Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

mardi 21 septembre 2021

Mais jusqu'où ira Vincent?

 Où s'arrêtera-t-il?

                    Un empire, ça se construit       Avec la main basse sur le groupe Lagardère, le domaine d'influence  du mastodonte s'étend encore..."... l’arrivée de Vincent Bolloré est peu rassurante. L’homme est au contraire réputé pour son interventionnisme, comme il l’a encore montré récemment à Europe 1. Si personne, chez Hachette, ne s’avoue surpris du rachat du groupe Lagardère par le milliardaire breton, beaucoup craignent la perte de cette culture maison. Et se rappellent avec quel acharnement Vincent Bolloré a poursuivi en justice deux ouvrages publiés par des éditeurs du groupe, Informer n’est pas un délit (Calmann-Lévy) et Vincent tout-puissant (JC Lattès). Et bientôt, ce sera lui le patron..."   


     Il fait le ménage avec une méthode bien singulière: froide et calculatrice. Vise-t-il le monopole où le quasi monopole? Il y avait des lois pour éviter cela à une certain époque. La réduction de la diversité est la base de l'uniformité de l'information et de la concurrence faussée. Ce n'est pas qu'une affaire d'argent, mais aussi d'influences et de distorsion de l'information, surtout quand on a des préférences bien marquées: le patron protège Zemmour, C.News est sa tribune, où ne règnent plus que les gens de confiance. Connivence et intérêts. Après l'"épuration" à Canal et à Europe 1. Et il y a la face cachée.


______La main basse sur l'information par des intérêts privés continue, la concentration se poursuit. L'Etat ne pipe mot et continue à subventionner à l'aveugle. Le CSA réagit timidement. Le verrou médiatique se referme peu à peu. Une situation française atypique et inquiétante. Où est passé l'esprit de la charte de la presse, adoptée en octobre 1945 par la commission exécutive de la Fédération de la presse, qui précise que « la loi devra prendre les mesures nécessaires pour que les journaux appartiennent soit à des partis politiques ou groupements idéologiques, soit à des équipes essentiellement composées de personnes travaillant effectivement dans l’entreprise, de telle sorte que ces partis, groupements et équipes ne puissent être dépossédés ou dominés par des groupements capitalistes »?     Dix milliardaires possèdent l'essentiel de la presse française; il y a de quoi s'interroger.                                 L'empire empire....       _________

lundi 20 septembre 2021

Souffrance au travail

Il y a le travail et les conditions dans lesquelles il s'exerce.

                              On en parle peu. Mais elle existe bien, dans certaines activités professionnelles plus que dans d'autres, sporadiquement ou de manière prolongée     Certaines formes de management favorisent la souffrance au travail par les pressions qu'elles exercent, souvent insidieusement, sans caractères visibles en apparence. Les diverses formes de précarité montante y participent. Elles se masquent souvent derrière un détournement de langage assez insidieux, " une certaine "duperie lexicale, qui consiste à subtiliser et détourner des mots à connotation positive, comme « résilience », « care » ou « bienveillance » (des patrons avaient même osé une tribune appelant les entreprises au « capitalisme bienveillant », à lire - ou pas - dans Les Échos), est « devenue l’un des meilleurs chevaux de Troie de la logique néolibérale », selon Marwen Belkaid.   Évoquant cette récupération de la bienveillance par les dominants et l'inégalable puissance de corrosion des mots – et des idées qu’ils embrassent – qu’est le capitalisme, l’auteur décrit avec précision combien cette injonction de douceur faite aux salariés vêtit l’exploitation et l’aliénation d’atours respectables illusoires. Le mantra de la bienveillance agit comme une force de neutralisation des rapports de force et de la conflictualité au sein des entreprises. « Ne pas trop réclamer pour ne pas mettre en danger l’entreprise et donc des emplois ? Bienveillance. Accepter de subir sans broncher le management toxique présent dans certaines entreprises ? Bienveillance évidemment. » En oblitérant les rapports de domination, alors même que la « violence » issue des travailleurs est toujours dénoncée, ce travail d’aseptisation « est avant tout une manière d’anesthésier les luttes, voire de les tuer dans l’œuf. »                     ___ Un lourd dossier tournant autour de la souffrance au travail, qui déboucha sur de nombreux drames.

