Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

mercredi 14 mars 2012

A l'eau Marseille ?

L'eau, enjeu essentiel, objet de débat

__Après Istanbul,
_______________
Marseille
.

Des besoins encore immenses pour une grande partie de l'humanité.
Pas seulement en quantité, mais aussi en qualité (5000 enfants meurent chaque jour non seulement par déficit d'eau, mais à cause d'une eau non traitée ._2,5 milliards de personnes n'ont pas d'accès direct à l'eau et à une eau de bonne qualité).
Plaidoyer pour une eau cit
oyenne, bien commun de l'humanité.
Déjà en 2009, les urgences ont été soulignées.
__Marseille: une méga-organisation, de belles déclarations, mais...
".... 300 conférences, 800 heures de débats, plus de 1200 solutions publiées sur la plateforme des solutions, le Forum Mondial de l'Eau se veut force de proposition...
...Mais l'organisation de ce Forum fait polémique. Les ONG se rassemblent à part, dans le Forum Alternatif Mondial de l'Eau, car elles dénoncent le fait que le Forum soit organisé par le Conseil
Mondial de l'Eau, dont le directeur, Loïc Fauchon, est également président de la Société des Eaux de Marseille, une filiale de Veolia. Les ONG dénoncent le conflit d'intérêt et le fait que le forum ne soit pas organisé par l'ONU..."
__"Suez, Veolia et la Banque mondiale
ont rendez-vous cette semaine à Marseille pour un Forum mondial de l’eau. Leur objectif : tirer davantage profit de la crise mondiale de l’eau et des privatisations engagées depuis des décennies. Une dynamique qui commence à prendre l’eau, grâce à l’action de ceux qui se battent pour la reconquête de ce bien commun de l’humanité."
_________Pour les contre-forum des associations d'usagers pour la gestion publique de l'eau et pour la Fame
, la gestion de l'eau est une chose chose trop importante pour être laissée aux intérêts des groupes privés.
Le conflit entre les de
ux logiques est aussi médiatique
Pour le forum Alternatif Mondial de l'eau, l'eau doit être source de vie, pas de profit et sa gestion doi
t sortir de la logique du calcul égoïste
L'eau, bien commun de l'humanité, doit sortir du water business dispendieux et souvent inefficace dans les zônes ou les micro-réalisations locales ont montré leur efficacité.
Les moyens manquent?
Pourtant une toute partie des dépenses militaires, toujours en augmentation, suffirait à résoudre rapidement et assez simplement le problème...
__________________
Eau: problème politique

mardi 13 mars 2012

Sarkozysme en question

Objet politique mal identifié

Il ne suffit pas de dire, comme le font les Français, que leur nation a été surprise. On ne pardonne pas à une nation, pas plus qu’à une femme, le moment de faiblesse où le premier aventurier venu a pu leur faire violence" ( Le 18 Brumaire_)

__L'enfant de Neuilly: un aventurier de la politique?
...qui a donné à la Présidence un visage si particulier qu'il semble qu'il ne soit pas destiné à durer, à se perpétuer, du moins sous cette forme, qui a fait sa spécificité, son caractère atypique mais aussi sa faiblesse.
L'hyperprésidence portait en elle-même son déclin.

