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mercredi 19 septembre 2012

Paroles d' Israëliens

 __La vie en Israël n'est pas un long fleuve tranquille...
Des tensions fortes traverse cette société très hétérogène, divisée, jusqu'au sein de l'armée.
Un société jeune, aux frontières non définies, toujours en quête d'une identité problématique, qui oscille encore souvent entre mythe et histoire.
C'est dire que les historiens ont là-bas une tâche difficile, quand ils s'efforcent de mettre à jour les fondements historiques du peuple juif, de son exil, de son retour, des conditions de la constitution de l'Etat d'Israël et de sa légitimation. Notions sur lesquelles planent un brouillard entretenu, des confusions et des croyances qu'il n'est pas toujours bien vu d'éclaircir.
Il faut du temps pour détruire un certain nombre de mythes nationaux. En France, nous sommes seulement en train de remettre en question l'image que nous avions de nos ancêtres les Gaulois, chère à Lavisse.
Quand le nationalisme et/ou la religion interfère(nt), la pensée critique peine à se faire entendre.

_____C'est le cas de l'historien israëlien  Shlomo Sand, et de quelques autres se situant dans le courant dit postsioniste, objet de vifs débats internes, reconnaissant la légitimité de l'Etat d'Israël, mais remettant en question un certain nombres de croyances fondatrices et de pratiques sociales partagées même par des dirigeants athées pour des raisons politiques, notamment l'invention de la terre d'Israël, qui sous-tend le traitement fait au peuple palestinien, à l'existence déniée dès l'origine. Comme citoyen, l'auteur ne met pas en cause l'identité israëlienne , mais il conteste les choix politiques de ses élites au double langage et prône une laïcisation de l'Etat, contre le retour de l'ultraorthodoxie religieuse et les tendances extrêmistes avec lesquelles joue dangereusement le pouvoir.(1). De nouvelles formes de racisme se font jour.
__En tant qu'historien, il n'échappe pas bien sûr à la critique dans sa discipline, comme c'est naturel, mais il est parfois contesté pour les remises en question dérangeantes qu'il suscite chez ceux qui ont renoncé aux engagement au moins formels d'antan.
 "Continuant son entreprise de questionnement du lien entre les juifs et la “terre d'Israël”, Shlomo Sand décrypte « cette image mystifiante centrale » consistant à présenter la Palestine comme “une terre sans peuple” forcément destinée à “un peuple sans terre”. L'ouvrage s'attache à démontrer le rôle des chrétiens évangélistes dans la propagation d'une telle appréhension.
« En apparence, l'occupation, entrée dans sa cinquième décennie, prépare, au plan territorial, la constitution d'un État binational. La pénétration croissante de colons au sein de zones d'habitation palestiniennes densément peuplées apparaît comme un processus qui rend impossible toute tentative de séparation politique (...) Le grand compromis prometteur, reposant sur le retour d'Israël aux frontières de 1967, la création d'un État palestinien voisin (avec Jérusalem comme capitale commune), la fondation d'une confédération entre deux républiques souveraines et démocratiques appartenant à tous les citoyens qui vivent dans chacune d'elle, apparaît comme un rêve qui s'éloigne et s'évanouit dans l'obscurité du temps. »
__Dans ce pays pas comme les autres, engagé aujourd'hui dans un bras de fer avec l'Iran, contesté par certains Israëliens et, officiellement pour l'instant, par Obama, les voix de la modération peinent à se faire entendre.
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- Les élections américaines vues... d'Israël

dimanche 25 octobre 2009

Politique israëlienne: vers l'isolement


Des Israëliens s'inquiètent

Un pays malade de ses politiques et de son passé, du cynisme de certains de ses dirigeants, qui s'enferme dans des impasses meurtrières, après le grand aveuglement
-Des ennemis partout?

"Toute critique légitime se voit immédiatement qualifiée ici d'antisémitisme...