    C'était l'époque où France Télécom voulait à marche forcée se transformer en Orange, avec reconversions brutale
et exigences de résultats immédiats, dans le plus pur esprit du  new public management en vogue à l'époque, où on ne jurait que par la privatisation, dans l'esprit du plus pur libéralisme actionnarial.
   La fin d'un procès qui a trop duré et scandaleusement indulgent ne représente pas la fin du problème, celui de la souffrance au travail, qui ne se manifeste pas toujours de cette manière et qui affecte bien des secteurs d'activité et ce depuis longtemps, avec accélération dans les années 1990.
               "...Aujourd’hui, le nombre et la part des troubles psychosociaux dans les accidents du travail est en constante augmentation. Il paraît dès lors délicat de parler d’une époque révolue en ce qui concerne France Télécom et son management. Plus que des hommes, le procès France Télécom condamne un management borgne, focalisé sur l’intérêt unique de l’actionnaire. Il condamne également une réification par le management de l’humain, devenu simple objet qu’il faut gérer dans le processus de création de valeur. Pourtant, malgré l’ambition de ce premier jugement, il n’est pas garanti que les pratiques changent..."
          Au coeur du débat sur les retraites revient en surface la question de la pénibilité du travail. Une question difficile à analyser et à mesurer avec précision.
   La peine accompagne toujours plus ou moins toute activité laborieuse non choisie, la pénibilité fait partie intrinsèquement de certains métiers manuels, mais aussi intellectuels. Mais le stress intense et durable est un aspect bien connu, pouvant conduire l'individu au pire. A l'atelier comme à l'hôpital.
   Mais la souffrance au travail  n'est pas inéluctable. Elle dépend de conditions diverses qui peuvent être évitées ou changées, de facteurs organisationnels dépendant d'un type de production, pas seulement de simples rapports humains.      Il n'y a pas là de fatalité. L'absurde n'est pas une donnée intrinsèque du travail.
      La question de l' évaluation, telle qu'elle est pensée et menée renforce les pressions de toutes sortes, en devenant souvent contre-productive.
  Le problème n'est pas nouveau. Il devient même croissant, en tendant à se généraliser. Malgré la législation récente ici ou là, quand elle peut s'exercer.
           Mais il prend des formes nouvelles suivant les types de tâche et d'organisation du travail.
                 Gagner sa vie, ce peut être aussi la perdre physiquement, brutalement ou à petit feu, comme le montrait le document diffusé mardi soir sur France 5.

   L'activité de traitement ou de transformation de certains produits, de certaines matières, surtout sans précaution,  engendre des effets dévastateurs sur l'organisme, comme pour l'amiante, de triste mémoire. Mais il y en d'autres...

  Les formes de travail changent selon les activités et les relations dans la production.
   Le travail dit de force, les tâches traditionnelles de type  fordien régressent, mais les tâches répétitives sont à l'origine de nombreux troubles musculo-squelettiques.
    La souffrance psychologique et morale tient une place moins spectaculaire, mais elle n'en n'est pas moins réelle, avec le développement des nouvelles méthodes de gestion où l'obsession de compétitivité devient la règle, où la vitesse devient la norme, dans un nouveau cadre technique où la machine numérisée et ses algorithmes donnent le ton et le rythme, où la qualité des relations humaines souffrent d'une mise en concurrence systématique et génère parfois isolement et culpabilité, qu'on a pu appeler souffrance éthique.
    Depuis les travaux de Dejours, il a été montré que ces maux n'avaient rien de médical.
On parle toujours de burn-out  , mais aussi de bore-out.
      Il n'y a pas que le management brutal qui reste d'actualité.
La perte de sens dans le travail a des incidence sur la manière dont l'individu se juge, s'apprécie.
    La gestion par le stress, voulue ou non directement intentionnelle, reste une pratique connue, elle a fait des dégâts à France-Télecom. Mais pas seulement, et pas seulement hier.
         
