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dimanche 17 août 2008

Pêche aux évangélistes

Un électorat incontournable, déterminant dans l'élection de GW Bush, plus réticent à l'égard de Mc Cain...
Les candidats font assaut de moralisme . Qui aura les faveurs de Dieu ?


-À l'issue de la Première Guerre mondiale, le président Wilson affirme : « L'Amérique est la seule nation idéale dans le monde [...]. L'Amérique a eu l'infini privilège de respecter sa destinée et de sauver le monde [...]. Nous sommes venus pour racheter le monde en lui donnant liberté et justice."____________

-Nabil Shaas, à l’époque ministre des affaires étrangères a rapporté : "le Président Bush nous a dit à tous : "Je suis investi d’une mission par Dieu"_____________________

-"Il y a quatre ans, DIEU a fait pencher la balance lors du scrutin présidentiel aux Etats-Unis. En effet, pas moins de 80 % des évangélistes blancs ont donné leur voix à George W. Bush, lui assurant ainsi une réélection aux plus hautes fonctions de l’Etat. A leurs yeux, il incarnait un président pieux dont la politique serait dictée par la foi et par la morale. "__________

Obama et McCain courtisent le vote évangélique - Les élections américaines:

"Pour la première fois depuis qu'ils ont remporté leurs primaires respectives, John McCain et Barack Obama se sont retrouvés sur la même scène, samedi 16 août, lors d'un forum religieux organisé en Californie par Rick Warren, un des pasteurs les plus influents des Etats-Unis. Au menu, des débats sur certains des thèmes de prédilection de la communauté évangélique, notamment l'avortement, la foi, le mariage homosexuel ou la pauvreté, retransmis en direct à la télévision nationale...
John McCain a pris le contrepied du démocrate et a semblé plus en phase avec les chrétiens évangéliques, soulignant notamment son opposition totale à l'avortement, au mariage ou aux unions civiles des couples homosexuels. Interrogé sur le plus grand échec moral des Etats-Unis, le sénateur de l'Arizona a estimé qu'après le 11-Septembre, le pays aurait dû s'investir "dans des causes plus grandes que leurs propres intérêts". M. Obama avait opiné que c'était "la façon dont nous traitons les pauvres". En plus des échecs moraux du pays, Rick Warren a demandé à chacun des candidats quel était leur plus grand échec moral personnel. "J'ai eu une jeunesse difficile. Il y a eu des moments où j'ai pris de la drogue", a confié M. Obama, qui avait déjà écrit sur le sujet mais qui l'aborde rarement en public. De son côté, John McCain a estimé que l'échec de son premier mariage était le plus grand signe de faillite morale qu'il ait montré dans sa vie. Aux Etats-Unis, où un adulte sur quatre se dit de confession protestante évangélique, le vote de cette communauté,constituée en force politique sous le nom de "majorité morale" sous l'égide du télévangéliste Jerry Falwell dans les années 1980, joue un rôle prépondérant lors de tout scrutin. Selon un récent sondage commandé par la chaîne ABC, les évangéliques sont 67 % à soutenir M. McCain contre 25 % qui disent vouloir voter pour M. Obama.En 2000 et 2004, George W. Bush avaient bénéficié de 80 % des voix de cette communauté, mais depuis le début de sa campagne John McCain peine à séduire les plus conservateurs et les plus jeunes. Ainsi, parmi les évangéliques de moins de 30 ans, 55 % se considéraient comme républicains en 2004. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 37 %."
-McCain cherche des électeurs évangélistes
-Pouvoir et foi

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- Dieu est-il américain ?
- USA et héritage religieux

Berluscobonapartisme ?



Berluscozysme sur fond de crise du capitalisme, d'affaiblissement républicain et d'alliances douteuses ?...
L'Italie nous concerne.

Mussolini n'a jamais tué personne! Tout au plus, il se contentait d'envoyer des opposants en vacances... » Silvio Berlusconi ( septembre 2003)____________________

-"Je me réjouis de la possibilité qui nous est ainsi donnée d'approfondir encore les liens traditionnels d'amitié et de coopération qui unissent nos deux pays", écrit Nicolas Sarkozy au chef du prochain gouvernement italien dans un courrier rendu public par l'Elysée.__________________

-S.Berlusconi accusent les juges, ces «robes rouges» , d'être «mentalement dérangés, anthropologiquement différents du reste de la race humaine»_____________

I-Berlusconi, de plus en plus inquiétant:

"...Comme en France, cette standardisation néolibérale se traduit par l'avènement idéologique et électoral d'une droite bien singulière quant à ses formes d'expression et à son programme politique, économique et sociale. Identifier le paquet de mesures prises cet été par des «décrets d'urgence» permet de mesurer l'ampleur du phénomène, le rôle du Parlement s'étant limité à ratifier les décisions de l'exécutif : sur le plan budgétaire et fiscal, le ministre de l'économie, Giulio Tremonti, a élaboré un plan triennal 2009-2011 visant la refonte des dépenses publiques. Celui-ci prévoit une baisse tous azimuts des budgets de l'Etat dans la santé, le système de retraites, l'environnement (réactivation du choix nucléaire), l'éducation, le financement de l'échelon local, etc., au profit de l'augmentation de la participation du secteur privé...
En matière d'éducation, c'est une baisse des financements publics de 1,3 milliard d'euros en cinq ans qui est prévue. Le gouvernement compte la compenser en facilitant l'entrée en force de fondations privées dans les universités.
En ce qui concerne le droit à l'information, il a été décidé de réduire de moitié la contribution publique au secteur de l'édition, renforçant ainsi l'hyper-concentration du secteur médiatique italien. De nombreuses publications et journaux d'information et d'opinion ne pourront survivre à cette décision. .."
Pour visiter le site de l'association Mémoire des luttes.