Il y a crise au Palais .Le bilan est son boulet, disait quelqu'un...
__Un bilan encore difficile à faire.
Comme toujours, dans l'histoire, il faut du temps et du recul pour juger de la signification et de l'importance ou non d'une phase politique particulière.
L'enfant de Neuilly, Janus insaisissable, est complexe et pragmatique, avec beaucoup de fers au feu.
Venu au pouvoir au terme d'une ascension programmée et obstinée, porté par des intérêts politiques très précis, un droite très particulière, voulant en découdre avec l'état social hérité de la Libération, en phase avec la montée de l'
esprit d'un capitalisme financier ultralibéral agressif et décomplexé, se prétendant au début sans ambition aucune, vierge de tous préjugé ( « Je ne suis pas un théoricien, je ne suis pas un idéologue, je ne suis pas un intellectuel » - Interview télévisée du 20/06/07), laissant poindre déjà son antiintellectualisme et sa volonté forcée de "faire peuple".
_Que retiendra-t-on de son passage: un météore filant dans l'histoire avant de disparaître aussi vite de l'espace politique ou un choc ayant produit une empreinte profonde et durable, dans la gestion cynique des affaires publiques?
Toute étoile a une vie finie , mais celle-ci brille encore , même si son éclat pâlit, si elle semble aller sur so
n déclin, sa phase terminale. Pour durer, elle tente d'inverser le processus en décrétant un changement de trajectoire, en se reniant verbalement, en nous faisant du Marine ou du Mélenchon...
___Beaucoup de penseurs et de journalistes ont tenté de cerner l'homme et son projet
_Badiou s'est essayé très tôt à le faire: c'est le plus daté.
_Il fut sans aucun doute un
déconstructeur du gaullisme, ou de ce qu'il en restait, de ses liens avec un étatisme social, poussant plus loin l'héritage giscardien.
_Un
décliniste? Sans doute, en surdramatisant les risques et les dangers, sans donner les moyens du redressement
_Un affairisme? Par un singulier mélange d'intérêts publics et privés, très certainement. Certaines affaires sont encore dans toutes les mémoires (2)
_Un autoritarisme? par certains côtés sûrement. Rarement autant de pouvoirs présidentiels n'ont été concentrés dans une cellule élyséenne aussi réduite, le parlement jouant un rôle croupion.
_Une forme de berlusconisme? Oui, par ses frasques, ses aspects outranciers et provocateurs. Le bling bling est passé par là et laisse des traces.
_Un chef de clan? Au sens de défenseurs de certains privilèges, oui. Les grandes fortunes sont reconnaissantes.
_Un pragmatisme ? comme le pense Rosanvallon. Pas faux.
_Le premier président postmoderne de la Ve République", opérant un renversement de valeurs , comme le suggère Gauchet ("NS n'a tout simplement pas le sens de l'Etat")
?
_Une sorte de bonapartisme de notre temps, comme le pense A.Garrigou? Il y a de cela.
_Un marqueur de l'esprit du temps, sans aucun doute.Il est le produit de son époque, de l'argent-roi et fou et de la télé...
_Un activisme permanent, mettant en scène en son propre personnage et sa propre action, un auteur-acteur rusé de storytelling, gérant habilement un calendrier qu'il impose autour de lui.
_____On n'a pas fini de s'interroger, tant l'homme a provoqué fascination, ambivalence, crispation, rejet, jusque dans son propre camp ou ses premiers fidèles.
Il se peut, estiment d'autres, que la chute de Nicolas Sarkozy ne signifiera pas la fin du sarkozime, qui perdurera sous une autre forme...
Attendons, mais il semble plutôt que le rejet sera finalement si important qu'il ne survivra pas sous ses traits les plus saillants et que l'accentuation de la crise contraindra son successeur probable à une forme moins ostensible et narcissique du pouvoir, à un profil plus modeste, à une politique plus redistributive, ce qui ne sera pas difficile...
Si on voulait trouver une synthèse assez incisive, on pourrait lire cette petite analyse, engagée, bien entendu.
________________
La campagne sarkozienne vue par nos voisins

lundi 12 mars 2012

Pause jardinière

Voyages en jardins
___________________Et si on prenait le temps de respirer, d'oublier un peu ce monde affligeant, juste un moment?..
L'insoutenable violence là-bas, les futiles divisions ici.
Se ressourcer au contact de la terre
Ecouter les oiseaux, regarder les bourgeons naissants, attentif aux promesses de la nature
Libérer son esprit
S'abstraire des horreurs, des rumeurs et des aigreurs
Provisoirement
Seule, la vie compte

Maintenant ou jamais
La nature nous le rappelle...

samedi 10 mars 2012

Grèce: jeu de dupes?