 


    Depuis les travaux de Dejours, il a été montré que ces maux n'avaient rien de médical.
On parle toujours de burn-out  , mais aussi de bore-out.
      Il n'y a pas que le management brutal qui reste d'actualité.
La perte de sens dans le travail a des incidence sur la manière dont l'individu se juge, s'apprécie.
    La gestion par le stress, voulue ou non directement intentionnelle, reste une pratique connue, elle a fait des dégâts à France-Télecom. Mais pas seulement, et pas seulement hier.
          Le nouvel esprit du capitalisme , la mise en place d'une précarité de plus en plus grande, engendrant une crainte latente de déclassement ou de perte d'emploi,  le développement des tâches éclatées et souvent solitaires, la déstructuration de la vis sociale en général sont des éléments associés qui constituent la toile de fond de ces nouvelles formes de souffrances, qui peinent à s'avouer
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dimanche 19 septembre 2021

Petit billet dominical

__ En famille

__ L'après pétrole

__ Name and schame

__ Anti rumeurs

__ Modèle islandais

__ Mexique en tête

__ Zazie dans le métro

__ Géopolitique oblige..  

__ Liberté d'expression?!

__  Mosco, l'invariable

__ Aides agricoles en question               _______________________

samedi 18 septembre 2021

Air du temps

 ___S'envoyer en l'air. Tourisme spécial spatial

                Excitant sans doute, mais un peu cher.... Certains vont au Touquet, d'autres ont plus d'ambitions. Un super-tourisme qui n'est pas sans conséquences. Dix minutes de plaisir pour Jeff qui ne manque pas de moyens pour une publicité hors du commun. Les enfants gâtés du numérique marchand.     Mais on peut faire mieux. En associant narcissisme, gaspillage et philanthro-capitalisme...

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___Des toutous et des hommes 

                         On ne refuse plus rien à nos braves canidés, plus choyés que beaucoup de  nos concitoyens, surtout ceux qui survivent à grand peine. On ouvre des salons pour leur petit confort, ils ont leurs propres bars dans la capitale et on ne les enterrent pas... comme des chiens. Il sont leurs propres lieux de repos éternel. Cela donnerait des envies à certains, qui n'ont pas cette chance...

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vendredi 17 septembre 2021

Brûler le passé...

         Ou se donner les moyens de le comprendre pour changer le présent? __Des autodafés au wokisme                                        

             Quand on commence à brûler des livres, jusqu'à faire des autodafés, cela n'est pas bon signe et il y a lieu de s'inquiéter. Cela rappelle de tristes souvenirs et des évènements plus récents, comme en Turquie. L'épuration peut aller jusqu'à mettre à l'index, voire à détruire ce que Voltaire, de manière critique, tenait pour "dangereux": c'est vrai que lire contribue à la liberté de l'esprit et peut apparaître comme subversif aux yeux de certains pouvoirs.              Bannir des livres, comme  aujourd'hui au Canada, inquiète aussi, acte magique et vain, ridicule aussi, par lequel on voudrait tenter de "rendre justice", d'obliger à "faire repentance"...Le wokisme se voudrait purificateur, jusque dans le déboulonnage de statues donnant du passé une image peu flatteuse. Certes, on n'est pas à Kaboul, où est interdit tout ce qui n'est pas conforme à la charia, c'est juste plus soft, plus civilisé. Pourquoi ne pas brûler Victor Hugo pour son machisme et surtout Céline pour son idéologie désastreuse? On mélange les genres et ce n'est pas en brûlant des signes du passé qu'on va changer le présent. Pourquoi pas Tintin  et Astérix au bûcher, pas toujours ethniquement corrects?

              "...Détruire un objet physique pour symboliser une volonté d'anéantissement de concepts, d'idées et d'histoires a toujours été, et sera toujours, l'apanage des tyrannies. Ceux qui brûlent ces histoires seraient bien inspirés, avant d'allumer le bûcher, de les relire: les tyrans, ce sont souvent ceux qui perdent à la fin..."   Ce sont les vivants qu'il faut corriger, s'il y a lieu de le faire. Faire table rase des signe matériels d'un passé contestable serait une tâche infinie et finalement absurde. On peut toujours déboulonner Colbert, cela ne changera rien au fait que le colonialisme et ses traces ne sont pas encore éradiqués. Et personne n'est au-dessus de tous soupçons au regard de l'histoire, pas même De Gaulle ou Churchill.       Venu des USA, le "wokisme", légitime dans ses expressions premières, peut prendre des formes extrêmes et absurdes, parfois loin d'analyses critiques nécessaires de certaines pratiques historiques. Colbert, qu'il faut comprendre dans son époque, ne se résume pas au "Code noir"....        ____________

jeudi 16 septembre 2021

Le frein des lobbies

 Freiner des quatre fers. Une lutte indécise, quand l'urgence s'impose.

