis par les entreprises privées pour se financer, ce sont des promesses futures de remboursement en échange de fonds).
     Il y a sans doute une différence de taille entre la situation actuelle et celle d’il y a 30 ans : certaines banques centrales (la banque du Japon, la BCE, la Banque d’Angleterre…) détiennent une partie des corporate bonds [2] et c’est un élément de stabilité car elles ne risquent pas de vendre en catastrophe en cas de début de panique sur le marché obligataire privé. La Fed, par contre, n’en a pas encore achetés. L’année passée, voyant que le marché des corporate bonds risquait d’imploser dans le futur, sa directrice générale a annoncé que la Fed pourrait éventuellement se mettre à en acheter mais aucune décision n’a été prise jusqu’à aujourd’hui. Or c’est le marché américain qui est le plus développé et le plus risqué.
    Par ailleurs, la Fed détient une quantité énorme de produits structurés qu’elle a achetés pour aider les banques à affronter les suites de la crise de 2008. La Fed possédait en octobre 2017, 1770 milliards de dollars de produits structurés liés au marché immobilier (mortgage backed securities, MBS) [3]. La Fed sait très bien que, si jamais elle essayait de revendre dans un proche avenir ces produits toxiques, cela risquerait de provoquer un effondrement de la valeur des titres et cela aurait un effet en chaîne avec des faillites à la clé....
      À l’échelle internationale, bien que le discours dominant affirme que les banques ont assaini profondément leurs comptes et qu’elles sont prêtes à affronter une dégradation de la situation, on a assisté ces quatre dernières années à la poursuite de sauvetages de banques privées importantes, particulièrement en Europe (Autriche, Portugal, Italie, Espagne…). La solidité de leur bilan est toute relative et leurs fonds propres réels ne dépassent généralement pas 5 %, et encore, de grandes banques sont en dessous de ce ratio. La législation est faite pour aider les banques à masquer leur situation réelle. Elle permet aux banques de déclarer qu’elles atteignent un ratio de l’ordre de 10 à 12 % et ainsi réussir les stress test que les autorités de régulation organisent... Un des problèmes majeurs des banques : la montée des défauts de paiement dans leur portefeuille de crédits (ce qu’on appelle les NPL, les non performing loans). L’importance des NPL plombe la situation de la plupart des banques italiennes et a provoqué la faillite en Espagne de Banco Popular en mai 2017, une des principales banques espagnoles.
       Rappelons qu’avant les faillites de nombreuses banques en 2008-2009, le secteur affichait des bénéfices élevés. C’est encore le cas aujourd’hui.
La montée de l’endettement privé en Chine est également un facteur potentiel de crise. La presse dominante qui attire l’attention de l’opinion dans cette direction n’a pas tout à fait tort même s’il est clair qu’elle préfère détourner l’attention des éléments de crise qui touchent directement les économies occidentales.   Du côté des grandes entreprises privées occidentales, comme nous l’avons montré dans un article précédent, le recours à l’endettement est massif. Elles développent à fond des opérations strictement financières et spéculatives en s’endettant.
      Au niveau mondial, les entreprises du secteur de la sidérurgie sont confrontées par ailleurs à une surproduction. Les grandes entreprises pétrolières mondiales affichent une remontée de leurs bénéfices mais on peut se demander si la remontée du prix du baril de pétrole à 60 dollars (observée en octobre-novembre 2017) n’est pas aussi en partie provoquée par une spéculation sur les stocks et achats futurs. Le secteur de l’automobile est en surproduction même si les ventes ont repris un cours ascendant largement favorisé par des achats à crédit.
       On assiste de la part des grandes entreprises capitalistes à un tel appétit pour prendre des risques que le coût pour se protéger contre la possibilité d’une suspension de paiement a atteint un niveau extrêmement bas. C’est contraire au principe de précaution mais c’est tout à fait normal dans la logique capitaliste. Vu que de nombreux capitalistes (Apple comme d’autres) cherchent à acheter des titres financiers à haut risque (junk bonds), les entreprises fragiles qui les émettent peuvent proposer des rendements plus bas que si la demande de leurs titres était faible. Ainsi, les rendements offerts sur les junk bonds diminuent, ce qui ne veut pas du tout dire qu’ils sont moins risqués qu’avant. Le prix de ces titres convoités augmente, le rendement offert baisse et le « marché » considère que le risque diminue, ce qui est contraire à la réalité. Aux États-Unis, en octobre 2017, une entreprise qui voulait se protéger contre un défaut de paiement devait payer une assurance (un Credit default swap, CDS) d’un montant de 5,44 dollars pour couvrir un risque de 1000 dollars sur des titres financiers à risque. En 2008 au moment de la crise, il fallait payer 27,80 dollars pour couvrir le même risque.   Cela rappelle les triples A accordés par les agences de notation aux produits structurés subprimes juste avant la crise.
C’est aussi le signal très clair d’une volonté de prise de risque afin d’augmenter les rendements à court terme. Cette situation de sécurité apparente peut basculer rapidement comme l’histoire du capitalisme nous l’enseigne.    Et dans le cas d’une crise majeure, Jean-Claude Junker, Mario Draghi et Donald Trump pourront entonner ensemble « Tout va très bien madame la marquise ». À moins que ce ne soit nous qui leur chantions ce refrain...."
__ Pour de vraies règles.
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jeudi 21 mars 2019

