Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

lundi 14 juin 2010

Patrons: toujours les mêmes...

Band of Brothers

__Des hommes orchestre


De juteux jetons


-La consanguinité biologique est susceptible d'entraîner de nombreuses anomalies génétiques.
Dans le monde de l'industrie et des affaires, la concentration du pouvoir et des responsabilités entre quelques personnes souvent très proches, ayant entre elles des relations d'intérêt proches et croisées, ne peut produire que des dysfonctionnements
.
>>>-
Visualiser les liens de sang
___________________________-
"Cent personnes concentrent dans leurs mains, plus de 40% du total des mandats des conseils d'administrations des principales entreprises françaises. Pire, au sein du CAC 40, 98 administrateurs, soit 22% du total, détiennent 43% des droits de vote!!!!
Or plus qu'un problème déontologique fort, le cumul des mandats s'avèrerait de plus en plus
nuisible à la bonne gouvernance des entreprises. Selon certains observateurs, les investisseurs, et notamment les fonds d'investissement internationaux, commenceraient même à se plaindre des risques liés à la disponibilité des administrateurs."
-
De la consanguinité à la tête des entreprises françaises...

-Cac 40, la consanguinité des dirigeants
:
"Non, on ne parle pas de familles ici mais plutôt de mariages blancs, des administrateurs de grandes sociétés qui se partagent les jetons de présence un peu partout.
Comment s’étonner après que les politiques soient à peu près les mêmes partout, en fait c’est simplement que les patrons sont les mêmes partout. Il fallait y penser !
Ils en ont de la chance ces Michel Pébereau, Jean-Martin Folz, Jean-René Fourtou et autres comparses, une vie tranquille, quelques réunions annuelles pour décider de l’avenir de millions de personnes et du moyen de rogner leurs droits sociaux.
Et de l’argent qui tombe, à 10 000 € minimum le jeton de présence ça fait un sacré pactole à la fin de l’année. La crise ils ne connaissent pas trop.
Non seulement tout ce beau monde a fait ses études ensemble mais ils se retrouvent tous autour des mêmes tables de réunions.
Et encore, parfois c’est la femme, le fils ou la fille qui est dans l’entreprise d’en face, cela dilue les traces et on fait comme si personne n’en parle en famille…
Bin voyons, on y croit !
Moi si on m’offre un poste d’administrateur, je promets de ne pas aller dans une autre société ! Mais en fait c’est tout l’intérêt ces manœuvres, il n’y a pas d’ententes illicites entre les sociétés, après tout on ne peut parler d’entente illicite avec soi même !
Et oui, la globalisation de l’économie tend vers l’uniformité des dirigeants.
J’attends impatiemment la carte des actionnaires des entreprises du CAC 40 sur le même modèle, à mon avis elle ressemblerait beaucoup à celle-là."

-
Grand patron, 2750 euros de l'heure à ne rien faire ?:
"
...Les grands patrons sont confrontés à un curieux dilemme. Accusés de multiplier des responsabilités qu'ils ne peuvent honorer, ils tentent de rassurer leurs détracteurs et affirment consacrer l'intégralité de leur temps à leur entreprise. La polémique autour de la double casquette d'Henri Proglio, le nouveau PDG d'EDF, n'a certainement pas arrangé les choses. C'est d'ailleurs pourquoi certains grands patrons ont osé la justification dans les colonnes du Parisien de ce jeudi. Et le résultat est plutôt étrange. Exemple. Gilles Pélisson directeur d'Accor devrait percevoir 53 500 euros en 2009 au titre de ses deux mandats chez Bic et TF1. Au quotidien il explique que "les réunions du Conseil d'administration de TF1 demandent peu de préparation et durent deux heures en moyenne". Ses salariés peuvent donc se rassurer, leur PDG ne perd pas inutilement son temps mais est tout de même rémunéré 2700 euros de l'heure. De son côté, l'explication de Didier Lombard est encore plus énigmatique. "Je me consacre à 100% à mon entreprise". Ses autres activités étant réservées aux "week-ends et jour fériés", explique-t-il au Parisien. Tout compris pourtant, ses 4 mandats lui ont rapporté près de 170 000 euros en 2008..."
______-Le cas de Didier Lombard:
"..
.Outre son poste de PDG de France Télécom siège au conseil d’administration et au conseil stratégique de Thales, est administrateur et président du comité de gouvernance et de nominations de Thomson (devenu maintenant Technicolor), et siège aux conseils de surveillance de ST Microelectronics et de Radiall.Le quotidien indique que sa rémunération en 2009 a été de 1,655 million d’euros (900.000 € de fixe, 750.210 € de rémunération variable et 3.885 € de rémunération en nature). « Chez Thales, il a perçu 29.000 € en jetons de présence en 2008, et 33.938 € de jetons de présence chez Thomson. Au conseil de surveillance de ST Microelectronics, il a touché 98.250 € de jetons de présence en 2008. Et 7.000 € de jetons de présence chez Radiall. » Son commentaire au Parisien: « Didier Lombard explique qu’il se ‘consacre à 100% à son entreprise’. Ses autres activités sont réservées aux ‘week-ends et aux jours fériés’. »(sic!!)

dimanche 13 juin 2010

Humour noir

...Et critique sociale

______-L'humour noir , politesse du désespoir »-(A.Chavée) ,est un genre difficile à manier. Mais par sa radicalité et son traitement judicieux de la répulsion-dérision, du sentiment d'horreur, de désespoir , à la limite de l'acceptable, il peut parfois, mieux que des discours édifiants ne suscitant pas de réaction, créer un choc émotionnel permettant une prise de conscience salutaire, parfois un plaisir purement esthétique neutralisant l'horreur (de la mort, le plus souvent), parfois une révolte nécessaire.

[Crédit dessin]
-Goubelle, dessinateur-





-"...Dans un monde sans Dieu, sans morale, sans haut ni bas, l'humour noir est la « politesse du désespoir », l'outil par lequel l'homme « polit » la conscience de son propre néant. Cette conception de l'humour noir se retrouve, à la fin du siècle, dans l'œuvre de Dominique Noguez : de toutes les couleurs de l'humour qu'il identifie dans L'Arc-en-ciel des humours, le noir semble bien être la couleur primaire, primordiale, dont toutes les autres ne sont que des reflets. Pour Freud, l'humour sert avant tout à déplacer ou rejeter l'affect douloureux ; mais, comme le dit Noguez, « le malheur se venge » : l'humoriste est un être profondément mélancolique, qui ne peut rire sans pleurer, et dont les larmes, en un cercle vicieux mais esthétique, sont à la source de son rire..."