                                                                       Seules les décisions d'ordre politique, considérant le seul intérêt public à long terme, peuvent faire infléchir certaines options économiques qui compromettent un peu plus la santé publique et l'avenir de notre milieu naturel, surtout à l'heure où le rapport alarmant du Giec nous incite à des reconversions rapides et radicales.     Les plus puissants lobbies agissent dans l'ombre pour tenter d'influencer , souvent avec succès, les décisions prises au plus haut niveau des institutions nationales ou encore européennes. Même contre les normes signées au plus haut niveau, les intérêts privés primant sur l'intérêt général.  

                    "...Certaines des industries  les plus polluantes d’Europe ont déjà exprimé leur opposition à des mesures clés et, contrairement à leurs homologues du mouvement écologiste, elles disposent de ressources financières importantes et de formidables armes de lobbying qu’elles peuvent utiliser à leur avantage.  le principal groupe de lobbying européen de l’aviation, Airlines for Europe, insiste sur le fait qu’il soutient les objectifs climatiques généraux de l’UE, il a averti après la publication du plan par la Commission que « des taxes européennes mal conçues ne rédéceront pas les émissions.. (notamment) l’Association du transport aérien international (IATA), un autre groupe industriel, s’est dit encore plus explicite quant à son opposition à la levée de l’échappatoire. Le jour du déploiement du plan climatique, il a publié un communiqué de presse surmonté du titre « La taxe n’est pas la réponse à la durabilité de l’aviation ». Les deux sont des forces avec lesquel il faut compter à Bruxelles. Selon des informations accessibles au public, Airlines for Europe a dépensé plus de 1 million d’euros en efforts de lobbying auprès des responsables de l’UE l’année dernière, tandis que l’IATA a dépensé plus de 900 000 euros de 2019 à début 2020. Les membres individuels des groupes ont également dépensé beaucoup pour amasser leurs propres armées de lobbying. L’avionneur Airbus a dépensé plus de 1,75 million d’euros en lobbying auprès de l’UE en 2019, l’année de ses dernières divulgations disponibles. La compagnie aérienne Air France-KLM, quant à elle, a doublé ses dépenses de lobbying au cours de l’année dernière, déboursant plus de 900 000 euros alors qu’elle négociait avec succès un énorme plan de sauvetage de 10 milliards d’euros des gouvernements Français et néerlandais qui nécessitait le feu vert de la Commission européenne. La compagnie aérienne allemande Lufthansa a dépensé plus de 300 000 € en lobbying auprès des responsables de l’UE, tandis que le géant des bas coûts Ryanair a déboursé plus de 200 000 €, selon leurs dernières divulgations annuelles.  Le plan climatique de l’UE verrait également le secteur du transport maritime perdre son exemption des droits sur les carburants – une mesure qui a déjà ébranlé le lobby de l’industrie. Dans une déclaration à la suite de la publication de la proposition, les associations d’armateurs de la Communauté européenne ont fait valoir que « la suppression de l’exonération fiscale actuelle pour le carburant n’est pas une voie cohérente à suivre ». Le groupe, qui a déclaré plus de 500 000 euros de dépenses de lobbying dans ses dernières divulgations, a déclaré qu’il « attendait avec impatience un dialogue étroit avec les décideurs politiques de l’UE pour s’assurer que les ambitions climatiques sont respectées et que la compétitivité du transport maritime européen est préservée...»                                                                                                                       D'autres lobbies dépensent des sommes faramineuses pour faire pression sur diverses institutions, nationales ou transnationales, notamment dans le domaine des énergies fossiles, pour faire annuler certaines dispositions ou les retarder le plus possible, influencer les votes. Le problème du pot de fer contre le pot de terre reste d'actualité....._____________________

mercredi 15 septembre 2021

SNCF démantèlement en cours

Mauvaise voie

             L'ouverture à la  concurrence, c'est parti. La vente à la découpe est commencée. jusqu'où ira-t-elle? Au marché, les parts les plus profitables? C'est la tendance, malgré les démentis. Fin du service publique du rail. La dette a bon dos. Le "malade" vit ses derniers instants. Bruxelles est au chevet. Les erreurs d'aiguillage vont coûter cher au consommateur. Un patrimoine d'avenir risque de se dissoudre. Demandez le programme...et comprenne qui pourra.