(1) Carta est l'hebdomadaire des «chantiers sociaux» en Italie. Il est très implanté au sein des mouvements sociaux depuis une dizaine d'années et participe activement au renouvellement des formes de la mobilisation sociale dans le pays. Les numéros 28 (25-31 juillet) et 29 (1er-7 août) ont constitué une aide précieuse pour la rédaction de cet article.
Pour en savoir plus sur ce journal.

II-Berlusconi, rien ne l'arrêtera:
"Rhétorique économique patriotique (Alitalia et critiques de la Banque centrale européenne) ; ouverture d'un marché de l'éducation ; mobilisation du secteur patronal ; stigmatisation de la figure de l'immigré ; renforcement de la libéralisation du travail et de la mise en concurrence des travailleurs ; enrichissement des catégories les plus aisées ; encadrement idéologique et soumission de la population aux logiques privées et de compétitivité (médias et éducation) ; recours test au tout-sécuritaire (armée dans l'espace public) : tels sont les axes d'un nouveau type de régime politique national. Ce mélange de néo-bonapartisme politique et social puise dans les registres de la personnalisation de l'exercice du pouvoir, de l'autoritarisme, de la répression et de la réaction, ainsi que du nationalisme libéral économique intégré au cadre de fonctionnement de l'Union européenne et au capitalisme mondialisé...
Ce régime est singulier. Il emprunte au néolibéralisme ses logiques de soumission de la société aux impératifs de l'économie et des marchés, et au patriotisme conservateur un discours de type nationaliste censé flatter et rassurer les classes moyennes et la petite bourgeoisie. Il impulse également une forte mobilisation sécuritaire des institutions de l'Etat qui doit permettre, le cas échéant, le contrôle de la société et d'éventuels débordements sociaux (1). Enfin, par une «communication d'Etat privée» rendue possible par la main mise de Silvio Berlusconi sur les médias, il développe une «privatisation de l'espace public» - selon l'expression de Marco Revelli, professeur de sciences politiques à l'Université du Piémont - afin de mieux le contrôler et le manipuler.
Dans un contexte de ralentissement économique (2) et d'explosion des inégalités sociales - amplifiés par l'onde de choc de la triple crise financière, énergétique, et alimentaire mondiale - l'offensive berlusconienne pourrait témoigner d'un évolution plus générales des formes du néolibéralisme en Europe : plus national, plus intimement géré par un Etat aux tendances répressives, et conduit par un exécutif fort, dans le cadre d'une "démocratie limitée" (3). Cela à l'heure où le capitalisme malade ampute - pour la première fois depuis des décennies - les gains de plusieurs fractions des classes dominantes et dirigeantes nationales (4), et où il sécrète toujours plus de pauvreté, de mécontentements sociaux, de remises en cause intellectuelles, de concurrence entre les salariés, les travailleurs pauvres et les exclus du travail, etc.
Il faut remonter aux années 1930 pour trouver une référence historique soutenant la comparaison avec l'ampleur de la crise actuelle du capitalisme. Il ne serait pas sérieux de voir dans l'émergence du « sarkoberlusconisme » la répétition de la montée du néo-fascisme en Europe. Pour autant, ce phénomène est significatif d'une nouvelle tendance autoritaire au sein d'élites européennes aux prises avec un MODELE EN CRISE auquel elles n'ont pas d'alternatives à opposer du fait de sa faillite économique, financière, sociale et morale ..."

-Italie : quand la politique invente la société civile-Populisme et antiparlementarisme
(Un peu d'histoire récente pour comprendre le succès du berlusconisme)
-Sarkozy et Berlusconi : le sarkoberlusconisme | AgoraVox
- l ' ITALIE m'inquiète...
-Silvio Berlusconi intouchable
-Silvio Berlusconi et la culture
-Berlusconi | Rue89:dossiers
- Les médias en Italie : une situation exemplaire
-Large victoire de M. Silvio Berlusconi
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-Benoît XVI refuse de rendre à César ce qui est à César:
"Rome (Italie), envoyée spéciale.--Benoît XVI est heureux du retour de Berlusconi au pouvoir et il ne se gêne pas pour le dire. Le souverain pontife s’est réjoui, jeudi dernier, devant la conférence épiscopale, du « climat nouveau » qui règne en Italie. Un climat si favorable qu’il a pressé le président du Conseil italien de tenir au plus vite ses promesses sur le financement public des écoles privées catholiques..."
-Cependant, des catholiques modérés commencent à manifester leur hostilité à certaines mesures :>>Immigration : les catholiques s’attaquent à Berlusconi

samedi 16 août 2008

Vacances de rêve ?


Si tu vas à Cancun...(air connu)

Une destination mythique...et son revers

CANCUN , paradis des touristes, enfer pour les Mexicains:

"Quand l’Institut des statistiques mexicain (Inegi) a annoncé à la presse que le taux de suicide le plus élevé de la République mexicaine se trouvait à Cancun, il y a eu comme un silence parmi les journalistes, puis des murmures d’incompréhension. Comment ? On se suicide donc plus sur ce bout de paradis vendu dans le monde entier, que dans l’enfer de Ciudad Juarez ou de Tijuana, ces villes frontières prises dans la folie des narcos et peuplées d’usine d’assemblage ? « Il semble bien que le paradis n’en soit pas un pour tous », a répondu, laconique, la chargée de l’étude.Une étude complémentaire a été aussitôt commandée à l’Observatoire de la violence sociale à Cancun. La question : pourquoi le taux de suicide à Cancun (9,8) est presque le triple du taux de suicide national (3,4) ? Dans leurs bureaux de l’Université des Caraïbes, les chercheurs ne sont guère étonnés du résultat. Ils vivent depuis toujours à Cancun, le vrai Cancun, comme l’explique Celina Izquierdo, sociologue :

« La majorité des suicidés travaillent dans le tourisme et ont la trentaine. Ils arrivent ici avec l’espoir d’une vie meilleure, et c’est finalement bien pire. Mais en plus face à eux, il y a maintenant toute cette richesse, totalement inaccessible et en même temps, étalée comme jamais auparavant. Ils sont loin de leur famille, ils ont bu et craquent. ..