Diviser le monde entre le camp du bien absolu et celui du mal absolu - notre camp et celui de nos ennemis, sans aucun juste milieu - est un signe de désespoir et d'une perte totale de repères" (GL)
[-Netanyahou galvaude la mémoire de l’Holocauste-]
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Israël, au risque de l'isolement
[-Israel's attacks will lead to its isolation - Haaretz - Israel News-]
Gideon Levy, éditorialiste de Haaretz, s'inquiète de l'isolement croissant sur la scène internationale d'un Israël qui assimile toute critique à une manifestation d'antisémitisme, y compris lorsque ces critiques émanent de ses amis les plus proches. Alors que toute autre nation se remettrait en cause, souligne-t-il, Israël semble au contraire vouloir multiplier les rebuffades et distribue des gifles diplomatiques tous azimuts, de la France à la Chine. --- L'histoire comme la géographie d'Israël expliquent la prévalence du sentiment obsidional qui a toujours guidé les actes de ses dirigeants-(OBSIDIONAL)-. L'absence de profondeur stratégique, la mythologie du peuple élu y ont un rôle, à l'évidence. Mais ils n'auraient certainement pas une telle prégnance sans le souvenir de l'Holocauste. Les juifs d'Europe ont été trahis de façon infâme par les sociétés dont ils pensaient faire partie. En France, des anciens combattants de 1914-1918, couverts de médailles pour les sacrifices endurés, ont été déportés vers la mort par la police obéissant aux ordres de Vichy. Ce traumatisme fondateur suffit à lui seul à expliquer pourquoi les dirigeants israéliens peuvent être enclins à ne faire confiance à quiconque. Une première fois abandonnée par la communauté des hommes, la nation juive ne veut désormais compter que sur elle-même pour garantir sa survie et paraît accepter le destin terrible de n'avoir d'autre horizon qu'une guerre perpétuelle. En semblant avoir perdu - pour l'instant, espérons-le - la volonté de retisser cette confiance, de rechercher une paix juste, de nouer des liens apaisés avec l'ensemble de la région, Israël s'enferme dans une logique jusqu'au-boutiste, devenue imperméable aux appels à la raison, fussent-ils lancés par ses amis les plus proches. Si cette peur fondatrice - réelle mais aussi coupablement instrumentalisée par des démagogues - l'emporte, avec tout ce qu'elle peut avoir aussi d'irrationnel, d'incommensurable par essence, si Israël se refuse à faire la paix, ou pire encore si Israël choisit d'attaquer l'Iran, alors un spectre d'outre tombe aura remporté une ultime et sinistre victoire.
Récemment, Israël s'en est pris au reste du monde, lui portant coup après coup. Alors que la Chine ne s'est toujours pas remise de l'absence du ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman à la réception à l'ambassade de Tel-Aviv - lourde punition pour le soutien de la Chine au rapport Goldstone - la France panse ses plaies après que le Premier ministre Benjamin Netanyahu ait mis son « veto » à une visite de son ministre des Affaires Etrangères à Gaza. Et Israël vient à nouveau de porter un coup sévère : son ambassadeur à Washington, Michael Oren, va boycotter la semaine prochaine la conférence organisée par J Street, la nouvelle organisation de lobby pro-israélien (1) .
La Chine, la France et J Street finiront par se remettre de ces boycotts, tout comme la Turquie se remettra de la révolte des vacanciers, (2) et on peut s'attendre à ce que même les Suédois et les Norvégiens se remettent des vives réprimandes d'Israël (3) . Mais un pays qui attaque et boycotte tous ceux qui ne sont pas exactement en accord avec ses positions officielles se verra isolé, abandonné et détesté, à l'image de la Corée du Nord aujourd'hui ou de l'Albanie hier. Il est plutôt surprenant qu'Israël utilise cette arme, car il sera bientôt lui-même la victime ces boycotts.