Petit voyage en Orbanie

Juste un clash?
                        Au sein de la droite européenne assez hétéroclite, Viktor s'est fait taper sur les doigts, malgré des soutiens attendus.
    Ce n'est pas bien méchant et c'est provisoire, plutôt symbolique au sein du PPE, avant les élections à venir.
   Et puis il n'est pas exclu, mais seulement suspendu.
                    Et il gardera la ligne.
         Les alliances objectives sont un peu écornées, Junker fait ce qu'il peut, jouant l'impuissance, mais le but du chantre de la démocrati illibérale ne change pas d'un pouce, quelle que soit l'opposition interne, modeste, et  externe. A voir s'il sera suivi dans son projet de fédération et de contre-révolution...
           "....Réforme de la Cour constitutionnelle, attaques contre la liberté et la pluralité de la presse, affaiblissement de l'indépendance de la justice… Viktor Orban s'emploie depuis des années à limiter l'exercice de la démocratie dans son pays. Ce dernier conteste logiquement cette idée, estimant au contraire mettre en œuvre un autre modèle. A l'instar du parti Droit de justice de Jaroslaw Kaczynski en Pologne, M. Orban se réclame ainsi du concept de "démocratie illibérale", qui permet selon lui de dissocier le libéralisme qu'il rejette, de la démocratie.
    Une dissociation jugée impossible par une large majorité des intellectuels. Pour Luuk van Middelaar, philosophe et professeur de droit européen, la Hongrie s'apparente en effet à une "dictature électorale". Les électeurs, qui n'ont plus de liberté de la presse ou de liberté d'association, "sont encore là pour la façade", mais l'exécutif "n'autorise plus de contre-pouvoirs". Le populisme est "un style de gouvernement", abonde en ce sens Jean-Yves Camus, politologue spécialiste des extrêmes droites. Les populistes "veulent aller au-delà de la démocratie représentative pour aller vers la démocratie directe" et pour "aboutir à une dictature des passions".
    Solidement implanté à son poste, charpenté sur le plan idéologique et convaincu que l'Europe pourrait, demain, "cesser d'être le continent des Européens", c'est dans ce contexte que Viktor Orban chercherait aujourd'hui à prendre la direction d'un mouvement européen (ultra)conservateur, chrétien et anti-immigration. Ce dernier irait de son camp, le Parti populaire européen, jusqu'aux droites radicales et souvent antieuropéennes comme celles de la Ligue de Matteo Salvini en Italie ou du Rassemblement national de Marine Le Pen en France. Les grandes divergences de vues des uns et des autres en matière d'immigration ou plus généralement de construction européenne seront toutefois des obstacles majeurs à surmonter pour le Premier ministre hongrois. Il refuse par exemple la répartition des migrants que souhaite M. Salvini et n'envisage en rien une sortie de son pays de l'UE alors que la question est régulièrement évoquée par le Rassemblement national.
Plus que de bâtir un programme commun, l'objectif principal serait donc plutôt de faire émerger des élections européennes 2019 un puissant pôle illibéral et ainsi de jeter les bases d'une "contre-révolution", pour reprendre le terme de Jacques Rupnik, expert des pays d'Europe centrale et orientale. Viktor Orban pourrait trouver des alliés, objectifs ou de circonstance, pour essayer de "changer l'Union européenne elle-même, ses structures, ses processus de décisions"....
      Mais qu'y a-t-il donc dans le tête de Viktor Orban?
   Même si une certaine opposition interne monte contre lui, notamment concernant les dernières lois sociales régressives, elle est sporadique et dispersée, et, sans liberté de presse et avec la mise au pas du droit, elle aura du mal à s'exercer.
