CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!
dimanche 24 décembre 2023
Noël vosgien
Vu de haut
__ Probabilité
__ Décomplexé
__ Le parrain
__ Entourloupes
__ Ils savaient...
__ Survie politique
__ Un "bon ami"
__ Système injuste
__ Craintes islandaises
__ Critiques allemandes
__ France corrompue
__ Souffrances palestiniennes
__ Contraintes budgétaires
__ Egalité et méritocratie
Revue de presse ___________________
samedi 23 décembre 2023
Cette terre dite "sainte"
Lieu de concurrence, parfois de rivalités, d'affrontements violents.
L'actualité tragique nous y ramène, même si tout n'est pas religieux dans les terribles affrontements en cours au Proche-Orient . On discute encore âprement sur le statut de Jérusalem, ville cosmopolite, au statut particulier, mais pour l'essentiel contrôlée par Israël, objet de vives et parfois meurtrières contestations, surtout depuis que Sharon s'est imposé sur l'Esplanade des mosquées. Avec le colonisation qui se poursuit dans la partie Est, on ne peut pas dire que ce symbole des monothéismes soit la capitale la plus pacifique, surtout quand les ultra-sionistes prétendent y faire la loi. Le symbole fort interreligieux est devenu un haut-lieu d'enjeux politiques, qui ne disent toujours pas leur nom, comme lorsque Trump décida, par provocation, d'y faire construire l'ambassade des USA.
Mais les problèmes générés par la "capitale" des monothéismes remontent aux différentes aventures des croisades européennes, des "guerres saintes" contre les "Sarrazins". Auparavant , dans la longue tradition juive, la terre (Haaretz) est un thème central, qui reprendra vigueur au 19° siècle, dans le mouvement sioniste qui se constitue, objet de vifs débats dans l'interprétation rabbinique..." C’est la concrétisation de la promesse faite à Abraham par Dieu : «C’est à ta postérité que je donnerai cette Terre» (Gn 12, 7). «Cette promesse fut répétée treize fois aux trois patriarches qui furent enterrés à Hébron, rappelle l’écrivain Armand Abécassis (3). Elle fut réalisée sous la direction de Josué après le séjour des Hébreux dans le désert où ils reçurent la Torah trois mois après leur sortie d’Égypte ». La terre «plantureuse et verte, (…) qui ruisselle de lait et de miel» (Ex 3, 8), est donc dans le judaïsme d’abord un don de Dieu, resté en suspens pendant plusieurs siècles, le temps qui sépare Abraham le croyant de Josué le conquérant, en passant par l’alliance au Sinaï, puis l’errance dans le désert pendant quarante années. Elle représente « la nécessité d’un espace vital pour y donner corps à son aventure humaine, religieuse et spirituelle », assure le Père Marchadour. Mais c’est aussi un don sous condition. «Moïse met en garde les Hébreux qu’ignorer les commandements de Dieu serait la cause de calamités», allant jusqu’à la dispersion et l’exil, explique le rabbin Harvey J. Fields (4). Les juifs ont reçu leur terre à cause de leur mission d’observer ces commandements. «Si vous ne gardez pas la Torah, la Terre vous vomira» : cet avertissement revient très régulièrement dans la tradition rabbinique. Dans la tradition rabbinique, l’exil est toujours une punition de Dieu, mais il n’est pas définitif. Par ailleurs, quitter volontairement la terre peut être considéré comme de l’idolâtrie pour les juifs, car «c’est comme si l’on allait adorer d’autres dieux que le Dieu d’Israël», explique le Père Massonnet. «Nos rabbins ont enseigné : on doit toujours vivre sur la terred’Israël, même si c’est dans un village où la majorité des gens sont idolâtres ; car celui qui vit sur la terre d’Israël peut être considéré comme ayant un Dieu, mais celui qui vit en dehors de la terre peut être considéré comme n’ayant pas de Dieu», est-il écrit dans le traité Ketoubot du Talmud de Babylone. Mais pour d’autres interprètes, la terre est une réalité spirituelle plus que géographique. «Tout lieu où la sagesse et la crainte du péché sont présentes a le même statut normatif que la terre d’Israël», écrit ainsi Menahem ben Salomon HaMeïri, commentateur catalan du Talmud au XIIIe siècle. Dans la tradition juive, l’on «monte» (alya) à Jérusalem ou l’on en «descend» (yeridah). D’après certains commentaires du Talmud, un juif de la diaspora ne doit pas accomplir son alya avant que Dieu ait fixé la rédemption d’Israël..." Une vieille histoire surchargée d'interprétations multiples et de mythes, dont la Bible