Israël frappe et frappe encore. Il frappe ses ennemis, et désormais il s'en prend aussi à ses amis qui osent ne pas partager complètement ses choix politiques. Le cas de J Street en donne un exemple particulièrement saisissant. Cette organisation juive a grandi aux USA en même temps que la renommée de Barack Obama. Ses membres souhaitent un Israël qui soit juste et épris de paix. C'est là son tort, et le boycott est sa punition.
L'ambassadeur d'Israël à Washington, M. Oren, est un représentant dévoué : il pratique lui aussi le boycott. Après s'en être pris à des éditorialistes israéliens, dont moi-même, dans un article publié par The New Republic, pour avoir osé critiquer le discours de M. Nétanyahou à l'ONU - ce qui constitue un outrage à part entière - l'ambassadeur-propagandiste a utilisé à nouveau l'arme du boycott, cette fois contre une nouvelle organisation juive et sioniste qui veut s'opposer à l'establishment juif américain et à son nationalisme à la main lourde.
Au nom de qui M. Oren agit-il ainsi ? Pas au nom de la société israélienne, dont il est censément l'ambassadeur. Les anciens diplomates d'Union soviétique et d'Europe de l'est n'auraient pas agi différemment.
Une telle agressivité est de mauvais augure. Elle provoquera l'éloignement de nos véritables amis et accroitra notre isolement. Le slogan « une seule nation » est devenu un but, notre isolement devient un objectif. Qui restera à nos côtés une fois que nous aurons attaqué et boycotté tout le monde ? Abe Foxman, de l'Anti-Defamation League (4) ? Notre avocat-propagandiste Alan Dershowitz (5) ?
Diviser le monde entre le camp du bien absolu et celui du mal absolu - notre camp et celui de nos ennemis, sans aucun juste milieu - est un signe de désespoir et d'une perte totale de repères. Car au-delà d'un ambassadeur à Washington qui ne connaît rien à la démocratie et au pluralisme, et souhaite uniquement complaire à ses maîtres, un tel comportement - qui consiste à donner des coups de pied et à aboyer comme un fou en tous sens - est en train de détruire Israël.
En ne nous permettant pas d'exprimer une opinion, Israël est en passe de devenir un paria pour le reste du monde, provoquant le rejet des autres nations. Qui faut-il incriminer ? L'opération Plomb Durci, par exemple. Il n'y a plus que les États-Unis qui soient restés systématiquement nos alliés, aveugles à toutes nos erreurs. Toute autre démocratie qui aurait vu son statut international se dégrader autant aurait commencé à se demander quelles erreurs ont été commises.
En Israël, notre réaction est exactement inverse : c'est le reste du monde qui est coupable. Les Scandinaves sont hostiles et les Turcs sont des ennemis, les Français et les Britanniques détestent Israël, les Chinois ne sont que des Chinois et les Indiens n'ont rien à nous apprendre.
Toute critique légitime se voit immédiatement qualifiée ici d'antisémitisme, y compris lorsqu'elle émane de Richard Goldstone, qui est un juif sioniste. Nous renvoyons tout le monde dans les cordes sans ménagement, en espérant ainsi qu'ils changent d'avis, et deviennent soudainement emplis de compréhension pour le meurtre des enfants de Gaza. Désormais, même l'Amérique, même les juifs américains, ne sont plus à l'abri des agressions d'un Israël qui a perdu le sens de la mesure.
Les dégâts s'accumulent, de Pékin jusqu'à New York. Après le boycott de J Street, même les juifs américains comprennent qu'Israël n'est pas une société tolérante, un pays libéral, à l'esprit ouvert, en dépit de ce qu'on leur raconte.
Tous sauront désormais que « la seule démocratie au Moyen-Orient » n'est pas exactement cela, et que quiconque ne répète pas ses messages de propagande sera considéré comme un ennemi - qui pourra également être sévèrement puni.
Aussi sévèrement que le milliard de Chinois qui pansent leurs plaies après le coup dévastateur que le ministre israélien des Affaires Etrangères leur a porté personnellement."