  Déjà l'année dernière, on notait:
               Le nouveau succès électoral du maître de Budapest n'est nullement affecté par les rodomontades de Bruxelles, qui fait la morale à l'enfant terrible, tout en continuant à subventionner comme jamais une économie qui se porte mieux..
    Derrière les menaces, l'Eurogroupe montre sa faiblesse structurelle, tout comme à l'égard de la ligne polonaisedu moment. D'autant plus que Victor joue habilement un double jeu: plutôt sage à Bruxelles, il se déchaîne contre elle à Budapest, jusqu'à la caricature, directement ou par le biais des médias devenus les fidèles serviteurs de sa cause.
     Même si une certaine inquiétude est apparente dans la capitale, le reste du pays est acquis aux thèses de Victor, qui sait jouer habilement sur les peurs." Le Fidesz est accusé d'avoir muselé depuis 2010 de nombreuses institutions et contre-pouvoirs du pays, comme les médias et la justice, mais aussi l'économie et la culture. Le tout légalement, grâce à sa super-majorité au Parlement et sans s'émouvoir des critiques de la Commission européenne et de nombreux observatoires internationaux.
      Même si les dérives hongroises  ne datent pas d'aujourd'hui, se trouve ainsi confortée une certaine radicalisation des droites européennes.
      ...Aujourd’hui, les alliés de Viktor Orbán ne se limitent pas à cette Mitteleuropa perdue dans le multiculturalisme européen. Ils se trouvent aussi dans l’ancienne Europe des Quinze et dans les derniers succès électoraux engrangés çà et là ces derniers mois : entrée de l’AfD au Bundestag en septembre, formation d’une coalition gouvernementale par une droite anti-migrants avec l’extrême droite du FPÖ en Autriche en décembre, campagne électorale dominée par la thématique migratoire en Italie et score historique pour la Lega (extrême droite) en mars
     Dernièrement, c’est même une partie de la droite allemande qui a pris un virage anti-migrants. Le tout nouveau ministre de l’intérieur et chef de la CSU, Horst Seehofer, a marqué le coup dès son entrée en fonction, le mois dernier, en assurant que l’islam n’appartenait pas à l’Allemagne. Quant à la droite française, son orientation, depuis que Laurent Wauquiez a pris la présidence des Républicains, ne laisse pas trop planer de doutes : elle serait clairement islamophobe.    
    Plus que la critique des institutions européennes, c’est ce positionnement identitaire qui rassemble aujourd’hui une partie grandissante des droites européennes... Et qui se trouve légitimité par la reconduction, pour un troisième mandat consécutif, d’un chef de gouvernement en exercice. Une convergence inquiétante, à un an des élections européennes....
     L impuissante de l'Europe face à Viktor Orban est manifeste, victime d'une volonté d'élargissement inconsidéré qui la paralyse. Plus Orban bombe le torse, plus Bruxelles semble impuissant. Que faire face à l’enfant terrible de l’Europe ? Comment faire rentrer dans le rang ce cancre qui a l'insolence de mordre dans l'Etat de droit en lui riant au nez ? La Commission européenne a beau taper du poing sur la table, cela fait déjà huit ans qu'elle se casse les dents sur le cas Orban…
     Dans le pays orange, où la corruption ne va pas se réduire, l'opportuniste de nouveau aux commandes pour quatre ans de plus, ne va pas se gêner pour conforter son pouvoir en utilisant à son profit les faiblesses de l’Union européenne 
       Quatremer n'avait pas tout à fait tort.