                                           Selon L.H., "...A chaque fois que l’on « libéralise » un secteur qui aurait dû rester public, de belles promesses sont faites : meilleur prix, meilleur service… Cela n’a pas manqué lors de l’appel d’offre pour exploiter les TER Marseille-Nice à partir de 2025, gagné par Transdev, qu’un vote du conseil régional doit valider fin octobre. Mais derrière ces discours, comme souvent, la réalité risque d’être bien différente…

                                                 Pourtant, un précédent devrait nous alerter des dangers de la remise en cause du monopole du transport ferroviaire. En effet, la Grande-Bretagne a privatisé British Rail en 1997, découpant l’entreprise en 27 compagnies qui se partagent le réseau. Mais aujourd’hui, nous avons du recul sur cette expérience, et il est clair que le charcutage du secteur public ne profite à personne. Une étude de 2015 du BCG, guère suspect de biais étatique, faisait de la SNCF le 3ème système ferroviaire le plus performant d’Europe, derrière la Suisse et la Suède. A contrario, la Grande-Bretagne faisait pâle figure, entre prix élevés et mauvais service, avec des retards proverbiaux. Bref, 18 ans après la casse du monopole public, les Britanniques n’avaient tiré aucun bénéfice de la dispersion de British Rail façon puzzle.        Depuis 2018, c’est le mouvement inverse qui se produit outre-Manche, avec une renationalisation progressive du réseau. Cela a commencé cette année-là avec Virgin Train East Coast, dont l’opérateur connaissait pourtant le monde du transport. En 2020, c’est Northern qui a été nationalisé, et le gouvernement étudie une réforme plus globale de retour de la puissance publique. Malheureusement, l’UE, dans sa bulle intellectuelle et matérielle totalement coupée des réalités, pousse l’ensemble de ses membres à suivre le chemin de notre voisin d’outre-Manche en dépit des oppositions et du bilan britannique calamiteux, d’autant plus significatif que le pays est très dense, ce qui rend le transport ferroviaire particulièrement pertinent par rapport aux autres formes de transport, que ce soit l’avion, ou la route.                                            _____Bien sûr, la région PACA se dit insatisfaite du service rendu par la SNCF sur cette ligne. Mais on peut aussi y voir une conséquence de toutes les décisions prises nationalement. La SNCF n’a plus la main sur le réseau, confié à RFF. Et peut-elle encore « subventionner » les petites lignes en vendant des billets légèrement à perte, en faisant du profit sur les lignes les plus fréquentées ? Cette péréquation est mise à mal par cette « libéralisation », qui impose de viser une profitabilité plus uniforme, pour ne pas perdre des concessions clés. Pire, chose trop peu soulignée, cette « mise en concurrence » génère une quantité considérable de bureaucratie, avec la création de RFF, du régulateur, ainsi que toutes celles des concurrents de la SNCF, qui comptent eux-aussi des dirigeants, et une organisation, pour gérer la complexité ainsi créée, et pouvoir simplement opérer les « marchés » ainsi nouvellement créés.                          _____Bref, il n’est pas étonnant que ces « libéralisations », que l’on pourrait qualifier de complexification et constitution de rente, poussent les prix à la hausse, comme on peut le constater pour l’électricité ou le gaz depuis des années. D’innombrables strates bureaucratiques sont créées, dont une bonne partie uniquement pour interagir les unes avec les autres, alors que l’ancien monopole public pouvait, dans certains domaines, être finalement plus efficace, car plus simple. En outre, pour assurer le succès de ces « libéralisations », l’Etat créé des règles généralement défavorables au monopole public historique pour s’assurer que des opérateurs privés pourront s’imposer sur le marché de manière rentable pour eux, malgré les investissements colossaux que cela peut imposer. C’est ainsi qu’EDF est contraint de céder à un prix très avantageux son électricité d’origine nucléaire aux autres opérateurs de son marché…                 Le choix de la région PACA a toutes les chances de s’avérer perdant à moyen terme. Le simple fait de séparer l’exploitation du TER Marseille-Nice de celle des petites lignes qui partent de Nice est fou. Il est probable que le prix des billets des petites lignes devra être revu à la hausse ou le service réduit, pour assurer la rentabilité de cette partie du réseau, qui ne pourra plus être subventionnée par le reste du réseau. Et si Transdev promet beaucoup aujourd’hui, il est malheureusement évident que toutes ces promesses sont soumises à des conditions dûment explicitées dans un contrat renfermant d’innombrables alinéas protégeant la rentabilité de l’opérateur, qui garde sans doute toute latitude pour monter ses prix ou diminuer le service. Néanmoins, il faut reconnaître que le fait que la Caisse des Dépôts en soit le premier actionnaire est plus rassurant que si cela était des fonds d’investissement venus d’un autre pays.     Plus globalement, il semble complètement fou que les régions puissent décider indépendamment les unes des autres de qui exploite leur réseau ferroviaire. Comme le montre l’exemple britannique, un tel réseau est un ensemble qui doit être géré de manière unifiée. Le fragmenter revient à considérablement complexifier sa gestion, avec des opérateurs aux intérêts contradictoires. S’il y a bien un domaine où il est absurde de vouloir casser le service public unifié qu’était la SNCF, c’est bien le transport ferroviaire...."________________

