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mardi 25 mai 2010

Quelle délinquance?

Délinquance:
_____________un phénomène complexe, à redéfinir,relativiser, à contextualiser, à dédramatiser, à
analyser, contre les fantasmes,détournements, mises en scènes médiatiques et instrumentalisations de la peur



Les violences urbaines en d'autres temps

Une délinquance peut en cacher d'autres d'une autre ampleur, autrement dévastatrices...
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- Au VIIIème siècle avant J.-C., Hésiode écrivait, dans Les travaux et les jours : « Je n'ai plus aucun espoir pour l'avenir de notre pays si la jeunesse d'aujourd'hui prend le commandement demain, parce que cette jeunesse est insupportable, sans retenue, simplement terrible. Notre monde atteint un stade critique. Les enfants n'écoutent plus leurs parents ».
C'est donc à bon droit que le sociologue M. Sébastian Roché, lors de son audition par la commission d'enquête, a constaté à titre liminaire que «
Structurellement, la délinquance des jeunes a toujours existé ».
[ -L'Encyclopédie de L'Agora: Délinquance]
____- La République, la politique et l’émeute
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Prévention de la délinquance
_Evolution de la délinquance juvénile en France

___Délinquance et immigration en France : un regard sociologique
_Délinquance, justice et autres questions de société
___Conférence de Gérard Mauger
_La révolte des banlieues à travers les livres
___Les habits nus de la République
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-"La frénésie sécuritaire qui tient actuellement lieu de politique n’est en réalité qu’une forme particulière de gestion de l’urgence. Elle ne voit guère plus loin que le bout de son nez. Une politique digne de ce nom est une politique volontariste qui, au contraire, se projette dans le temps, qui veut changer la donne et qui fait pour cela un pari sur l’avenir. Ainsi la prévention n’est pas une vague sensiblerie que des personnes « laxistes » ou « droits-de-l’hommistes » développeraient envers et contre tout « bon sens ». Elle n’est pas une attitude compatissante qui s’opposerait à la ferme répression. Prévention et répression sont deux choses fondamentalement différentes, qui se situent dans des temporalités différentes. La répression n’est qu’une façon de gérer l’instant, seule la prévention est une véritable politique au sens où elle cherche à préparer l’avenir. La gestion de l’urgence se limite fatalement à désigner des coupables (les jeunes et leurs parents)." (L.M.)

-" On vit dans une société vieillissante, donc c’est un enjeu électoral pour les politiques. Ce gens plus âgés se sentent plus vulnérables, c’est le mot-clé. Leur sentiment d’insécurité est en fait un sentiment de vulnérabilité.Il ne leur arrive pas grand chose, mais au cas où ça arriverait... ça fait très peur à l’avance.
Ce sont des gens, ils l’ont toujours été à toutes les époques, qui sont aussi très sensibles aux discours décadentistes - « c’est de pire en pire, ils sont de plus en plus jeunes, il y a de plus en plus de violence, etc. ».
Au moment des blousons noirs, dans les années 50, ils disaient « c’est quoi cette jeunesse ? Ils écoutent une musique de fou, ils s’habillent n’importe comment, ils ne respectent plus rien, il n’y a plus de valeurs... ». Il y a une récurrence. Sauf que dans notre société les gens sont plus nombreux, ils sont encore plus anonymes et individuels et ils sont matraqués au quotidien, d’un côté par les discours des politiciens intéressés, et de l’autre par un traitement médiatique des faits-divers qui les terrifient lorsqu’ils regardent la télévision..."(L.M.)
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-Violence des jeunes : vrai ou faux problème ?
"... Laurent Mucchielli ,Sociologue et historien, directeur de recherches au CNRS, auteur, notamment, de nombreux ouvrages de référence sur la délinquance, co-signe avec Véronique Le Goaziou La violence des jeunes en question (Champs social
éditions), une étude basée sur des données statistiques, historiques et judiciaires qui démonte la plupart des idées reçues sur le sujet.
Il replace également la délinquance des jeunes dans le contexte socio-politique actuel alors que les rapports entre la population et la police (et la gendarmerie) se dégradent et que se réduit notre seuil de tolérance face aux petits litiges quotidiens.
Il y a plus de délinquants car il y a plus d’infractions nouvelles. Ce qui n’était pas considéré comme un infraction en est devenue une. Cela vaut pour toute la société et pas seulement pour les jeunes. On finira bientôt par admettre que des policiers gardent à vue des enfants pour un vol de goûter.
« Nos sociétés sont rendues amnésiques par des médias en quête de nouveauté et de sensation qui se complaisent souvent dans le traitement de faits-divers », écrit Laurent Mucchielli. Des médias qui brodent sans cesse sur de vagues concepts - violence gratuite, zones de non-droits, ultra violence - qui ne recouvrent rien de concrets dans les faits.
Laurent Mucchielli ne nie pas qu’il existe une violence des jeunes, il analyse les discours qui la mettent en exergue pour mieux nous faire peur avec la figure récurrente de l’ennemi intérieur..."
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-L'école brûle-t-elle?
-Enfance et violence
-Futurs délinquants?
-Ghettos: maux et mots
-Enfant-roi ou parents infantilisés ?
- Individualisme: positif ou négatif ?

lundi 24 mai 2010

Vers deux euros ?

Eurocrise

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Dans le même bateau, au milieu de la tempête

Coment sortir d'une impasse où l'euro amplifie la crise...
-Vers un euro à deux vitesses ?
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Deux euros valent mieux qu'un !
[-Point de vue économiquement cohérent, mais politiquement réalisable?...-]
"L'économiste Christian Saint-Etienne incarne un courant libéral critique de l'euro. Ayant largement contribué au programme de François Bayrou, l'économiste, qui a quitté le Modem, avance aujourd'hui une thèse qui va à l'encontre des prises de position de l'ex-candidat centriste. En effet, l'idée même d'un « Eurofranc » serait sans doute une hérésie à ses yeux.
L'analyse de l'économiste désigne assez clairement l'Allemagne comme responsable de l'actuelle crise : « instaurer une monnaie commune dans une vaste zone économique entraîne une polarisation de l'activité économique selon les avantages comparatifs des régions qui composent la zone. Si, de plus, un pays de la zone mène une politique économique non coopérative, par exemple une politique de désinflation salariale visant à renforcer sa compétitivité au détriment des autres pays membres de la zone, il contribue à accroître la polarisation de l'activité au point de concentrer la production sur son territoire au détriment des autres territoires. Si la zone n'a pas mis en place des mécanismes de redistribution, et en l'absence de mobilité du travail, cette polarisation peut devenir rapidement insupportable. »
Pour Christian Saint Etienne, l'euro n'aurait pu être viable
qu'à la triple condition de se doter d'un gouvernement économique, d'un budget fédéral et de mettre fin à la concurrence fiscale et sociale entre les états-membres.
___Bref, la crise actuelle scelle la fin de la monnaie unique. Mais il est bien loin de prôner un retour au monnaies nationales, comme son confrère Jean- Jacques Rosa. « Si la zone euro explose en seize parties, avec un retour aux dévaluations compétitives internes, c’est toute la construction européenne qui est en risque », écrit-il dans un billet sur son blog. Il suggère donc la scission de la zone euro en deux zones monétaires, car on peut selon lui distinguer deux groupes distincts parmis les seize pays membres de la zone euro.
Le premier, qui regroupe les pays dont l'activité est centrée sur la production et l'exportation, et qui ont de fait un bilan excédentaire dans la balance des paiements courants. Ce noyau constitué autour de l'Allemagne pourrait inclure l'Autriche, les Pays-Bas, peut-être même la Belgique.
Selon lui, la France, dont le commerce extérieur s'est beaucoup dégradé ces dernières années, appartiendrait donc au second groupe, celui des états avec d'importants déficits de balance courante, axés sur la consommation, comme l'Italie, l'Espagne, le Portugal et ...la Grèce.
On aboutirait donc à deux zones monétaires complémentaires : « Euromark » et « Eurofranc ». Cela permettrait aux pays de la zone monétaire la plus faible de dévaluer pour relancer les exportations..."
-L'heure de l'euro faible a sonné
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- Où va l'Euro(pe) ?
-Ombres sur l'euro
- L'EURO en péril ?
-
Euroland : chacun pour soi ?