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mardi 19 mars 2019

Bibi aux abois

 Les mots sont importants.
                              Cela fait longtemps que, de notoriété publique, Betanyahou traîne de grosses casseroles.
      Mais Madame aussi, comme le fils. Une famille bien soudée.
  Pour l'homme, considéré comme le plus à droite de l'histoire israëlienne dans le parcours du Likoud, ses chances sont minimes pour les futures nouvelles élections anticipées, après dix ans de pouvoir. Mais l'homme et rusé et calculateur.
    Décomplexé, prêt à faire alliance avec le diable, il sait flatter l'aile la plus extrêmiste des fondamentalistes engagés dans le choix de la colonisation à outrance et de l'exclusion d'un quelconque Etat palestinien.  Le grand Israël a de l'avenir.
    L'opposition se divise sur fond d'une opinion résignée et conditionnée par la peur pendant tant d'années.
     Bibi est un problème pour Israël, comme le disent de nombreux citoyens de ce pays gardant leur sens critique.
    Un escroc sans doute, mais surtout une menace pour la démocratie israëlienne, jouant sans cesse sur un vieil amalgame reposant sur la confusion entre la critique de la politique israëlienne à un moment donné et les propos et les actes antisémites de toutes sortes. Mais il n'est pas le premier à instrumentaliser la cause de sa ligne politique. Toute critique de la politique du gouvernement serait une démarche antisémite.
     C'est là que repose l'erreur entretenue par beaucoup, notamment  au Crif, toujours soucieux, depuis le départ de Théo Klein, comme à l'Elysée, d'écarter le gouvernement israëlien de critiques légitimes.
   C'est aussi l'erreur de certains chefs d'Etat, notamment celle de Macron. Ce n'est pas nouveau.
 On connaît toute l'ambiguïté de la notion de sionisme, dont il importe de faire l'histoire et de se demander qui en parle et selon quel sens.
    Etre sioniste n'a pas le même sens aujourd'hui qu' à l'époque du fondateur Herzl et de Jabotinski. Son sens politique et religieux ne se confondent pas. De nombreux Juifs, croyants ou non, israëliens ou pas, peuvent ne pas épouser cette idée parfois volontairement laissée dans le vague; certains même la refusent, au nom des projets qu'elle véhicule.
   Certains annoncent la "fin du rêve sioniste" et le début d'un machiavélisme d'Etat où Tel Aviv cherche des alliances, dans le contexte actuel, avec des Etats se déclarant ouvertement anti-sioniste, comme l'Arabie Saoudite.
   L'antisémitisme dénoncé devient parfois une arme, lourde de sous-entendus, d'intérêts et de confusions.  S'il faut mettre en garde contre l'antisémitisme, il fait être aussi contre l'usage qu'on peut en faire. Un éclairage historique et critique s'impose.
           Les mots sont importants.
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lundi 18 mars 2019

Au train où ça va...

Fini le train-train
                             Il faut repenser le train.
        En sortant de la logique tout-TGV. On en parlait.
  Sinon la voiture va encore gagner du terrain et des régions enclavées vont encore mourir un peu plus
     On attend les premières mesures significatives.
     Pour l'instant, on dégraisse, sans trop se soucier de l'avenir.
  Ici dans les Vosges, là-bas en Thiérache
     56 lignes en France serait menacées de disparition rapidement. Des lignes qu'on a souvent laissées se dégrader, pour qu'elle justifie leur suppression.
   Une exception: la ligne:Béthune  le Touquet, très dégradée, reprend du service, même si l'affluence n'est pas considérable. Vous avez dit Le Touquet?
    L'Allemagne, dans une logique un peu différente, remet en service ses petites lignes, même si c'est parfois en délégation privée. Les régions, qui ont souvent de considérables moyens, mettent la main à la poche.
   Même si le pays de Angela n'est pas forcément un exemple à suivre en tout en ce domaine. Et si le train n'est pas toujours püntklich. Pire que chez nous parfois.
    Chez nous, malgré un apaisement provisoire et des compromis boiteux, l'essentiel de notre avenir reste en suspens, après beaucoup d'erreurs d'aiguillage et d'indécisions.
         Après tant d'années de suppression de lignes...
                    La cacophonie ferroviaire continue...Y a-t-il un conducteur dans la cabine?
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dimanche 17 mars 2019

Brèves du dimanche

__ Ça va pour eux

__ Décanoniser JPII?

__ Mais que leur restera-t-il?

__ Facs et fric

__Sigmar et Manuel

__ A qui profite le doute?

__May, où vont-ils?  Towards Disaster?    May be...

__ La faute à Newton...

__ Le vélo à Valérie

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samedi 16 mars 2019

Fin de saison

Il y a vieillir et vieillir...
                                    Mourir n'est pas un problème, comme le chantait Brel.
                                              C'est vieillir qui l'est. Le plus souvent.
       Vieillir, c'est notre sort à tous et ce n'est pas toujours drôle, sauf exceptions.
    Les fins de saison sont difficiles. Beaucoup deviennent invisibles.
  Vient le plus souvent le moment de la prise en charge, toujours douloureuse, du fait des pannes prévisibles, des dégradations fatales.