On efface les dettes, dans ce pays dévasté?
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Un pas de plus vers nulle part...

____Il s'agit, surtout, de sauver les banques allemandes et Mme Merkel n’est pas Marshall
Les responsables européens semblent aux anges, comme Angela:
"
C'est quelque chose qui nous permet à la fois de rester sur une base volontaire qui évite le défaut, donc le risque de faillite pour la Grèce, et qui nous permet d'atteindre tous les objectifs que nous nous étions fixés», dit François Baroin.
Les économistes, eux, sont mois optimistes. Cette opération de la énième dernière (?) chance, totalement hypocrite, ne suffira pas dans la thérapie mortelle engagée.
L'oligarchie financière occupe les lieux
"Le ministre des Finances allemand a annoncé la semaine dernière que plus de 160 contrôleurs des impôts se sont déjà portés candidats pour un séjour en Grèce, afin d’aider à rendre plus efficace la collecte des impôts. Sans compter que ce deuxième plan de « sauvetage » marque une étape supplémentaire dans la perte de souveraineté de la Grèce : les nouvelles obligations grecques émises sur le marché sont régies par le droit britannique et non grec, comme c’était le cas du premier plan de 2010. Conséquence : l’arbitrage des conflits entre l’État grec et ses créanciers privés se fera au Luxembourg. Les créanciers pourront saisir les biens grecs et sont protégés en cas de future restructuration de la dette grecque".
___La Grèce n'est pas tirée d'affaire
Tout se passe comme s'il s'agissait seulement de gagner du temps, de "repousser l'échéance funeste"
_"Après cinq années de récession, l’économie grecque continue de sombrer. La production industrielle a chuté de plus de 7 % en décembre, le chômage atteint les 20 % et il dépasse la barre des 50 % chez les jeunes. Déjà, le FMI a laissé entendre qu’un troisième plan de sauvetage serait sans doute nécessaire dès 2015.
Les marchés financiers, qui devraient être rassurés par ce grand Meccano financier fait à leur intention, spéculent déjà sur la suite.
Sur le marché gris, (non officiel), les nouvelles obligations grecques à 30 ans, non encore émises, cotaient entre 15 et 17 centimes d’euro pour une valeur faciale d’un euro, et entre 20 et 22 centimes les titres à onze ans. Autant dire que les financiers ne croient déjà plus au sauvetage de la Grèce. Les dirigeants européens se congratulent, persuadés qu’entre leur dernier plan grec, leur règle d’or et les distributions massives de liquidité de la BCE, ils en ont fini avec la crise de la dette dans la zone euro. Les financiers, eux, sont à nouveau sur le pied de guerre, ne se dem
andant pas si mais quand la crise de l’euro va repartir...."
___________En fait , ce sont surtout les banques qui opèrent leur sauvetage
"... Les sombres prédictions du lobby bancaire annonçant une catastrophe de 1 000 milliards d’euros pour la zone euro, et l’effondrement à venir du Portugal et de l’Irlande si la Grèce ne parvenait pas à restructurer sa dette de façon ordonnée, ont été évitées. L’incendie a été circonscrit à Athènes, pensent-ils.
_Car c’est bien cette préoccupation majeure qui a dominé les débats européens autour de la Grèce depuis des mois. Il fallait à tout prix donner les gages voulus au monde financier pour ne pas décrédibiliser la zone euro, éviter l’implosion. Pour preuve de leur bonne volonté, les dirigeants européens ont confié la conduite de l’opération à l’Institut de la finance internationale, le lobby de la puissance bancaire. Au terme de palabres techniques interminables, celui-ci a fixé les modalités de ce qui est présenté comme son sacrifice. Les créanciers privés, détenteurs de 206 milliards d’euros d’obligations grecques, acceptent d’effacer une centaine de milliards de dettes. Ils recevront en échange de leurs anciens titres de nouvelles obligations d’une valeur faciale de 53,5 % inférieure à l’ancienne.
L’effort sem
ble conséquent mais il n’est qu’apparent. Car les créanciers troquent des titres qui n’avaient plus aucune valeur pour des titres plus sûrs. Dès l’échange, ils recevront une somme d’argent frais, correspondant à 15 % de leurs avoirs. Par la suite, les nouveaux titres qu’ils recevront, d’une valeur équivalente à 31,5 % des anciens, seront entourés de multiples sécurités. Ils seront émis sous la loi britannique, afin d’éviter à quelque gouvernement grec futur la tentation de vouloir toucher cette dette. Et ils bénéficieront de la garantie du Fonds européen de stabilité financière et des États européens..." (M.Orange)
_____________________Que va gagner la Grèce (ou ce qu'il en reste)? Peu de choses...
"L’économiste américain Nouriel Roubini ne s’est pas privé de dire ce qu’il pensait de cette mise en scène, dans une tribune du Financial Times datée de mercredi : « Un mythe est en train de se développer, selon lequel les créanciers privés accepteraient des pertes significatives dans le cadre de la restructuration de la dette de la Grèce, tandis que les créanciers officiels ( BCE, FMI… ) seraient dédouanés de tout effort. (…) La réalité est que les créanciers privés ont obtenu un accord très avantageux, tandis que l’essentiel des pertes actuelles et futures a été transféré vers les créanciers officiels. »
C’est bien de cela dont il s’agit : la restructuration de la dette grecque n’aboutit pas à une mise à contribution du secteur privé, qui serait prié ainsi de prendre sa part du risque, mais à un nouveau transfert du privé vers le public, comme depuis le début de la crise financière.