A Cancun, c’est l’environnement qui a montré les premières failles du tourisme de masse : plus de protection contre les ouragans qui vont redoubler d’intensité, plus d’eau potable et des tonnes de déchets. Depuis dix ans, c'est le tourisme poussé dans sa logique la plus libérale qui est en train d'achever le social.
Elles s’appellent Ruiz, Grand Coral, Oasis ou Barcelo et sont les prestigieuses chaînes espagnoles du tourisme qui possèdent la moitié des 30 000 chambres de la Riviera Maya, la côte caraïbe qui débute à Cancun et se termine à Tulum. C’est elles, qui, imitant le Club med français, ont développé dans les années 90 le système du « tout compris » : une prestation « tout compris » (hébergement et nourriture) ne peut pas être vendue sur place, mais sur Internet et en Europe, ce qui permet déjà aux hôtels d’alléger leurs charges fiscales au Mexique.Dans l’hôtel, tout est prévu pour ne pas ressentir le besoin de sortir, (activités, massage, disco, bar) et donc, ne pas dépenser ailleurs ses euros...
..hors travail administratif, les « tout inclus » ne paient que le salaire minimum, insuffisant pour vivre à Cancun où les prix sont, en moyenne, 15% plus cher qu’ailleurs. Mais les chaînes, en toute illégalité, utilisent des contrats bidons de 28 jours, sans prestation sociale, renouvelés après 3 jours au repos, comme en témoigne Alejandro, masseur dans un hôtel :
« Le jour où tu signes ton contrat, tu signes en même temps ta lettre de démission dans 28 jours. Ils font tous ça, et si tu dis quelque chose, tu te retrouves sur une ‘liste noire’. Impossible alors de trouver du travail sur toute la Riviera Maya. »
Des travailleurs pieds et poings liés, des syndicats achetés et des autorités qui ferment les yeux. Ainsi va Cancun, et ainsi va de plus en plus mal la vie sous le soleil des Caraïbes..."

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-Dubaï, entre la peur et l'opulence:
"...La grande masse de la population y est constituée de travailleurs sous contrat venus d’Asie du Sud, étroitement dépendants d’un unique employeur et soumis à un contrôle social de type totalitaire. Une myriade de domestiques philippines, srilankaises et indiennes veillent au bien-être fastueux des élites, tandis que le boom immobilier (qui emploie un quart de la main-d’œuvre) repose sur une armée de Pakistanais et d’Indiens sous-payés – le plus gros contingent vient du Kerala- travaillant douze heures par jour, six jours et demi par semaine, par des températures infernales.

À l’instar de ses voisins, Dubaï viole systématiquement les règles de l’OIT et refuse de signer la Convention des Nations unies sur les droits des travailleurs migrants. En 2003, l’ONG Human Rights Watch a accusé les Émirats arabes unis de construire leur prospérité sur le « travail forcé ». De fait, comme le soulignait récemment le quotidien britannique The Independent « le marché du travail ressemble à s’y méprendre au système colonial des travailleurs sous contrat importés d’outremer, jadis introduit dans l’émirat par ses anciens maîtres britanniques. » « Tout comme leurs ancêtres tombés dans la misère, poursuit le quotidien londonien, les travailleurs asiatiques qui débarquent dans les Émirats sont obligés de se soumettre par contrat à une forme d’esclavage virtuel. Leurs droits s’évanouissent à leur arrivée à l’aéroport lorsque les recruteurs confisquent leur passeport et leur visa . »

-Tourisme et accès aux ressources dans les petites îles de la Caraïbe
-Tourisme...
"...Les prix "cassés" proposés par les tour-opérateurs contribuent bien souvent à l'exploitation des travailleurs locaux et des enfants tandis que se développent la prostitution, la mendicité.
Pour les implantations d'hôtels ou de clubs de vacances, certaines populations sont déplacées arbitrairement, et parfois contraintes au travail forcé.
D'autres sont soumises à une forme de voyeurisme, par la folklorisation de leurs coutumes.
Les dictatures captent des ressources importantes du tourisme sans retombées pour les populations locales. Dans les « narco-dictatures », les devises des occidentaux viennent alimenter les circuits de blanchiment de l'argent de la drogue.
Ainsi, le tourisme peut provoquer très directement ou accélérer considérablement des bouleversements d'identité culturelle et la destruction des sociétés traditionnelles..."

-Les risques du tourisme de masse en Egypte:
"...les bienfaits du tourisme ne profitent principalement qu'à une minorité (tour-opérateurs, réseaux hôteliers, transporteurs aériens...), ne profitant que peu aux autochtones. Le tourisme aggrave aussi la frustration des autochtones des pays pauvres quand ils voient la différence de culture, de modes de vie et de richesse entre eux et les touristes "occidentaux"..."


vendredi 15 août 2008

USA : melting-pot ?

Ces paroles de B.Clinton au Congrès ne sont-elles pas qu'un voeu pieux , un souhait plus qu'une réalité ?