dimanche 23 mai 2010

Dans le même bateau


L'heure de vérité...

Joseph Stiglitz : "L'austérité mène au désastre"-Solidarité externe-
"L'Europe va dans la mauvaise direction. En adoptant la monnaie unique, les pays membres de la zone euro ont renoncé à deux instruments de politique économique : le taux de change et les taux d'intérêt. Il fallait donc trouver autre chose qui leur permette de s'adapter à la conjoncture si nécessaire. D'autant que Bruxelles n'a pas été assez loin en matière de régulation des marchés, jugeant que ces derniers étaient omnipotents. Mais l'Union européenne (UE) n'a rien prévu dans ce sens.
Et aujourd'hui, elle veut un plan coordonné d'austérité. Si elle continue dans cette voie-là, elle court au désastre. Nous savons, depuis la Grande Dépression des années 1930, que ce n'est pas ce qu'il faut faire.
Que devrait faire l'Europe ?
___Il y a plusieurs possibilités. Elle pourrait par exemple créer un fonds de solidarité pour la stabilité, comme elle a créé un fonds de solidarité pour les nouveaux entrants. Ce fonds, qui serait alimenté dans des temps économiques plus cléments, permettrait d'aider les pays qui ont des problèmes quand ceux-ci surgissent.
L'Europe a besoin de solidarité, d'empathie. Pas d'une austérité qui va faire bondir le chômage et amener la dépression. Aux Etats-Unis, quand un Etat est en difficulté, tous les autres se sentent concernés. Nous sommes tous dans le même bateau. C'est d'abord et avant tout le manque de solidarité qui menace la viabilité du projet européen.
Vous prônez une sorte de fédéralisme ?___
Oui.
De cohésion. Le problème, c'est que les Etats membres de l'UE n'ont pas tous les mêmes croyances en termes de théorie économique. Nicolas Sarkozy a eu raison de faire pression sur (la chancelière allemande) Angela Merkel pour la forcer à payer pour la Grèce. Nombreux sont ceux qui, en Allemagne, s'en remettent totalement aux marchés. Dans leur logique, les pays qui vont mal sont responsables et doivent donc se débrouiller.
Ce n'est pas le cas ?
__Non.
Le déficit structurel grec est inférieur à 4 %. Bien sûr, le gouvernement précédent, aidé par Goldman Sachs, a sa part de responsabilité. Mais c'est d'abord et avant tout la crise mondiale, la conjoncture, qui a provoqué cette situation.
Quant à l'Espagne, elle était excédentaire avant la crise et ne peut être accusée d'avoir manqué de discipline. Bien sûr, l'Espagne aurait dû être plus prudente et empêcher la formation de la bulle immobilière. Mais, en quelque sorte, c'est l'euro qui a permis ça, en lui procurant des taux d'intérêt plus bas que ceux auxquels Madrid aurait eu accès sans la monnaie unique. Aujourd'hui, ces pays ne s'en sortiront que si la croissance européenne revient. C'est pour cela qu'il faut soutenir l'économie en investissant et non en la bridant par des plans de rigueur.
La baisse de l'euro serait donc une bonne chose ?__C'est la meilleure chose qui puisse arriver à l'Europe. C'est à la France, et plus encore à l'Allemagne qu'elle profitera le plus. Mais la Grèce et l'Espagne, pour qui le tourisme est une source de revenus importante, en seront également bénéficiaires...."

-Sarkozy ou la rigueur de classe-Solidarité interne:
"Les régions et départements refusent qu'on leur impute la responsabilité dans les incroyables déficit et dette publics du pays. Il faut avouer qu'ils n'ont pas tort. La dette publique atteignait ainsi 1 457 milliards d'euros en 2009, dont 80% de l'Etat (1 159 milliards), et 10% des collectivités locales. La même année, le déficit budgétaire se chiffrait à 144 milliards d’euros en 2009 (contre 65 milliards l’année précédente), dont 118 milliards d’euros pour l’Etat (versus 56 en 2008), 6 milliards pour les collectivités locales (contre 9 en 2008), et 24 milliards d’euros pour la Sécurité sociale. Concernant l'Etat, quelques 50 milliards d'euros sont à trouver du côté de l'accroissement des niches fiscales et autres allègements d'impôt depuis le début des années 2000. Cinquante autres milliards sont issus des intérêts de la dette publique, en explosion également.
L'ampleur des déficits et la promesse de les réduire de 8% du PIB en 2010 à 3% en 2013 laissent prévoir le plus gros plan de rigueur que la France ait connu depuis 1959. Et la crise n'explique pas tout.
En février dernier, la Cour des Comptes livrait une vision à contre-courant de l'argument sarkozyste : la politique fiscale depuis 2002 est responsable de l'envolée de l’endettement public français. Le déficit structurel du pays est désormais évalué à 4% du PIB. Pour tenir la promesse faite aux autorités européennes, la France doit connaître une croissance du PIB de 2,5% par an de 2011 à 2013, niveau à partir duquel déficit et chômage commencent à reculer. Ces prévisions, retenues par le gouvernement Sarkozy, sont tout simplement farfelues ou incomplètes... A l'inverse de ses collègues européens, Nicolas Sarkozy a la trouille d'annoncer la couleur. Semaine après semaines, reculade après reculade, le plan de rigueur se dessine pourtant. A ce jour, on peut déjà lister la réduction de 10% des dépenses de fonctionnement de l'Etat( (6 à 7 milliards d'euros espérés), un toilettage des niches fiscales pour 5 milliards d'euros, une diminution des dépenses d'intervention (aides sociales notamment), et contribution exceptionnelle des hauts revenus pour les retraites.
En Espagne, le gouvernement Zapatero est confronté à des difficultés similaires. Mais il a décidé d'augmenter prioritairement les impôts des plus riches. Ironie du sort, l'annonce a été faite mercredi, la veille de la conférence de Nicolas Sarkozy.
Jeudi, le député UMP Gilles Carrez a présenté le rapport de sa commission de travail sur les déficits. Il a proposé un gel des dotations de l'Etat français aux collectivités locales, soit 70 milliards d'euros par an. L'information est loin d'être neutre. C'est une façon d'imposer la «rigueur» sur nombre de prestations sociales transférées aux régions et départements. Gilles Carrez reconnaissait d'ailleurs le problème de certaines dépenses sociales très lourdes des départements comme l'allocation personnalisée d'autonomie (APA), la prestation de compensation du handicap (PCH), ou le RSA : «Là, nous pensons qu'il faut poser le problème au plan national. Et on va probablement être obligé de venir en aide à une quinzaine de départements qui sont en grande difficulté.»