__Mais cet effort demandé aux États, à la Banque centrale européenne, et, pour finir, à l’ensemble
des Européens, va-t-il au moins profiter à la Grèce ? Après l’effacement partiel de la dette grecque, les États européens se sont engagés à apporter 130 milliards d’euros à Athènes, dans le cadre d’un second plan de sauvetage. Mais ils ont déjà donné la destination de cet argent. Sur les 130 milliards, 30 milliards doivent être immédiatement reversés aux créanciers qui ont accepté l’échange volontaire de leurs titres. Ce sont les 15 % que les créanciers doivent percevoir sous forme d’argent frais.
__Le gouvernement grec doit utiliser environ 35 autres milliards d’euros pour racheter une autre partie de sa dette, avant de l’annuler. Enfin 25 milliards d’euros environ seront consacrés à la recapitalisation du secteur bancaire grec, mis à mal par la restructuration de la dette, et auquel on veut éviter l’opprobre d’une nationalisation. _Ainsi, sur les 130 milliards d'euros du plan de sauvetage, 94 milliards sont affectés à l’usage exclusif du mon
de financier. Autant dire qu’il reste peu pour soutenir une reprise de l’économie grecque, en pleine dépression. Il faudra de plus qu'Athènes voie effectivement la couleur de cet argent, puisque les Européens ont prévu de verser l’aide sur un compte bloqué et de ne la libérer qu’au vu des résultats du programme d’austérité imposé à la Grèce..."( M.O.)
__Les banques se sauvent__
_Tout cela alors que le « pacte budgétaire » Merkozy est déjà moribond...
Voici venir le Two Pack
La solidarité n’est plus ce qu’elle était...
__ Goldman Sachs s'est ramassé un jackpot de 600 millions
_______________________
-
C'est la fin du monde politique grec tel que nous l'avons connu
-
Plan de sauvetage des banques

vendredi 9 mars 2012

Fukushima (suite)