______"Apprendre à mourir! Et pourquoi donc? On y réussit très bien la première fois." (Chamfort)
-"Je tiens beaucoup à ma montre, c'est mon grand-père qui me l'a vendue sur son lit de mort" (W.Allen)





.__________Jonathan Swift, l'auteur de Gulliver, est un exemple célèbre d'auteur pratiquant l'humour noir radical, avec un sérieux et un détachement glaçants

§-Dans un monde soumis à l'exclusion et à la famine, il suggère de réinsérer les pauvres dans le cycle économique, puisqu'ils sont des bouches inutiles qui coùtent cher, donc de "rationaliser la mendicité" ("Projet d'attribution d'insignes distinctifs aux mendiants...")
-Dans sa "Modeste contribution..", il suggère aux riches de consommer la chair de bébés, de toute manière en surnombre . En supprimant les enfants, on leur évite la fatale plongée dans la misère et le crime... "J'admets qu'il s'agit d'un comestible assez cher, et c'est pourquoi je le destine aux propriétaires terriens: ayant sucé la moëlle des pères, ils semble les plus qualifiés pour manger la chair des fils."
"Un altruisme dévorant ", en quelque sorte...(Tordjman)
_______________________________Mangez les bébés...pour leur bien!

§-Aujourd'hui, où on constate l'augmentation spectaculaire de l'espérance de vie , donc des problèmes liés au vieillissement , à leur coût social et à la question épineuse du paiement des retraites, la question peut se poser de l'"utilité" des vieux..
Ne pourrait -on pas, là aussi, envisager des solutions radicales?
__Bonne question pour s'interroger sur la valeur de la vieillesse et sa valeur sociale
_____________________Supprimer les vieux?...

§-Les appels à la sagesse écologique semblent très peu entendus, du moins à l'échelle de la planète et sur les problèmes les plus cruciaux. Les solutions apportées semblent si dérisoires et si tardives par rapport aux enjeux que l'on peut se demander si l'humanité ne compromet pas l'existence de la vie sur terre par détérioration irréversible des écosystèmes.
D'où le titre provocateur:
__________-L'Humanité disparaîtra, bon débarras!

De la difficulté de définir l'humour noir...
-"...la Modeste proposition rappelle davantage d'autres textes du XVIIIe siècle, produits de l'autre côté de la Manche, et qu'on ne songerait pas raisonnablement à classer dans la famille de l'humour, des textes comme Candide ou les pages de L'Esprit des lois consacrées à l'esclavage. De tels rapprochements montrent la frontière parfois mince entre humour noir et ironie (et entre humour et ironie en général) : mais lorsque la fonction pragmatique d'une page réside dans la dénonciation, l'analyse doit renoncer à l'étiquette humoristique.
La Modeste proposition, quoique remarquablement noire par l'alliance de son sujet et du ton détaché de son narrateur, reste en deçà de la sphère spécifique de l'humour noir. On lui préférera, comme exemples plus satisfaisants, des textes comme De l'assassinat considéré comme l'un des beaux-arts de De Quincey, ou « L'appareil pour l'analyse chimique du dernier soupir » de Villiers de l'Isle-Adam . Ce dernier texte a un fonctionnement relativement similaire à celui de la Modeste proposition, puisqu'il s'agit d'une sorte de traité publicitaire parodique, vantant les bienfaits de la dite machine pour habituer les enfants à l'idée de la mort, et finalement éradiquer les désagréments liés au deuil et à la peur du néant dans la société moderne.
Mais alors que les pages de Swift aspiraient à avoir une efficace politique immédiate, celles de Villiers de l'Isle-Adam, si elles dépeignent une idéologie peu reluisante, fonctionnent néanmoins de manière plus gratuite et ne visent pas principalement à dénoncer. L'humour noir y trouve une certaine autonomie poétique, qu'il serait peut-être vain de chercher avant le XIXe siècle. Si l'énonciateur d'un propos ironique et celui d'un propos relevant de l'humour noir se ressemblent à bien des égards, c'est à cause de l'apparent détachement qu'ils affichent tous deux face à leur sujet (on songe encore une fois au condamné à mort de Freud, mais aussi au narrateur de Candide).
La différence fondamentale, encore une fois, réside dans la visée pragmatique du discours : l'ironie en a une, l'humour peut-être pas. Tout au plus dira-t-on avec Freud que l'attitude « pince-sans-rire », « flegmatique », de l'humoriste, joue un rôle dans un processus de désinvestissement affectif : une personne usant d'humour noir le ferait avant tout pour elle-même. En somme, une définition satisfaisante de l'humour noir devrait se faire à la croisée du thématique et du psychologique. La notion de désinvestissement doit pouvoir être généralisée : Freud en parle uniquement à propos du sujet qui ferait preuve d'humour face à son propre malheur, ce qui semble exclure l'humour noir « gratuit », celui d'un De Quincey par exemple. Mais peut-être peut-on parler dans de tels cas d'effet de désinvestissement dans les textes littéraires : l'humour noir fonctionne parce que le lecteur perçoit ce désinvestissement, non seulement chez le narrateur (comme dans certains récits d'Ambrose Bierce) mais aussi chez l'auteur, ou du moins l'implied author (ce qui exclut du champ un texte comme la Modeste proposition, où le lecteur perçoit clairement, sous le calme au premier degré du narrateur, l'ironie indignée qui perce). ..
" (P.Moran)
__________________
-André Breton « Anthologie de l'humour noir ».
-Pourquoi j'ai mangé mon père
-
Manuel du savoir-mourir
-Le charme discret de la bourgeoisie - Luis Bunuel

-Grand Prix de l'humour noir

samedi 12 juin 2010

A quoi sert(encore)le FMI ?