Jeudi, Nicolas Sarkozy a énoncé ses pistes d’économies budgétaires. L’effort est évidemment insuffisant. Il est surtout imparfait et injuste. Le discours de Sarkozy, ce jeudi, annonçait une série de mesures de classe. Rien sur l'impôt, très peu sur les niches fiscales, et haro sur les services publics et les aides sociales. De surcroît, la démarche est hypocrite, car insuffisante. Au total, les mesures annoncées ne représentent qu’une quinzaine de milliards d’euros d’économies :- « La poursuite du non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux ». Le gouvernement se félicite ainsi de la suppression de 100 000 emplois depuis 2007, mais on sait que la mesure n’économise que 500 millions par an (six fois moins que la baisse de la TVA dans la restauration), et qu'elle affaiblit les services publics : les effectifs de police et de gendarmerie sont revenus au niveau d'il y a 10 ans. Et on manque d'enseignants et d'encadrement adulte dans l'Education alors que les effets du mini-baby boom des années 1998-2000 se fait sentir...."

-Solutions raisonnables?
-Contrôle des budgets : fédéralisme ou incompétence ?
-Une Europe irréparable?
-La réduction du déficit de la France passe par la taxation des revenus du capital
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- Rigueur: pour qui?
- Politiques pris au piège

vendredi 21 mai 2010

Vertueuse Allemagne?

Fragile puissance économique

Victime de choix industriels qui étranglent l'Europe...elle se met en péril

"...Les entreprises allemandes investissent énormément dans les anciens pays de l’Est, là où la main-d’œuvre est bon marché. Certes, les brevets, les méthodes, les ingénieurs viennent de l’intérieur, mais les salaires, même s’ils sont faibles, sont payés à l’extérieur. C’est tout le paradoxe de cette économie exportatrice ; et les profits ? Et bien ils sont réinvestis à l’extérieur en partie aussi. Finalement ce qu’on a exigé en interne des citoyens ne leur a guère profité.
En fait, le nouveau dispositif allemand de relance est un plan hybride, avec une partie investissement public et une partie relance par la consommation par la baisse des impôts. On peut douter de l’efficacité de cette dernière mesure. La France qui est plus auto centrée, plus tournée vers elle-même semble moins fragile aujourd’hui que l’Allemagne. Le chômage y est plus faible (7 contre 9%) le niveau de vie identique. En période de récession, l’Allemagne dépend plus de ses partenaires que ses partenaires ne dépendent d’elle. La chute des investissements affaiblit ses exportations. Or elle représente 30% du PIB européen, et c’est le PIB européen qui fait sa propre croissance. Il est clair que la relance de l’Allemagne passe par celle l’Europe, qui elle même ne peut passer que par celle du couple franco-allemand...." (B.Maris)
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-L'Allemagne est-elle dans l'impasse?:

"...Quelque temps après son élection en 1998 dans le contexte du marasme économique prolongé des années 1990, Gerhard Schröder se lance dans l’ambitieux projet de rendre l’économie allemande plus compétitive. L’Agenda 2010 présidera, en outre, à une réduction des allocations chômage (loi Harz IV) et des remboursements médicaux. Mais surtout les salaires réels nets allemands ont baissé en termes absolus entre 2004 et 2008, du jamais vu sur une aussi longue période depuis l’après-guerre.
La compression des salaires (du « coût du travail » dans le langage châtré des économistes) permit de réduire la charge financière pesant sur les entreprises industrielles. Ainsi, en un sens, la mission fut « accomplie ». En 2004 l’Allemagne redevint la première puissance exportatrice mondiale, pour n’être détrônée par la Chine qu’en 2009.
___Mais à quel prix ? Et pour quel résultat ? On a vu que si les exportations se sont mieux portées, les performances de l’économie dans son ensemble sont plutôt ternes à l’heure actuelle. L’inégalité, quant à elle, a sensiblement augmenté. Selon le dernier rapport Croissance et inégalités de l’OCDE, le coefficient de Gini (le meilleur outil synthétique pour mesurer les inégalités de revenu) est passé en Allemagne de 0,27 à 0,30 dans les dix dernières années alors qu’en France il restait stable à 0.28. Enfin, la proportion d’Allemands vivant au-dessous du seuil de pauvreté est passée de 11% en 2001 à 18% en 2008.
Une telle régression sociale laisse pantois dans un pays qui, pendant les décennies d’après-guerre, avait prétendu parfaire une culture du consensus dans le champ politique et sociétal, ainsi qu’une « économie sociale de marché »...
la crise a indirectement contribué à fragiliser le modèle allemand. Un pays qui se veut grande puissance exportatrice comme l’Allemagne a nécessairement besoin, sur le long terme, de grandes puissances importatrices pour constituer sa clientèle. Mais voilà : la crise actuelle est elle-même née en partie de profonds déséquilibres commerciaux à l’échelle mondiale, qui ont gonflé les excédents des exportateurs (Chine et Allemagne en premier lieu) et alimenté la dette des importateurs (Etats-Unis, Espagne, Grande-Bretagne, et dans une moindre mesure, France)
___Or ces déséquilibres, qui génèrent une accumulation incontrôlée de dettes d’un côté et de créances de l’autre, ne sont pas viables à long terme – l’écroulement de la croissance des économies occidentales l’a amplement démontré. De fait, l’excédent commercial allemand et chinois s’est déjà réduit, et le déficit des balances des paiements américaine, britannique et espagnole a fait de même. Ces derniers pays ont compris qu’il était impératif de calmer leur fièvre consommatrice et de promouvoir leur propres exportations. L’Allemagne, comme la Chine, prennent lentement conscience qu’il leur faut réorienter leurs modèles de développement et que leurs exportations ne pourront plus être le moteur essentiel de la création de richesse.__Pour l’Allemagne, cela signifie, très simplement, que les sacrifices sociaux considérables exigés par l’Agenda 2010 ont été pour partie inutiles du point de vue de la croissance...
L’Allemagne se trouve donc dans une triple impasse : économique, sociétale et démographique. Ayant sacrifié la justice sociale à une promesse de prospérité illusoire, elle est aujourd’hui affaiblie à court terme par un monde susceptible de tourner le dos à ses exportations, et minée à long terme par une démographie quasi cataclysmique.
D’ici une trentaine d’année, non seulement la population allemande sera devenue inférieure à celle de la France et du Royaume-Uni, mais le déséquilibre entre retraités et actifs y sera bien plus aigu. Sur la longue durée, à moins d’un miracle, le niveau de vie allemand ne pourra surpasser celui de ses voisins. Alors, aussi insolite que cela paraisse aujourd’hui, il y a lieu de penser que l’Allemagne se verra rétrogradée à la troisième place en Europe en matière de richesse économique, derrière les Français et les Britanniques..."