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ContreInfo - Israel/Palestine
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-Israel: dangereuse dérive
-Paroles d'Israël
- Israël: pacifisme en recul
-ISRAEL: opinion captive ?
-Israël : divisions et dérives

mercredi 18 novembre 2009

La Palestine maintenant?          

Forcer le destin ?

Des Israëliens lancent un défi- irréaliste?-

...Pour sortir des
atermoiements, des ambiguïtés , des blocages et des refus

[La remise en question du processus de paix israélo-palestinien est sans précédent]- Obama consterné-

_______________Abbas: électrochoc
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Mahmoud Abbas doit proclamer unilatéralement l’Etat Palestinien::
"C’est précisément maintenant que le président palestinien Mahmoud Abbas ne doit pas perdre espoir, et ce non pas en raison des déclarations vides et doucereuses de Shimon Peres au sujet de l’espoir venant de Ramallah, lors d’une manifestation ce dimanche.Abbas avait raison lorsqu’ il a décidé d’annoncer qu’il allait bientôt démissionner : Il est impossible de mener des négociations « sans conditions préalables », tant que la colonisation se poursuit. Pendant 42 ans, Israël a égrené les conditions préalables et les « faits accomplis », sous la forme de toits de tuiles rouges, réduisant le processus de paix à rien d’autre qu’un processus sans fin.Mais avant qu’Abou Mazen ne quitte ses fonctions, il lui reste encore une mission à accomplir : il doit déclarer unilatéralement la création d’un Etat palestinien indépendant. La Palestine maintenant.Les deux parties ont le droit d’agir unilatéralement. Abbas le doit à son peuple, à lui-même, et à nous. Cette semaine, la presse a indiqué que le Premier ministre Benjamin Netanyahu considérait cette éventualité comme très effrayante, et qu’il espérait que les Américains la tuent dans l’œuf. Mais son cauchemar est notre seule chance de mettre fin à l’occupation de notre vivant.En déclarant l’indépendance, M. Abbas devrait s’adresser aux Juifs vivant dans l’État de Palestine, afin qu’ils préservent la paix et prennent leur part dans la construction du nouveau pays en tant que citoyens à part entière et égaux, jouissant d’une représentation équitable dans toutes ses institutions. David Ben-Gourion n’aurait pas été fâché par un tel acte de plagiat de sa propre Déclaration d’indépendance.Ainsi, Abbas deviendrait le Ben-Gourion palestinien. La situation n’était pas moins inextricable et les circonstances n’étaient pas plus assurées lorsque Ben-Gourion a proclamé son indépendance en 1948. Mais notre père fondateur a pris ce risque, et nous sommes heureux qu’il l’ait fait.Le risque pris par Abbas serait bien moindre. Sur les 192 Etats membres des Nations Unies, plus de 150 reconnaîtraient une Palestine libre, et elle deviendrait rapidement le 193ème Etat de l’organisation. Bien que la position américaine reste une inconnue, il est difficile de croire que Barack Obama serait d’accord pour laisser l’Amérique s’isoler, maintenant qu’elle a commencé à nouveau à faire partie du concert des nations.Et que pourrait faire Netanyahu ? Envahir et reconquérir la Cisjordanie ? Restaurer le gouvernement militaire dans la Muqata à Ramallah ?Et quels ordres donnerait à son armée Ehud Barak ? La Serbie n’a pas osé envahir le Kosovo après sa déclaration d’indépendance, et même la grande Russie ne s’est pas autorisée à se maintenir sur le territoire souverain de la Géorgie après la guerre.Immédiatement après la déclaration, les célébrations débuteront dans la capitale, Jérusalem-Est, et les gens de partout dans le monde viendront y participer, y compris les Israéliens. Les gens de la maison d’Ismaël festoieront joyeusement à travers les quartiers de la ville, surtout dans ces quartiers d’où ils ont été expulsés par des personnes avançant des prétextes religieux. Cela devra être une joie sans aucune manifestation de violence, sans une seule pierre lancée.Cette semaine, j’ai téléphoné à M. Abbas, pour la première fois depuis au moins quatre ans. Je lui ai dit tout ce que je vous écris aujourd’hui. Je lui ai également dit autre chose : ce qui est advenu au mur de Berlin il ya 20 ans, et à l’apartheid quelques mois plus tard, adviendra aussi à l’occupation : elle va s’effondrer, même si des tentatives dérisoires auront lieu pour la renforcer."
(Yossi Sarid est membre du parti Meretz. Il a siégé plusieurs fois à la Knesset depuis 1973. Il a été ministre de l’Environnement dans le gouvernement de coalition formé par Yitzhak Rabin en 1992 puis ministre de l’Éducation dans le gouvernement de coalition formé par Ehud Barak.)

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Mahmoud Abbas refuse de négocier sans arrêt de la colonisation
-Mahmoud Abbas, l'espoir déchu
-Les Palestiniens demandent le soutien de l'ONU pour proclamer leur Etat
-Israel could annex more of West Bank
-Ban estime qu'Israël devrait mettre fin au blocus de Gaza
-Le puits sans fond : Du prolongement de la colonisation à Jérusalem-Est et en Cisjordanie - AgoraVox
- Rapport Goldstone
Paroles d'Israël
Politique israëlienne: vers l'isolement
Etat palestinien compromis?
Israël: pacifisme en recul