«Dans un peu plus de cinquante ans, il n’y aura plus de race majoritaire en Amérique. Dans un monde de plus en plus interconnecté, cette diversité peut constituer notre plus grand atout. Il suffit de regarder cette Chambre. Regardez autour de vous. Dans ce Congrès, nous avons des membres de presque toutes les origines raciales, ethniques et religieuses. Et je pense que vous serez d’accord avec moi sur le fait que c’est pour cela que l’Amérique est plus forte.»_________________________________________


« Depuis plus d’un siècle, l’euphorie bien-pensante sur le melting-pot américain oublie que, si le creuset peut bien comporter un nombre croissant d’ingrédients à mesure que les vagues d’immigrés se succèdent, il ne les fusionne pas plus qu’avant. Il en laisse toujours un à l’écart des autres ». (S.Halimi)
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Etats-Unis : le mythe du melting-pot:

"Une dépêche de l’agence Associated Press (AP) rédigée par Stephen Ohlemacher, en date du 14 août, rapporte que le Bureau du recensement américain a publié cette semaine de nouvelles projections d’évolution démographique qui montrent que la population blanche des Etats-Unis passerait sous la barre des 50% en 2042, et deviendrait donc minoritaire ! Ces changements dans la composition de la population seraient donc plus rapides que prévu, puisque les estimations publiées en 2004 (et disponibles sur le site Internet de l’agence gouvernementale) montraient un basculement seulement en 2050, soit huit ans plus tard.

La population blanche non hispanique, qui représente aujourd’hui environ 65 % de la population, ne sera plus que de 46% en 2050. La population noire passera de 12 % en 2008 à 15 % en 2050, et la population d’origine asiatique de 5 % en 2008 à 10% en 2050. La progression la plus spectaculaire sera celle de la population hispanique, qui passera de 15 à 30 %.
Selon ces chiffres, la population des Etats-Unis est aujourd’hui d’environ 305 millions et atteindra un peu moins de 440 millions de personnes en 2050. Elle va aussi considérablement vieillir, puisque les plus de 65 ans passeront de 12 % aujourd’hui à 20 % en 2050, soit de 40 à 90 millions !Ce qui fera la différence, c’est l’immigration — qui reste importante — et les taux de natalité plus forts au sein des minorités. La population américaine est de plus en plus diverse, mais les communautés restent relativement peu mélangées : peu de mariages mixtes, et une étonnante concentration de la distribution géographique de la population par origine, ce qui met à mal l’image trop souvent véhiculée d’une Amérique du melting-pot : ce mythe de la fusion des populations ne résiste pas à l'analyse géographique et statistique..."

-Melting pot - Wikipédia
-Culture:melting pot en échec
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-Histoire sociolinguistique des États-Unis: [ ch V : l'Amérique anglocentrique]

"En 1845, John O'Sullivan, le rédacteur en chef de la Democratic Review, utilisa cette formule désormais célèbre:
C'est la destinée manifeste du peuple américain que de se répandre sur le continent que la Providence lui a assigné afin de permettre le libre développement de notre population qui croît annuellement de plusieurs millions d'individus.

Le Congressional Globe du 11 février 1847 publiait la lettre d'un lecteur (M. Giles) du Maryland:

Nous devons marcher d'un océan à l'autre. [...] Nous devons progresser du Texas directement vers le Pacifique et ne nous arrêter que face à ses flots grondants. [...] C'est la destinée de la race blanche, la destinée de la race anglo-saxonne."

jeudi 14 août 2008

Une juive américaine témoigne

Dans un "processus de paix" (formule consacrée) complètement gelé ,qui semble même avoir de moins en moins de chances d'aboutir, de plus en plus de juifs, israëliens ou non, prennent la parole pour s'indigner,critiquer, condamner la ligne politique du gouvernement israëlien, qui dit ce qu'il ne fait pas et ne dit pas ce qu'il fait...

Israël : “Je n’étais pas préparée à toutes les horreurs que j’ai vues”

"Hedy Epstein est une survivante de l’Holocauste, née en 1924, dont les parents ont été déportés à Auschwitz, où ils ont péri. En 2003, elle a décidé de faire un voyage en Palestine. Horrifiée par les mauvais traitements que les soldats de l’armée israélienne font subir aux peuple palestinien, elle se consacre, depuis lors, à les dénoncer."

-"...S’ils aiment réellement Israël, comme ils le disent, et qu’ils veulent assurer son avenir, ils devraient ouvrir leurs yeux et leurs esprits, et voir ce qu’Israël est en train de faire, et à quel point ce qu’il fait est néfaste. Si les Israéliens veulent vivre en sécurité, ils doivent changer de cap, arrêter les discriminations et les attaques contre le peuple palestinien ; et alors les deux peuples pourront vivre en paix et en harmonie. C’est réellement ce que la plupart d’entre eux souhaitent, mais Israël bloque toujours le chemin, avec le soutien de la communauté juive américaine et du gouvernement américain. Ce qu’ils font est une erreur ; cela va à sens contraire de ce qu’ils veulent obtenir..."

-Regards israéliens sur l’occupation
- La réalité de l’occupation en Cisjordanie
-Palestiniens, le peuple de l’absurde
-Mahmoud Darwich, « le poète des vaincus »
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-Israël : entre mythe et histoire
-Une géographie de la violence
-1948 : la Palestine des archives aux cartes
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-Israël reporte l'évacuation de la plus grande colonie sauvage de Cisjordanie:
"..."UN CADEAU FAIT AUX COLONS"

Migron compte quelque 200 résidents installés dans plusieurs maisons en dur et des dizaines de mobile homes, ainsi qu'une synagogue, un bain rituel, un jardin d'enfants et des serres, le tout relié par Israël au réseau électrique et protégé par l'armée. Le mouvement israélien anticolonisation La Paix Maintenant a dénoncé ce nouveau report de l'évacuation. "Le gouvernement a capitulé devant les menaces des colons d'user de la violence s'ils étaient évacués, alors qu'ils occupent en toute illégalité des terres privées palestiniennes", a déclaré son dirigeant Yariv Oppenheimer. "Nous n'acceptons pas le cadeau qui est fait aux colons, qui obtiennent en compensation de leur action illégale la construction d'une nouvelle colonie" a-t-il ajouté, indiquant que La Paix Maintenant poursuivrait son action en justice pour obtenir le démantèlement de Migron.
Un rapport policier interne, publié vendredi par le quotidien Haaretz, fait par ailleurs état d'une augmentation sensible des agressions commises contre des Palestiniens par des colons ou de heurts de colons avec la police et l'armée. Selon ce rapport, 429 incidents ont été enregistrés dans les six premiers mois de l'année contre 551 pour toute l'année 2007. Israël s'est engagé à plusieurs reprises auprès de Washington à démanteler les colonies sauvages de Cisjordanie, au nombre d'une centaine selon La Paix Maintenant. Aux yeux de la communauté internationale, toutes les colonies dans les territoires occupés depuis juin 1967 sont illégales...."