et ses différentes lectures restent le fondement, le christianisme ayant recueilli une partie de ses messages dits inspirés. Un terre disputée, parfois avec acharnement, pas seulement à l'époque des Croisades. Une aventure pleine de mythes, toujours résurgents et de fureurs dont les "nouveaux historiens" israëliens ont montré les limites, comme Shlomo Sand, non sans être parfois conspués par les "croyants" attachés à la lettre. Remettre les mythes en question pour que puisse mieux s'imposer la vérité historique et le rétablissement de rapports moins conflictuels, religieux et/ou politiques. Sortir du roman national-religieux. Israël est un Etat comme un autre, ni plus ni moins, dans le concert (ou le tohu-bohu) des nations. On sait que les monothéismes sont des terreaux d'exclusions et de violences, comme l' avait noté Nietzsche, Les religions occidentales, depuis leurs origines, n'ont pas montré le meilleur exemple d'ouverture et de tolérance et la Bible n'est pas exempte d'affrontements meurtriers, au nom d'une cause dite "sainte"... __________________
vendredi 22 décembre 2023
Immigration: le retour
Une fois de plus
Back to the Past
Le retour d'un débat toujours mal engagé, où se mêlent désinformations, passions et intérêts politiques à court terme, mauvaise foi et aveuglement. Un problème qui n'est pas seulement une question de police, destiné à rassurer une opinion mal informée sur la base d'analyses biaisées, de données discutables, plus révélateur en l'occurrence de la réaction d'un pouvoir ébranlé que de la véritable nature des faits. Une réaction parfaitement illusoire en réalité. On peut s'attendre à ce que ce dossier "insoluble" en l'état actuel des choses revienne en force bientôt, après passage au Conseil Constitutionnel. Un casse tete, une situation inextricable: "...L’exécutif communique régulièrement que seuls les partis du gouvernement sont légitimes, tout en accusant les autres formations de “cynisme” et d’"incohérence" – comme l’aurait fait le chef de l’État mardi matin en Conseil des ministres. Dans les deux chambres, tous les représentants ont pourtant été élus et ont des comptes à rendre à leurs électeurs. Cette stratégie s’avère donc contre-productive et semble même aliéner des alliés potentiels..." Le dossier n'est pas franco-français, mais européen et ne pourra trouver une issue relativement satisfaisante qu'à ce niveau. Sinon, c'est le déni, alors que des exigences patronales se font entendre. Bref, un débat sans vision et discutable, lié à certains mythes tenaces.
_____Le Sénat a durci le ton, franchit un pas. Il revient notamment sur le problème des quotas et du regroupement familial. Malgré les manoeuvres du Chef de l'Etat. L'aide médicale d'Etat revient aussi sur le tapis, sa suppression mettant en danger toute la population... L'équilibrisme continue son cours. La droite glisse vers l'extrême. "...Annoncé en grande pompe à l’automne 2022 par deux ministres à la fois, Gérald Darmanin (intérieur) et Olivier Dussopt (travail), ce texte, à l’origine conçu comme équilibré, contient un volet « fermeté » (expulsions facilitées) et un volet « humanité » (régularisation des sans-papiers travaillant dans des métiers en tension), le premier étant destiné à rallier les voix de la droite et le second à donner des gages à la gauche. Las. Au lieu de convaincre droite et gauche de voter le texte, cette position d’équilibriste a braqué les deux. D’un côté, le parti Les Républicains (LR) refuse de voter le texte s’il n’est pas expurgé du fameux article 3 (régularisation), au motif qu’accorder des titres de séjour pour les sans-papiers travaillant dans les secteurs en pénurie de main-d’œuvre créerait un appel d’air. De l’autre, les tenants de l’aile gauche de la majorité assurent qu’ils ne pourront voter un texte répressif dépossédé de son volet social...;"
Il y aurait les "bons" (les utiles) et ceux qu'il importerait de renvoyer... "..."...Depuis trente ans, c’est "l’ère du soupçon institutionnalisé" à l’égard de l’immigration : suspicion systématique, obsession de la lutte contre la clandestinité, du contrôle, de la fraude, refus de régularisation globale et répression accrue contre les sans-papiers, les demandeurs d’asile et criminalisation des soutiens - individus et associations - "délinquants de la solidarité" coupables d’avoir aidé des étrangers en situation irrégulière.