Le Fonds Monétaire International (depuis longtemps) en question







-Entre les objectifs déclarés et l'action réelle, un décalage.
Un
double langage.
Une institution antidémocratique qui impose des politiques antisociales.
L'encouragement à la
dérégulation du marché du travail, en liaison avec l'OMC et l'OCDE, en phase avec le Consensus de Washington, au service de la religion du marché dérégulé.
Passablement en déclin, on peut se demander à quoi sert encore cette institution, dont l'image ne cesse de se dégrader .
Une dérive manifeste, malgré
des aveux tardifs et quelques concessions formelles

"Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie et vice-président de la Banque mondiale de 1997 à 2000, s'est aussi attaqué au FMI dans son livre "La grande désillusion", devenu un best-seller mondial. Il l'accuse de privilégier les intérêts de son "principal actionnaire", les Etats-Unis, avant ceux des pays en difficulté. D'autre part, prenant pour exemples la crise asiatique et la transition russe, Stiglitz démontre que les politiques d'ajustement structurel préconisées par le FMI ont souvent aggravé les problèmes, entraînant des conséquences sociales dévastatrices et un accroissement de la pauvreté." (L'internaute)
___________-"Lors des négociations de Bretton Woods, le représentant britannique, l’économiste John Maynard Keynes, souhaitait la création d’une institution bien plus importante, une véritable Banque centrale mondiale destinée à émettre une monnaie internationale, le « Bancor ». Cette proposition fut rejetée. Elle aurait signifiée pour les États-Unis une perte de souveraineté vis-à-vis d’une institution internationale et les aurait empêché de profiter de la position dominante du dollar américain à l’époque. »(Wk)

-Pourtant depuis sa création en 1944, l’obligation de favoriser le plein emploi figure explicitement dans les missions du FMI qui agit donc en violation de ses propres statuts.__La crise financière et économique mondiale souligne la faillite de la déréglementation des marchés financiers et de l’abandon du contrôle sur les mouvements de capitaux, prônés par le FMI. Cela rend indispensable la recherche d’une nouvelle architecture internationale basée sur le Pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels (1966) et sur la Déclaration des Nations unies sur le droit au développement (1986). Mais une telle logique ne s’imposera pas sans inversion du rapport de force. Si, sous la poussée des mobilisations populaires, un nombre suffisant de gouvernements ne met pas en place une telle alternative, la Banque mondiale et le FMI seront en mesure de surmonter leur crise en mettant à profit la chute des prix des produits de base pour entraîner les pays exsangues vers une nouvelle dépendance envers leurs crédits, dont la substance visera davantage à sauver le système qu’à satisfaire des critères humains et écologiques.Pour toutes ces raisons, le CADTM demande l’abolition immédiate du FMI et de la Banque mondiale et leur remplacement par des institutions radicalement différentes, centrées sur la satisfaction des besoins humains fondamentaux."____Faut-il encore aider le soldat Strauss-Kahn ?____________

____________Le FMI à l'assaut de l'Europe:
"...A l’heure où le FMI et les Etats-Unis s’intéressent de près aux affaires internes de l’Europe, il est essentiel de savoir à qui l’on a à faire. Hier, le Figaro nous rappelait dans ses pages saumon (p18 et 19) que les ministres des finances des pays européens ont accepté l’obligation de soumettre leur budgets nationaux à un examen préalable devant les instances européennes. L’examen devrait avoir lieu au printemps, ce qui laisserait le temps de faire d’éventuelles corrections. C’est une nouvelle délégation de pouvoir vers les institutions non démocratiques de l’Union. Le FMI, lui, trouve ces mesures trop timorées et il presse l’Europe de créer une autorité commune qui soit chargée de déterminer le niveau de déficit budgétaire admissible pays par pays. Il réclame également que chaque pays membre adopte des règles internes contraignantes qui forcent à limiter le déficit. Ainsi, la stimulation keynésienne de l’économie par l’investissement public est en train de devenir de facto une politique interdite en Europe. La formule "There Is No Alternative" semble avoir de beaux jours devant elle. Si les peuples ne se défendent pas de façon concertée, il est probable que l’irruption du FMI sur la scène européenne ne signe le début d’un processus de tiers-mondisation du continent. Le Figaro
nous apprenait encore hier que la Maison blanche fait pression pour que l’Espagne adopte son plan de rigueur. Les Etats-Unis, affublés d’un déficit abyssal, à la tête d’une économie à bout de souffle ont urgemment besoin d’énergie pour perpétuer leur non négociable "way of life", que seul le dollar-référence protège de l’effondrement. L’Europe sera-t-elle l’ultime richesse à venir alimenter la machine américaine ?"
-Le FMI dicte, la Roumanie abdique

-Le Fmi et la Lettonie
-Les mille et une facettes du FMI

vendredi 11 juin 2010

La vitesse: dépassée...

Lever le pied...d'urgence!

Contre le piège de l'ivresse et du stress de la vitesse, la chrono-phrénie ambiante...
_____Le temps, notre meilleur allié
__A éviter
_Plus ça va vite...

L'homme pressé vit en marge de lui-même
La Lenteur fait gagner du temps


Marcher (ou rouler): une philosophie





"Une sage lenteur a raison de la hâte" (Th. de Mégare
-"
Les seules vérités qui vaillent sont des vérités lentes" (E.Orsenna)
-"
Tout ce qui doit durer est lent à croître" (L. De Bonald)

Montaigne(Essais) : « Le monde n’est qu’une branloire pérenne. Toutes choses y branlent sans cesse : la terre, les rochers du Caucase, les pyramides d’Egypte, et du branle public et du leur. La constance même n’est autre chose qu’un branle plus languissant. Je ne puis assurer mon objet. Il va trouble et chancelant, d’une ivresse naturelle. Je le prends en ce point, comme il est, en l’instant que je m’amuse à lui, je ne peins pas l’être, je peins le passage. »

_________Le zen comme remède au stress ambiant,au sentiment d'urgence, à l'insatisfaction de l'instant, au sentiment d'incomplétude

