mardi 14 septembre 2021

En passant...

 A la suite de....

                  Trouvé sur FB (Merci à l'auteur anonyme):

Je suis vacciné et non je ne sais pas ce qu'il y a dans ce vaccin. Ni dans celui-ci, ni dans celui que j'ai eu enfant. Et je ne sais pas non plus ce qu'il y a dans beaucoup d'autres traitements... que ce soit pour le cancer, le sida, la polyarthrite, etc. Mais je fais confiance à mon médecin quand elle dit que c'est nécessaire.

Je ne sais pas non plus ce qu'il y a dans l'Ibuprofène, le tylenol ou d'autres médicaments vendus en vente libre.
Je les utilise parce qu'ils guérissent mes maux de tête et mes douleurs...
Je ne sais pas ce qu'il y a dans l'encre pour les tatouages, les vapes, les hot-dogs et le chocolat ou quels sont tous les ingrédients utilisés dans mon savon, shampoing ou déodorant.
Je ne sais pas l'effet à long terme de l'utilisation du téléphone portable ou si ce restaurant où je viens de manger a VRAIMENT utilisé des aliments propres et si le personnel s'est lavé les mains.
Bref...
Il y a beaucoup de choses que je ne connais pas et que je ne connaitrai jamais...
Je sais juste une chose : la vie est courte, très courte, et je veux pouvoir faire autre chose que d'aller travailler tous les jours ou de rester enfermé chez moi. Je veux pouvoir voyager et embrasser les gens sans crainte et retrouver un petit sentiment de vie comme avant.
Enfant et adulte, j'ai été vacciné contre les oreillons, la rougeole, la rubéole, la polio et pas mal d'autres maladies. Mes parents et moi avons fait confiance à la science et nous n'avons jamais eu à souffrir ou à transmettre l'une de ces maladies susmentionnées.
Je suis vacciné, pas pour plaire au gouvernement mais pour:
* NE PAS mourir du Covid-19.
* NE PAS encombrer un lit d'hôpital si je tombe malade.
* Pour embrasser mes proches
* Ne pas avoir à faire de test PCR ou antigénique pour sortir danser, aller au restaurant, partir en vacances et bien d'autres choses à venir...
* Pour vivre ma vie.
* Pour que les enfants / petits-enfants de mes amis retournent à l'école et fassent du sport.
* Pour que Covid-19 soit un vieux souvenir.
* Pour nous protéger.
_____________________Texte copié, vous pouvez aussi, merci._________