__Les rares occasions où l’immigration est abordée de façon positive, c’est uniquement lorsque celle-ci peut servir les intérêts nationaux (réponse au vieillissement de la population, apport de cerveaux étrangers, main d’œuvre spécialisée pour palier les manques dans certains secteurs...). En dehors de ces quelques exceptions, discours après discours, mesures après mesures, l’immigration est toujours présentée comme un problème et comme une menace. Dans ce cadre, les immigré(e)s sont traités comme des personnes aux droits limités, sur lesquels pèse le soupçon systématique de fraude et qui seraient en train d’envahir l’Europe en général, et plus particulièrement la France.
_Chômage, précarité, insécurité, délinquance... tous les maux ou presque seraient d’une façon ou d’une autre plus ou moins directement imputables aux immigré(e)s. Comme toujours, quand cela va mal, c’est de la faute de « l’autre ». Pour satisfaire ses ambitions électoralistes, le Ministre de l’Intérieur, bien décidé à capter une partie de l’électorat d’extrême-droite, n’hésite pas à rajouter de l’huile sur le feu en faisant siennes des formules xénophobes du Front national lorsqu’il proclame par exemple que « Quand on vit en France [...] on aime la France. Si on n’aime pas la France [...] personne ne vous oblige à rester »... propos qui n’ont rien à envier au slogan lepéniste : « La France, aimez là ou quittez là » ! Une telle approche de l’immigration est irresponsable : elle déstabilise chaque jour davantage l’ensemble des populations entières (en situation régulière ou non) ; elle engendre son lot d’abus et de bavures ; elle favorise la montée de la xénophobie, du racisme, de l’exclusion et, par réaction, les communautarismes...
_Le plus souvent la population issue de l’immigration se retrouve à travailler dans des secteurs exploités par un patronat qui ne s’embarrasse pas avec le social. Le fait que certains de ces salarié(e)s soient de plus en situation de clandestinité, ou le deviennent au gré des évolutions des lois et réglementations, place ceux-ci en totale dépendance vis-à-vis de leurs employeurs et en position extrêmement vulnérable pour faire appliquer le droit du travail. Ils ne peuvent évidemment faire respecter leurs droits en matière de conditions d’embauche, d’heures de travail, de salaire ou de représentativité... Ainsi, dans notre pays, comme partout en Europe, plusieurs centaines de milliers de salariés sont confrontées quotidiennement à la précarité, la surexploitation et le non-droit. Parce que ceux-ci sont contraints d’accepter l’inacceptable et parce qu’ils permettent de tirer vers le bas l’ensemble du salariat, les sans papiers sont indispensables pour le patronat.
_L’immigration assume un rôle de laboratoire de la flexibilité du travail et l’étranger sans titre représente pour l’employeur le travailleur idéal (pas de charges sociales, pas de contraintes réglementaires, une rémunération inférieure au SMIC...). Cette situation économique est assimilable à celle générée par une « délocalisation sur place » et s’inscrit de plein pied dans la logique libérale qui tend à imposer flexibilité et précarité à l’ensemble du salariat. Constat qui ne peut qu’interpeller toute organisation syndicale.
_Face à de telles zones de non-droit, une politique responsable passe par un renforcement des moyens de l’Inspection du travail, une réelle volonté de s’attaquer aux donneurs d’ordres (et non à leurs victimes) et plus fondamentalement par le fait que ces salariés puissent devenir des salariés comme les autres... et donc que leur situation administrative soit régularisée..."