-Le droit à la lenteur:
"...Je n’irais pas jusqu’à proposer des courses d’escargots à la place des Formule 1 ou de remplacer Usain Bolt par Fidel Castro, mais ne devrait-on pas mettre un terme aux mythes prométhéens qui inondent notre imaginaire ? Peut-on encore rêver à conquérir l’univers et à atteindre la vitesse de la lumière quand on n’est pas capable de boucher un foutu trou dans un puits de pétrole ou lorsqu’un misérable nuage de cendres provoque une panique générale chez les classes aisées de la planète ? Le mythe de la connaissance universelle et instantanée qu’apporte Internet me paraît également très magnifié : Certes, on a accès gratuitement aux plus grands chefs d’œuvre, mais qui prend encore le temps de les découvrir ? De la même manière, le débat politique surfe sur l’actualité et ne s’attarde que rarement sur des questions qui mériteraient de s’étaler sur une durée plus importante. .. Je propose (toutefois) aux retraités oisifs, aux hommes pressés, aux chômeurs patentés et à tous les autres d’investir la scène politique pour remettre au goût du jour la démocratie participative chère à Jean-Jacques Rousseau et à Ségolène Royal et pour en finir avec cette démocratie représentative qui ne vit qu’au rythme des élections. Prenons le temps d’inventer notre avenir ! .."
Retrouver sa tortue intérieure:
"'...Pourquoi sommes-nous si pressés? Comment guérir de cette obsession du temps? Est-ce possible, et seulement désirable, d'aller moins vite Selon vous, nous sommes tous contaminés...
En Occident, personne, ou presque, n'échappe au virus. Je suis journaliste, je voyage souvent et j'écoute beaucoup les gens: tous se plaignent de manquer de temps. Sans doute parce que nous vivons dans une culture de consommation et que nous brûlons d'accumuler autant de biens et d'expériences que possible. Nous voulons faire une carrière honorable, nous occuper de nos enfants, sortir avec nos amis, pratiquer un sport, aller au cinéma, jouir d'une vie sexuelle harmonieuse... Il en résulte un constant décalage entre ce que nous attendons de la vie et ce que nous en obtenons, lequel nourrit le sentiment que nous n'avons jamais assez de temps. Du coup, la tentation d'aller plus vite, de courir contre la montre devient irrésistible. Nous sommes devenus des drogués de l'activité. Selon une étude menée en 2003 auprès de 5 000 travailleurs britanniques, 60% des personnes interrogées déclaraient ne pas envisager de prendre toutes leurs vacances. Et savez-vous qu'en moyenne les Américains délaissent chaque année un cinquième de leurs congés?Mais il y a aussi une jubilation à vivre vite...

Dans une nouvelle baptisée La Lenteur, Milan Kundera parle de la vitesse comme d'une extase. Bien sûr, la rapidité est très stimulante, très excitante. Comprenons-nous, ce livre n'est pas une déclaration de guerre à la vitesse. Le problème est que notre amour de la vitesse, notre obsession d'en faire toujours plus en moins de temps a passé les bornes. Elle s'est transformée en dépendance. Nous ne savons plus lever le pied, changer de rythme. Aujourd'hui, nous privilégions la quantité au détriment de la qualité..."
-
LE TEMPS ou ELOGE DE LA LENTEUR
-
Eloge de la lenteur- jean-claude mougin
-Avec Paul Virilio, prenons le temps de penser à la vitesse
___-«La vitesse réduit le monde à rien»
-
Eloge de la paresse
- Proposition pour une préface au livre de Paul Lafargue

-La vitesse chez Sarkozy
_________-Temps, travail et capitalisme industriel
____-Sociologie du travail et critique du temps industriel
__-Catégories de temps et relativités culturelles
_En quatrième vitesse: accélération et désynchronisation

jeudi 10 juin 2010

Erreurs de la rigueur

Zône dangereuse !

L'austérité généralisée menace la reprise et l'union européenne

-Un serpent qui se mort la queue...

__La zone euro risque la stagflation

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[voir les dessins de Hub]
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-Rigueur: un mot qu'on ne veut pas prononcer(pour rassurer les marchés et tromper l'opinion)...
malgré les rideaux de fumée:
«J'accepte bien volontiers les conseils d'où qu'ils viennent; quant aux critiques, c'est la règle de la démocratie. Mais quand on voit que la France aura la plus petite récession des pays européens et repart plus fort et avant les autres, on doit quand même honnêtement se dire que la politique économique conduite y est pour quelque chose», a déclaré N. Sarkozy le 1er décembre, à La Seyne-sur-Mer (Var)

-"Les gouvernements européens sont sur la corde raide et vont y demeurer. Divisés entre eux, ils tentent de préserver ce qui peut l’être d’une Europe dont ils ne peuvent plus économiquement se passer, tout en ne sachant plus vers où la diriger.
Repliés dans leurs frontières nationales, ils se sont trouvés un rôle – car il faut bien exister – en adoptant une posture de cost-killers, à l’image de ces bons gestionnaires à la réputation usurpée qui sévissent dans les entreprises. Mais ils savent en leur for intérieur qu’ils vont rapidement atteindre à ce jeu la limite de ce qui est politiquement et socialement tenable, et que les mesures d’austérité qu’ils engagent ou étudient encore ne feront pas le compte à l’arrivée."(F.Leclerc)

____________- "On a préféré creuser les déficits publics pour favoriser des organismes dont les opérations spéculatives sont le cancer de l'économie réelle. On a voulu sauver l'économie virtuelle en condamnant l'économie réelle. On a voulu sauver les petits amis de la haute banque, souffreteux de leurs actifs toxiques, en intoxiquant les Etats eux-mêmes.
Pourquoi n'y-a-t-il pas de réforme des pratiques spéculatives des banques ?Il est impossible de réformer puisque nous sommes dans un système de mondialisation. Ou tout le monde réforme, ou l'on ne fait rien ! Conclusion on ne fait rien, mais on assure le citoyen que l'on travaille à réformer la finance..;ce qui demandera beaucoup de temps. Dans le même temps, les grandes personnalités du pays, qui ont bafoué les règles de la démocratie en imposant le Traité de Lisbonne contre la volonté des urnes, se fichent totalement de préserver le pays de la crise sociale qui va frapper".
(Millésime)

-Comment sortir du piège dans lequel s'enferme l'Europe?
__________-L'austérité joue contre la solidarité
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-L'inquiétante radiographie de la politique d’austérité :
"Nicolas Sarkozy s'est bien gardé d'user du mot de rigueur. Et plus encore de celui d'austérité. Au fil de ces derniers jours, cela ne fait pourtant plus aucun doute: c'est bel et bien à un plan d'austérité que travaille le gouvernement. On en avait eu un premier indice, avec la baisse drastique annoncée des dépenses sociales; on en a aujourd'hui la confirmation avec l'annonce d'un dispositif d'économies sans précédent qui va frapper les enfants en maternelle, dans le primaire et en collège.
__Comme le gouvernement ne distille les mauvaises nouvelles de ce plan d'austérité qu'au compte-gouttes et s'applique à chaque fois à ne pas en présenter toutes les conséquences, il faut prendre le temps de le décrypter. Et puis aussi cerner les mensonges qui sont avancés pour justifier ce plan drastique de réduction de la dépense publique. Car des mensonges, on en décompte à foison sur le supposé train de vie dispendieux de l'Etat; sur la responsabilité prétendue de la crise dans l'implosion des finances publiques...
__Reprenons donc les choses, telles que le gouvernement les a présentées à l'issue de cette conférence sur les déficits. Ce jour-là, on a appris que le chef de l'Etat avait confirmé son objectif de ramener le déficit public français à 6% du produit intérieur brut (PIB) en 2011 et 4,6% en 2012 puis 3% en 2013; et qu'il souhaitait inscrire une règle dans la Constitution de sorte que les gouvernements prennent des engagements à l'avenir sur «une trajectoire de déficits».
__De son côté, le premier ministre, François Fillon, avait annoncé quelques jours plus tôt (voir notre article Et maintenant l'austérité!) les consignes qu'il avait adressées aux membres du gouvernement dans sa traditionnelle «lettre de cadrage budgétaire», en vue de la préparation du projet de loi de finances pour 2011. A cette occasion, on avait ainsi appris que pour ce budget de l'Etat de 2011, les dépenses de fonctionnement de l'Etat diminueront de 5%.
__On avait aussi découvert que la loi de programmation à laquelle l'Elysée et Matignon travaillent pour