11/09: 20 ans après

 Le tournant

                  On peut bien parler de choc traumatique collectif. Un trauma national dont les conséquences sont toujours là. Stupeur et tremblement. Un ébranlement qui dépassa de loin les frontières et dont les traces ne sont pas prêtes de s'effacer. Un évènement où se côtoyèrent erreurs et bravoure.   Un drame qui aurait pu être évité, si les services spéciaux et les autorités politiques avaient pris au sérieux les antécédents et les nombreux signaux qui leur parvenaient de plusieurs côtés.                                ___L'événements à peine croyable a été l'occasion de plusieurs théories du complot, parfois caricaturales, parfois plus élaborées, qui ne sont pas que la conséquence d'une ignorance certaine mais aussi l'effet émotionnel de ce qui pouvait apparaître inimaginable. Certains en tirèrent profit, contribuant à créer la confusion.   La conduite des opérations US en Afghanistan notamment pouvait être aussi considérée comme le point de départ d'un retournement d'attitude de ceux qui furent d'abord encouragés et armés pas l'oncle Sam, qui a contribué à fabriquer des monstres qui leur échappèrent.           ___Une "guerre sans fin" s'en suivit (*) ainsi que l'échec des projets successifs sur le terrain et, sur le plan intérieur, le développement d'une surveillance globale, comme le rappelle Douglas Kennedy.

                       (*) ___ "...A la suite des attaques du 11 septembre 2001, symbolisées par la chute des tours jumelles de New York, « les Américains voulaient du sang, et ils en ont eu ». Comme le soulignait le journaliste Nick Turse deux jours après la chute de Kaboul, le choc suscité par le premier coup porté contre l’empire états-unien sur son sol, avec près de 3 000 morts provoqués par les attentats suicides des terroristes d’Al-Qaïda embarqués sur des avions de ligne, a conduit Washington à mener pendant vingt ans des guerres à l’étranger. De l’Afghanistan à la Libye, en passant par l’Irak.   Le traumatisme a conduit à l’époque le pays à accorder un blanc-seing au président George W. Bush pour mener la « guerre contre le terrorisme », quitte à faire fi de certains principes démocratiques. On l’a vu avec le camp de Guantanamo (lire ici l’article de François Bonnet) où règne une justice d’exception – le procès des cinq présumés coupables des attentats du 11 septembre 2001 vient d’y reprendre –, mais aussi avec le recours à la torture, aux prisons secrètes dans des nations alliées, à la surveillance généralisée.       Au Congrès, seule Barbara Lee, élue démocrate de Californie à la Chambre des représentants, avait voté contre l’octroi au président d’une autorisation large et illimitée de recours à la force militaire. Pour elle, se souvient-elle vingt ans plus tard, c’était un chèque en blanc permettant à n’importe quel président d’utiliser la force partout dans le monde. « J’ai recommandé la prudence car je savais déjà à l’époque qu’il n’y avait pas de solution militaire en Afghanistan », a-t-elle expliqué à une journaliste de The Nation.       Les dirigeants états-uniens ont eu aussi recours aux mensonges généralisés, que ce soit pour justifier l’offensive contre l’Irak au nom de l’existence de supposées « armes de destruction massive » détenues par Saddam Hussein, ou en Afghanistan. Les passions l’ont emporté sur la raison.   Dans un livre récent, The Afghanistan Papers : A Secret History of the War, le journaliste du Washington Post, Craig Whitlock, montre en effet comment ces responsables, civils ou militaires, ont sciemment menti au Congrès et au peuple américains sur ce qui se passait dans ce pays d’Asie du Sud.                                                                                 Il s’est appuyé sur les documents et les interviews de responsables recueillis depuis 2011 par une agence du gouvernement américain, Sigar (Special Inspector General for Afghanistan Reconstruction), mise en place pour comprendre pourquoi, dix ans après le début du conflit en Afghanistan, les États-Unis se trouvaient enlisés, comme au Vietnam au siècle précédent.  Le quotidien et son journaliste – qui ont obtenu documents et interviews grâce à des recours permis par la loi sur la liberté de l’information – avaient fait sensation lors de la publication des premiers articles. Ces mêmes responsables qui affirmaient publiquement que les États-Unis étaient en train de gagner la guerre en Afghanistan faisaient part de leurs doutes devant les fonctionnaires de Sigar. Si officiellement, tout allait bien, sur le terrain il n’en était rien.    Sur le plan militaire, les talibans apparaissaient aux yeux des Afghans des campagnes à la fois comme les garants d’un combat nationaliste et ceux qui allaient mettre un terme aux exactions des soldats, policiers et miliciens soutenus par les Américains (lire ce rapport de 2015 de Human Rights Watch sur l’impunité dont ils bénéficiaient).         Depuis 2001, les interventions états-uniennes ont fait plus de 800 000 morts, déstabilisé des régions entières, poussé à l’exil des millions de personnes et coûté au total 6 400 milliards de dollars (sans compter les 2 200 milliards qui devront être dépensés sur les trente prochaines années pour s’occuper des anciens combattants).  En matière de reconstruction, la situation n’était guère meilleure, alors que les États-Unis avaient dépensé plus que pour le Plan Marshall, qui avait permis à l’Europe de se relever après-guerre. Le gouvernement afghan, soutenu par Washington, était devenu une cleptocratie.    Les militaires américains lui avaient même donné un surnom : « Vice » ; pour « Vertically Integrated Criminal Enterprise », une entreprise criminelle verticalement intégrée. Car la CIA, l’armée américaine, le Département d’État et les autres agences de l’administration états-unienne ont usé et abusé de l’argent liquide et des contrats lucratifs pour se gagner les faveurs des chefs de guerre afghans dans la lutte contre Al-Qaïda et les talibans...."   ___- Rôle de l'Arabie Saoudite et du Qatar__ _____________