Palestine: quand les colons israéliens harcèlent les villageois



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mercredi 13 août 2008

Géorgie : revers occidental ?


Basculement géopolitique prévisible ...
Episode anecdotique ou tournant significatif ?

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"Derrière cette guerre géorgo-ossète se cache sans doute le premier conflit entre les Etats-Unis et la Russie depuis la fin de l’URSS."______________

Géorgie : une claque pour George Bush | Mediapart:

"George Bush est au balcon. Puni et condamné à observer Vladimir Poutine tailler en pièces un de ses meilleurs alliés -le président géorgien Mikhaïl Saakachvili- et réduire à néant le grand projet américain pour le Caucase.La guerre de Géorgie est une défaite stratégique pour les Etats-Unis , l'une de celles qui remodèlera durablement les relations entre les deux pays. Bush ne s'y est pas trompé qui a usé pour l'occasion de grandes phrases. «La Russie a envahi un Etat souverain et menace un gouvernement démocratiquement élu par son peuple. Une telle action est inacceptable au XXIe siècle», déclarait-il le 11 août. Inacceptable mais que pouvait faire Bush? A peu près rien.Cette impossibilité d'agir concrètement est le premier échec tangible de la diplomatie américaine...

Depuis 2004 et son accession au pouvoir à l'issue de la "révolution des roses", le jeune président géorgien, formé aux Etats-Unis et en France, marié à une Scandinave, n'a pas fait que baptiser la route de l'aéroport international de Tbilissi, rue George W. Bush. Il a poussé à l'extrême, avec un aveuglement entretenu par l'administration américaine et le vice-président Dick Cheney, une politique en fait engagée par l'équipe Clinton au milieu des années 1990.

De quoi s'agissait-il alors pour Washington? De tenter de sauver les failed states, ces Etats faillis ou "échoués", et la Géorgie en était incontestablement un. De construire des espaces démocratiques aux marges de la Russie, et l'administration Clinton misa longtemps sur le vieil Edouard Chevarnadze, l'ancien ministre des affaires des affaires étrangères de Mikhaïl Gorbatchev, de fait à la tête du pays depuis 1992 et officiellement élu président en 1995. Et enfin, et surtout, de redistribuer les cartes du pétrole et du gaz dans le région .
C'est l'administration Clinton qui a mis sur pied un projet qui est aujourd'hui devenu le moteur de la nouvelle guerre du Caucase. Son nom? BTC: Bakou-Tbilissi-Ceyhan, un oléoduc de 1760 kilomètres qui part de l'Azerbadjïan et des champs de pétrole de la Caspienne, traverse la Géorgie et débouche sur la ville-terminal pétrolier turque de Ceyhan. Cette autoroute de l'or noir fut baptisée "l'oléoduc des indépendances" car elle brisait le monopole russe du transport et de la distribution et proposait un chemin alternatif aux pays producteurs de la Caspienne et de l'Asie centrale. (lire notre article : Les enjeux cachés du gaz et du pétrole)Durant dix ans, Moscou a bataillé contre ce projet sans pouvoir l'empêcher...

A ce grand jeu énergétique, l'administration Bush aura ajouté ce qui est vécu par Moscou comme un encerclement militaire. Les officiels russes ne manquent jamais de rappeler cet engagement de Bill Clinton à Boris Eltsine: les Etats-Unis ne soutiendront pas un élargissement de l'Otan jusqu'aux frontières mêmes de la Russie. La stratégie de George Bush a été de faire exactement l'inverse en militant pour une adhésion de l'Ukraine et de la Géorgie à l'Alliance atlantique..."

-Géorgie-Russie, les enjeux de la crise
-Retour sur les enjeux géopolitiques du conflit qui oppose la Russie à la Géorgie
-Mise en perspective régionale des enjeux énergétiques et territoriaux en Géorgie

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"...En s’engageant dans un conflit armé avec la Géorgie, un pays indépendant depuis 1991, le Kremlin mène en réalité une guerre diplomatique pour remettre au pas certains de ses voisins européens. Le message a bien été compris. Pour preuve la décision par les présidents ukrainien mais aussi polonais, lituanien et estonien, ainsi que le premier ministre letton, membres de l’Union européenne (UE) de rejoindre Tbilissi, en signe de solidarité avec une nation géorgienne agressée.

Pays membres de l'OTAN en bleu, et ex-rideau de fer en pointillé © Pierre Verluise, 2004

La décision en février dernier par les Etats-Unis de reconnaître l’indépendance du Kosovo, puis l’annonce faite en avril d’ouvrir les portes de l’Organisation du traité de l’Atlantique-Nord (Otan) à la Géorgie et à l’Ukraine ont exaspéré Vladimir Poutine, le président russe devenu entretemps premier ministre..."
[Géorgie: les raisons de la colère russe | Mediapart]
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-Dedefensa.org: l'"Ouest en déroute"
-Dedefensa.org:La souris du mois d'Aout
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- Enjeux caucasiens
-Ossétie du Sud, l’air de la guerre
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Radar 9 août 2008 : Ossétie, un pont trop loin ?
Mise à jour : 2008-08-09 02:04:01

