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mercredi 19 novembre 2008

Mercure en bouche...



Amalgames dentaires et mercure :

Une bombe à retardement ?


La toxicité du mercure est connue depuis longtemps. Il a fallu attendre 1950 pour mettre en évidence les méfaits du mercure sur les populations de la baie de Minamata au Japon.En 1932 une usine d'engrais chimiques s'installe sur les lieux. L'entreprise Shizo donne du travail à beaucoup , les pêcheurs continuent leur travail en totale ignorance des rejets , les populations continuent à consommer le poisson, abondant en ces lieux. Mais on observera assez vite des phénomènes inquiétants , des symptômes étranges : tremblements , problèmes de coordination, troubles sensoriels et cognitifs, fatigues, douleurs, naissance avec anomalies chromosomiques ou malformation...Les symptômes de l'hydrargyrisme mettront une vingtaine d'années à se déclarer. Shizo met en évidence le rôle du mercure (méthylmercure) mais garde le silence sur les expériences menées.

C'est seulement en 1959 que des médecins japonais mettent le doigt sur le responsable : 27 tonnes de produits dérivés du mercure et toute la chaîne alimlentaire s'est trouvée contaminée, du plancton aux humains, dernier élément de la chaîne alimentaire.Les rejets toxiques cessent seulement en 1968 , sous la pression des pêcheurs et des écologistes.Des problèmes assez semblables ont eu lieu en Guyane avec le orpaillage , qui a abouti à la contamination de nombreux Amérindiens de Guyane

Des experts du monde entier réunis à Madison en 2006 ont conclu que « cinquante millions de personnes dans le monde sont aujourd'hui gravement contaminées par le mercure »

Qu'en est-il des amalgames dentaires et du mercure qu'ils contiennent?

Leur principe est contesté dès le début. Le corps médical spécialisé en médecine dentaire connaît depuis longtemps les risques de ces produits.

En 1920 déjà, Alfred Stock met en évidence leur nocivité à travers d plusieurs études et relève de nombreux symptômes chez les porteurs de plombage au mercure:fatigue, nervosité, dépressions, développement de maladies auto-immunes etc...Selon lui, le mercure, s'échappant des restaurations métalliques, intoxiquerait l'organisme et l'affaiblirait. Loebich en 1955 ,Rheinwald vont dans le même sens.A partir de 1960, Reis, Raue mettent en évidence la présence de mercure dans le cerveau des porteurs de plombage.En 1972, Störtebecker, Gasser, Mayer, Rebel corroborent ces résultats.

Au début des années 1990 , le produit est à nouveau très contesté.

Dans le Nouvel Observateur de nov 97 , Fabien Fruhier dénonce aussi la nocivité du mercure contenu dans les amalgames

En juin 97 , l'association AKUT (luxembourgeoise) dénonce les lobbies qui bloquent l'information sur ce sujet sensible et alerte les responsables sanitaires et politiques.

Au Japon , en Russie et en Norvège, on ne met plus de mercure en bouche depuis une dizaine d'années. L'Australie, le Danemark remettent ce système en question.En Allemagne, plus d'un millier de patients poursuivent en justice le fabriquant d'amalgames Degussa et obtiennent gain de cause. Certains praticiens émettent l'hypothèse que le mercure pourrait être un des facteurs du développement de la maladie d'Alzheimer

Malgré ces mises en garde, on continue à produire et à poser de tels amalgames. Les fabricants y trouvent leur compte:ils sont bon marché et sont faciles à poser.L'Association dentaire de France dédramatise : « pas de drame avec l'amalgame », mais en 1998 un décret impose la récupération des déchets d'amalgames dans tous les cabinets dentaires pour « éviter le rejet de mercure polluant et toxique dans la nature »

Les autorités sanitaires françaises déclarent que la nocivité de l'amalgame pour la santé n'est pas prouvée

Y aurait-il donc un silence entretenu sur la question , un refus de savoir, un déni de réalité? Malgré le combat pour l'information menée par certaines associations

Un vrai débat contradictoire sans tabou pourra-t-il avoir lieu un jour en France, ou, comme pour le problème de l'amiante , faudra-t-il attendre le développement accéléré de pathologies nouvelles pour commencer à y réfléchir et à prendre des mesures adéquates contre certains intérêts en place ?


Plombages dentaires: la Sécu met-elle en danger la vie des patients? | Mediapart



____LE PROBLEME DE l'AMALGAME AU MERCURE:
http://www.dentenerg.ch/amalgam.htm
____Association toxicologie CNAM:
http://atctoxicologie.free.fr/
____Interdiction en NORVEGE:
http://www.article-soumission.com/?1146-interdiction-definitive-du-plombage-au-mercure-ou-amalgame-dentaire-en-norvege
____Pressions du CNOCD à BRUXELLES:
http://www.holodent.com/article-23043174.html
____ALZHEIMER ET MERCURE/
http://www.holodent.com/article-17081549.html
____WIKIPEDIA:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Amalgame_dentaire
____B.MONTAIN:
http://www.bernardmontain.net/pathologies/amalgames,dentaires.html
____TROP DE MERCURE DANS LES PLOMBAGES/
http://www.innovationsante.com/docs/Dangers_du_mercure_dentaire.pdf

Obama : et le changement ?...


Une équipe de transition qui interroge...
"Tout ça pour ça"! , diront certains
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« You can fool some of the people all the time and all the people some of the time but you cannot fool all the people all the time » (A. Lincoln)____

-"Barack Obama a imposé des règles plus strictes pour réduire le poids des groupes d'influence à la Maison-Blanche, mais leur omniprésence rend sa tâche difficile."(Le Figaro)__
___Obama et les lobbyistes____
_Double langage ?__

-Obama : on prend les mêmes et on recommence !

"Au début de sa campagne présidentielle, Barack Obama l’a promis : « Aucun lobbyiste ne travaillera (à la) Maison-Blanche. » Il remporte l’investiture du Parti démocrate et déclare, modifiant sa première version : « Les lobbyistes ne dirigeront pas la Maison-Blanche. » Force est de constater qu’aujourd’hui élu, il laisse les lobbyistes jouer un rôle inquiétant dans son équipe de transition ( Washington Post -- New York Times )
Le turn-over des collaborateurs qui travaillent au gouvernement puis pantouflent dans le privé comme lobbyistes en tentant d’influer les institutions gouvernementales pour lesquelles ils ont travaillé, avant de revenir au gouvernement est une des sources importantes de corruption du service public américain. Et celle-ci est parfaitement légale ! Aux Etats-Unis, il existe un dicton en politique : « Le vrai scandale à Washington n’est pas ce qui est illégal mais ce qui est légal. » Et, comme l’a écrit le Times, l’équipe de transition d’Obama représente « un écheveau complexe de membres du secteur privé qui cherchent à avoir de l’influence sur le gouvernement. Sur la liste complète des 150 collaborateurs à qui le futur président a confié la tâche de constituer son équipe gouvernementale figurent des douzaines d’anciens lobbyistes… Pire, plus nombreux sont encore les dirigeants et les partenaires des entreprises qui paient des lobbyistes et des anciens officiels qui travaillent comme conseillers dans le secteur privé ».