   Cela pourrait se passer le moins mal possible, mais ce n'est guère le cas. Les conditions ne sont pas toujours réunies.
     Ne parlons pas des infâmes mouroirs d'autrefois.
   Mais des modernes  EHPAD d'aujourd'hui. On en parle.
 On en parlera encore. Le dossier est déjà volumineux et parfois accablant.
On y réfléchit, dit-on. Pour quels résultats? Dans quels délais?
       Il y a urgence, même si la situation est contrastée, qui peut parfois virer à la maltraitance de fait, par manque de bras et de temps.
      Des révélations récentes, publiques et privées,  confirment que la situation des résidents peut-être scandaleuse, malgré le dévouement d'un personnel débordé et un manque criant de crédits pour l'essentiel.
    La compression des coûts est parfois peu croyable, sans tenir compte des carences fréquentes de soins.  Ne parlons pas d'attention, d' humanité.
        La dépendance coûte cher. Surtout dans le secteur privatisé avec la bénédiction de l'Etat.
  Le chiffre d'affaires de Korian, par exemple, est particulièrement intéressant et l'investissement est attractif pour les actionnaires.
   Faut-il faire de la dette supplémentaire, demandait Fillon, quand on l'interrogeait sur les manques flagrants.
        Les Ehpads privés ne sont pas mieux lotis, au contraire.
.    Le vrai scandale c'est de demander aux "résidents" de payer 2000 à 4000€/ mois, ce que peu peuvent faire. 
   Des bénéfices extrêmement intéressants qu'ils redistribuent à leurs actionnaires sous forme de dividendes...Les actionnaires sont mieux traités que les résidents dit Philippe Baqué.
   Les maisons de retraite: " Un concentre de ce que  ne veut pas voir l’homme sur son devenir», dit un docteur.
                "Voici venu le temps de l’« or gris », métaphore des profits juteux du marché de la dépendance. « Le business du cacochyme est devenu au fil des ans presque aussi juteux que le casino de Monte Carlo. Une fois les investissements immobiliers amortis, le taux de rentabilité dépasse facilement les 25% et c’est quand même pas mal » note à ce titre le journaliste Daniel Mermet ...La réforme de la dépendance, entamée par le gouvernement, devrait ouvrir des perspectives alléchantes pour un secteur déjà florissant. Et dont un mot d’ordre pourrait paraphraser la maxime d’Alphonse Allais : « Il faut prendre l’argent aux vieux pauvres. Certes, ils n’en ont pas beaucoup, mais ils sont si nombreux ! »...
__Le marché de la « dépendance » (le « marché sénescent », comme disent les gens bien élevés) repose sur deux facteurs ; D’une part, le chiffre croissant des personnes âgées : « 
Ils sont 1,1 millions de personnes âgées de 85 ans et plus dans notre hexagone ; et dans dix ans ils seront près du double […] Selon l’INSEE, le nombre de personnes âgées dépendantes devrait bondir de plus de 40% d’ici à 2020 et devrait quasiment avoir doublé en 2040. Quelle industrie peut se prévaloir d’une aussi réjouissante prévision de marché ? »...


__La prise en charge des personnes âgées dépendantes par les pouvoirs publics est largement insuffisante. Pour plus d’un million de plus de 85 ans, on compte seulement 600000 places dans les maisons de retraites publiques, dont le taux d’occupation est à son maximum . Dès lors, les opportunités sont nombreuses pour les établissements privés, d’autant que les personnes âgées disposent souvent de ressources diverses : leurs propres patrimoine et biens, mais aussi… l’argent de leurs descendants. Qu’il s’agisse des maisons de retraites publiques (par manque de fonds) ou des privées (par quête de rentabilité), les personnels sont soumis à de véritables cadences fordistes...
__Quant à l’« or gris », c’est peu dire qu’il rapporte : « 
Une demi-douzaine de grands groupes écument désormais le marché et alignent des bénéfices haut comme ça : ceux de Medidep 12,4 millions d’euros, ont été multipliés par 10 depuis 1998 ; et des cours de bourse sont dopés à la cortisone : les actions dOrpéa, la société de Jean-Claude Marian n’ont-elles pas doublé en moins d’un an ? Pas étonnant que les investisseurs se précipitent dans le créneau comme des oursons sur un pot de miel ! »__Jean-Claude Marian, par ailleurs président du conseil de surveillance de Medidep jusqu’en 2005, n’est certes pas le seul à participer à cette ruée vers l’« or gris » : « Le fonds de pension britannique Bridgepoint n’a par exemple pas hésité à flamber 330 millions d’euros en 2003 pour mettre la main sur Medica-France, 5100 lits, et pas un matin ne se lève sans qu’un particulier monte un dossier de construction de résidence auprès de sa préfecture avec le fol espoir de faire la culbute. On appelle tout cela "l’or gris", le business des mouroirs.