福島第 Un an déjà...
_____________________________L’ANNIVERSAIRE IMPOSSIBLE

_____Le silence médiatique est déjà retombé sur Fukushima, comme cela s'est passé pour le drame de Port au Prince, l'émotion dissipée.
Tout juste en reparle-t-on un peu aujourd'hui, à des fins commémoratives.
Il est vrai qu'après l'émoi médiatique, il n'y a pas de morts à donner à voir du côté de la centrale. La tragédie nucléaire, conséquence évitable du désastre naturel, est silencieuse et va s'étaler dans le temps, de manière discrète mais pernicieuse, sur des générations.
Les dernières nouvelles ne sont pas bonnes.
Seuls quelques blogs, comme celui-ci , celui-ci ou celui-là ou cet autre, continuent à faire un travail d'information, parfois au jour le jour, sur un événement qui représente bien un tournant, un événement historique aux répercussions psychologiques et politiques sans doute plus importantes que Tchernobyl. Il y aura un avant et un après Fukushima...

__Au Japon, mais pas seulement là-bas, le complexe mediatico-nucléaire déploie beaucoup de moyens, depuis le début, pour occulter ou minimiser l'évolution toujours préoccupante de la situation sur le site nucléaire, véritable désastre, dont personne ne peut dire quelle tournure il va prendre. A long terme, disent les plus pessimistes, pire que Tchernobyl ?
En tous cas, on ne maîtrise rien ou pas grand chose...
__Les grands médias ont suivi servilement la ligne Tepco, sensibles à ses pressions. Le groupe refuse toujours de reconnaître sa responsabilité.
Ils relativisent les conséquences , même si le gouvernement promet enfin de démanteler le complexe "médiatico-politique"
La collusion est aussi étroite entre opérateurs et autorités de surveillance
La censure médiatique se manifeste à l'encontre de ceux, toujours plus nombreux, qui émettent des critiques, qui ont pris les choses en main, comme le maire de Futuba, ou qui demandent une sortie du nucléaire.
La confiance est ébranlée, les langues se délient, et la colère monte à l'encontre de la gestion catastrophique de l'accident. Une brèche est ouverte dans le traditionnel consensus nippon.
Un an après Fukushima, deux Japon se font face .
La décontamination, très problématique, est finalement payée par le contribuable nippon.
Le Japon est durablement contaminé, bien au-delà de la zône évacuée.
En attendant, les soutiers de Tepco se font irradier...
L'heure du bilan n'a pas encore sonné

__ « On a fait semblant de découvrir les dangers nucléaires », juge un spécialiste français. "Si deux grandes nations comme l'Allemagne et le Japon laissent tomber le nucléaire, les industriels français vont commencer à réfléchir autrement."
"Personne ne peut garantir qu'il n'y aura jamais d'accident nucléaire en France"
________________

-Pour un bilan
-
TEPCO sceptiques
-Déni atomique
-Questions sur le nucléaire français
-
Peut-on vraiment démanteler une centrale nucléaire ?

jeudi 8 mars 2012

Précarité au coeur

Dans sa chronique journalière sur France-culture, le flegmatique mais souvent perspicace Philippe Meyer faisait hier matin en peu de mots un tableau de certains effets de la précarité dans le travail aujourd'hui, dont on peut se demander si elle n' est pas en train de devenir la norme du futur, même pour les jeunes diplômés.
__________________On commence à comprendre que cet état de fait, qui n'est plus l'exception, mais est devenu structurel, érigé en système, tend à rendre par contre-coup les individus corvéables et à instaurer un nouveau régime de subordination, l'incertitude et la crainte permanente de perdre son emploi engendrant incertitude, fragilisation, stress et parfois burnout., faisant accepter comme tolérables des conditions de travail qui ne l'étaient pas naguère.
-Le marché dérégulé, depuis les années 70 nous a conduits où nous en sommes. Les méthodes de management brutal qui en découlent renforcent le divorce avec des formes d'activité professionnelles qui deviennent vides de sens ou/et sources de souffrances psychiques.
Le travail précaire revêt de multiples formes et ne concerne plus seulement les femmes, les jeunes et les plus âgés.
Les effets multiples des diverses formes de précarité sont maintenant bien connus, finissant par être contreproductifs et sources de frustrations permanentes, de décrochage social et familial, d'individualisme exacerbé et de compétition parfois agressive au sein du travail, compromettant les formes diverses de solidarité sociale. Le film fiction Le couperet en est une illustration paroxystique.
Si la précarité n'affecte pas (encore) l'ensemble des emplois industriels et de service, "l’exagération du phénomène a un impact sur les salariés : si une grande partie du marché du travail est dégradée, autant se contenter de ce que l’on a et ne pas réclamer davantage."