Parmi eux, on retrouve des lobbyistes de Fannie Mae, le géant de l’hypothèque aujourd’hui en faillite, des éléphants du complexe militaro-industriel issus de Boeing et General Dynamics, des gens de KPMG, le géant de l’audit et du conseil financier dont une douzaine des dirigeants ont été inculpés l’année dernière pour « complots de fraudes fiscales », ainsi que des représentants des plus grandes sociétés pharmaceutiques comme Amgen. Sans oublier des représentants de riches tribus indiennes qui s’engraissent avec des casinos construits dans les réserves. Une influence démesurée sur les présidents élus______Même Christopher Lu, chargé dans l’équipe de transition d’Obama de surveiller les conflits d’intérêts des officiels de l’administration du futur président, a ses propres conflits d’intérêts : son épouse est une avocate qui a conseillé des entreprises polluantes cherchant à contourner les lois de protection de l’environnent, tandis que son frère est un ancien lobbyiste de Fannie Mae ! Vous avez dit changement ?L’argent est le roi de la politique américaine et les collecteurs de fonds pour les candidats à la présidence ont toujours eu une influence démesurée sur les présidents élus. Or, comme l’a rapporté un article du Washington Post parmi les douze membres du comité qui dirigent la transition pour Obama, on trouve « neuf collecteurs de fonds dont les réseaux de collègues, d’amis et de parents ont donné plus de 1,85 million de dollars à Obama pour sa campagne et sont maintenant en position d’influer sur l’agenda du nouveau président et sur la sélection de ministres potentiels ». Ces gens sont connus en politique sous le sobriquet de « bundlers » car ils remettent des liasses de billets de donations à leur candidat. Plus de cinquante de ces « bundlers » ont collecté plus de 500 000 dollars chacun pour la campagne d’Obama !Un de ces « bundlers » est la codirigeante de l’équipe de transition, Valerie Jarrett, une vieille copine d’Obama qui préside une importante société de HLM à Chicago et dont la gestion est vivement critiquée pour la piètre qualité de l’entretien des logements. Elle a ramassé plus de 100 000 dollars pour la campagne du candidat démocrate et vient d’être nommée conseiller senior du président._______Un autre membre du comité des douze en charge de la transition est une autre vieille copine d’Obama, la milliardaire Penny Pritzker de Chicago. Elle a présidé la collecte de fonds pour la campagne de son candidat et a elle-même réuni plus de 200 000 dollars. Penny Pritzker possédait une banque, la Superior Bank de Hillsdale (Illinois), qui a joué un rôle important dans la diffusion de prêts pourris qui ont provoqué la fameuse crise des subprimes.Cette banque a collaboré avec le géant de Wall Street Merrill Lynch et avec la société d’audit Ernst and Young (dont quatre associés ont été inculpés l’année dernière pour fraude) pour créer des paquets d’hypothèques à risques qui ont été revendues. Conséquence : la banque a été fermée et les autorités fédérales ont été saisies pour fraude comptable. C’est la propriétaire de cette banque qui pèsera dans la conception du plan de sauvetage d’Obama pour la crise financière et dans le choix des officiels chargé de surveiller le secteur bancaire et financier. Vous avez dit changement ?

On dénombre 21 personnes chargées des questions économiques dans l’équipe de transition du prochain président. Qui, parmi elles, représente les besoins et les soucis des salariés, des pauvres, des vieux ou des sans-abri ? Personne ! On ne trouve que des milliardaires, des PDG de grandes entreprises, des anciens officiels gouvernementaux de l’administration Clinton qui ont œuvré à la dérégulation des secteurs bancaire et financier à l’origine de la crise actuelle. Et, parmi eux, personne n’a eu autant d’influence sur Obama que Larry Summers qui a conseillé le futur président sur les questions économiques tout au long de sa campagne et qui est aujourd’hui pressenti par la presse pour le poste clé de secrétaire du Trésor.Qui est Larry Summers ? Il a commencé sa carrière gouvernementale dans l’équipe de Martin Feldstein, le chef du Conseil des conseillers économiques de… Ronald Reagan ! Sous sa présidence, Feldstein a été l’auteur du saccage des programmes mis au point pendant le New Deal du président Franklin D. Roosevelt. Les collègues de Larry Summers « ne se rappellent pas qu’il ait jamais été perçu comme un hérétique anti-Reagan », rapporte Peter Kilborn, dans un portrait publié dans le New York Times en 1988. Le journal citait en outre un membre du Conseil de Feldstein, William A. Niskanen, qui avait déclaré, à l’époque où Summers travaillait pour Bill Clinton : « C’est ironique que le point de vue économique de Summers soit très proche de celui de Feldstein. »________Après avoir servi dans l’état-major économique de Reagan, Summers a été embauché en 1990 par le gouvernement lituanien pour guider la transition démocratique de cette ancienne république soviétique. Pour la première fois, il avait un pays entier sous la main pour mettre en pratique ses théories économiques libérales. L’hebdomadaire The Nation publie un article édifiant daté du 10 novembre 2008 : « Les résultats étaient suicidaires au sens propre du terme. Quand Summers est arrivé, le taux de suicide était de 26,1 pour 100 000 Lituaniens et baissait. Cinq années après la mainmise de Summers sur l’économie lithuanienne, la vie est devenue tellement insupportable que le taux de suicide a presque doublé, passant à 45,6 pour 100 000 habitants, soit le plus taux le plus élevé au monde. Les choses ont tant empiré qu’après seulement deux ans de transition économique sous la direction de Summers, les Lituaniens, traumatisés, ont voté pour ramener les communistes au pouvoir. C’était le premier pays d’Europe de l’Est à le faire, même si deux ans auparavant les Lithuaniens étaient morts dans la rue pour combattre le communisme ! »

Quand il a ensuite officié comme économiste en chef pour la Banque mondiale, Summers a été l’auteur d’un mémorandum argumentant que les industries polluantes devaient déménager en Afrique car ce continent était « sous-pollué » ! Et quand il a travaillé pour le président Bill Clinton à différents postes au département du Trésor, il figurait parmi ceux qui ont œuvré avec succès pour l’abrogation de la loi dite Glass-Steagal. Une abrogation qui est la cause directe de la crise économique actuelle.Enfin, les deux loustics spécifiquement chargés par Barack Obama de passer en revue le département du Trésor sont aussi des serviteurs du grand capital : Michael Warren travaille pour Stonebridge Internationale, une société de lobbying et de conseil aux multinationales et Josh Gotbaum, un ancien partenaire et gérant de la banque d’investissement Lazard Frères, est aujourd’hui le dirigeant d’un hedge fund spéculateur, Blue Wolf Capital. Vous avez dit changement ? Il semble que plus ça change avec Obama, plus c’est la même chose…"

-George W. Bush ne renierait pas la nouvelle équipe en charge de l’Economie que Barack Obama a constituée.
-Qui sont les artisans de la débâcle économique ? (Obama et les mêmes...)
-Le diplomate en chef de Barack Obama est viscéralement anti-Iran
-M. Obama, le Proche-Orient et Rahm Emanuel
-Présidence Obama : le centrisme pour devise
-L'equipe d'obama - Recherche Google
- Les nouveaux visages du gouvernement Obama ne sont pas ceux annoncés
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- L'héritage d'Obama
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Obama : mandat à haut risque
-Obamadeception : déjà...

mardi 18 novembre 2008

Créationnisme : offensive européenne


Le créationnisme est un concept créé aux USA par des fondamentalistes religieux qui voudraient voir la Bible prendre place au cœur de l’enseignement. Plusieurs étapes ont jalonné son histoire, avec des procès retentissants. Actuellement, le créationnisme revêt un caractère discret et dangereux. Sous couvert d’ouverture d’esprit, d’œcuménisme, des institutions comme l’UIP diffusent jusque dans les sciences une spiritualité pernicieuse. Des scientifiques comme Dambricourt prêchent un moteur interne au vivant en lieu et place d’évolution. Un concept de dessein intelligent a émergé récemment, acceptant le fait évolutif « encadré » par un programme, manière détournée d’imposer une entité architecte de notre avenir. Les méthodes du créationnisme s’affinent, jouent sur les ambiguïtés et sur le langage, et avancent sans heurt majeur, avec l’aval du président Bush aux USA. ( AFIS)
[..."Pennsylvanie, Kansas, Georgie…, la liste s’allonge des Etats où les professeurs de biologie ont dû céder
devant la pression des parents d’élèves le plus souvent en s’autocensurant et ne prononçant plus
le mot d’évolution pour ne pas devoir enseigner conjointement la doctrine de l’intelligent design.
C’est au point que Bruce Alberts, Président de l’Académie des Sciences des Etats-Unis, s’alarma publiquement
le 4 mars 2005 de ce que « l’un des fondements de la science moderne est actuellement
négligé, voire même banni, des cours de science » D.Lecourt]
-Ronald Reagan déclarait en mars 1981 :
« l’évolutionnisme est seulement une théoriescientifique, une théorie que la communauté scientifique ne croit plu saussi infaillible qu’on l’a cru autrefois. En tout cas, si l’on se décide à l’enseigner dans les écoles, je pense qu’on devrait aussi enseigne le récit biblique de la Création », le gouverneur Georges W. Bush, alorsc andidat républicain à la Présidence, se déclarait en août 1999, favorable à ce qu’on enseigne« différentes manières d’expliquer la formation du monde ».