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vendredi 15 mars 2019

Le renard et la poule aux oeufs d'or

Un choix stupide
                               Mais pas pour les renards malins du BTP et de la haute finance, qui voient là une rente intéressante et forcément croissante.
    Un aberration, disent même un certain nombre d'élus de tous bords.
         Comme Bayrou, entre autres,  avait en son temps dénoncé la stupidité de la privatisation des autoroutes, manque à gagner énorme pour l'avenir.

      Une manne sacrifiée au nom d' intérêts à court terme.
   De De Gaulle à Macron, on est passé d'un certain contrôle d'Etat à un bradage libéral, parfois présenté sous un jour avenant par des "spécialistes" patentés.
    Un aéroport, où transitent comme à Paris plus de 200 millions de passagers, ce n'est pas seulement des boutiques, des parkings, etc.. cela possède une fonction frontalière importante et implique des orientations politiques. Les USA ne sont pas dessaisis de leurs principaux aéroports.
   Le désengagement de l'Etat est à l'ordre du jour dans un nombre toujours plus grand de secteurs importants, pa seulement par souci d'économie. On répète le slogan de Reagan: l'Etat c'est le problème.
     "....Aéroports de Paris est la plus scandaleuse de ces privatisations. L'échéance de la concession est extrêmement longue (70 ans). En théorie, une telle durée devrait permettre au concessionnaire d'amortir largement ses investissements. Pourtant, il est prévu que le retour de la gestion des aéroports dans le giron de l'État donnera lieu à une indemnisation à l'échéance. Or, le Groupe ADP est une entreprise en pleine croissance (son chiffre d'affaires a crû de 22 % en 2017), ce qui signifie que dans 70 ans la valeur de son capital sera bien plus élevée qu'aujourd'hui. Comme l'écrit la journaliste Martine Orange qui suit de près la question «le risque est que l'État doive débourser des sommes gigantesques à la fin de la concession», ce qui revient à organiser «une concession à perpétuité pour le privé».
     .Un cadeau à Vinci par 42 voix contre 19! Contre le Sénat.
  En Marche donc les "petites" affaires, alors qu'on veut faire machine arrière à Toulouse...Quelle cohérence? Une nouvelle idée est lancée, la dé-privatisation.
    La confusion au sein du gouvernement est remarquable.
  Mais il faut rendre l'Etat plus léger et laisser le marché libre, lui qui a toujours raison. C'est la loi et les prophètes depuis des dizaines d'années.
     
      C’est un refrain insupportable aux oreilles de beaucoup, ressassé par certains responsables politiques ou économiques et répété en écho du zinc des cafés aux dîners de famille : « Il faut s’adapter. » Mais d’où vient cette injonction, et quand est-elle née ? Et s’adapter à quoi, d’ailleurs ? C’est le sujet du livre remarquable, même si parfois difficile, de la philosophe Barbara Stiegler : Il faut s’adapter, sur un nouvel impératif politique, une généalogie de ce néolibéralisme que certains disent aujourd’hui à l’agonie bien qu’il continue de sévir un peu partout. « Les anciennes représentations du monde sont en effet perturbées. Le camp des réformateurs a changé, les gauches autrefois “révolutionnaires” sont désormais arc-boutées sur ce qu’il faut sauver du passé ; et le néolibéralisme, lui, prétend reprendre le flambeau de la transformation “révolutionnaire” de la société, affirme la philosophe. Mais cette transformation se fracasse aujourd’hui contre les impératifs de la crise environnementale. Toutes les cartes sont rebattues, on ne sait plus qui est “ajusté”, entre ceux qui prônent la lenteur et ceux qui suggèrent d’accélérer encore la mondialisation. »

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