"Depuis de longues années, Moscou a averti que la stratégie occidentale de dépeçage de l’ancien empire Russo-Soviétique, un temps subie par une nation rendue exsangue d’une part par la difficile transition d’une économie administrée et d’autre part part les médecines de cheval du FMI, n’était plus de mise.
Depuis la dissolution du bloc soviétique, revenant sur les engagements pris à l’époque, l’OTAN n’a eu de cesse de s’étendre vers l’est, organisant peu à peu un encerclement de l’ancienne superpuisance, marchant de pair avec les « révolutions colorées » largement soutenues et financées par les USA et dirigées contre leur ancien rival amoindri.
Le sursaut nationaliste et autoritaire initié par Poutine en réaction aux humiliations sans nombe de la période Eltsine a changé la donne.
La Russie, puissance géopolitique et énergétique majeure du continent eurasien dans la redistribution des cartes qui a lieu aujourd’hui entre pays exportateurs et importateurs, n’entend plus être la spectatrice impuissante de l’effritement de sa zone d’influence et d’intérêts."




mardi 12 août 2008

USA : santé en question

Un système follement déréglé, dont le délabrement s'explique aisément...

-"Aucun pays ne dépense autant (16% du PIB du plus grand pays industrialisé du monde) pour d'aussi piètres résultats en matière de santé. Selon l'OCDE, les Etats-Unis sont au 27e rang pour la mortalité infantile et au 23e rang pour l'espérance de vie. Difficile de faire plus mal avec autant de dollars."

-" L'Etat abandonne toutes ses fonctions de protection sociale : retraites, chômage, assurance-maladie, et les remet entre les mains de sociétés privées. Toute spécificité est retirée aux sociétés organisées sous forme mutualisée, à l'origine de toutes les formes socialisées de redistribution. Les mutuelles sont mises dans l'obligation légale de fonctionner sur le modèle des assurances privées."

LES AMERICAINS MALADES DE LEUR ASSURANCE SANTE:

"Ils sont 12 millions de cobayes sociaux. Cette nouvelle catégorie sociale est née récemment aux Etats-Unis. Elle représente les ménages américains en train d'explorer la dernière lubie locale de l'ultralibéralisme: être le consommateur modèle de sa propre santé!
Ces 12 millions de foyers sont titulaires d'un compte d'épargne-santé (health savings account) , un système né en 2003, à la suite d'une loi promulguée par la Maison-Blanche. Le titre est assez explicite du fonctionnement: le propriétaire du plan accumule de l'épargne grâce à une aide fiscale, et éventuellement un coup de main de son employeur. A lui, ensuite, de gérer ses dépenses: autrement dit de choisir entre tel et tel dentiste, tel et tel traitement anticancer, l'hôpital et la clinique, ou tout simplement ne pas se soigner du tout.Voici où les néoconservateurs américains ont amené des millions de leurs concitoyens : à s'appliquer à eux-mêmes les lois d'un marché pur et dur pour leur propre vie et celle de leurs proches.
Ces Diafoirus ultralibéraux ont transformé le système de santé des Etats-Unis en machine folle. Aucun pays ne dépense autant (16% du PIB du plus grand pays industrialisé du monde) pour d'aussi piètres résultats en matière de santé. Selon l'OCDE, les Etats-Unis sont au 27e rang pour la mortalité infantile et au 23e rang pour l'espérance de vie. Difficile de faire plus mal avec autant de dollars.
Ce n'est pas forcément faute d'argent public. L'Etat fédéral assure déjà la couverture santé de 90 millions de personnes: tous les plus de 65 ans et ceux placés sous le seuil de pauvreté (environ 25 000 dollars par an, pour une famille de quatre personnes, seuil pouvant être relevé selon les Etats), et une partie des enfants. Soit davantage que la Sécurité sociale française. Mais le dogme, aux Etats-Unis, pour les soins comme pour le reste de l'économie, c'est la concurrence, donc l'assurance privée, qui couvre 225 millions (67%) d'Américains...
Non seulement le système ne marche pas bien, mais il creuse sa tombe! Et l'évidence a convaincu l'opinion publique: 81% des Américains disent ne pas être satisfaits du système de santé, et 70% affirment même qu'il est en crise. Du coup, le débat a rebondi dans la campagne électorale. «Ce sera un des trois principaux sujets pour la présidentielle, prédit Jim Stancel, apparemment inquiet. C'est que les Américains payent cher.» Le coût d'une assurance santé a augmenté de 78% depuis 2001. Les dépenses de santé par famille ont explosé de 143% entre 2000 et 2006. Pendant ce temps, les salaires n'ont progressé que de 19%..."