Le créationnisme étend son influence en Europe:

"...L'attaque la plus frontale date de début 2007. Dans de nombreux pays d'Europe, lycées, collèges et universités reçoivent sans l'avoir demandé un luxueux ouvrage illustré, L'Atlas de la création. Edité et imprimé en Turquie, il prétend démontrer que l'évolution n'est pas une doctrine scientifique mais de la propagande antireligieuse. Son auteur, Harun Yahya - de son vrai nom Adnan Oktar -, dirige une organisation au financement obscur, dont le principal objectif est de promouvoir le Coran.

"LE DESSEIN INTELLIGENT""La diffusion de cet ouvrage a fait prendre conscience de l'existence d'un créationnisme musulman, jusque-là relativement ignoré en Occident", souligne Olivier Brosseau, docteur en biologie et coauteur d'un excellent petit livre sur Les Créationnismes (Ed. Syllepse). Egalement diffusé en Asie et au Moyen-Orient, ce discours extrémiste n'a toutefois exercé en Europe et aux Etats-Unis qu'une influence limitée. Il en va tout autrement du concept de "dessein intelligent" (intelligent design, ou ID) : le dernier avatar du créationnisme américain, qui, depuis les années 1990, ne cesse d'étendre son influence dans les sociétés occidentales. Sa thèse centrale ? La vie est trop complexe pour être issue d'un processus non dirigé tel que la sélection naturelle. L'évolution des espèces est admise, mais elle ne peut qu'être l'oeuvre d'un concepteur d'ordre supérieur.--Comme les autres, cette théologie naturelle modernisée s'attaque à l'enseignement. Par sa façade pseudo-scientifique (nombre de ses promoteurs sont des universitaires établis), elle ne cesse de marquer des points. En Italie, Letizia Moratti, ministre de l'éducation à l'époque, signe en février 2004 un décret excluant l'enseignement de l'évolution au collège (mesure annulée en 2005 après avoir déclenché une fronde dans la communauté scientifique). Au Royaume-Uni, selon un sondage réalisé en janvier 2006 par la BBC, plus de 40 % des personnes interrogées souhaitent que le créationnisme soit enseigné en cours de science.La même année, en Allemagne, la chaîne Arte révèle que deux écoles du Land de Hesse, l'une privée et l'autre publique, enseignent le créationnisme en cours de biologie. Pays-Bas, Pologne, Russie, Suède : un peu partout, les exemples se multiplient. Au point que le Conseil de l'Europe, en juin 2007, sonne l'alarme, dans un rapport sur "Les dangers du créationnisme dans l'éducation". Quatre mois plus tard, une résolution est adoptée, par laquelle l'institution invite ses 47 membres "à s'opposer fermement à l'enseignement du créationnisme en tant que discipline scientifique". Ce qui n'empêche pas de constater dans plusieurs pays d'Europe, de la part de jeunes étudiants, une opposition de plus en plus marquée à l'enseignement de l'évolution.

UN ENJEU DE SOCIÉTÉ_"Cette influence croissante des idées créationnistes ne serait pas si grave si elle n'avait pas de répercussions politiques, remarque Olivier Boisseau. Mais dès lors qu'on fait accepter, d'une façon prétendument scientifique, l'existence d'un concepteur à l'origine du monde, il devient facile d'appuyer des positions législatives très conservatrices, et de faire admettre certains comportements - l'homosexualité, la contraception, l'avortement - comme déviants." Sous ses aspects théoriques, le créationnisme constitue bel et bien un enjeu de société. Et plus encore lorsque celle-ci est en mal de repères. Car les tenants du "dessein intelligent" profitent avant tout d'une confusion des légitimités."La théorie de l'ID constitue un article de foi. Or, il n'appartient pas à la science de conforter ou de réfuter un article de foi : ce n'est pas de son ressort", souligne le philosophe Dominique Lecourt. Que faire, dès lors, pour remettre les pendules à l'heure ? Enseigner en quoi la pensée scientifique se distingue radicalement d'une opinion ou d'une conviction personnelle. Mais aussi, suggère le théologien Jacques Arnould, "exiger de ceux dont les propos relèvent de la croyance ou des religions qu'ils expliquent leurs méthodes et pas seulement leur contenu".(Catherine Vincent)

-Créationnisme : inquiétant retour
-Créationnisme
-Les dangers du créationnisme dans l’éducation
-Le créationnisme à visage découvert
-Offensive du créationnisme islamique en France
-Créationnisme - La Bible - La Genese - Dieu - Hominidé
-Lucy et l'obscurantisme
-La création en 6 jours de 24 heures ?
-Dessein intelligent - Recherche Google

lundi 17 novembre 2008

Système qui se mord la queue ?



Le capitalisme est-il en train de s'autodétruire ?
."Face au malaise social, les gouvernements ne traitent le plus souvent que les symptômes, faute de prendre en compte le fond du problème. Ce problème, c'est l'absurdité du comportement des grands investisseurs, qui exigent des entreprises des résultats beaucoup trop élevés. Du coup, elles privilégient le rendement à trois mois plutôt que l'investissement à long terme , quitte à délocaliser, à faire pression sur les salaires et à renoncer à créer des emplois ici et maintenant. Voilà pourquoi il est urgent, expliquent les auteurs, de réformer profondément la gestion de l'épargne, d'imposer de nouvelles règles de gouvernance aux gérants comme aux régulateurs. Faute de quoi on n'évitera pas une nouvelle crise du capitalisme, avec toutes ses conséquences politiques et sociales." (J.Artus)



Le capitalisme compromet sa survie:

--------- Pourquoi, il y a quelques semaines, avez-vous dit de la crise des subprimes qu’elle était prévisible ?
Zygmunt Bauman : Il y a trente ans, un profond changement est intervenu dans la politique des crédits. Auparavant, les organismes de crédit escomptaient que leurs prêts soient remboursés en totalité, moyennant des intérêts. Les nouveaux organismes de crédit, cela dit, n’ont pas exigé que les prêts soient remboursés. Ils ont été plutôt portés à considérer les crédits comme un actif devant générer des profits permanents.
Les banques et les organismes de crédit ont tablé sur l’entretien continuel de leurs dettes, bien plus que sur des remboursements rapides. Un « emprunteur idéal » n’était plus une personne qui s’acquittait en totalité du remboursement de son prêt. Jusqu’au krach du mois dernier, la plupart des banques et des organismes de crédit étaient prompts à proposer de nouveaux prêts à des débiteurs insolvables, pour qu’ils recouvrent les intérêts impayés de précédents emprunts.
Ces trente dernières années, d’immenses efforts ont été consentis par les institutions financières afin d’ouvrir un grand marché en expansion continuelle des prêts bancaires et des cartes de crédit. Des efforts largement récompensés puisque, depuis 2000, la dette totale des ménages américains a augmenté de 22 %, tandis que l’endettement des étudiants a été multiplié par deux.
------- En réaction au krach, un retour à Marx s’annonce. L’« accumulation du capital », chère à Rosa Luxemburg, montre-t-elle ses limites ?
Z.B. : En l’occurrence, ne l’oublions pas, Rosa Luxemburg, que vous citez, a élaboré sa théorie de l’accumulation à l’encontre de Marx. Car elle reprochait à l’auteur du Capital de présenter un modèle atemporel et formel de l’accumulation capitaliste. Dans son paradigme théorique, Rosa Luxemburg a fait valoir que le mode d’expansion propre au capitalisme est indissociable de la malédiction qui le frappe. Bref, elle a montré que le capitalisme, aussi suicidaire que parasite, était une recette du désastre.
--- A quoi tient cette vision ultrapessimiste ?
Z.B. : Au fait que, pour se développer, le capitalisme a besoin de sociétés non ou précapitalistes, afin d’écouler ses excédents. Mais, en cas de succès, il prive de leur « virginité » précapitaliste ces mêmes sociétés dont l’offre abondante et continue est la condition de perpétuation du système capitaliste…
Ainsi Rosa Luxemburg dit-elle du capital qu’il « prospère à partir de la ruine des organisations sociales traditionnelles ». Et, « bien qu’un milieu non capitaliste soit indispensable à l’accumulation, [le capitalisme] se déploie aux dépens de ce milieu, en le dévorant ».
Comme on sait, les analyses de Rosa Luxemburg datent du début du XXe siècle. De façon aisément compréhensible, la théoricienne marxiste a circonscrit la tendance du capitalisme à « se mordre la queue » à la conquête impérialiste des terres vierges. Elle ne pouvait pas prévoir que le même mécanisme se reproduirait à chaque étape du progrès économique, bien après la fin des conquêtes territoriales. La crise des subprimes est le dernier effet de la tendance du capitalisme à « se mordre la queue ». Une autre stratégie relevant des méthodes de l’accumulation capitaliste a été ainsi réduite à néant : une fois de plus le capitalisme, dans son mouvement expansionniste, a dévoré le milieu indispensable à sa survie…
-------- En quoi l’effondrement des stratégies d’expansion du capitalisme prolonge-t-il vos analyses sur la « modernité liquide » ?
Z.B. : En fait, les phénomènes que nous observons à l’occasion de cette crise sont indissociables des analyses que j’ai développées sur la « modernité liquide ». La société de consommation et le remplacement progressif et irrésistible des structures sociales traditionnelles par des réseaux flexibles sont allés de pair. Ce sont des phénomènes qui ont dépendu l’un de l’autre et qui sont peut-être en passe l’un et l’autre de laisser place à quelque chose d’autre. La forme liquide de la modernité a été accomplie par un triple processus de dérégulation, de privatisation et d’individualisation, complété par le divorce du pouvoir d’avec la politique.

 « Si Marx était vivant, il dirait : -Je vous l'avais bien dit » (Photo : BinaryApe - FlickR - cc)
---- Par la dépolitisation ?
Z.B. : Disons que le triple processus de dérégulation, de privatisation et d’individualisation a donné naissance à une condition d’insécurité et d’instabilité dans laquelle le consumérisme pouvait s’épanouir tout en devenant simultanément une drogue. Dans S’acheter une vie (éd. Jacqueline Chambon, 2008), j’ai analysé plus étroitement l’affinité qu’entretient la crise du capitalisme avec cette modernité liquide.
----Justement. Sous le choc de la crise mondiale, glissons-nous vers un nouvel âge de la modernité, un âge « postliquide » ?
Z.B. : Sondez plutôt les prophètes ! Il y a de nombreux postulants à ce rôle… En ce qui me concerne, j’ai appris à ne plus jamais ajouter foi aux prophéties sur les formes futures de la vie sociale. Lorsque je regarde en arrière, les 83 ans de mon existence m’apparaissent comme un immense cimetière de prédictions…
Cela dit, de nombreux signes indiquent que nous approchons du changement que vous évoquez. Aux Etats-Unis, 70 milliards de dollars, soit près de 10 % de la somme que les autorités fédérales s’apprêtent à injecter dans le système bancaire américain, sont d’ores et déjà employés à régler les primes de ceux qui ont conduit le système à sa perte…
Aussi massives et imposantes que soient les mesures prises par les différents gouvernements, elles visent d’abord à « recapitaliser » les banques et à leur permettre de revenir à leur fonctionnement habituel. Autrement dit, tout est fait pour que les banques renouent avec les activités qui sont à l’origine de la crise actuelle.
Pour le dire une fois de plus avec les mots de Rosa Luxemburg, tout se passe comme si on voulait tirer encore un peu plus la queue du serpent, tandis que ce dernier continuerait à se remplir l’estomac. Le retour « à la normale », dans ce cas, est plutôt un retour à des solutions néfastes et potentiellement dangereuses. Jusqu’à présent, nous n’avons pas encore pris la peine de nous interroger sur la viabilité de cette société propulsée par le double moteur du consumérisme et de l’endettement.( Alexis Lacroix.)

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Rosa Luxemburg: Oeuvres III : L’accumulation du capital
- La réforme du capitalisme attendra
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Not under control...
-Mondialisation implosive ?
-La bulle est aussi sociale
- La fin d'un cycle ?
-Refonder le système bancaire ?
-Capitalisme toxique : la fin ?
- Crise financière : diagnostics

dimanche 16 novembre 2008

L'héritage d'Obama

Quelle que soit sa détermination, les marges de manoeuvres seront étroites et l'essentiel de son projet semble bien America first...

"À la différence des récessions de 1991 et 2001, la crise actuelle oblige les Américains à repenser des habitudes ancrées depuis plusieurs générations. Qu'il s'agisse de leur dépendance à l'égard de l'énergie bon marché ou de leur préférence pour la consommation à crédit au détriment de l'épargne. Cette crise oblige aussi les autorités à recourir à contrecœur à des recettes interventionnistes pour pallier la défaillance inattendue des mécanismes de marché. La Maison-Blanche, le Congrès et la Fed improvisent dans l'urgence des solutions radicales, très coûteuses, aux chances de succès incertaines" (PY D.)________

Le marasme économique dont va hériter Obama | Mediapart:

_______"S'il y a un dossier sur lequel le nouveau président des Etats-Unis est attendu, c'est bien l'économie. Tout laisse pourtant penser qu'en la matière, la marge de manœuvre de Barack Obama sera très étroite. Son futur secrétaire au Trésor (on parle beaucoup de Larry Summers, proche du clan Clinton) se retrouvera pris en étau entre, d'un côté, les ravages d'une crise économique sans précédent depuis 1929, et, de l'autre, l'héritage désastreux du couple au pouvoir George Bush/Alan Greenspan. De quoi jouer profil bas dans les semaines à venir. Gros plan sur les cinq points noirs de la première économie mondiale (pour quelques années encore). ________Le spectre d'une récession profonde :Les dernières statistiques, publiées le 30 octobre, ont confirmé la gravité de la situation. Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a reculé de 0,3% au troisième trimestre de l'année. Barack Obama hérite donc d'une économie en récession. Principal pilier de la croissance américaine, la consommation des ménages signe sa plus forte baisse (-3,1%) depuis 1980. Et celle-ci n'est sans doute pas près de repartir: les ménages américains ne peuvent plus se permettre de s'endetter, comme ils avaient tendance à le faire dans les moments difficiles, à cause du contexte actuel d'assèchement du crédit.
Du coup, la population, privée de l'un de ses moyens d'ajustement (l'endettement), devient aussi plus exposée à l'augmentation des prix du gaz et de l'essence. Sortons la calculatrice pour faire ce constat accablant: la croissance aura été bien plus élevée sous les deux mandats Clinton (+3,65% en moyenne) que sous l'administration Bush (+2,5%, sans prendre en compte l'année 2008, qui s'annonce chaotique). Pour ne rien arranger au tableau, la majorité des économistes ne voient pas de sortie de récession (c'est-à-dire de croissance du PIB) avant huit à... dix-huit mois.
- L'inquiétante dérive du déficit et de la dette____Les «chefs économistes» des deux principaux candidats à la présidence américaine n'avaient pas caché leurs inquiétudes, ce soir de la fin octobre, lors d'une réunion publique à l'université Columbia de New York. «Les événements de ces derniers mois ont complètement fait dérailler nos projections initiales», avait même avoué Doug Holtz-Eakin, le très respecté conseiller du clan McCain. Ces derniers mois, l'addition s'est en effet corsée : 200 milliards de dollars avancés pour les deux géants du crédit hypothécaire Freddie Mac et Fannie Mae, 700 autres milliards pour le fameux «plan Paulson» (à l'avenir incertain, certes), 25 milliards pour le secteur automobile, etc. En attendant le probable nouveau «plan de relance» d'Obama, qu'il pourrait annoncer en janvier...
Ne pas se méprendre pour autant:
les comptes publics n'ont pas attendu la crise pour se dégrader. Le coût exorbitant des guerres en Irak et en Afghanistan, ainsi que les réductions d'impôt décidées en 2001 puis en 2003 par Washington, ont contribué à une dérive du déficit comme de la dette. Sur l'exercice 2008, clos fin septembre, le déficit budgétaire s'est élevé à 455 milliards de dollars, soit 3,2% du PIB. En 2000, Bush avait lui hérité d'un excédent budgétaire, de plus de 200 milliards de dollars, lors de sa prise de fonctions... Prévision officielle pour 2009: un déficit de 482 milliards. Mais beaucoup d'économistes n'hésitent plus à anticiper un doublement du déficit, à 800 voire 1000 milliards de dollars! En ce qui concerne la dette, elle s'établit elle aussi à des niveaux records – 67,5% du PIB cette année. Elle pourrait dépasser les 70% en 2009.
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Un système financier fragilisé___La déflagration des «subprime» en a apporté la preuve: les marchés financiers sont trop faiblement régulés. Alors qu'ils auraient pu, s'ils avaient été mieux gérés, stabiliser la croissance américaine, regrettent les deux économistes de Dexia, et spécialistes des Etats-Unis, Florence Pisani et Anton Brender. Dans un entretien accordé à Mediapart, le professeur de mathématiques à l'université de Columbia Rama Cont confirme ce constat, et revient longuement sur les responsabilités de l'administration Bush et de l'ancien président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, en matière de dérégulation des marchés. A lire ici.
__L'«économie réelle» déstabilisée
Parmi la dernière flambée de résultats trimestriels, certains avertissements ne trompent pas. General Motors a annoncé une chute de 45% de ses ventes de voitures de juillet à septembre, par rapport à 2007. Pour Ford, la dégringolade n'est «que» de 30%. Du coup, les équipementiers sont également très malmenés. «La situation pourrait se transformer en une nouvelle grande dépression», confie Daniel DiMicco, patron du sidérurgiste Nucor, dont le siège se situe à Charlotte, en Caroline du Nord. Au-delà de l'effondrement du marché immobilier, qui n'a toujours pas touché le fond et malmène en priorité les ouvriers immigrés du chantier, et du moral des ménages plombé par la crise, on assiste surtout au retour des peurs sur l'emploi salarié. Le taux de chômage s'est établi à 6,1% en septembre dernier, contre 4,7% douze mois plus tôt... Parallèlement,
les durées de chômage s'allongent, à environ 17 semaines à présent, contre 12,5 en 2000. D'ici fin 2009, le taux de chômage devrait avoir grimpé jusqu'à 8, voire 8,5%, selon les pronostics des économistes.
_______Les inégalités se creusent
C'est peut-être là le véritable échec de la présidence Bush. Durant ses huit années au pouvoir, les salaires ont stagné sur fond d'inflation. La classe moyenne s'est donc appauvrie. Dans une étude récente réalisée pour l'OFCE, Hélène Périvier constate le développement de la «misère» aux Etats-Unis.
Quelque 37,5 millions d'Américains vivent sous le seuil de pauvreté, soit 12,5% de la population. La pauvreté de la population enfantine y est trois fois plus élevée qu'en France. Et, entre 2006 et la fin de l'année 2009, environ 3,3 millions de foyers américains ont vu, ou vont voir, leur maison être saisie, faute de pouvoir acquitter les emprunts contractés pour les acquérir.
Comme le rappelait l'économiste Jean Gadrey,
la crise des «subprime» est avant tout une crise sociale, où des ménages pauvres recourent à de l'endettement risqué, faute de mieux, et faute de logements sociaux. Le projet American human development project, inspiré des critères alternatifs de croissance du Pnud, tente de cartographier les inégalités en tout genre aux Etats-Unis: d'un Etat à l'autre, d'un sexe à l'autre, d'une station de métro de New York à une autre, d'une origine ethnique à une autre, etc. Les résultats sont souvent passionnants et permettent de prendre la mesure des inégalités qui minent le pays. " (Ludovic Lamant)

Obama : mandat à haut risque

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Qu’espérer d’Obama ? par Eduardo Galeano
-«Ce ne sera pas une tâche facile pour Obama de réguler les marchés»Un autre système financier

samedi 15 novembre 2008

EN : logique comptable ?




L'alibi du "moins mais mieux" et du "libre choix" des élèves...

"Dans l’école que j’appelle de mes vœux où la priorité sera accordée à la qualité sur la quantité, où il y aura moins d’heures de cours, où les moyens seront mieux employés parce que l’autonomie permettra de les gérer davantage selon les besoins, les enseignants, les professeurs seront moins nombreux." (N.Sarkozy)__________