mercredi 7 mai 2014

Israël et ses colons

   Le piège
                   Faut-il que la situation en Cisjordanie ( appelée Judée-Samarie par certains  ultra-orthodoxes) soit critique pour que Tzipi Livni, pourtant ex-agent du Mossad et fervente du Grand Israël, monte au créneau pour dénoncer les exactions de colons israëliens. 
Américan for Peace Now
       Le développement démographique des excroissances ultraorthodoxes, depuis longtemps programmé, encouragé, favorisé surtout depuis Sharon, surtout la frange la plus à droite et à l'extrême-droite (aussi financé par des organismes européens), commencerait-il à inquiéter le pouvoir israëlien, dépassé par sa créature et peut-être placé bientôt sans possibilité aucune de négociation, placé dans un isolationnisme borné et dangereux? (1)
      Des ultra orthodoxes, viscéralement opposés à la création d'un Etat palestinien et difficilement délogeables à l'heure actuelle, constituent une lobby puissant.
   Les agressions anti-arabes se multiplient.  Le problème n'est pas nouveau, dans cet espace réduit à une sorte de peau de léopard, où une vie normale est quotidiennement  problématique pour les Palestiniens.
     Le boycott international est sans doute la crainte de Netanyahou, ligoté par ses alliances, après des négociations qui ont (encore) échoué. Le besoin du soutien des USA et de ses lobbies, mais aussi de la complicité silencieuse de maints Etats européens est ancien et fondamental, pour diverses raisons
                 Dans un entretien à la chaîne israélienne Channel 2 accordé mi-janvier, l’ancien premier ministre Tzipi Livni disait : « Le monde ne comprend pas les implantations (sous-entendu "israéliennes en Cisjordanie"), affirme-t-elle. Les négociations de paix constituent une véritable digue contre cette vague (du boycott international). » Interrogée sur le risque pour Israël de se voir isolé à la manière de l’Afrique du Sud au milieu des années 1970, Livni répond sans détour : « Je crie :“réveillez-vous”», conclut-elle.
      Mais les négociations ont avorté, comme c'était prévisible...Shimon Peres a même montré que Tel-Aviv s'ingéniait parfois à torpiller un accord en vue, comme s'il avait besoin d'ennemi pour justifier sa politique intérieure. Liberman n'est pas le dernier à attiser les passions.
       La Palestine attendra...Ou on négociera quand les Palestiniens seront finlandais?
On conçoit difficilement un futur Etat palestinien, car le charcutage semble ne pas avoir de limites
     Pourtant «Il n'y aura pas de négociations sans un arrêt complet de la colonisation» déclarait Tel Aviv. Double discours. Deux fers au feu.
Pas à une  concradiction près, dans un jeu consistant à repousser toujours plus les échéances pour gagner du temps et donner l'illusion de volonté politique conciliatrice.
     Israël se juge un  Etat d'exception...où les résolutions de l’Onu ne sont plus respectées depuis longtemps, où l'ethnicisme domine et où s'installe un apartheid de fait, comme le dit Kerry timidement.
       Mais un Etat  divisé, tiraillé notamment entre normalité laîque et fondamentalisme religieux, entre relecture démystifiée de son passé (nouveaux historiens) et perspectives eschatologiques.
    Entre  mythe et histoire, Israël, se voulant au-dessus de toutes critiques, ne cesse de se définir, dans des frontières jamais tout à fait déterminées.  ___(1)
     Mais la notion d'Etat juif , qui refait surface, cet Etat né au forceps, pose problème, , surtout quand les vieux mythes reprennent de la vigueur. Le postsionisme reste encore minoritaire.
    L'ancienne cohabitation des Juifs et des musulmans semblent ne pas pouvoir se réactualiser dans ce nouvel espace hors-sol.
    Alors que nombre d' Israëliens ne se réclament d'aucune croyance, que la population arabe israëlienne musulmane, souvent discriminée, atteind 20% de la population, y  a -t-il encore un sens à définir Israël comme un Etat juif?   "Que signifie le fait d'être juif si je n'ai aucun rapport avec la religion juive" de demande le dramaturge Joshua Sobol.
    Mais les références traditionnelles perdent de leur force. La gestion ultralibérale du pays aboutit à un niveau de pauvreté atteignant un seul critique. 25% de la population vit sous le seuil de pauvreté.
      Les Palestiniens ont évolué. Les deux tendances sont en voie de rapprochement.
             Mais la surdité du gouvernement israëlien actuel inquiète et augure d'un avenir peu rassurant. 
 Dans ce pays divisé, on se demande quelle solution pourrait advenir, tant que le partenaire américain, qui détient en dernière instance les clés de la paix, se contentera de paroles vaines.
      Dans un moment de lucidité, Olmert déclarait::"Si nous ne faisons rien,nous perdrons l'occasion de voir coexister deux Etats. Nous serons alors devenus un Etat d'apertheid et les organisations juives américaines seront les premières à contester notre existence"  (declaration à Yedioth Ahronoth)
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-Mises au point utiles
-L'accusation d'antisémitisme comme technique de défense 
-Il n'y aurait jamais eu de Palestine?..
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vendredi 9 juillet 2010

Israël: signaux contradictoires

Bâtisseurs de paix ?
___ou fauteurs de guerre?