lundi 13 septembre 2021

Afghanistan (suite)

  Récolter le tempête

                           Cela avait été depuis longtemps pronostiqué: On n'exporte pas la démocratie dans un fourgon blindé....ou ce qu'on pense l'être. Cela s'est vérifié déjà en Irak. 20 ans d'obstination et d'erreurs, de navigation à courte vue, d'aveuglements, de mensonges institutionalisés, devenus largement accessibles. La note n'a pas fini d'être payée.     Bref, un gâchis sans nom, que beaucoup prévoyaient. "....Après avoir promu la « guerre contre le terrorisme », voilà les Etats-Unis contraints de négocier les conditions de leur départ avec ceux-là mêmes qu’ils voulaient châtier. Les talibans paradent avec les armes américaines abandonnées. Ils sont devenus les alliés de circonstance de Washington contre la franchise locale de l’organisation Etat islamique (EI). Quant à l’union sacrée de 2001, conjuguant voix démocrates et républicaines, elle a cédé la place depuis des années à des fractures internes profondes, que l’élection de Joe Biden ne pouvait résorber comme par magie...."  

                   Des mensonges au plus haut niveau contribuant à susciter l'illusion comme aux plus mauvaises heures de l'affaire vietnamienne.         ___ "...L’une des premières choses que les Etats-Unis ont faites après avoir pris le contrôle effectif de l’Afghanistan à la suite de l’éviction des talibans en 2001 a été d’installer des salles de torture secrètes. A partir de 2002, la CIA a torturé des Afghans et des prisonniers étrangers envoyés par avion dans ces salles de torture dans toute l’Asie centrale, l’Afrique et le Moyen-Orient. La pire chambre de torture a été surnommée «Les ténèbres» par les prisonniers qui y étaient envoyés, qui souffraient d’une privation sensorielle si complète qu’ils ne savaient même pas qu’ils étaient en Afghanistan. Ils étaient enchaînés, à l’isolement, sans lumière et avec de la musique en permanence. Ils ont été suspendus par les bras jusqu’à deux jours, plaqués contre des murs, forcés de s’allonger nus sur des bâches pendant que des litres d’eau glacée étaient versés sur leur corps. Au moins un prisonnier est mort sous la garde de la CIA après avoir été laissé enchaîné dans des températures glaciales.  Personne n’a jamais eu à rendre compte du régime de torture étatsunien en Afghanistan.   Les frappes de drones américaines ont également commencé très tôt en Afghanistan. La CIA y a tué Mohammed Atef, un agent d’Al-Qaida, et d’autres personnes à l’aide d’un drone en novembre 2001, deux mois seulement après le 11 septembre. L’Afghanistan est rapidement devenu le site de bêta tests de la guerre des drones de haute technologie, entraînant d’innombrables pertes civiles et un profond ressentiment au sein du peuple afghan, qui se sentait impuissant face à la menace invisible qui tournait au-dessus de lui...."                                                                                             Le projet néoconservateur pour le Nouveau Siècle (1), dont Rumsfeld fut un des acteurs se termine dans le montagnes afghanes. Après d'autres "aventures"...Ils ont semé le vent. Alors...     __________________________