mercredi 7 mars 2012

On ne s'en fiche pas!

Mais les députés, eux, s'en fichent!

__Sur la voie d'une biométrisation généralisée, qui pose de redoutables problèmes, comme le répète la CNIL depuis longtemps, c'est l'absence, le désintérêt, le silence ou le débat expédié. Peu de réactions dans l'opinion: avec la crise, les libertés passent au second rang et le sentiment d'insécurité étouffe le sens critique et la vision à long terme.

Aucun pays n'est encore allé aussi loin, d'autres ont renoncé, présentant les dangers potentiels.
Ils ont voté un texte, issu d'un projet déjà ancien, adopté à la va vite, dont le but officiel est de dissuader l'usurpation d'identité.
Alors que les divers fichiers en France sont déjà pléthoriques et parfois incontrôlables par leur masse, certains n'ayant même pas d'existence légale.

Ils étaient
11!
11 députés seulement pour voter en notre nom, dans une procédure législative étrange, le fichage intégral de la population française ("Le fait d’avoir opté pour une proposition de loi permet d’éviter toute étude d’impact, tout avis du Conseil d’État et de la Commission nationale de l’informatique et des libertés", _D.Batho_) après un parcours long et compliqué du texte de loi.
________
__
Défendant l’idée d’une base de données qu’il a appelée « Le fichier des gens honnêtes », techniquement impossible à détourner de son vrai but, François Pillet a déclaré : « Démocrates soucieux des droits protégeant les libertés publiques, nous ne pouvons pas laisser derrière nous un fichier que, dans l’avenir, d’autres, dans la configuration d’une Histoire dont nous ne serons pas les écrivains, pourront transformer en outil dangereux et liberticide. »Toujours dans le déroulement de l’Histoire nous aurions laissé possible la métamorphose perverse d’une idée protectrice. « Que pourraient alors dire les victimes en nous visant ? »Ils avaient identifié les risques et ils ne nous en ont pas protégés« . »Monsieur le Ministre, je ne veux pas qu’à ce fichier, ils puissent alors donner un nom, le vôtre, le mien ou le nôtre."
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Bientôt une
carte Vitale biométrique?
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_Les Sages disent non au « fichier des gens honnêtes »

mardi 6 mars 2012

MES: mais qu'est-ce?

__Jalons pour une opinion__

De phases en phases
...