Bâtir la paix au M.O. devient une urgence, car nous sommes à un tournant. Après, tout deviendrait plus difficile, voire impossible, avec toutes les conséquences sur la paix dans la région, que nous pouvons entrevoir.
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Une paix avant 2012? (Obama)
___Au vu des relations particulières entre les deux pays, on peut être sceptique...__L'effet Obama n'aura été que de courte durée...Une visite pour rien?
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__-David Chemla donne la parole à tous ceux qui oeuvrent pour sortir des pièges du passé et établir des conditions de paix réelles, constatant que la politique israëlienne s'est enfermée dans des impasses mortelles en compromettant son propre avenir. Certains esprits israëliens sont prêts à faire une "révolution copernicienne" susceptible de changer la situation, de sortir d'une surdité ancienne, de rompre l'engrenage (appel J-Call). De plus en plus de Juifs, de par le monde, se désolidarisent de la politique de Netanyahu:
"...nous sommes inquiets quant à l’avenir car s’il n’y a pas de solution sur la base de deux Etats dans les toutes prochaines années, cette solution ne sera peut-être plus possible. En effet, vue l’imbrication des colonies dans le territoire palestinien, il sera de plus en plus difficile de créer un Etat palestinien viable et souverain au côté d’un Etat israélien évidemment indépendant. Vu le risque de voir cette solution de deux Etats impossible à mettre en place dans les prochaines années, alors qu’il est encore temps de le faire, il nous est apparu urgent de lancer cet appel à tous..." (D.Chemla)

-D'un autre côté, la situation est tellement bloquée, la colonisation tellement avancée, les relations avec le bailleur de fonds US tellement équivoques qu'en Israël ou en Palestine, on ne croit plus à un accord de paix: pessimisme-résignation-fatalisme qui tend à prolonger le statu quo et à durcir les positions.
Il faudrait dans un premier temps que l'Etat israëlien résolve ses propres contradictions
______Plus grave, la droite dure européenne vole au secours d'Israël, dans sa politique la plus répressive, voire la plus raciale, pour justifier ses propres obsessions, et apporte une caution dangereuse à des extrêmistes comme Liberman, partisan de l"ethniquement homogène"
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Israël: impunité_--Gaza: jours ordinaire___-Israël: rompre l'engrenage__- Palestine: blocus___-USA-Israël: relations particulières__-- Israël: l'effet Obama__-Israel: dangereuse dérive___-Palestine: silences d'Obama___- USA: contre-lobby juif...__-Paroles d'Israël__--Etat palestinien compromis?__-Israël: pacifisme en recul____Palestine:impuissance verbale__-Israël - Palestine : enlisement__-Palestine: silences d'Obama

mercredi 26 mai 2010

Gaza: jours ordinaires

Plus d'un an après...

Le bout du tunnel est encore loin

-Après« choc et effroi », une terre maudite, asphyxiée, comme le processus de paix



La vie malgré tout...

____-Une flottille de sept navires veut briser le blocus israélien de Gaza
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-Sous terre et sous les bombes, le quotidien des Gazaouis de Rafah
"Creuser, étayer, déblayer sans relâche : voilà le quotidien des ouvriers d'Abu Sleeman, propriétaire d'un tunnel à la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte, régulièrement bombardée par les F-16 israéliens.
Depuis le début du blocus, des centaines de ces tunnels permettent à la population de subsister. Dans un passionnant documentaire diffusé sur LCP-AN, deux reporters racontent ce périple sous le sable.Le film s'appelle « Rue Abu Jamil », du nom de la dernière artère de la ville palestinienne de Rafah avant la frontière égyptienne. Il commence fin décembre 2008, quand Israël bombarde la bande de Gaza. Trois semaines plus tard, il ne reste plus rien des centaines de tunnels qui permettent aux Gazaouis de respirer pendant le blocus imposé par Israël depuis la victoire du Hamas.Alexis Monchovet et Stéphane Marchetti nous racontent le travail de fourmi d'Abu Sleeman et des autres, qui reconstruisent peu à peu le boyau avant de recommencer leur contrebande de marchandises, du sac de ciment au lama vivant.
Ces deux reporters français connaissent bien la ville frontalière, où ils ont vécu et qu'ils ont dépeinte dans « Rafah, chroniques d'une ville dans la bande de Gaza » (2006). Diffusé dans le monde entier, ce film leur a valu le prix Albert-Londres en 2008.Cette fois, ils s'enfoncent dans le tunnel et narrent cet étrange quotidien, entre le travail de forçat sous terre et les bombardements de F-16 la nuit, en surface. Le film, en arabe sous-titré, est dépourvu de voix off. Choix appréciable qui a pour effet de réduire la distance entre le téléspectateur et les protagonistes du documentaire.
__Au lendemain des bombardements, les Gazaouis évaluent les dégâts et commencent immédiatement à réparer les tunnels bombardés
.