-Il n’y a pas de modèle allemand:
"Depuis l’éclatement de la crise économique, une idée reçue a fait florès : il y aurait une vertu allemande, et pour l’Europe un modèle allemand. Cette sottise a pris racines dans un indicateur où le bon sens croit reconnaître la vertu : les échanges extérieurs allemands se soldent par un excédent courant imposant, tandis que la plupart des autres pays européens affichent un déficit.

Ceux qui en restent là justifient l’obstination allemande à serrer le cou des Grecs – au nom de la vertu, bien entendu.___Or le premier pas du bon sens est rarement suffisant. Il lui faut de toute urgence en franchir un deuxième, et se demander s’il est une vertu qui ne puisse être universelle, un modèle vers lequel ne pourraient jamais tendre tous les pays ensemble....___Tous les pays du monde pourraient-ils afficher en même temps un excédent de leurs échanges ? Evidemment non, puisque cela reviendrait à afficher un excédent mondial. Un excédent vis-à-vis de qui ? De Mars, de la lune ?

___Les échanges internationaux de marchandises, de services et de revenus sont forcément chacun un jeu à somme nulle. Ce qu’un pays importe, un autre l’exporte nécessairement. Ce qu’un pays verse, un autre le reçoit. Et tout aussi nécessairement, la somme des excédents courants égale très exactement la somme des déficits (1). Bref, il n’y a pas d’excédents sans déficits. Ni vice, ni vertu.___Le même constat vaut pour les mouvements de capitaux...___L’excédent courant allemand n’en est pas moins imposant. Près de 7% du PIB et plus de 240 milliards de dollars : il est, dans les deux cas, à l’échelle de l’excédent chinois, comme on le lit sur les deux premiers graphiques. Par son ampleur gigantesque, l’excédent allemand contribue largement aux déséquilibres internationaux...___L’Allemagne, toutes proportions gardées, est bien la Chine de l’Europe. Elle ne se distingue pas seulement des autres pays européens par son excédent courant gigantesque. Elle s’en distingue d’abord par le coup de frein donné aux salaires et à la protection sociale. Entre 2000 et 2008, le coût salarial unitaire (2) s’est accru de près de 15% en moyenne dans la zone euro. En Allemagne, il s’est accru de 1,9% .

Depuis la réunification, le partage de la valeur ajoutée des entreprises allemandes s’est considérablement déformé au détriment des salariés. Ceux-ci en ont abandonné plus de 10 points aux actionnaires entre 2000 et 2007 . Résultat : l’Allemagne s’est distinguée depuis dix ans par une des croissances économiques les plus lentes d’Europe .__C’est ce que certains appellent « la compétitivité allemande », un « modèle » qu’ils rêvent d’étendre à toute l’Union.__C’est évidemment une chimère, pour les raisons susdites. Ce serait surtout une compétition où il n’y aurait que des perdants : tous les peuples d’Europe confrontés à la déflation. Evoquer cette occurrence au conditionnel est un parti pris optimiste. N’entend-on pas déjà citer les « efforts grecs » comme des exemples à suivre ?..." (JF Couvrat)

-La fin du modèle allemand ?

-Le modèle allemand en accusation
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L'Allemagne, victime du tout export
-Le "modèle" allemand, l'Europe et la globalisation
-Le modèle allemand bat de l'aile

-Les dessous de l’Allemagne
-La France a-t-elle raison de critiquer le modèle allemand?
-Merkel essaie de noyer le poisson
-Pour Merkel, l'Europe ne fait que "gagner du temps"
-Sarkozy-Merkel: l'entente impossible
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"Il y a beaucoup à dire sur la voie dans laquelle le gouvernement allemand veut engager l'Europe. Exiger le retour aux critères de Maastricht sur une période aussi courte que trois ans, alors que l'Europe est en crise économique, est considéré par de nombreux économistes aussi divers que Martin Wolf, Paul Krugman, Nouriel Roubini, Michel Aglietta, Frédéric Lordon, Joseph Stiglitz, Jacques Généreux, comme un projet intenable voire suicidaire. Tous insistent sur les risques de voir l'Europe plonger dans une spirale déflationniste et récessive qui pourrait créer de grands troubles économiques, sociaux et politiques, voire conduire à son éclatement.______Le cas de l'Estonie, citée en exemple par Angela Merkel, dans son entretien au Monde donne un avant-goût de ce qui pourrait menacer l'ensemble de l'Europe. Frappé par la crise dès 2008, le gouvernement estonien a choisi de laisser sa monnaie arrimée à l'euro mais de mener «une dévaluation compétitive interne», en imitant la politique allemande. Résultat? L'économie a chuté de près de 20%. Le chômage a explosé, passant de 2 à 15,5%. Selon les prévisions du FMI, la croissance devrait au mieux atteindre 0,8% cette année; et l'Estonie sortirait en 2015 moins forte qu'en 2007, au vu de la destruction économique et sociale."

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Scénario allemand? __"Les Allemands anticipent déjà l’échec du sauvetage de la Grèce et des garanties sur l’euro. Pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung, le futur, c’est une Europe à deux vitesses.__Il y a quinze ans, en pleine gestation de l’euro, on parlait de l’Europe à deux vitesses. Une rapide, composé des pays « centraux » à l’économie solide et au budget discipliné, et une autre lente pour le reste. Les pères de la monnaie unique tentèrent de conjurer ce scénario en fixant des conditions que tous les pays membres de la zone euro devraient remplir parce que, pour qu’existe une unité monétaire, il était indispensable que tous partagent des critères communs. Les deux plus importants étaient de ne pas s’endetter et d’éviter que le déficit budgétaire dépasse la barrière des 3%. Ce que firent les économies du sud et le Royaume-Uni. Avec cette seule différence que ce dernier pays pris soin de ne pas intégrer l’euro.