la période 2011-2013 prévoira un gel en valeur des dépenses de l'Etat tout au long de ces trois années, c'est-à-dire une baisse en volume, compte tenu de l'inflation prévisible (1,5% en 2011, puis 1,75% en 2012 et 2013). Mais, dans le lot des dépenses de l'Etat, il y en a qui sont incompressibles: la charge de la dette par exemple ou celle des retraites publiques. La baisse en volume des dépenses sera donc, en pratique, beaucoup plus violente. Les dépenses de fonctionnement devront ainsi baisser, selon François Fillon, de 10% d'ici à 2013.Matignon avait aussi, dans la foulée, distillé des indiscrétions en direction de la presse économique pour indiquer qu'il entendait poursuivre la politique de réduction des effectifs de la fonction publique, avec la norme guillotine de non-remplacement de un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Aux quelque 100.000 postes déjà supprimés depuis 2007, viendront donc s'ajouter environ 34.000 nouvelles suppressions par an, au cours de chacune des trois prochaines années...
__Mais ensuite, de nouvelles indiscrétions ont filtré (voir notre article Bonjour l'austérité! Adieu la reprise! Au diable le social!). On a ainsi appris que parmi les mesures d'austérité budgétaires envisagées pour les trois prochaines années, les dépenses sociales seraient au premier chef concernées, dont les dépenses qui profitent au plus démunis, comme l'Aide pour le logement (APL), le Revenu de solidarité active (RSA) ou encore l'Allocation pour adulte handicapé (AAH). Matignon a en effet confirmé que le gouvernement envisage de réduire aussi de 10% sur la même période ces dépenses d'intervention de l'Etat, qui regroupent notamment toutes les aides sociales de l'Etat.
__Sur le moment, la mesure a suscité l'émotion dont on se souvient. Car la récession de 2009 n'a pas fini de faire sentir son onde de choc sur le marché du travail, avec en perspective une hausse du chômage qui ne devrait pas s'interrompre au cours des prochains mois, et une sortie par centaines de milliers de gros contingents de chômeurs des systèmes ordinaires de protection sociale. Depuis plusieurs mois, on sait donc que 2010 sera l'année, en France, d'un grave séisme social. Or, c'est dans cette conjoncture sociale très déprimée que l'Etat choisit de faire de lourdes économies sur les derniers filets de protection sociale.
__En cette fin du mois de mai, il est donc apparu de plus en plus évident que, par-delà toutes les arguties, l'austérité pointait le bout de son nez dans la politique économique de N
icolas Sarkozy....
__Bref, le plan d'austérité a pour effet de relancer le débat sur l'Etat et ses missions. Lourde question: pour contenir les déficits, faut-il couper à la hache dans les dépenses publiques ou faut-il agir avec plus de discernement, pour ne pas remettre en cause des missions de première importance?La question prend d'autant plus de relief que pour justifier cette politique d'économies à marche forcée, le gouvernement est obligé d'entonner le vieux refrain, cher aux ultras du libéralisme: l'Etat vit au-dessus de ses moyens....
__La crise a bon dos pour expliquer l'envolée des déficits publics, et donc l'actuel plan d'austérité. La politique irresponsable de baisse ininterrompue des impôts y est aussi pour beaucoup, puisque en à peine plus de dix ans, elle a contribué à gonfler la dette publique de près de 20 points de PIB.
__Passé inaperçu dans le débat public, ce dernier chiffre donné par le rapport a une importance considérable. Il a valeur de réquisitoire: organisées essentiellement au profit des plus hauts revenus, les baisses d'impôt de ces dernières années ont poussé les finances publiques françaises à la ruine.
__Conclusion, sans du tout forcer le trait: si les enfants des écoles et des collèges sont gravement menacés par le plan d'austérité en préparation, c'est aussi parce que Nicolas Sarkozy, dans la foulée de ces prédécesseurs, a multiplié les cadeaux fiscaux, au profit d'abord des plus fortunés.
"

-L’actualité de la crise: la corde raide:
"...L’adoption d’un remède unique à des situations nationales très diverses en Europe – la crise qui s’est installée dans la région ayant en réalité des particularités et des manifestations très différentes d’un pays à l’autre – est l’expression même du désarroi qui règne dans les sphères dirigeantes, lesquelles tentent de se raccrocher à une situation connue, répondant par la seule solution qu’elles ont sous la main.
___Fâcheusement, les gouvernements ont adopté une stratégie qui, au lieu de rassurer les marchés, son objectif déclaré, ne fait que les inquiéter davantage. Aux flous initiaux exprimant des divergences entre eux succèdent de nouvelles incertitudes, que ce soit à propos des mécanismes de fonctionnement du Fond de stabilité financière et du véhicule spécial qui en est le bras armé, ou bien de la politique d’acquisition de la dette souveraine par la BCE. De semaine en semaine, les montants de ces achats consacrés à la dette grecque et portugaise diminuent, parvenant tout juste à maintenir la hausse de leurs cours
.__Dans une tentative dérisoire de calmer le courroux des marchés, ils réclament toujours plus de sacrifices des pays menacés, tandis que devant cette situation majeure d’incertitude les banques se replient dans leur coquille. Désertant le marché interbancaire, elles continuent de placer chaque soir des capitaux plus importants que la veille dans les coffres de la BCE, seul refuge possible pour elles quand on ne sait pas de quoi sera fait le lendemain. Après les banques grecques, c’est en conséquence au tour des banques espagnoles de rencontrer des problèmes de financement sur le marché. Les banques confirment être le vecteur de la crise, craignant d’en être les victimes. Image parfaite d’un système financier qui se mord le bout de la queue...."
-
Angela Merkel inflige à l'Europe une leçon d'austérité
-La rigueur version allemande, ça donne quoi?
-L'Allemagne retourne à son démon de la rigueur à tout prix
-Espagne : La chute
-La Grande-Bretagne doit s'attendre à "des années de souffrance", prévient Cameron
-Dette: l'écran de fumée de la rigueur