MES: trois petites lettres, passées presque comme une lettre à la poste, dans la plus grande discrétion et l'indifférence, mais qui posent une montagne de questions.
Are we in a mess?
__Malgré l'optimisme de façade de NS: "« Je crois qu’on est en train de tourner la page de la crise financière » qui ravage la zone euro depuis deux ans, même « si nous ne sommes pas sortis de la crise économique ». Nicolas Sarkozy, pour son dernier Conseil européen avant les élections présidentielles veut y croire". Pour la chancelière, une "accalmie" seulement...
"Un très mauvais moment à passer...", pourrait dire un médecin à un malade dont le diagnostic est des plus pessimistes...
____________________Mais c'est quoi ce MES ?: un pare-feu contre les crises des dettes ou la fin d'une Europe sociale et démocratique ?
Aucun acteur de ce système n'est élu ou responsable devant le peuple ou le Parlement européen
_On y voit surtout un usine à gaz, incompréhensible pour les citoyens, dont peu comprennent tous les tenants et les aboutissants, qui ne fait pas l'unanimité en Europe, loin de là.
En France, Le PS se divise sur cette question
"Pour les élus du Front de gauche, et certains socialistes et écologistes français, ce MES revient surtout, sous couvert de bonnes intentions, à généraliser des politiques d'austérité qui ont conduit la Grèce au désastre. Le pays qui bénéficiera d'une aide devra en effet se soumettre à une batterie de conditions fixées par les administrateurs du MES."
__Une austérité renforcée, alors qu'on attendait un plan de croissance.
L'Europe persévère dans l'erreur, pense JP Chevénement, par ce dispositif ratifié par des parlementaires sous pression et mal informés
Un énorme bourde historique, qui nous éloigne d'une Europe solidaire, symptôme d'une Europe, malade de l’austérité, préparant une purge sociale, qui va ajouter la crise à la crise, une une usine à dettes .
__La dictature des banquiers se poursuit sous d'autres formes _" En moins de trois mois, le monde bancaire a récolté plus de 1 000 milliards d’euros de facilités financières. Un troisième plan est déjà envisagé.((Mediapart)
Est-ce pour autant que les banques ainsi gavées vont prêter aux investisseurs pour relancer la croissance? Elles n'en prennent pas le chemin...
"Il convient... de dénoncer le caractère fallacieux et simpliste du raisonnement qui sous-tend l’actuel accord passé entre les Européens. Cet accord repose sur un postulat : le succès de l’application par tous les partenaires de politiques d’austérité et de libéralisation, supposées entraîner, avec le retour de la « confiance » des marchés, celui de la croissance. Or, même si ceux qui nous dirigent semblent sourds aux arguments qui sont développés, on a toutes les raisons de contester ce postulat. Rappelons, une fois encore, comment, à l’instar de ce qui s’est passé au cours des années 30, le processus ainsi enclenché a toutes probabilités de conduire l’Europe, non à la croissance, mais à la dépression et à la faillite que l’on cherche à éviter. Sans remonter si loin dans le temps, on peut citer aussi, parmi d’autres, les exemples de la Russie au cours des années 90 et de l’Argentine peu après. Pour leur part, les Etats-Unis se sont bien gardés de tomber dans ce piège en refusant l’austérité sous la forme qui sévit en Europe."
Elles sont devenues «accros» à l'argent de la BCE .
C'est comme un «FMI européen», dont on peut se demander si c'est bien légal. Une belle mécanique libérale qui risque de se détraquer au moindre choc financier.
__Certains vont jusqu'à évoquer un coup d’Etat ou une aberration, voire une escroquerie.
En tous cas, des "instruments inadaptés à la nature véritable de la crise".
D'ailleurs, les coutures de l'habit imposé craquent déjà.
L'abandon de souveraineté fait un pas de géant, alors que nous ne sommes pas dans une structure fédérale.
La résistance s'impose contre ce coup de force contre la démocratie_
"_ Dans 1984, il était question de constamment récrire le passé pour rendre contrôlable et acceptable le présent. Aujourd’hui, dans le monde de la Dette, il s’agit de contrôler l’avenir pour le réduire à une éternelle domination, celle qui fera notamment oublier que si l’exercice de la sécurité sociale est en 2011 déficitaire de 18 milliards, le CAC 40, lui, pour la même année, dégage 90 milliards de bénéfices. Et que cela ne choque plus personne."_(Jérome Leroy)
___________
-L’ordo-libéralisme européen
-De Nicolas à Angela...
-_Mécanisme Européen de Stabilité : un pare-feu en bois inflammable

lundi 5 mars 2012

Obscurs alliés

Stars du sol

Revenir un instant au terre à terre...royaume de l'humble ver de terre.
__Que serions-nous sans lui?