Le lycée de Xavier Darcos : un miroir aux alouettes ? | Mediapart

"La réforme du lycée préparée par X.Darcos présente des risques sérieux de régression. Si elle est mise en œuvre comme prévu à la rentrée 2009, elle peut déboucher sur un lycée moins démocratique et moins efficace que l’actuel. Au-delà de la propagande paradoxale qui voudrait qu’en diminuant l’encadrement pédagogique tout devrait aller mieux, les acteurs de l’éducation doivent analyser attentivement les tenants et aboutissants d’une transformation majeure du lycée. Il est vrai que la réforme prévue est d’une complexité telle que même les plus avertis nes’y retrouvent pas facilement. Et la célérité inquiétante de Xavier Darcos n’est pas faite pour éclairer les choses.
Il faut prendre d’abord la mesure du trompe-l’œil, ce que l’on peut appeler « l’habillage » de la réforme : moins d’heures de cours, architecture « modulaire », rythme semestriel. Pourquoi cette réforme ? Officiellement, il s’agirait de rapprocher le lycée de l’université, en rendant les lycéens plus « autonomes ». En somme, ce qui a tant de mal à convenir à des centaines de milliers d’étudiants frappés par l’échec du fait d’un sous-encadrement criant devrait être appliqué rapidement aux lycéens dont beaucoup sont des élèves scolairement fragiles, dont la plupart n’ont pas à domicile professeurs particuliers etparents en mesure de les aider.
Le raisonnement est étrange. En fait, il est biaisé. Quiconque ne comprend qu’il s’agit exclusivement « d’habiller » la baisse de 80 000 enseignants dans les quatre années qui viennent, dans le cadre d’une politique de réduction de l’emploi public, ne peut vraiment juger de la réforme dans ses fins, ses modalités, ses conséquences. La raison financière de cette réforme est aujourd’hui masquée, elle ne l’était pas hier. En 2007 dans sa Lettre aux éducateurs, N.Sarkozy avait dit clairement ses intentions: « Dans l’école que j’appelle de mes vœux où la priorité sera accordée à la qualité sur la quantité, où il y aura moins d’heures de cours, où les moyens seront mieux employés parce que l’autonomie permettra de les gérer davantage selon les besoins, les enseignants, les professeurs seront moins nombreux. »
La reconstruction totale du lycée qui est en cours aujourd’hui n’a donc, selon les propos même de N.Sarkozy,qu’un seul véritable objectif : la réduction du nombre d’enseignants. Rien d’autre ne compte, ni l’évolution des contenus, ni la poursuite de la démocratisation, ni l’élévation des niveaux de savoir. C’est sans doute la première fois qu’une si profonde mutation est entièrement commandée par des impératifs strictement comptables.
_____Tout changer pour diminuer le nombre d’enseignants ?
La réforme du lycée s’inscrit dans le cadre plus général de la « Révision générale des politiques publiques » (RGPP) engagée depuis l’été 2007 et conduite directement par l’Élysée (cette grande opération de « modernisation » est menée dans le cadre du Conseil de modernisation des politiques publiques présidé par Nicolas Sarkozy).
Un rapport d’audit confidentiel rédigé par Pierre Lepetit ( inspecteur général des finances) et parFrançoise Mallet (inspectrice générale de l’Éducation nationale) et remis le 15 novembre 2007à Claude Guéant ( secrétaire général de l'Élysée) et à Jean-Paul Faugère (directeur de cabinet de François Fillon) a été rendu opportunément public par l’ AEF, une agence de presse spécialisée dans les questions d’enseignement (communiqué AEF n°83598),au mois d’août 2008. Il éclaire singulièrementles intentions ministérielles.
La problématique du rapport est simple. Pour parvenir aux objectifs de réduction du nombre de fonctionnaires (suppression d’un poste sur deux de fonctionnaires à la retraite dans l’Éducation nationale), il faut entreprendre des réformes structurelles profondes : "Comment assurer la poursuite voire l'accélération de l'effort d'assainissement budgétaire sur la période 2009-2011-2012 sans réformes structurelles du système éducatif ?" se demandent les experts commandités. Leur réponse est limpide, en dépit d’une certaine langue de bois :"À défaut de réforme, le scénario d'optimisation des moyens sera insuffisant pour atteindre les objectifs budgétaires et conduira à dégrader les résultats du système éducatif", estiment-ils. En d’autres termes, pour parvenir à ces baisses d’emplois, il faut opérer une série de grandes réformes du système éducatif dans tous les domaines : pédagogiques, organisationnelles, statutaires.
Les trois scénarios de réforme proposés valent la peine d’être examinés. Ces scénarios (optimisation, autonomie maîtrisée, autonomie complète), conformément à la logique strictement comptable de la RGPP, sont évalués uniquement en termes d’économie de postes. Le premier scénario de "l'optimisation de la gestion des ressources sans réforme majeure de l'offre éducative"permettrait "une économie potentielle de 41 000 à 43 000 emplois temps plein (ETP) nets sur cinq ans". Le second scénario d’autonomie maîtrisée, "comprend des réformes importantes sur l'offre éducative et sur les conditions de travail des enseignants dans le cadre d'une plus grande autonomie des établissements pilotée par l'État". L'économie réalisée est évaluée entre 85 000 à 93 000 ETP nets sur cinq ans. Le troisième scénario correspond à une "autonomie complète" du système, c’est-à-dire àla déconcentration totale de l'offre éducative et à la décentralisation des financements. L'économie réalisée est la même que celle du deuxième scénario.
Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que les auteurs valorisent le deuxième scénario, qui permet de réduire le nombre total d’enseignants de plus de 10 % en cinq ans, mais au prix d’une baisse importante de « l’offre d’éducation » et d’une transformation de l’organisation du travail des enseignants.
_______On s’intéressera ici spécialement aux conséquences de ce scénario sur le second degré, mais il n’est pas inutile de savoir que dans le premier degré, cette politique impose déjà un recul considérable de l’offre d’éducation puisqu’il suppose une réduction du nombre d’heures de cours, la réduction de la scolarisation à deux ans voire à trois ans, la suppression des réseaux de soutien et d’aide aux élèves en difficulté.
Cette réduction importante sera donc prolongée dans le second degré, en commençant par le lycée dès 2009. Fin des redoublements, plafonnement et annualisation des horaires élèves, simplification des programmes d’enseignement, telles sont quelques-unes des préconisations du rapport concernant l’offre éducative (à côté de celles qui concernent les conditions de travail des enseignants).On voit sans doute mieux le sens de la mission confiée à Jean-Paul de Gaudemar par X.Darcos : proposer une réforme qui puisse satisfaire aux impératifs de la RGPP pilotéepar N.Sarkozy. La FSU par la voix de son secrétaire général G.Aschiéri a estimé que le lycée pourrait « rendre » par l’application de la réforme entre 15 000 et 20 000 postes, soit un quart ou un cinquième de la réduction totale espérée, le reste des suppressions devant être trouvé dans le primaire et dans le collège.

Vaut-il la peine d’entreprendre dans la précipitation le bouleversement du lycée pour réaliser une telle économie en personnel enseignant ? En langage profane voire cynique qui sied à notre époque, la question est : est-on bien sûr que les effets de cette réforme ne coûteront pas plus cher que les économies souhaitées dans le court terme ? Il faut pour cela mettre en balance les économies réalisées (770 millions d’euros par an) et les coûts scolaires et sociaux à très long terme de ce chamboulement des études secondaires.Il y a d’abord, les risques propres à une précipitation encore inédite pour une réforme aussi radicale de l’enseignement. Sans aucune préparation, sans aucune expérimentation, sans évaluation sérieuse des conséquences de cette « refondation » d’ampleur inégalée depuis 1902, avec pour seule référence une vague évocation du « système finlandais » ou du « système anglo-saxon » parés soudain de toutes les vertus, on entend bouleverser le système du lycée français jugé péremptoirement « obsolète ».Les lycées seront-ils prêts à accueillir en septembre prochain les 500 000 élèves de la nouvelle seconde ? Ces derniers ne vont-ils pas devoir « essuyer » les plâtres d’une « rupture » improvisée qui se poursuivra en Première et en Terminale les deux années suivantes ? Il suffit d’observer qu’il a été demandé à toutes les Inspections générales de refaire tous les programmes de Seconde en quelques semaines, pour se rendre compte du caractèrehâtif de cette entreprise radicale.