Les très bons comptes de l’immigration ___Critiques __ Désinformations et dysfonctionnements____ Préjugés
jeudi 21 décembre 2023
Fidèle jusqu'au bout
Distraction
Ça peut être grave!...Varia
__ Mafias
__ Corsetage
__ Réindustrialiser?
__ Touché au coeur
__ Etrange alliance
__ Moins de lits
__ RN: trou noir
__ Injustice et inefficacité
__ Eruptions solaires
__ Thé salvateur
__ Métiers en péril
__ Mythique MA
__ Istanbul en danger
__ Stratégie hydrogène
__ Culture de l'offense
__ Guerre des moteurs
__ IA générative en poche
__ Les affaires continuent
__ Woke: jusqu'où? ________________________________
mercredi 20 décembre 2023
Vigilance!...
Vous avez aimé le grand remplacement?
Vous adorerez le grand endoctrinement...
Une association qui n'a de neutre que l'apparence ou la prétention. Il va de soi que la vigilance est un des premiers devoirs des parents. Même si prendre soin de ses enfants, sans excès de contrôle, n'est pas toujours un exercice facile. Un équilibre, une juste mesure est toujours à trouver. Mais la vigilance est une valeur qui peut être détournée de son sens, pouvant virer à la tyrannie du contrôle. La surveillance peut devenir celle des attitudes, des moeurs, de la pensée, des libertés ordinaires, comme Orwell en montre les mécanismes, au sein d'une société où les règles d'un pouvoir arbitraire veulent s'imposer à tous, pour un contrôle efficace de la pensée. Comme M.Foucault le montre aussi, à partir de l'univers carcéral ou psychiatrique. Prendre soin de l'autre, c'est positif. Empiéter dans l'expression de sa pensée l'est moins. Surtout au nom d'objectifs politiques partisans et discutables. Les idéaux de l'école laïque, déjà bien maltraités, peuvent être encore plus en danger.
Le "....Le colloque en grande pompe au Sénat a sans doute été le coup d’éclat de trop. « Des parents qui s’opposent coûte que coûte à l’école publique, sous les ors de la République, comment est-ce possible ? », interroge Grégoire Ensel. Le président de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) ne se remet pas de l’invitation faite par le sénateur Reconquête Stéphane Ravier au réseau Parents vigilants d’organiser un colloque dans l’enceinte du Palais du Luxembourg, samedi 4 novembre....
Lancé par Éric Zemmour en 2022, ce collectif affirme lutter contre les dérives supposées du « wokisme » à l’école, et revendique aujourd’hui soixante mille sympathisant·es. Dans l’Éducation nationale, cette mise sous pression a déjà fait des victimes. À Valenciennes (Nord), une enseignante a subi des menaces l’an passé pour avoir envisagé une sortie avec ses élèves autour de la question des migrations à Calais.
À Luçon (Vendée), des manifestations ont perturbé la vie d’un établissement scolaire accueillant l’agriculteur soutien des populations exilé·es Cédric Herrou. Sans parler d’une infatigable activité sur les réseaux sociaux pour dénoncer livres, contenus pédagogiques ou propositions culturelles jugées déviantes pour les enfants.
« Parents vigilants a opté pour des pratiques dangereuses pour nos collègues », ont alerté cinq organisations syndicales le 15 novembre, dans une lettre adressée au ministre de l’éducation nationale, Gabriel Attal, après la tenue du colloque au Sénat...." ______________
« Le mode opératoire est bien identifié. Une personnalité d’extrême droite dénonce sur les réseaux sociaux tel cours ou telle activité, s’ensuit une campagne de harcèlement en ligne, allant parfois jusqu’à la publication du nom et de l’adresse d’enseignant·es visé·es, et parfois d’un rassemblement devant l’école ou l’établissement. Face à la gravité des menaces, certains de nos collègues ont même dû bénéficier d’une protection policière », écrivent-elles. en grande pompe au Sénat a sans doute été le coup d’éclat de trop. « Des parents qui s’opposent coûte que coûte à l’école publique, sous les ors de la République, comment est-ce possible ? », interroge Grégoire Ensel. Le président de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) ne se remet pas de l’invitation faite par le sénateur Reconquête Stéphane Ravier au réseau Parents vigilants d’organiser un colloque dans l’enceinte du Palais du Luxembourg, samedi 4 novembre.