__Le Frankfurter Allgemeine Zeitung, le quotidien généraliste allemand le plus lu, vient de terminer un exercice d’histoire économique fiction qui se situerait en 2013. Sous le titre « Un regard en arrière depuis 2013 : l’alternative », le journal de Francfort trace les lignes de ce que serait une brève histoire de la chute de l’euro et de sa reconversion en deux devises : une solide réservée à l’Allemagne et à certains de ses voisins, une plus faible, dévaluée pour les autres membres de l’ex-zone euro.__La rupture serait provoquée par les élections fédérales allemandes de 2013. Angela Merkel, très usée politiquement et avec le spectre d’un parti populiste opposé au sauvetage, devrait se résigner à l’inévitable. Ensuite, tout se passerait très rapidement. D’après le Frankfurter, l’Allemagne serait accompagnée des pays du Benelux, de l’Autriche et de la Finlande, c’est-à-dire les pays qui orbitaient déjà autour de l’Allemagne aux temps heureux du Deutsche Mark.__On remarquera le fait que la France n’est pas incluse dans ce groupe ; signe que les Allemands commencent à se méfier de celle qui a été leur associé principal durant les 60 dernières années. En fin de compte, c’est bien Paris qui s’est montrée la plus intéressée au sauvetage de la Grèce via un plan milliardaire qui provoque le rejet presque total des Allemands. Et là, on ne parle plus de science-fiction, mais d’histoire réelle. Le revers de la CDU lors des élections régionales en Rhénanie du nord-Westphalie n’est qu’un avant-goût de ce qui viendra lors des comices suivantes.___Le sentiment qui s’installe clairement en Allemagne – le Frankfurter Allgemeine Zeitung n’est pas exactement un journal sensationnaliste – c’est que le sauvetage de la Grèce et les garanties sur l’euro ne serviront seulement qu’à prolonger une agonie qui, tôt ou tard, devra s’achever par un bon gros coup de poing sur la table de la part du moteur de l’euro, l’Allemagne, le pays qui supporte sur ses épaules la crédibilité et la valeur de la monnaie unique..."

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-Europe en péril - Allemagne en crise -Angela à la peine

jeudi 20 mai 2010

Naissance d'une super star

Si lointaines et si proches, loin, très loin de nos petites vicissitudes humaines, de notre " histoire de fous racontée par un idiot, pleine de bruit et de fureur..."(Shakespeare, Macbeth)
les étoiles
naissent et meurent....

Une naissance hors du commun

-"Au fil du temps se déroule la gestation cosmique. A chaque seconde, l'univers prépare quelque chose. Il monte lentement les marches de la complexité....
Etendez-vous sur le sol, la nuit, loin des lumières. Fermez les yeux. Après quelques minutes, ouvrez-les sur la voûte étoilée... Vous aurez le vertige, vous vous sentirez dans l'espace."( H.Reeves)



-"...Et vous, brillantes soeurs! étoiles, mes compagnes,
Qui du bleu firmament émaillez les campagnes,
Et cadençant vos pas à la lyre des cieux,
Nouez et dénouez vos choeurs harmonieux!
Introduit sur vos pas dans la céleste chaîne,
Je suivrais dans l'azur l'instinct qui vous entraîne,
Vous guideriez mon oeil dans ce brillant désert,
Labyrinthe de feux où le regard se perd!.
." (Lamartine)
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-"...Cette riche source de fluide lumineux, le soleil éthéré, baigne le ciel d'un éclat toujours frais, ne s'arrêtant point de remplacer la lumière par la lumière. Chacun de ses rayons ne périt-il pas, quelque objet qu'il ait été frapper ? Tu le peux bien voir par les effets d'un nuage, quand il passe sous le soleil et semble briser ses rayons, aussitôt leur partie inférieure s'efface tout entière et l'ombre court sur la terre partout où le nuage s'avance à quoi l'on peut reconnaître que les objets ont besoin d'une lumière toujours nouvelle, que chaque jet lumineux s'évanouit aussitôt né et que rien ne pourrait s'apercevoir à la clarté du soleil, si cette clarté cessait de se renouveler par sa source même.
_________________Nos lumières nocturnes, ces flambeaux terrestres, ces lustres suspendus, ces torches lumineuses, qui mêlent à leurs éclats des tourbillons de fumée, se hâtent aussi de produire, avec les ressources de leur flamme, une lumière toujours nouvelle : leurs feux tremblants, comme ils se pressent ! Aussi malgré leur intermittence, la lumière ne cesse de se répandre alentour, si rapides sont tous les feux à remplacer la vieille flamme morte par une autre qui naît ! Il en est ainsi du soleil, de la lune, des étoiles, croyons-le la lumière que ces astres nous envoient, ils la produisent par des émissions sans cesse renouvelées et ils perdent leurs flammes à mesure qu'elles se produisent. Ne va donc pas les regarder comme doués d'une indestructible vigueur.
.
." (Lucrèce)

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-La naissance d'une étoile massive, une énigme cosmique
"Pour son premier anniversaire, le télescope Herschel de l'Agence spatiale européenne (ESA) vient d'offrir aux astronomes de fascinantes images. Elles montrent la naissance d'une toute jeune étoile massive, un corps céleste dont la formation défie les théories actuelles. "Une découverte sensationnelle, très excitante", s'enthousiasme Annie Zavagno, du Laboratoire d'astrophysique de Marseille
__Lancé le 14 mai 2009 - en même temps que le satellite Planck dédié à l'étude du rayonnement fossile émis juste après le Big Bang -, Herschel a été placé en orbite à 1,5 million de kilomètres de la Terre, à l'opposé du Soleil.__De cette position stratégique, où il est protégé des rayonnements parasites, il braque son miroir de 3,5 mètres de diamètre - le plus grand jamais conçu pour une application spatiale - et ses caméras vers le cosmos proche et lointain. Il les scrute dans l'infrarouge, seule façon d'observer les étoiles naissantes, cachées dans des nuages très denses de gaz et de poussières qui absorbent la lumière visible._Ses instruments d'une sensibilité sans précédent lui permettent de recenser toutes les régions de formation stellaire de notre galaxie. C'est ainsi que son oeil s'est posé sur une bulle de gaz toute proche de notre Terre (elle n'en est distante que de 4 300 années-lumière), RCW 120, formée autour d'une étoile centrale apparue voilà au moins 2,5 millions d'années.
__A la base de ce halo, Herschel a décelé un point particulièrement brillant : une étoile embryonnaire, baptisée "source zéro", âgée de seulement 10 000 ans. Un nouveau-né, sur l'échelle des temps astronomiques. "Cette étoile a déjà atteint une masse de huit à dix fois celle du Soleil et elle ne peut que continuer à grossir, car elle est entourée d'une enveloppe de gaz et de poussières représentant 2 000 masses solaires", décrit Annie Zavagno...
Ces géantes résistent aux connaissances des astrophysiciens. Ceux-ci s'accordent à penser que les étoiles se forment par accrétion : des nuages de gaz et de poussières s'effondrent sous leur propre poids, provoquant une agglomération de matière. Mais les modèles disent que ce processus s'arrête lorsque l'étoile atteint huit masses solaires. "Au-delà de cette limite, explique la chercheuse, l'astre émet un rayonnement ultraviolet extrêmement intense, qui agit comme une barrière et l'empêche de continuer à accumuler de la matière."
__Pourtant, les étoiles massives existent bel et bien. Nombre d'entre elles ont déjà été détectées, leur masse pouvant croître, jusqu'à atteindre 120 fois celle du Soleil. Un scénario alternatif à l'accrétion serait la coalescence, ou la fusion de plusieurs agrégats de matière au départ distincts. Mais d'autres étoiles massives étant observées isolées dans notre galaxie, un tel processus semble exclu.
__"Tomber sur une telle étoile, c'est le Graal de tout astrophysicien, commente Annie Zavagno. Grâce à l'interféromètre ALMA (Atacama Large Millimeter Array) en construction au Chili, nous allons pouvoir l'étudier avec une très grande précision. Et, peut-être, percer le secret de la formation des étoiles massives."...