La question est également de savoir comment faire des programmes si l’on ne sait rien de la suite et en particulier de l’évaluation des études secondaires (suppression ou transformation du bac, contrôle continu, crédits d’enseignement par modules, autres ?). Rappelons que la grande réforme historique de 1902, laquelle a introduit officiellement l’enseignement moderne dans les lycées, avait été précédée de mois d’enquêtes et de discussions parlementaires d’un très haut niveau intellectuel. Dès 1899, plus de 200 personnalités de l’enseignement, de la politique, de l’économie, avaient ainsi été auditionnés. Autres temps, autres moeurs.Au-delà du risque inhérent à l’impréparation, se pose la question de la pertinence pédagogique de la réorganisation prévue. Recensons quelques points de la réforme qui devaient faire débat et sur lesquels professeurs, parents et élèves auraient leur mot à dire. L’affichage officiel souligne trois caractères majeurs de la réforme: un enseignement modulaire, un enseignement semestriel, un enseignement moins chargé.Un enseignement modulaire. Dans l’état actuel du chantier, l’unité de base des études serait le « module » de 3 heures pour toutes les disciplines. C’est l’idée faite pour séduire aussi bien les libéraux adeptes du « libre choix » que les tenants du « constructivisme pédagogique » : les lycéens choisiront leur parcours et construiront leurs savoirs. Ils seront « acteurs de leur apprentissage » selon la formule officielle. Claude Allègre avait déjà eu cette tentation de séduire les élèves par la promesse d’études plus sympathiques dans un« lycée allégé» où le terrible ennui des études et l’impitoyable sélection seraient enfin surmontés. Sans entrer dans de trop vastes considérations, notons seulement qu’il n’est pas certain que ce « lycée à la carte», que cet enseignement « au choix », soit nécessairement plus démocratique et plus efficace. Ni même qu’il soit nécessairement plus « sympathique ». Le « choix » des modules, qui vient s’ajouter à celui des établissements avec la suppression de la carte scolaire, risque de favoriser ceux qui détiennent les clés des meilleurs parcours et qui sont déjà ceux qui ont les atouts pour obtenir une place dans les lycées de leur supposé « libre choix ».Les lycéens et leurs familles pourront choisir, à côté d’un tronc commun de 21 heures (3h x 7 modules) entre de nombreuses options « modulaires » (2 par semestre) pour le reste (soit 3h x 2 modules). Les modules de trois heures pour chaque discipline, sans dédoublement, peuvent aggraver un travers déjà existant : la fragmentation du savoir transmis en petites unités dispersées. C’est d’autant plus dommageable que ce dispositif est susceptible de faire éclater le « groupe-classe », lieu d’intégration et de stabilité pour de nouveaux lycéens, qui en ontd’autant plus besoin qu’ils sont scolairement fragiles.Un autre inconvénient apparaît vite. Un certain nombre de « modules » dits d’approfondissement peuvent être pris dans des disciplines déjà présentes dans le tronc commun. C’est en particulier le cas pour le français, les maths les sciences expérimentales (Physique-chimie,Sciences de la vie et de la Terre), l’histoire-géographie. On pourra donc être élève « scientifique » avec peu de français ou élève « littéraire » avec peu de maths. On risque donc de retrouver bien vite les polarisationsarchaïques entre culture scientifique et culture littéraire que quarante ou cinquante ans de transformation avaient peu à peu réussi à surmonter, spécialement grâce au développement de la filière « économique et sociale » qui a introduit à grande échelle la « troisième culture » des sciences humaines. On notera que les Sciences économiques et sociales, l’une des seules véritables innovations disciplinaires du lycée dans la deuxième moitié du XXe siècle,paraissent être les grandes sacrifiées de la réforme. Il est vrai que cette discipline a eu le malheur de déplaire aux fanatiques du marché qui, avec leurs lobbies puissants, n’ont eu de cesse de la supprimer ou de la dénaturer.

En un mot, la première rupture voulue par Xavier Darcos pourrait bien accentuer inégalités entre élèves et perturbations dans un rapport pédagogique qui ne se porte déjà pas toujours et partout au mieux, comme elle pourrait conforter l’ancienne et stérile dualité des « matheux » et des « littéraires », au détriment de la culture économique et sociologique.Un enseignement semestriel. C’est la seconde rupture. Il ne s’agit pas simplement de remplacer les trimestres actuels par des semestres, ce qui n’aurait aucun sens. Il s’agit de remplacer des enseignements annuels par des enseignements semestriels. L’évaluation se fera lors de quatre conseils de classe de mi-semestre (en octobre et en avril) et de fin de semestre (en février et en juin). Cette « semestrialisation », calquée sur l’organisation universitaire, est le dispositif complémentaire de la « modularisation » : les élèves changeron tde modules à la mi-année, du moins pour ceux qui ne relèvent pas du « tronc commun ». Ils composeront donc une sorte de menu de leur choix. Il faudrait s’interroger sur le « détail » de l’organisation, qui a son importance : comment évaluer ?un élève redoublera-t-il le module choisi ? comment suivre Maths 2 si l’on n’a pas choisi maths 1 au premier semestre ? Il serait logique que cette réforme implique la disparition de l’examen terminal, remplacé par des examens multiples tout au long des études. Évaluation continue dont on peut se demander si les lycéens la trouveront plus « sympathique » que le vieux baccalauréat.-La question reste de savoir quel sens pédagogique peut bien avoir un dispositif qui peut favoriser un certain « zapping ». Ceux qui ont quelque pratique de l’enseignement savent qu’il faut du temps avec des élèves relativement jeunes pour installer des méthodes régulières de travail, des modes stabilisés de réflexion, des pratiques scolaires et des dispositions intellectuelles durables. C’est grâce à cette durée que l’enseignement a une portée réellement formatrice. L’éducationn e ressemble pas au speed dating avec des disciplines que l’on essaye au gré de ses envies. Le caractère éphémère des cours risque par contre de faire perdre beaucoup de temps puisqu’il faudra refaire à chaque semestre le même travail d’installation de la relation pédagogique, le même effort d’adaptation à une nouvelle discipline et à un nouveau professeur.Les effets de cette semestrialisation sur des élèves qui pour beaucoup manquent de « maturité » seront sans doute sensibles sur ceux qui ont le plus besoin d’un encadrement régulier et stable. On notera ici, en passant, que le système scolaire annuellement organisé, s’il va sans doute à contre-courant d’un certain « bougisme » économique, technologique et sociétal, apporte peut-être à beaucoup de jeunes, un sentiment de stabilité, une capacité de se projeter dans l’avenir, une possibilité d’évoluer dans un cadre établi, toutes dimensions qu’ils trouvent de moins en moins en dehors de l’école.

Un enseignement plus court. C’est un objectif fondamental, mais un peu caché, puisqu’il va permettre cette baisse tant souhaitée du nombre d’enseignants de lycée. Les heures de cours étant posées comme trop nombreuses, il convient de les « plafonner » pour les élèves. L’un des objectifs de la réforme est de faire baisser la durée hebdomadaire de cours en seconde à 30 heures maximum (après avoir envisagé une diminution à 27 heures), au lieu de 32 ou même dans certains cas de 35. Les autres niveaux de Première et de Terminale devraient connaître les coupes de même ampleur les années prochaines. Mettant toutes les disciplines sous la même règle des « trois heures », cette organisation réduit le nombre d’heures de cours dans de nombreuses disciplines, dont celles que l’on considère par ailleurs comme « fondamentales » : français ou maths, pour ne citer qu’elles. Sauf, comme on l’a dit plus haut à se spécialiser en prenant ces disciplines en « modules d’approfondissement », les élèves risquent fort de n’avoir droit qu’à un enseignement très appauvri.La réforme combine deux principes complémentaires, habilement présentés. Celui du « libre choix » et celui du « plafonnement ». Deux risques en découlent : l’appauvrissement du choix effectif de formation proposé au lycée, illustré notamment par la marginalisation possible de l’enseignement économique et social, au profit d’une concentration sur certaines matières « rentables » ; la difficulté de transmettre un savoir construit et solide avec un nombre réduit d’heures de cours.Le lycée, trop hiérarchisé et trop cloisonné, doit connaître une réforme. Mais celle que propose X.Darcos, faute d’avoir fait l’objet d’une discussion, d’une réflexion et d’une évaluation sérieuse est peut-être la pire que l’on puisse imaginer.Elle présente en effet des risques sérieux de régression à court comme à long terme, risques accrus du fait que cette politique n’a pas d’objectif pédagogique et intellectuel propre, que son seul but est financier.X.Darcos, à la suite de N.Sarkozy, martèle un slogan : « moins mais mieux », c’est-à-dire moins d’heures de cours et moins d’enseignants. La formule incantatoire laisse dans l’ombre les conséquences réelles de la diminution de l’encadrement sur la formation..."________________________

La reforme du lycée par Xavier Darcos
Ensemble contre la réforme Darcos - Politis
Réforme du lycée: vers une pédagogie de l'inculcation | Rue89
Où va l'école ?


vendredi 14 novembre 2008

G 20 : sommet... d'hypocrisie



Dans un discours prévu ce soir et dont le texte a été diffusé en avance, le président américain concède qu'il faut réformer le système financier mondial. Mais il considère que l'économie de libre marché n'est pas en cause et que "l'intervention gouvernementale n'est pas un remède universel".
Pour l'économiste PC Roberts, au contraire, Cette crise ne sera pas résolue par les politiques classiques,
On est mal parti...___________________

«Cette crise n'est pas l'échec de l'économie de libre marché. Et la réponse n'est pas de réinventer ce système» (Bush)

"Les Etats-Unis et leurs partenaires prennent les bonnes mesures pour traverser cette crise." (Bush)


Leur sommet ne sera pas le nôtre !