Depuis juin 2008, Israël et le Hamas ont signé un cessez-le-feu. Les habitants de Rafah n'en voient pas vraiment la couleur. Après leur journée de travail, les ouvriers rentrent chez eux pour, parfois, devoir en sortir fissa en raison de l'arrivée des F-16.__Dans cet extrait, on suit Abu Sleeman qui cherche un refuge avec sa famille pendant des bombardements. « N'ayez pas peur ! », répète-t-il sans cesse à ses fillettes. Mais la caméra montre qu'il n'est lui-même pas très rassuré…

Loin de l'immédiateté parfois spectaculaire des reportages de JT, « Rue Abu Jamil » montre très pudiquement le quotidien de ces Gazaouis de Rafah. Sans parti pris, le film se contente de recueillir leur parole."

-Dialoguer avec le Hamas
Paroles de soldats israëliens:
"L’opération Plomb Durci prétendait arrêter les tirs de missiles du Hamas. Mais la question des missiles Qassam avait été résolue avant que l’opération ne commence. L’accord de cessez-le feu entre le Hamas et Israël depuis le 19 Juin 2008 avait amené une réduction drastique du nombre de missiles tirés depuis Gaza, qui était passé de quelques centaines par mois à environ une douzaine sur une période de cinq mois. C’est Israël qui n’a jamais appliqué son engagement de mettre fin au siège de Gaza, a violé le cessez-le feu en novembre 2008 en attaquant des cibles dans la bande de Gaza, a pour l’essentiel ignoré la proposition du Hamas pour renouveler la trêve et a finalement lancé l’opération Plomb Durci quelques semaines plus tard.

__
Le véritable objectif de cette opération était différent de celui annoncé par les autorités israéliennes. Le véritable objectif n’était pas d’arrêter les Qassams, mais de renverser le gouvernement du Hamas. En tant que telle, l’opération a échoué. Le Hamas à Gaza est plus fort que jamais.
__Un an après cette guerre brutale, il est nécessaire de changer de stratégie. Israël devrait commencer à entamer immédiatement des pourparlers avec le Hamas, à négocier non seulement un cessez-le feu, mais aussi sur les « questions fondamentales » qui doivent entrer dans un accord de fin de conflit. Il est clairement dans l’intérêt d’Israël d’entamer un dialogue ouvert avec le Hamas.__Tout d’abord, parce que le Hamas ayant été démocratiquement élu à Gaza et ayant gagné la confiance et le respect d’une partie importante du peuple palestinien, tous ceux qui espèrent résoudre ce conflit seront finalement obligés de négocier avec ce groupe.
__Deuxièmement, le Hamas s’est montré capable d’offrir la paix et la tranquillité aux citoyens vivant au sud d’Israël. Comme il l’a démontré précédemment, le Hamas a une forte emprise sur toutes les organisations agissant dans la bande de Gaza et peut faire appliquer une trêve.
__En troisième lieu, un échange de prisonniers est notre seule chance de libérer Gilad Shalit, le soldat enlevé. En retour, Israël libérera des centaines de prisonniers du Hamas, parmi les 8000 palestiniens détenus dans les prisons israéliennes. Un tel marché peut avoir une influence apaisante sur l’opinion publique tant en Israël qu’en Palestine et pourrait marquer une étape importante vers la réconciliation entre les deux peuples.
__Le Hamas est actuellement l’ennemi d’Israël, mais on fait la paix avec ses ennemis, pas avec ses amis. Le Hamas est également un mouvement puissant, pragmatique et bien organisé, qui peut-être un futur partenaire avec lequel Israël peut « conclure un marché ». Les réticences à reconnaître le Hamas comme étant la partie au pouvoir dans la bande de Gaza résultent en une stratégie qui a échoué et doit être remplacée. Une nation qui est à la recherche d’une paix véritable ne peut se permettre d’ignorer ses partenaires.
Arik Diamant et David Zonsheine sont les fondateurs de Courage to Refuse, un mouvement de soldats réservistes israéliens qui refusent de servir dans les territoires occupés. En Novembre 2009, ils ont lancé une initiative appelant Israël à ouvrir un dialogue avec le Hamas..."
_______-
D'autres Juifs déchirés______
___-En Israël des voix s'élèvent pour dénoncer la guerre contre le Hamas et Gaza ainsi que les calculs de politique intérieure des dirigeants israéliens.
______Israël: rompre l'engrenage
__Palestine: blocus
-Les tunnels de Gaza : au jour le jour
-Les tunnels de Gaza
_________________________
-GAZA: un an après

lundi 26 novembre 2007

Palestine : paix ou leurre ?