-La naissance d’une étoile filmée en direct
-La naissance des étoiles
-Naissance des étoiles - Wikipédia
-Astronomie sites

-L'astronomie d'Eric Dupin
-Lucrèce et l'univers
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- 2009: de Galilée à Hubble

mercredi 19 mai 2010

Retraites : préparer les esprits

Jouer sur la vitesse et la dramatisation,
pour éviter les débats de fond?...


Le temps d'explorer d'autres pistes...






Une manoeuvre, «un leurre» pour faire «passer la pilule»?
«Poudre aux yeux»?

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Derrière la réforme de la retraite, les fonds de pension pointent leur nez...

-"Le Medef a demandé au COR de chiffrer l'impact d'un passage à 65 ans, ainsi que celui d'un relèvement de la durée de cotisation à 45 ans. Laurence Parisot affirme que le taux d'emploi des seniors grimperait en cas de hausse de l'âge légal. Elle a aussi souhaité « dynamiser » fiscalement les outils de capitalisation. Mais refusé de porter un jugement sur le bouclier fiscal...".(Les Echos)

-"Selon les nouvelles projections du Conseil d’orientation des retraites (COR), le déficit devrait se situer à 1% du PIB en 2020 (1,5% si l’âge de départ à la retraite n’augmentait pas) puis à 1,7% en 2050. On peut vérifier dès aujourd’hui que des prélèvements d’un tel ordre de grandeur sont réalisables. Les exonérations de cotisations sociales consenties aux entreprises représentent déjà à elles seules 1% du PIB (en 2005). Les dividendes distribués par les sociétés ont littéralement explosé depuis les années 1990. Revenir sur les exonérations de cotisations (qui sont des cadeaux au patronat et une incitation à pratiquer des bas salaires) et ponctionner une (petite) partie des dividendes généreusement accordés permettraient de faire face sans trop de difficultés aux déficits annoncés. Le problème du financement des retraites n’est pas un problème économique ou financier, mais un problème politique." (Olorin)
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-Retraites : la communication bien huilée du gouvernement

"Cette fois, c'est sûr, "le bouclier fiscal est entaillé", a reconnu Jean-François Copé, lundi 17 mai sur RTL. Mais il l'est pour la bonne cause : celle des retraites. Le gouvernement a publié dimanche soir un "document d'orientation" sur la réforme, qui précise les grandes lignes sur lesquelles le gouvernement compte agir. Et parmi les engagements de ce texte "la mise en place d’une contribution supplémentaire de solidarité sur les hauts revenus et les revenus du capital", qui "ne donnera pas droit à restitution au titre du bouclier fiscal". Le dogme martelé depuis des mois sur la nécessité de maintenir et d'imposer ce bouclier – selon lequel personne ne peut être taxé à plus de 50 % de son revenu – est donc écorné. Surprise, ou opération calculée ?...
Ce revirement marque en tous cas une nouvelle étape dans la stratégie de communication du gouvernement sur les retraites. Une stratégie de long terme, visant à faire passer en douceur cette réforme difficile, la dernière sans doute du quinquennat.

Dramatisation.
La première étape de cette stratégie consiste à sensibiliser les Français au débat sur les retraites. Dès septembre dernier, cette réforme, promise par Nicolas SarkozyLe Journal du Dimanche publie un sondage IFOP indiquant que les Français sont à 76 % peu ou pas confiants dans le fait de toucher une retraite satisfaisante à l'avenir. Plusieurs médias multiplient les articles sur le sujet, aux titres souvent évocateurs. Cette réforme "sera un signe de sérieux", promet ainsi Alain MincLe Figaro....___Dramatisation des enjeux, fermeté affichée, concessions et cadrage du débat : cette succession d'étapes peut s'adapter à nombre de réformes. Même si, le 18 avril dernier, Eric Woerth assurait, sur Europe 1 : "Il n'y a pas aujourd'hui de réforme dans un coffre-fort ou dans un tiroir qu'on sortira le moment venu", à voir la précision avec laquelle s'est mise en place la communication du gouvernement sur le sujet des retraites, on a le sentiment d'une planification de longue date...."

-Retraites: «réforme équitable» ou «poudre aux yeux»?
"Le «document d’orientation» d’une quinzaine de pages envoyé dimanche soir aux partenaires sociaux ne livre pas une réforme définitive, mais en donne clairement le ton. «L’augmentation de la durée d’activité» présentée comme «une réponse durable» pour financer le système de retraites et une contribution supplémentaire pour les hauts revenus et les revenus du capital en sont les deux principales pistes. A droite, on applaudit. A gauche, on se méfie: cette taxation des plus aisés pourrait sonner comme une contrepartie symbolique aux efforts demandés à l’ensemble des salariés, à l'image du probable report de l’âge légal...."

-Taxer les hauts revenus pour financer les retraites: PS et syndicats méfiants:
"...Outre ce «travailler plus longtemps», la confirmation d’une contribution des hauts revenus est largement commentée. La gauche et les syndicats soupçonnent une manoeuvre pour faire avaler plus facilement les efforts supplémentaires qui seront exigés des salariés. La droite s’interroge sur une éventuelle brèche dans le bouclier fiscal. L’idée, en tout cas, fait débat.
__Le porte-parole du PS, Benoît Hamon dénonce ainsi
«un leurre» pour faire «passer la pilule». Pointant «la piste principale [qui] est le recul de l’âge légal ou l’allongement de la durée de cotisation», il accuse le gouvernement d’avancer la taxation des hauts revenus comme une sorte de contrepartie symbolique. Mais cette mesure «n’est pas chiffrée», «ne remet pas en cause le bouclier fiscal» , et s’annonce «homéopathique», déplore-t-il
.-
Baisser les salaires des ministres ? Un piège à cons ! ...

-Sordide
-Prendre les sociaux-libéraux de vitesse
-Retraites : un peu de sang froid SVP
-Thomas Piketty: «Ne dramatisons pas la question des retraites!»