-Bush veut réformer sans changer le système financier:

-Bush s'oppose à une refonte du système financier

-A la veille du G20, George Bush défend le libéralisme

-C’est la monnaie, stupide | Mediapart
"Les artisans du sommet du G20 à Washington (il paraît qu'ils sont Français) peuvent dans le même élan évoquer un «nouveau Bretton Woods» et ne même pas mentionner les mots «monnaie» et «taux de change». Ce faisant, ils insultent l'Histoire, ce qui ne serait pas trop grave, mais ils manifestent surtout leur incompréhension des mécanismes qui ont conduit à la crise financière (et maintenant économique) la plus grave depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Ils réduisent à la régulation des marchés et institutions financières les termes d'une équation qui concerne en réalité les déséquilibres macroéconomiques fondamentaux ayant accumulé au sein du système financier international des tensions sismiques que la Grande crise du crédit vient de libérer, avec les résultats dévastateurs que l'on sait....

-Plan de sauvetage des banques : "C'est la pagaille":Selon le Washington Post, le plan Paulson, voté en octobre par le Congrès, ne serait toujours pas correctement supervisé. Ces révélations interviennent alors que le secrétaire au Trésor américain Henry Paulson a annoncé mercredi qu'il modifiait ce plan afin que le gouvernement investisse finalement directement dans le capital des banques.

-La presse internationale sceptique sur l'issue du G20:
"...Même le très libéral The Economist affiche son pessimisme, sans toutefois se départir de sa traditionnelle ironie. "Les chefs d'Etat qui participeront au sommet du G20 sont présomptueux : (...) s'ils veulent que leur appel à un deuxième Bretton Woods tienne ses promesses, (...) il faut établir un nouvel ordre économique", clame l'hebdomadaire britannique, qui doute visiblement des capacités des dirigeants actuels d'y parvenir. ..."
-G20 : un concours d'égoïsmes nationaux
-Ceci n’est pas une crise financière !
- Une dette peut en cacher une autre
-Le musée des horreurs de la finance
_g20 - Recherche Google

jeudi 13 novembre 2008

Pour un "localisme" ouvert


"Penser global, agir local "

Pour une utopie concrète , que les circonstances imposent aujourd'hui....Pour dépasser un productivisme destructeur et sans perspective, une mondialisation dérégulée et énergétivore , pour solidariser les hommes et garantir leur survie_________

Notre planète étant limitée, la croissance économique actuelle, l’accumulation de capital, ne peut durer indéfiniment et ne peut être un modèle universel. "Si tout le monde sur la terre consommait autant qu’un Français, il faudrait deux ou trois planètes", nous dit Serge Latouche. Et un Français consomme plus de deux fois moins qu’un Américain...


Le développement durable est une stratégie pour concilier progrès économique et social sans mettre en péril l’équilibre naturel de la planète pour un développement répondant aux besoins actuels sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs


Le projet d'une économie soutenable requiert une révision profonde des préférences et de la façon de concevoir la production de la valeur économique. Elle doit produire des revenus tout en utilisant moins de matière et d'énergie._____________

Le localisme, seule issue pour le monde ? | AgoraVox:

"A l’heure où le monde entier parle de refonder le système financier, à l’heure où l’on recherche en France un nouveau modèle économique et social, à l’heure où les partis politiques français ne savent plus très bien quelle doctrine adopter, voilà une véritable alternative au capitalisme et au socialisme : le localisme.
Le localisme est une doctrine politique qui consiste à privilégier ce qui est local sans toutefois se fixer de limites frontalières, favorisant ainsi la démocratie participative, la cohésion sociale et la production de proximité, donc l’emploi local et la préservation de l’environnement via une moindre empreinte écologique liée au transport de marchandises.
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Le localisme ouvert (ou néo-localisme) - qui doit être cosmopolite et diversifié - consiste à réorienter la vie humaine avec une gestion économique, sociale et politique de proximité. C’est toute la vie qui doit être reterritorialisée (Serge Latouche, Vivre localement), notamment les relations interpersonnelles. Il offre une alternative aux dégâts de la globalisation qui apparaissent progressivement : développement d’un consumérisme mondial que l’environnement ne peut pas supporter, notamment en termes de consommation d’énergie fossile et de pollution liée au transport de marchandises ; tendance à la destruction des règles sociales les plus élaborées au profit de la compétitivité ; dilution du vivre ensemble à travers des relations a-personnelles qui se développent avec les médias planétaires et les formes de collectivités abstraites ; etc...
La relocalisation, à la fois de la vie économique (rapprocher l’outil de production du consommateur), de la vie sociale (enrichir les relations humaines) et politique (mise en place d’une démocratie participative), passe notamment par une réorganisation du territoire en villages urbains (par exemple l’intercommunalité) permettant de satisfaire localement le maximum de besoins. Cette forme de localisme n’est toutefois pas l’autarcie, car certaines décisions et productions se feraient à des niveaux plus larges sur la base des institutions nationales et internationales existantes. D’ailleurs le localisme n’a pas de frontières géographiques mais le principe de rapprochement maximum est la règle : par exemple passer d’une unité de production d’un autre continent à une unité dans un pays voisin peut-être une réponse localiste satisfaisante voire ultime pour un bien en particulier...
D’un point de vue technique, le localisme peut s’appuyer par exemple sur une taxation variable selon l’origine des produits finis et matières premières utilisées. Moins coercitif : le principe d’étiquette carbone, étroitement lié à la notion anglo-saxonne de kilomètres alimentaires ou food miles, peut orienter les consommateurs écoresponsables vers l’achat de produits locaux. En matière de commerce agroalimentaire, les AMAP entrent parfaitement dans le cadre d’initiatives localistes. Le localisme peut aussi donner lieu à des investissements publics dans l’appareil productif local ou encore à une promotion de léconomie sociale. Le recours à la mobilité inter-entreprises sous la forme d’une bourse d’échange de postes peut également permettre de limiter les flux quotidiens de véhicules individuels entre plusieurs territoires urbains.
Pour arriver à des distances d’échanges suffisamment limitées, la doctrine localiste induit une réorganisation structurelle de l’appareil productif via l’implantation d’une multitude d’unités de production de taille adaptée à la communauté urbaine correspondante.
Le localisme doit reposer sur des banques de gestion et d’investissement, en dehors de toute action spéculative qui fausserait le principe de proximité au profit de la rentabilité. Ce qui favorise l’implication de la collectivité dans le système financier, via des banques publiques ou coopératives voire la microfinance de manière plus marginale. Dans une forme approfondie du localisme intervient la notion de localisme monétaire.
La doctrine localiste s’inscrit par nature dans un esprit humaniste, dans la mesure où l’activité locale est un moyen pour l’homme de subvenir à ses besoins et de s’épanouir parmi les siens, et non une fin visant uniquement la prospérité de personnes physiques ou morales. Les échanges de proximité favorisent l’interaction sociale et donc les relations humaines tout en nécessitant l’implication de tous dans l’effort collectif de production, d’où l’importance de la valeur travail..."
-Localisme - Wikipédia

-Relocaliser l'économie, par Geneviève Azam
- Ecologie pratique et démarche écovillage
-Construire un monde ecologique et solidaire(Objet application/pdf)
-Serge Latouche - Wikipédia
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-Développement durable ou décroissance soutenable ?