-Les inégalités , à l'origine de la crise:
_______________"Des revenus mal répartis entre salaires et profits, entre les plus riches et les autres : cela provoqua la crise de 1929, comme l’avait si bien analysé Marriner Eccles, qui présida la banque centrale américaine de 1934 à 1948.Or le même diagnostic peut être posé sur la crise actuelle.
__L’OCDE vient d’apporter sa pierre à la démonstration, dans sa plus récente livraison (1). Celle-ci se fait l’écho des travaux de maints économistes, synthétisés par Andrew Leigh.
On y lit que, dans la plupart des pays industriels, le revenu national est partagé de façon de plus en plus inégal depuis le début des années 1980. La rupture coïncide avec ce qu’on a appelé la « révolution conservatrice » : moins d’impôts, moins d’Etat.Et depuis lors, dans la plupart de ces pays, le « Top 1 % »
______- les 1 % les plus riches - accapare une part sans cesse croissante du revenu national, jusqu’à approcher la proportion atteinte en 1928. C’est particulièrement net aux Etats-Unis, où le « Top 1 % » a doublé sa part en une vingtaine d’années. Celle-ci atteignait 16,1 % du revenu national en 2004 et tout indique qu’elle a encore grossi depuis.Part des revenus avant impôts perçue par les 1 % les plus riches aux Etats-Unis :(http://dechiffrages.blog.lemonde.fr)...
__Notons d’ailleurs que tout en haut de l’échelle, au « top du top », le millième des Américains les plus riches se partageaient en 2004 près de 7 % du revenu national. A peine moins qu’en 1928.Le « Top 1 % » était sur la même pente au Royaume Uni jusqu’en 2000, mais les statistiques s’arrêtent là. Le même phénomène apparaît en Australie, au Canada, en Irlande, en Nouvelle Zélande (Il est beaucoup moins net en France, en Allemagne et au Japon). On devrait cette évolution, dans une proportion d’un tiers à la moitié, à la baisse des taux d’impôts en haut de l’échelle des revenus, selon Atkinson et Leigh. Qui vante encore les bienfaits du « bouclier fiscal » ?
__Un autre facteur d’inégalités est presque partout à l’œuvre. C’est la diminution de la part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises. Entre 1980 en 2006, elle est tombée de 67 % à 57 % en moyenne, dans les quinze pays les plus riches de l’OCDE.Part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises, dans les 15 pays les plus riches (:http://dechiffrages.blog.lemonde.fr)...Une chute de dix points, mesurée en France, en Allemagne, en Italie, au Japon, en Finlande, en Grèce, aux Pays-Bas, en Espagne et en Suède, un peu moindre en Autriche et en Belgique. La chute est d’à peine cinq points aux Etats-Unis, où le regain de croissance de l’ère Clinton a ranimé les salaires. Elle est curieusement insoupçonnable au Royaume Uni, une énigme statistique.Part des salaires dans la valeur ajoutée en France( :http://dechiffrages.blog.lemonde.fr)...
Dix points de PIB, cela représente en France 160 milliards d’euros.N’aurait-il pas mieux valu les consacrer à la masse salariale, plutôt que de les voir partir en fumée dans le krach ?Il y avait de quoi envisager autrement la question des retraites et celle du déficit de l’assurance maladie.Quant aux syndicalistes, ils peuvent commencer à roder un nouveau discours revendicatif :« Patron, si nous réclamons une forte augmentation des salaires, ce n’est pas tellement pour nous. C’est pour vous éviter de perdre la moitié de votre fortune dans un krach. »Jean-François Couvrat. (BA)

(1) « Croissance et inégalités – Distribution des revenus et pauvreté dans les pays de l’OCDE ».

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-Rigueur: pour qui?___-Crise: raisons de la colère___-Europe vassalisée___-Dans le même bateau__- Vertueuse Allemagne?__-_Espagne en difficulté___-Retraites : préparer les esprits

mercredi 9 juin 2010

Homo larbinus: son avenir

Homo larbinus:

espèce déjà ancienne qui semble avoir encore beaucoup d'avenir...(lol!! Hélas!)


________Diagnostic et analyse






-La servitude volontaire a encore de beaux jours devant elle

"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux"(La Boétie)
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Larbin
, nom masculin. Synonyme populaire de Domestique. Il s’emploie surtout au sens péjoratif.



Sens 1 Domestique [Familier]. Synonyme serviteur Anglais flunkey, servant
Sens 2 Homme servile [Familier]. Anglais yes-man