-Assurance-maladie: la cruelle leçon américaine (Objet application/pdf):
"C'est une véritable révolution sociale qui nous est proposée avec l'Enabling State. L'Etat
abandonne toutes ses fonctions de protection sociale : retraites, chômage, assurance-maladie, et
les remet entre les mains de sociétés privées. Toute spécificité est retirée aux sociétés organisées
sous forme mutualisée, à l'origine de toutes les formes socialisées de redistribution. Les mutuelles sont mises dans l'obligation légale de fonctionner sur le modèle des assurances privées. L'Etat n'intervient plus qu'en dispensant des réductions d'impôt, forcément inégalitaires. C'est la voie prise en France avec la réforme des retraites : les "complémentaires", que chacun est désormais appelé à souscrire, donneront droit à une réduction de l'impôt sur le revenu. Tant pis pour les plus pauvres, qui n'en paient pas ou peu : l'Etat ne pourra pas les aider à se constituer une rente ! Le choix politique, pour les Américains, est : avoir accès à tous les médicaments, mais à des prix très élevés, ou limiter les prix, mais n'avoir alors accès qu'à un nombre limité d'entre eux. C'est le type même d'alternative dans laquelle le libéralisme aime enfermer les populations et desgouvernements faussement naïfs. Toute autre solution semble alors hors de portée. Le piège se referme. On crée le sentiment qu'il n'y a aucune manière rationnelle de sortir d'une alternative infernale. Plus les compagnies d'assurances sont puissantes et représentent un nombre élevé d'assurés, plus elles sont en bonne position pour obtenir de gros rabais. Qui profite de ces rabais ? Aucun contrôle n'est possible, car leur montant n'est pas rendu public et, désormais, les grosses entreprises qui paient la couverture maladie de leurs salariés - comme Ford - se plaignent de plus en plus du "détournement" de cet argent au profit unique des compagnies d'assurances.
Les malheureux assurés se trouvent donc face non plus seulement aux géants de l'industrie
pharmaceutique, mais aussi aux géants de l'assurance, quand ce n'est pas à leur employeur, de
plus en plus réticent à payer les primes d'assurances..."
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Pfizer fait plus que doubler son bénéfice trimestriel - Pfizer, le géant pharmaceutique américain, a dégagé sur les trois mois à fin juin un résultat net de 2,78 milliards de dollars, contre 1,27 milliard de dollars il y a un an. /Photo d'archives/REUTERS/François Lenoir - REUTERS
par Ransdell Pierson
NEW YORK (Reuters) - Pfizer fait état d'un bénéfice plus que doublé au titre du deuxième trimestre à la faveur d'une progression des ventes de ses médicaments et d'une réduction de ses coûts.
Le géant pharmaceutique américain a dégagé sur les trois mois à fin juin un résultat net de 2,78 milliards de dollars, soit 0,41 dollar par action, contre 1,27 milliard de dollars il y a un an (0,18 dollar par action).
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-États-Unis : la santé au coeur de la prochaine présidentielle ?
- La santé à la portée de tous, un luxe aux Etats-Unis
-Vices et vertus du système de santé américain
-Dailymotion - Michael moore sicko>>Sicko: Michael Moore rend les démocrates malades
-Le_complexe_medico_industriel_US
-Le lobbying de l’industrie pharmaceutique aux USA
-79 millions d’Américains n’arrivent pas à payer leurs factures de soins

EDWIGE : un si doux prénom...


...Un fichier si inquiétant!

On vous fiche, ne vous en fichez pas!

"Le nouveau fichier, dit EDVIGE, mélange les personnes considérées par un policier comme 'susceptibles de porter atteinte à l'ordre public' avec les militants associatifs, syndicaux ou politiques et en général tout citoyen sur lequel le gouvernement souhaite en savoir davantage", s'inquiète la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) dans un communiqué publié mercredi.
Pour l'association, avec EDVIGE, "il ne s'agit plus (...) de ficher les auteurs d'infractions constatées, mais, comme pour la rétention de sûreté, de cibler ceux que l'on étiquette d'avance comme de futurs délinquants hypothétiques. Le soupçon préventif suffit à justifier le fichage".
"Et il y a pire", dénonce encore la LDH: "Désormais vont pouvoir être eux aussi 'tracés' comme futurs délinquants présumés les enfants, dès l'âge de treize ans, que les policiers considèrent comme potentiellement dangereux."
La LDH estime "ce niveau de surveillance des citoyens, généralisée parfois, discriminatoire souvent, comme incompatible avec l'état de droit".

Pour obtenir l’abandon du fichier EDVIGE, 600 organisations se mobilisent
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-Souriez, EDVIGE vous fiche
- "L’honneur perdu d’Edwige"
-Le fichier "Edwige":
"Le décret de mise en oeuvre de ce fichier EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale) est paru mardi au Journal Officiel.
Il autorise le ministère de l'Intérieur à centraliser "les informations relatives aux personnes physiques ou morales ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif".
Le texte autorise la même démarche pour les "individus, groupes, organisations et personnes morales qui en raison de leur activité individuelle ou collective sont susceptibles de porter atteinte à l'ordre public".
-Saint Edwige, patronne des mal fichés
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-Informatisation : le "fichage social" dénoncé
-Totalitarisme policier et le fichage des populations
-Edvige-Facebook, les liaisons dangereuses
-Aussi liberticide qu’EDVIGE : la loi du 12 avril 2000 qui protège les délateurs | AgoraVox

lundi 11 août 2008

Quel esprit olympique ?

"Si l'important n'est pas de gagner, pourquoi compte-t-on les points" (Vince Lombarti)___________

Les événements du Tibet ont mis en évidence une nouvelle fois le fait que les JO comportent des enjeux politiques , qu'ils véhiculent des mythes (depuis leur origine) et une certaine idéologie du sport et du corps (culte de la performance) , prenant aujourd'hui des aspects économiques et marchands plus marqués, dans la compétition-mondialisation des puissances...

"De Berlin en 1936 à Munich en 1972 en passant par Mexico en 1968 , les Jeux de Pierre de Coubertin ont accompagné les convulsions du XXe siècle dans une constante ambiguïté."...
Coubertin qui ne craignait pas de faire du sport olympique "...une religion, c'est à dire une adhésion à un idéal de vie supérieure..."
[ Pierre De COUBERTIN : Le père peu présentable des jeux olympiques modernes …]






-Esprit olympique -

"Il y a des athlètes français qui pensent que l’esprit olympique, c’est œuvrer « pour un monde meilleur » (LeMonde du 7.04.2008). Pourquoi pas, bien qu’on se demande comment la tentative de courir plus vite que son ombre peut changer quoi que ce soit à la méchanceté humaine. Examinons plutôt l’article 51-3 de la charte olympique, qui dispose qu’ « aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuses ou raciale n’est autorisée dans un lieu, un site ou autre emplacement olympique ». Pourquoi pas ! Mais le problème de cette expression, c’est son silence assourdissant sur la propagande économique.