M. Bush s'engage sur le dossier de l'Etat palestinien (Le Monde)
Annapolis: une chance historique d'échouer ?...

Un nouveau mirage, une nouvelle manière de gagner du temps, de donner le change, probablement....alors que la colonisation de la Cisjordanie, jamais interrompue, s'intensifie, créant une situation irréversible et rendant la création d'un Etat palestinien quasiment impossible.Il suffit de regarder une carte pour le comprendre.Le retrait de Gaza était un alibi commode donnant les mains libres en Cisjordanie pour instaurer un fait accompli , qui ne pourrait être mis en question sans drames.Politique coloniale à courte vue et suicidaire d'Israël... Lundi, plusieurs milliers de colons israëliens se sont réunis devant le Mur des Lamentations , afin de prier pour l'échec de cette conférence. Que va faire Yaweh , alors que d'autres prient pour le résultat inverse ?...Négotiations de la dernière chance en tous cas; si elles échouent, le camp modéré palestinien sera anéanti et les chances de créer un Etat palestiniens deviendront nulles. S'il n'y a pas de vives pressions des USA sur Israël, il y a peu de chances d'aboutissement. Mais qu'attendre de Bush, qui a avalisé en 2004, l'annexion future par Israël des blocs de colonies les plus importantes de Cisjordanie?...En paroles, Bush est un sage(ou un opportuniste):" ...Le désespoir est un terreau sur lequel propèrent extrèmistes et radicaux...", vient-il d'affirmer. (zen)

"Bush est en train de se faire une bonne image en faisant croire qu’il veut la paix entre Israel et les Palestiniens (avec un état Juif et les palestiniens dehors... bien sûr). On peut supposer sans trop s’avancer que de l’argent sera distribué. Il n’est en effet pas possible d’ouvrir un front avec l’Iran tant que la poudrière palestinienne menace Israel. Par ailleurs cela assoit le role de protecteur des US vis-à-vis de l’opinion internationale. Israel prépare ses frappes (justifiées pour Bush & co) vers l’Iran, et le protecteur US se tiens prêt à intervenir si nécessaire. C’est de l’avis de beaucoup le scénario le plus vraisemblable..."(commentaire de Hermès sur Agoravox)

Olmert, dans un moment de lucidité::"Si nous ne faisons rien,nous perdrons l'occasion de voir coexister deux Etas. Nous serons alors devenus un Etat d'apertheid et les organisations juives américaines seront les premières à contester notre existence" ( declaration à Yedioth Ahronoth)

http://www.liberation.fr/actualite/monde/293019.FR.php?rss=true
http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/cisjordaniedpl2000

mercredi 8 février 2023

Israël

 Y revenir

                        Parce qu'il s'y passe des choses graves. Beaucoup d'Israëliens lucides s'en rendent compte et descendent régulièrement dans la rue pour se faire entendre: la démocratie est en danger.                                                                                                                                                             Non seulement le nouveau pouvoir s'installe dans le déni, mais les affaires intérieures, non régulées par une constitution, prennent un tour critique, sous la pression d'une extrême droite forte comme jamais. La Cour Suprême, seul vrai garant des affaires publiques est mises en danger.             


           La dissymétrie est totale avec le camp palestinien, toujours plus diabolisé, alors que Jérusalem à peu à peu créé les conditions de révoltes régulières, qui renforcent sa "légitimité" en matière de répression et d'étouffement en Cisjordanie.  La colonisation a pris un tour irréversible, que peu à l'Ouest ont condamné. Un piège qui se refermera un jour sur les colonisateurs, sourds aux paroles de Rabin, assassiné par les plus extrêmes. Le coup d'Etat identitaire se préparait en sourdine, avec la droitisation progressive d'une partie de l'opinion israëlienne.  La réalpolitik a pris  le pas sur les objectifs initiaux, forgeant des alliances qui auraient fait trembler les pères fondateurs
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vendredi 20 juin 2025

Tours d'horizon

__ A Gaza, le pire continue.. 

                   Silence sur les ruines. Une guerre fait oublier l'autre...

                               Des Israëliens désemparés

__  Paroles "décomplexées"

           Les brebis galeuses devaient s'en aller, disaient-ils

                      On attend encore... Des "cafards" et des "singes" fleurissent comme jamais

   _____Vraies fraudes fiscales.   Un sport plus que jamais d'actualité. Un poison.

                        La grande évasion se poursuit, alors qu'on ergote sur des queues de cerise.

                                  Depuis si longtemps 


                                                 

 ___ Simple problème de rhétorique?


___Fuite en avant?  Comme des somnambules?
                                       Le risque d' iraquisarion de la guerre est dans toute les têtes 
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