-LES VÉRITABLES ENJEUX DE LA BATAILLE DES RETRAITES:
"...
Les banquiers, assureurs, financiers enragent car ils ne parviennent pas à mettre la main sur toutes les cotisations retraites. Elles représentent des centaines de milliards d’euros qui pourraient être placées sur les marchés financiers pour spéculer. Et leur rapporter beaucoup d’argent ! Pour parvenir à convaincre les Français, comme dans les autres pays, ils racontent n’importe quels bobards et tentent de faire peur ! Ils disposent pour cela d’une armée d’ « experts » et de « journalistes ».
___En 1997, le Fonds monétaire international (FMI) a estimé qu’il fallait réduire tous les dispositifs publics qui ne génèrent pas d’épargne, afin de « forcer les gens à épargner pour leur retraite en orientant les fonds de manière stable et permanente vers les investissements dans le secteur privé ». Il ajoutait « qu’un système de retraite en répartition peut déprimer l’épargne nationale parce qu’il crée de la sécurité dans le corps social ». Mais avec la crise financière, tous les fonds de pension dans le monde, qui fonctionnent avec de l’épargne, sont au bord de la faillite ! Repousser l’âge légal de départ à la retraite ne repousse pas l’âge de fin d’activité puisque les employeurs se débarrassent des « vieux » travailleurs. Le but est de les faire partir au même âge, mais avec une pension plus faible. C’est le moyen de les « obliger » à épargner !.."

-François Chérèque: «On ne va pas se faire couillonner deux fois»
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-Comme Ton Gouvernement, Le Salaire, Tu Baisseras
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"Des ministres qui s'interrogent sur leur salaire
__La dernière polémique intra-gouvernementale du moment peut prêter à sourire. Le camp présidentiel est à la recherche de preuves de l'équité fiscale de sa politique. Quand François Fillon a annoncé son faux plan de rigueur, Christine Lagarde s'était empressée de promettre un effort particulier sur les niches fiscales. Elle veut trouver 5 milliards d'euros d'économie. Sur 140 milliards... quel effort ! La semaine dernière, elle a lancé une nouvelle idée : les ministres aussi devraient baisser leur salaire. Le propos est évidemment démagogique. La réaction, négative, de certains de ses collègues le fut tout autant. François Baroin : «la rémunération des ministres est moins élevée en France qu’à l’étranger. Elle est indexée sur les traitements de la Fonction publique, qui ne baissent pas chez nous, alors que d’autres pays les réduisent. Je me méfie des décisions démagogiques.» Eric Woerth a osé déclarer: « en France, les ministres ont une rémunération d’agents publics. Si je devais baisser mon salaire cela voudrait dire que les salaires des agents publics baissent aussi, ce dont il n’est pas question.» D'autres ont au contraire affiché leur solidarité : NKM, Bruno Le Maire ou Rama Yade ne sentent pas gênés. Personne, évidemment, n'a osé suggéré que Nicolas Sarkozy pourrait renoncer à son augmentation de rémunération en janvier 2008 (rappelez vous les 172%...)."
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- Retraites : d'autres pistes...

mardi 18 mai 2010

Politiques pris au piège

...et complices

Un éclairage stimulant, courageux et... Généreux


Des pistes pour:

-Terrasser la spéculation,
la finance prédatrice

-En finir avec la libre circulation des capitaux à l'échelle mondiale
[
Comment en est-on arrivé là ?]
_______Sauver les finances
publiques plutôt que les banques?
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-J. Généreux : l’esprit de Munich régnait à Bruxelles !

(Vidéo -à écouter sans modération...)
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-Blog politique de J.Généreux
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Renoncer au postulat de l'impuissance
-Le libéralisme contre la société
-A genoux devant les marchés...
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La finance dérégulée met l'Europe en péril
- Quand la politique perd la tête
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-Crise de l'euro, contradictions « incompatibles » et crises politiques


lundi 17 mai 2010

Grèce: qui ment?


Grèce: notre problème

___Les dés sont pipés

-Comment achever le mourant?
Tourisme en Grèce: le gouvernement craint l'hémorragie
-La Grèce compte surtout sur tourisme qui est l'un des plus puissants moteurs de l'économie (17% du Produit intérieur brut).-
["En Grèce, le tourisme occupe un quart de la population active et représente 17% du Produit intérieur brut. Mais ce secteur d’importance capitale traverse une situation critique, victime d’annulations en série. Contrairement à l’Islande où la crise économique et la récession ont dopé le tourisme en raison de la chute de la monnaie locale, la Grèce fait en ce moment fuir les touristes. Les défections sont nombreuses dans les grands centres touristiques en Grèce continentale comme Athènes."-G.Burimi-]

_______- Il y a un risque important d’asphyxie de l’économie grecque », reconnait Philippe Sabucco, économiste chez BNP Paribas. « L’économie grecque va replonger dans une récession encore plus forte en 2010 », prévient Francesco Saraceno, économiste à l’OFCE. Pour Jean-Paul Fitoussi, professeur des Universités et membres du Conseil d’analyse économique, « une telle austérité imposée en période de crise est totalement contre-productive et pourrait même avoir des effets opposés à ceux attendus, c’est-à-dire conduire à une baisse des recettes fiscales ».

_________________- « Réduire de quatre points un déficit en un an, c’est du jamais vu, c’est de la sauvagerie ! », s’exclame Jean-Paul Fitoussi. « C’est même amoral car cet excès de rigueur ne peut qu’avoir des conséquences sociales et politiques graves », ajoute-t-il. La stratégie optimale, explique Francesco Saraceno, aurait été d’établir un plan de redressement des finances publiques grecques graduel sur une période plus longue, d’ici à 2020