Le syndrome du larbin:
"I) Définition
Chez un individu, le syndrome du larbin est un comportement pathologique visant à prendre systématiquement la défense des classes les plus favorisées au détriment de celles dont il est issu. Ce syndrome diminue les capacités d’analyse du larbin et se traduit par un blocage psychologique l’incitant à agir préférentiellement contre ses propres intérêts au profit de ceux qui l’exploitent.
II) Analyse des symptômes
L’amour démesuré qu’affiche le larbin à l’égard des patrons, des rentiers ou des milliardaires, est l’acte de foi qui structure son discours. Le larbin agit sans discernement de ce qui pourrait être bon pour lui, il intellectualise le débat pour tenter de nous convaincre que piocher chez les riches est toujours la pire des solutions, quand bien même il en serait bénéficiaire. Les arguments économiques qu’il invoque inlassablement n’ont pas servi à forger sa conviction, le syndrome du larbin est malheureusement une vocation qui se trimbale dès le plus jeune âge et contre laquelle il n’existe aucun remède. Le larbin n’a pas choisi d’aimer les riches, il aime les riches parce qu’il est un larbin. De tendance nettement libérale le larbin est celui qui vous vante les bienfaits du bouclier fiscal alors même qu’il ne paye pas d’impôts. C’est encore le même larbin qui voudrait réduire ou supprimer l’impôt sur la fortune même s’il sait qu’il ne sera jamais concerné par la question. Un écervelé victime du syndrome du larbin n’a pas de conscience politique, il vote instinctivement dans l’intérêt de ceux qui l’exploitent pour s’attirer leur bienveillance. Le larbin estime que l’argent qui lui fait défaut, est beaucoup plus utile dans le coffre d’un riche qui pourra ainsi le réinvestir beaucoup plus utilement qu’il ne l’aurait lui même dépensé. Le larbin cautionne tous les sacrifices et les plans d’austérité dont il pourrait être l’objet comme la baisse des salaires, ou encore l’augmentation de l’âge de la retraite même si son travail ne lui convient d’aucune façon et que ses maîtres ne lui offrent aucune perspective d’améliorer sa condition.
III) Hypothèses sur l’origine du syndrome
Deux théories principales s’affrontent pour expliquer l’origine du syndrome : la thèse génétique et la pathologie mentale.
Après des siècles d’esclavage et de féodalité, les larbins pourraient être le produit d’une sélection artificielle des soumis par leurs maitres. La transmission génétique des caractères aurait favorisée la sélection d’une souche vivace de larbins domestiques au profit d’une nouvelle espèce de primates : l’homo larbinus.
Selon cette hypothèse le mécanisme en œuvre serait similaire à la sélection des chiens et des chevaux mais directement appliqué à l’homme.
Pour les tenants de la pathologie mentale le caractère héréditaire n’est pas retenu, il s’agirait plutôt d’un trouble qui se développerait dès l’enfance. Le processus s’aggraverait au passage à l’âge adulte lorsque le sujet prend conscience de la médiocrité de sa condition, le larbin développerait des stratégies inconscientes visant à restaurer un équilibre cognitif pour justifier l’acceptation de sa subordination. Le larbin finit ainsi par s’identifier à ses maîtres en s’imaginant appartenir au corps social qui l’exploite.
IV) Quelques exemples
Le larbin réagit vivement à toute discussion qui ose remettre en cause les privilèges des plus fortunés, incapable de se livrer à une argumentation convaincante, ses messages distillent la peur et les intimidations dont il est l’objet. En réaction le larbin brandit instinctivement une succession de termes caractéristiques qu’il essaye de glisser dans son discours tels que : communisme, bolchévisme, tirage vers le bas, la Stasi, Corée du Nord, isolement, dictature socialiste, évasion fiscale, paupérisation, millions de morts...
Les quelques messages qui suivent portent la quasi-signature "littéraire" d’un larbin digne de ce nom :
- Les riches il faut les bichonner, les câliner, si on les spolie trop ils s’installeront ailleurs.
- Le Bolchévisme ? Non merci les Russes ont essayé en 17...
- Comme en Corée du Nord ou au Zimbabwe ?
- La fortune de Bill Gates ? Ça fait 3 pizzas par Africain et après on fait quoi ?
- Si les riches disparaissent on pourra plus leur vendre des produits de luxe !
- Ma patronne paye trop de charges !
- Les parachutes dorés c’est une compensation pour dissuader de saboter davantage l’entreprise, divisé par le nombre de salariés ça fait beaucoup moins que dans une seule poche.
V) Population affectée
Le syndrome du larbin ne prolifère pas seulement chez les plus démunis intellectuellement comme on pourrait le penser, il affecte une large fourchette de la population sans corrélation apparente avec le niveau d’étude (20% de la population pense faire parti des 1% les plus riches). Les larbins sévissent en masse sur les forums d’économie dont l’étude de cette discipline semble en aggraver les symptômes. Le paysage politique avec l’élection d’un président au service des ploutocrates révèle un seuil de contamination critique dans la patrie des droits de l’homme. La situation est grave mais peut-être pas complètement désespérée et les symptômes ne cessent d’évoluer au fil de l’actualité, aussi aidez-nous à maintenir et à diffuser ce document pour lutter efficacement contre ce fléau des temps modernes.
Pour la santé publique.
(J. Arlandis)
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NB:-Le "syndrome du larbin" n'est pas "un comportement pathologique"
____Les larbins ne sont pas forcément des cons
-Pourquoi les pauvres votent à droite
-Rêve de droite
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-Servitude (in)volontaire ?____-Dissonances cognitives__- SOUMISSION: fragile humanité ___?-Argent, ignorance et servitude____-Individualisme: positif ou négatif ?____-Consommateurs ou/et citoyens ?
-Democratie en lambeaux...

mardi 8 juin 2010

Turquie: nouvelle donne?

-Un problème nommé Turquie

-Un pays en mutation: une chance ou un risque?