Le monde actuel ne vit plus selon les règles du fair play. Le CIO n’est plus qu’un regroupement de personnes qui mettent les JO aux enchères en pensant à la visibilité médiatique à la mode et aux retombées financières parallèles. Alors que les jeux olympiques ont été privés de ressources financières jusqu’en 1972 parce que le Président du CIO de l’époque était un farouche défenseur de l’amateurisme, le CIO d’aujourd’hui est devenu richissime grâce à la vente des droits de retransmission et au sponsoring d’épreuves désormais ouvertement professionnelles. Sous le prétexte du sport comme expression des peuples, les Jeux Olympiques sont aujourd’hui le cache-sexe du système marchand : sur le stade comme ailleurs, la lutte entre Etats se transforme en lutte entre firmes. Déjà à Athènes, la lutte contre le « marketing sauvage » s’était traduite par l’interdiction faite au public de pénétrer dans les enceintes olympiques en arborant d’autres marques que celles des sponsors officiels ou avec une boisson gazeuse autre que Coco-Cola !.."


La flamme de la discorde ?
-Jeux olympiques de Pékin
-L’idéal olympique mis à nu par la mondialisation
-JEUX OLYMPIQUES - La politique toujours en lice
-L’humanité dénaturée | AgoraVox

dimanche 10 août 2008

Corps parfait ?


On le sait, les normes esthétiques sont relatives dans l'espace et le temps.
L'image du corps, sa perception, est aussi largement dépendante des normes culturelles et des critères marchands.Elle conditionne une certaine attitude sociale , un certain rapport aux pouvoirs.
Son obssession, entretenue par une certaine publicité ("parce que vous le valez bien"), favorise conformisme, soumission et absence de sens critique, accapare du "temps de cerveau disponible" et engendre mal-être et frustrations , qui peuvent mener jusqu'à la haine de soi...

"...De plus en plus étroitement imbriqués, la mode, le showbiz et la publicité fabriquent chaque jour les images qui, diffusées si massivement qu’il sera à peu près impossible d’échapper à leur matraquage, serviront de modèles identificatoires à des millions de femmes à travers le monde. Il est très difficile de lutter contre leur influence : par leur omniprésence, elles se faufilent dans notre cerveau à notre insu, précédant et déjouant toute réflexion, toute démarche critique

- Normes de beauté ( Mona Chollet)

« Les Occidentaux n’ont pas besoin de payer une police pour forcer les femmes à obéir : il leur suffit de faire circuler les images pour que les femmes s’esquintent à leur ressembler. » Avec l’actuelle polémique médiatique sur le culte de la maigreur - qui fait suite à la décision du gouvernement régional de Madrid d’exclure des défilés de mode les mannequins dont l’indice de masse corporelle était jugé trop faible -, on repense à cette réflexion provocatrice de Fatema Mernissi dans Le harem et l’Occident, chroniqué ici l’année dernière (lire « Sortir du “harem de la taille 38” »). L’intellectuelle marocaine ajoutait cette phrase relevée dans Le mythe de la beauté, de Naomi Wolf : « Une fixation culturelle sur la minceur féminine n’est pas l’expression d’une obsession de la beauté féminine, mais de l’obéissance féminine. » La décision madrilène fait suite à la mort, l’année dernière, d’une mannequin uruguayenne de 22 ans, Luisel Ramos, qui s’était écroulée en coulisses au terme d’un défilé. D’après son père, depuis des mois, elle ne se nourrissait plus que de salade et de Coca light, et elle avait cessé de manger deux semaines avant la présentation des collections.

(JPG)L’obsession du corps parfait, c’est-à-dire du corps le plus mince possible, paraît cependant si profonde, si bien ancrée culturellement, qu’il y a tout à parier que cette affaire n’y changera rien. C’est en tout cas ce que laisse présager son traitement par la presse. Tout en consacrant un article au sujet dans sa rubrique d’actualités, le magazine Elle de la semaine dernière (25 septembre 2006) annonçait en couverture : « Trente conseils pour mincir sans y penser ». A la lecture, on s’apercevait rapidement qu’en réalité, le propos était d’y penser tout le temps, bien au contraire ; et même, d’organiser sa vie en fonction de cet objectif : il s’agissait de « se dresser sur la pointe des pieds en se brossant les dents », de « contracter les abdominaux au volant », de « serrer le ventre et les fesses dès qu’on y pense », de passer tout son dimanche à alterner bouillon de légumes et jus de pamplemousse (« lundi, vous aurez déjà perdu kilo »), ou même... d’acheter un chien : « Bien sûr, c’est un engagement de longue durée [ah, tiens, un éclair de lucidité]. Mais vous serez obligée de le promener plusieurs fois par jour. » Il y a quelques mois, le même magazine avait proposé des « astuces » du même genre pour mincir et se muscler en faisant l’amour. Brrr... On ne souhaite à aucun homme une maîtresse aussi névrosée - ni à aucun chien, d’ailleurs...."
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- La santé est-elle capital(e) ?
-Un corps parfait d'Eve Ensler:
...«Dans un grand nombre de pays, j'en ai rencontré des riches et des pauvres, des belles et des moches, et croyez-moi, c'est universel: toutes les femmes haïssent une partie de leur corps et mettent beaucoup d'énergie à le faire!» explique-t-elle au bout du fil. Des Africaines se font blanchir la peau. Des Coréennes se font débrider les yeux. Des Américaines font enlever une côte flottante à leurs filles de huit ans pour qu'elles n'aient pas de problème de poids plus tard. Des Pékinoises se font casser les jambes et allonger les tibias pour gagner quelques pouces. Des New-Yorkaises se font rétrécir les pieds pour les faire entrer dans leurs escarpins pointus. Bref, les préoccupations corporelles des femmes sont multiples... et éclipsent tout le reste: «[...] je sais très bien comment les ventres, les fesses, les cuisses, les cheveux ou la peau des autres femmes les obnubilent, de sorte qu'il leur reste très peu d'espace mental pour penser à la guerre en Irak – ou à quoi que ce soit d'autre, en fait»....

-Ego-mania>>Le marketing-de-l'ego

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[ZONES:Rêves de droite (M.C.)]
-Périphéries