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-Au concours de mensonges, il y a pire que les Grecs!
"Les Grecs sont accusés d’avoir menti pour entrer dans l’euro. Peut-être. Encore qu’ils ne doivent pas avoir été les seuls.
Ce qui est sûr, c’est que, de langue de bois en optimisme de commande, d’ignorance des problèmes économiques en volontarisme politique, presque tout le monde, dans le suivi de la crise grecque, ment ou en tous les cas parle à tort et à travers.
_______Premier mensonge : se focaliser sur les déficits publics grecs. Ils sont assurément un problème, un peu plus grave en Grèce que dans d’autres pays - un peu plus seulement- mais ce n’est pas le problème principal. Le problème principal de la Grèce, c’est le différentiel d’inflation entre elle et les autres pays de la zone euro, singulièrement l’Allemagne, qui s’est creusé depuis dix ans, à hauteur de 30 à 40 %, et qui fait qu’ aucun produit grec, même les olives, n’est plus compétitif. Si ce problème n’est pas résolu, les prêts du FMI ou de l’Europe n’alimenteront que le tonneau des Danaïdes. Ce n’est pas de 5 ou 10 % que les Grecs devraient se serrer la ceinture pour retrouver leur compétitivité, c’est de 30 à 40 %. Aucun pays ne l’a jamais fait, ils ne le feront pas.
________Deuxième mensonge – ou erreur : affirmer, comme l’ont fait à peu près tous les gourous, consultants internationaux et autres augures depuis deux ans que la Grèce ne saurait sortir de l’euro parce que c’est juridiquement impossible ou techniquement très difficile. Aussi absurde que d’aller dans un hôpital et de dire : tel malade ne saurait mourir parce que sa mort serait illégale ou parce que cela poserait trop de problèmes à sa famille !
_______On dit aussi : en tout état de cause, la sortie de l’euro et la dévaluation qui s’en suivra seraient encore plus pénibles pour les Grecs que le régime de rigueur que l’Europe tente de leur imposer. En un sens, c’est vrai. La dévaluation suppose que les prix des produits importés vont augmenter de 30 ou 40 % et que donc les Grecs devront se serrer la ceinture. C’est un fait : toute dévaluation est douloureuse. Avoir une monnaie surévaluée, c’est vivre au dessus de ses moyens ; dévaluer c’est remettre les pieds sur terre. Il est vrai aussi qu’une dévaluation, pour réussir, doit s’accompagner de mesures de rigueur. Mais il y a une différence.
Le plan de rigueur actuel ne mène à rien. D’abord parce qu’il est insuffisant, ensuite parce qu’il en traite pas le problème au fond : la Grèce ne devenant pas plus compétitive, n’aura toujours rien à vendre pour rembourser le prêts qu’on lui consent et ne fera donc que s’enfoncer. En revanche, une dévaluation, pour douloureuse qu’elle soit, remettra le pays sur la bonne voie pour se redresser. Ce redressement n’est certes pas automatique mais au moins, il est possible, alors que dans le premier cas, il ne l’est pas.
C’est sans doute parce que les Grecs ressentent l’inutilité de leurs efforts qu’ils ne sont pas décidés à les faire. Les manifestations de mécontentement dans les rues d’Athènes ne cessent pas. La communauté internationale fait semblant de croire que les plans de rigueur promis par M.Papandréou ont une once de crédibilité. Pour qui nous prend-t-on ? On invoque le cas de la Lituanie. Mais celle-ci n’était pas dans l‘euro, elle pouvait donc se sacrifier avec quelque espoir que ça serve à quelque chose. Cela a-t-il d’ailleurs servi ?
_______Enfin, tout aussi mensongère est la rhétorique de l’ « aide à la Grèce ». Tout juste si on ne lance pas un appel au public pur qu’il verse à la Croix Rouge ! Les Français sont généreux ; 60 % d’entre eux approuvent l’aide à la Grèce. Les Allemands, eux ne le sont pas : 80 % refusent cette aide, même s’ils doivent être les premiers perdants d’un éclatement de l’euro (et nous les premiers gagnants !). Mais tout cela est parfaitement fallacieux : l’aide financière à la Grèce, qui est d’ailleurs un prêt à taux conséquent, pas un don, n’a rien à voir avec l’aide que l’on peut apporter à un pays victime d’une catastrophe. Si nous n’aidons pas les Grecs, ils ne s’en porteront pas plus mal ; au contraire, ils feront plus vite défaillance et on sait que les seules dettes qui coûtent sont celles que l’on rembourse, pas celles que l’on ne rembourse pas. Comme on ne saisira pas leurs îles, ni le Parthénon, quoi qu’en dise la presse allemande, ce sera tout bénéfice pour eux. Et si nous les aidons, ce sera pour enrichir un peu plus les spéculateurs qui ont joué les usuriers auprès d’un pays en difficulté...
" (R. Hureaux)
-Le "cas grec" : un cas d’école
-Argent contre armes : la France fait-elle chanter la Grèce ?
-Le cas letton:
"Petit pays balte de 2,2 millions d’habitants, la Lettonie a aujourd'hui le triste privilège d’être fréquemment désignée comme l’exemple à ne pas suivre. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, elle faisait figure de «tigre» avec ses deux voisines l’Estonie et la Lituanie, elles-aussi ex-républiques soviétiques, avant de rejoindre avec Riga l’Union européenne en 2004.
Le fauve letton a connu une croissance rare -9% annuels entre 2000 et 2007 ! L’une des croissances les plus rapides au monde, accompagnée, en toute logique, d’une hausse vertigineuse des salaires, qui ont doublé entre 2005 et 2008 ! Suivit une ruée sauvage sur l’immobilier, et la consommation, qui firent exploser les prix et ont conduit à un endettement considérable –la Lettonie bat tous les records européens avec 89,3 % de prêts libellés en euros.
La chute n’en fut que plus rude, courant 2008. Après les années d'euphorie, où les ménages et les entreprises ont massivement emprunté, le «tigre» balte a reçu en pleine gueule l'arrêt brutal des flux de capitaux, l'explosion de la bulle immobilière et l'effondrement du commerce mondial. Sous l'effet de ce triple choc, production, investissements, et consommation se sont effondrés, tandis que le chômage triplait en quelques mois, dépassant 18%.
Ces problèmes étaient pourtant prévisibles, se désole Jeffrey Sommers, de la Stockholm School of economics à Riga. «Sans régulation des prix ni protection industrielle, avec une politique fiscale qui appauvrit le travail et le capital industriel en récompensant les spéculateurs, l’économie lettonne s’est peu développée. Ce qu’elle a réussi - et qui lui a valu tant d’applaudissements en Occident- c’est d’accumuler avec empressement d’énormes dettes pour financer ce désastre économique».
C’est alors que les pompiers du FMI sont arrivés, avec dans leur besace, un prêt de 7,5 milliards d’euros, dont 1,7 milliards fournis par le Fonds, 3,1 milliards par l’Union européenne, 1,8 milliards par les pays nordiques, le reste par la banque mondiale, Prague, la BERD, Tallin et Varsovie. Pour obtenir ce prêt, Riga a dû adopter un plan de rigueur ultra spartiate : les fonctionnaires ont vu leurs salaires amputés de 30 %, le salaire minimum a fondu de 20 %, à 140 euros par mois, les retraites ont baissé de 10 %, les salaires des enseignants de 50 % et les dépenses de santé ont été amputées d'un tiers.
Résultat : après une chute de 4% de son PIB en 2008, puis de 18% en 2009, avec une baisse de 26% des recettes budgétaires, l’ampleur de la dépression lettonne dépasse celle des Etats-Unis en 1929 ! Du coup, des dizaines de milliers de Lettons quittent le pays – sans doute les plus entreprenants, s’inquiète Jeffrey Sommers - tandis que des dizaines de milliers d’autres, privés de revenus, renoncent à avoir des enfants. Et ce n’est pas fini… Mark Griffiths, chef de la mission du FMI à Riga, juge inévitable une nouvelle cure d’austérité – équivalent à environ 7% du PIB- pour 2011-2012.. Ainsi, le pays exangue répondra aux critères de Maastricht et pourra adhérer à l’euro dès 2014, assure-t-il !" (A.Dastakian)
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Grèce: détresse