_____Ils sont bien plus nombreux que nous, qui ne sommes que quelques milliards.
Ils creusent sans fin, en modifiant les sols physiquement et chimiquement.
Obscurs travailleurs de la terre, ils sont aussi aussi indispensables à la vie que les innombrables microorganismes qui nous entourent ou qui nous habitent, que les fourmis travailleuses ou que les actives petites abeilles, que nous avons tendance par ignorance et absurde dédain anthropomorphique à classer dans le registre moralisant des sales bêtes, méprisées.
_Le premier, Darwin, en fin observateur, avait compris leur rôle fondamental:
"La charrue est une des inventions les plus anciennes et les plus préc ieuses de l'homme, mais longtemps avant qu'elle existât, le sol était de fait labouré par les vers de terre et il ne cessera jamais de l'être encore. Il est permis de douter qu'il y ait beaucoup d'autres animaux qui aient joué dans l'histoire du globe un rôle aussi important que ces créatures d'une organisation si inférieure." _Charles Darwin 1881_
Il "a été l'un des premiers a réhabiliter le ver de terre alors considéré comme nuisible à l'agriculture. Darwin avait observé que les vestiges archéologiques étaient souvent protégés par leur enfouissement assez rapide sous la terre produite à partir de la végétation mortes et par les organismes du sol. Il a contribué à faire connaitre l'importance des organismes fouisseurs tel que le ver de terre pour les sols.
Dans un ouvrage publié le 10 octobre 1881 et intitulé « "The formation of vegetable mould through the action of worms with observations on their habits" », traduit en Français en 1882. (son dernier livre scientifique, qui s'est vendu à 2000 exemplaires immédiatement, et en quelques mois à 3 500 exemplaires puis à 8500 exemplaires en moins de trois ans, soit plus rapidement et en plus grand nombre que son œuvre principale ,«L'origine des espèces»), il a traité de l'importance du travail de bioturbation des vers terre sur la genèse, l’érosion et la fertilité du sol..."
Ces étonnants et indispensables animaux méritaient bien les éloges du fondateur de l'idée d'évolution, qui détrône l'homme de sa prétention d'être exceptionnel dans la nature et lui enlève son mépris des êtres dits inférieurs.

"
Ces ingénieurs du sol modifient le sols via des processus physiques, chimiques et biologiques, tout comme les termites, les fourmis.... Peut être appelé ingénieur du sol tout organisme qui par son activité modifie son habitat dans un sens qui lui est « favorable » mais également favorable aux autres organismes inféodés à cet habitat (en l'occurrence les bactéries ou les champignons du sol, etc.)." (Wiki)
Les agriculteurs avisés savent bien que ces modestes bestioles sont leurs charrues essentielles.
Les bons jardiniers les entretiennent comme d'utiles alliés , qui font un travail invisible mais précieux.

"
Les vers de terre sont parmi les plus célèbres habitants du sol. Ils représentent la première biomasse animale terrestre : une tonne par hectare en moyenne, et près de quatre fois plus dans une prairie normande, soit l'équivalent de 3 vaches par hectare ! (densité de 1 à 4 millions d'individus par hectare). Dans leur habitat, tous les vers ne remplissent pas les mêmes fonctions. Sur 150 espèces en France - environ 10000 estimées dans le monde - on en distingue 3 types :
  • les premiers - les épigés (petits) - agissent en surface, se nourrissent directement de matière organique et de végétaux en décomposition ;
  • les deuxièmes - les endogés (moyens) - creusent de profondes galeries et se nourrissent de terre mélangée à la matière organique ;
  • les troisièmes - les anéciques (gros) - cherchent leur nourriture à la surface du sol puis la distribuent en profondeur grâce aux galeries verticales qu'ils creusent.
En moyenne sur un hectare, 250000 vers de terre passent entre plusieurs centaines de tonnes de terre dans leur tube digestif par an (entre 300 et 600 tonnes) ..."
L'agriculture intensive les décime, car le sol est une matière vivante
Les labours profonds sont les ennemis des vers de terre, ils affectent la qualité des sols et accentuent l'érosion
.