Naissance d'un nouveau tigre au Moyen-Orient?
__"...L’arrivée au pouvoir, en mars 2003, de Tayeb Erdogan, chef du parti Justice et Développement, bouleverse la politique étrangère turque. Dès 2003, la Turquie s’oppose à l’invasion américaine de l’Irak et refuse aux Américains l’utilisation de ses bases aériennes à cette fin. Ce qui prouve que l’alignement turc sur la politique occidentale ne signifie ni servilité ni soumission. Dans la foulée, Erdogan s’engage à assainir ses relations avec l’Iran et les Etats arabes, consolide la coopération avec les pays riverains de la mer Noire, et renforce les relations avec les républiques musulmanes de l’ex-Union soviétique. En 2005, la Turquie entame les négociations officielles pour l’adhésion à l’UE.Cet activisme diplomatique turc répond à trois objectifs : affirmer l’ancrage de la Turquie dans son voisinage immédiat, vider les abcès de fixation hérités du passé et donner un coup de fouet aux échanges économiques.L’affirmation du rôle turc dans la région est condensée dans une phrase du ministre turc des Affaires étrangères, Dovutoglu : "Avec les voisins, zéro problèmes."..)
-Nostalgie de l'empire ottoman?
-La Turquie se découvre un nouveau rôle à jouer-
-Ni Orient ni Occident, les choix audacieux d’Ankara-
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__________Les récents événements au large d'Israël ont montré à l'évidence le rôle diplomatique que prétend jouer la Turquie dans les affaires du Moyen-Orient,sur fond d'absence d'une solution palestinienne et d'inertie des principaux pays arabes. Les tensions avec Israël sont perceptibles depuis des mois, même si les relations économiques étroites continuent entre les deux pays. Forte de ses 6% de croissance annuelle, la Turquie semble ne plus vouloir jouer la carte européenne , cherche à se libérer de l'influence US, de l'Alliance Atlantique, et esquisse de nouveaux rapprochements avec les nouvelles puissances montantes, comme le Brésil ,et avec des voisins plus ou moins écartés du jeu diplomatique comme l'Iran.Pour le meilleur ou pour le pire?
["
C'est une diplomatie qui privilégie le bon voisinage avec les voisins immédiats de la Turquie : amélioration des relations avec la Grèce et l'Arménie, avec l'Iran et avec le monde arabe. C'est aussi "une diplomatie du business", dit une spécialiste de la Turquie, Ariane bonzon : "M. Erdogan ne voyage jamais sans une cohorte d'hommes d'affaires", VRP d'une économie turque plus dynamique que jamais."-A.Frachon]
Ce nouveau jeu, ce nouveau réseau qui se met en place seront-ils facteurs de stabilisation ou facteur d'aggravation . Nouveaux équilibres ou nouveaux périls?
Il est trop tôt pour esquisser des hypothèses sérieuses, même à moyen terme.
-Le chercheur Olivier Roy estime que « cela est parfaitement cohérent avec sa nouvelle politique étrangère: placer la Turquie au coeur du Moyen Orient, sans renoncer à ses alliances traditionnelles. Ce recentrage est bien sûr perçu comme une trahison par les Israéliens mais pas par les USA ni par les Européens. Pour des raisons moins avouables, les européens préfèrent souvent une Turquie plus orientale -car alors comment lui refuser l'adhésion?- mais qui reste une alliée dans le cadre de l'OTAN) »
Du reste , l'attrait européen régresse , pour des raisons facilement compréhensibles."Beaucoup de Turcs, il y a dix ans, fondaient leurs espoirs sur la générosité de l'Union européenne comme, avant eux, la Grèce, l'Espagne, le Portugal et l'Irlande. Submergés par l'argent «gratuit» de Bruxelles, ces pays sont aujourd'hui au bord de la faillite et sous tutelle de la Commission et du FMI. L'Union est elle-même à la dérive après avoir désarmé les États-Nations qui faisaient sa force.Revenus de leurs illusions, les Turcs découvrent de nouveaux motifs de satisfaction dans les offensives diplomatiques de leur Premier ministre. Peu leur chaut qu'elles déplaisent aux Européens..."(J.Savès)
Cette situation ambigüe sera-t-elle durable ou n'est-on pas là face à une tendance pragmatique et instable?
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-La Turquie s’éloigne de l’Occident:
"...La Turquie, qui connait également une croissance rapide, montre des tendances plus en plus marquées en direction du « Reste », et moins vers « l’Occident ». Ceci est interprété comme par certains en Europe et aux États-Unis comme une « islamisation de la politique étrangère turque », mais cette évolution pointe vers quelque chose de bien plus significatif.
__L’émergence de ce nouvel ordre mondial ne constitue bien évidemment pas une surprise. Il était prévu par ceux qui sont suffisamment compétents pour en déceler les signes avant-coureurs. Nombre d’historiens occidentaux, d’économistes, et des chercheurs en sciences humaines ont décrit ce processus depuis un certain temps.
__Quelques noms viennent immédiatement à l’esprit, notamment ceux de Walter Laqueur (« Les derniers jours de l’Europe : une épitaphe pour le vieux continent »), Joseph E. Stiglitz (« La Grande Désillusion »), et Zakaria, mentionné ci-dessus.__Même un Timothy Garton Ash, apparemment optimiste dans « Monde Libre : l’Amérique, l’Europe et le futur inattendu de l’occident » décrit ce qui se adviendra si le lien de transatlantique n’est pas renforcé dans toutes ses dimensions, ce qui est bien sûr plus facile à dire qu’à faire, comme l’admet l’auteur.
__Dans le même temps, l’anti-occidentalisme en général et particulièrement l’anti-américanisme deviennent de plus en plus palpable chez les Turcs. Rester partisan de l’orientation occidentale de la Turquie dans ce climat devient un défi pour une élite minoritaire. Mais l’éloignement de la Turquie des États-Unis et de l’Europe n’est pas quelque chose qui inquiète les Turcs dans leur majorité.
___Cette attitude à l’égard de l’Occident n’est à l’évidence pas spécifique aux Turcs. De la Russie à l’Inde, de la Chine à l’Afrique on assiste à une réaction croissante et forte contre l’Occident. Certains parlent d’un retour de bâton « post-colonial. »
___Roberto Fao, un doctorant à l’Université d’Harvard qui a écrit pour le Financial Times, a travaillé à la Banque Mondiale et été consultant pour des projets gouvernementaux, propose des vues intéressantes sur la question.___Dans une tribune publiée par EUobserver.com le 25 mai, M. Fao affirme que les Européens doivent aujourd’hui « se demander pourquoi ils provoquent si peu de respect dans le monde. » Il cite Kishore Mahbubani, le doyen de la Lee Kwan Yew School of International Affairs de Singapour, qui soutient que l’Europe ne comprend pas à « quel point elle devient peu pertinente pour le reste du monde. »M. Fao rappelle également que Richard Haas, le président du Council on Foreign Relations, a déclaré publiquement « adieu à l’Europe en tant que puissance de haut rang. » M Fao ne croit cependant pas que l’on puisse négliger cette situation, en n’y voyant qu’une simple « jalousie » de la part des non-européens.« Au contraire », écrit-il, « j’y discerne une vérité plus dérangeante. Les pays du monde entier ne supportent plus depuis longtemps l’ingérence et les leçons de morale de l’occident, et ont acquis assez de confiance pour parler haut face à une Europe dont l’influence mondiale n’est plus considérée comme assurée »...)

-Comment Israël a donné la main à la Turquie
-GAZA • La Turquie était bien visée
-ISRAËL-TURQUIE • Les intérêts économiques sont plus forts que tout
-La Turquie, nouvelle héroïne du monde arabo-musulman
-Israël et la Turquie, la fin d'une époque
-
La Turquie s’invite dans le conflit israélo-arabe
-Turquie - BiblioMonde

-Contre le leadership du Nord, le nouvel axe Brésil-Turquie
-L'accord nucléaire tripartite Iran-Turquie-Brésil : un coup d'épée dans l'eau ?
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Fausses frayeurs, vraies erreurs, ou comment «perdre la Turquie»
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La fin de l'Empire Ottoman et les appétits coloniaux
-Comment l'Empire ottoman fut dépecé