HORIZONS ET COUPS DE COEUR (ou de gueule)

CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!

Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

lundi 18 janvier 2021

Océan vraiment pacifique?

Pas tant que cela

    Les navigateurs le savent bien. Les géopoliticiens, sur un autre plan, s'en rendent compte aussi. Et ce n'est pas d'aujourd'hui. Hier, l'ancienne puissance chinoise y exerçait sa suprématie politique, avant de s'endormir. Puis, les intérêts américains furent attirés pas les Philippines. Après, la montée en puissance du Japon industriel s'exerça sur un grand nombres de puissances.        Et cela se poursuit sous d'autres formes, au fur et à mesure avec les nouvelles ambitions chinoises, l'industrialisation rapide de pays autrefois considérés comme mineurs. Il semble que, après la Méditerranée, l'Atlantique, le Pacifique prenne une place stratégique en matière de développement et de lieu d'affrontement de puissances, où les USA veulent continuer à jouer un rôle de contrôle, grâce à leur puissance aéronavale, le dollar jouant un rôle de plus en plus faible. L'océan si pacifique, comme l'océan indien, pourrait bien devenir celui de tous les dangers, loin des cartes postales de rêve..

                                        __Point de vue:  "...Dans les tensions grandissantes entre l'hégémon pâlissant et l'inarrêtable duopole sino-russe, le bassin indo-pacifique occupe une place de plus en plus centrale sur l'échiquier. Est-ce tout à fait un hasard si cette expression, très en vogue depuis une dizaine d'années, remonte à l'époque de l'empire britannique ? On sait que derrière les dénominations géographiques se cachent souvent des enjeux géopolitiques. Il y a un siècle, il s'agissait pour Londres de maîtriser les mers et protéger ses possessions indiennes ; il s'agit aujourd'hui pour Washington de contenir l'Eurasie sur son flanc méridional et oriental.    Pour ce faire, l'oncle Sam a élaboré une stratégie presque aussi vieille que son désir de régenter le monde, comme les fidèles lecteurs ont pu le lire dans l'ouvrage de votre serviteur :        La Corée n’est qu’un chaînon d’un réseau de containment bien plus vaste, mis en place par Washington dès les années 1950 : l’Island chain strategy ou, en bon français, « stratégie des chaînes d’îles ». Si ce fait est très peu connu en Europe et n’est jamais évoqué dans les médias, même les moins mauvais, il occupe pourtant les pensées des amiraux chinois et américains, ainsi que les états-majors de tous les pays de la région ou les publications spécialisées (en particulier le site de la revue japonaise The Diplomat).        Fait intéressant, la réflexion stratégique autour des îles du Pacifique-ouest commence très tôt, dès le début du XXe siècle. À l’époque, les États-Unis mettent la main sur les anciennes colonies espagnoles de Guam et des Philippines, tandis que l’Allemagne occupe les îles Mariannes et Palau, et que la marine japonaise prend son essor en dépossédant la Chine de Taïwan (1895). C’est à un certain Haushofer, attaché militaire allemand au Japon de 1908 à 1910, que l’on doit les premières analyses sérieuses, où apparaissent déjà des considérations bien actuelles : rideau de protection, nœuds stratégiques…    Pour Haushofer, cependant, ces chaînes d’îles constituaient pour les États continentaux comme la Chine un rempart face aux menées des puissances maritimes. Les vicissitudes du XXe siècle et l’inexorable expansion de l’empire américain retournent complètement la donne. Ces arcs insulaires sont désormais pour Washington un rideau de fer protégeant « son » Pacifique et contenant l’Eurasie – le bloc sino-soviétique durant la Guerre froide, le duo Pékin-Moscou de nos jours.              Le premier rideau passe par les points chauds de l’actualité en Extrême- Orient : la Corée, Okinawa, Taïwan et les Philippines. Là, les bases américaines et la fameuse VIIe flotte font directement face au dragon. La seconde ligne, principalement maritime, est plus lâche et sans véritable armature terrestre. Partant du Japon, elle est centrée autour de l’île de Guam.      L’on comprend maintenant mieux la volonté chinoise de réunification avec Taïwan ou les revendications dans les mers de Chine méridionale (Spratleys, Paracels) et orientale (Senkaku/Dyaoshu). Elles visent avant tout à repousser l’encerclement américain et à s’ouvrir des voies vers l’océan mondial.      Nous n'exagérions pas quand nous écrivions que ce concept de chaînes d'îles était ancré dans l'esprit de l'état-major américain. Il y a quelques jours, l'administration Trump a, un peu à la surprise générale il faut bien le dire, déclassifié un document sensible de la Sécurité nationale visant à « maintenir la primauté stratégique américaine dans l'Indo-Pacifique et y promouvoir l'ordre libéral tout en contrant la Chine dans l'établissement de nouvelles sphères d'influence illibérales [sic] »   Offensif (et quelque peu obsessionnel), le mémo appelle à mettre en oeuvre une stratégie pour :  l'éliminer, en cas de conflit, la supériorité aérienne et navale chinoise à l'intérieur de la première chaîne d'îles   1.défendre les nations de la première chaîne, dont Taïwan  2assurer une domination totale en dehors de la première chaîne.   Des paroles aux actes, il y a en l'occurrence plus d'un pas et beaucoup prennent ce texte pour un simple vœu pieux de Washington. D'autant que les Kriegspiel organisés par les officines impériales ne plaident pas pour l'optimisme :     Le Pentagone est particulièrement friand de ce genre d'exercices même s'il aurait sans doute préféré ne pas voir le résultat des derniers wargames simulant une guerre avec la Chine dans le Pacifique. La conclusion des ébats est sans appel ....Simulations guerrières mises à part, les grandes manœuvres ont commencé dans les atolls de rêve du Pacifique, aux noms presque inconnus mais qui pourraient bientôt acquérir une célébrité dont ils se seraient bien passés.     Fin août, l'ancien supremo du Pentagone, Mark Esper, a visité le petit archipel de Palau (en bleu sur la carte suivante), où l'armée US a déjà une présence. Il a été question de l'amplifier pour servir de base arrière à la première chaîne, en cas de conflit avec la Chine.  Simulations guerrières mises à part, les grandes manœuvres ont commencé dans les atolls de rêve du Pacifique, aux noms presque inconnus mais qui pourraient bientôt acquérir une célébrité dont ils se seraient bien passés.   __Point effrayé, Pékin a déjà noué des relations plus qu'amicales avec l'improbable République de Kiribati (en rouge), étalée sur trois groupes d'îles occupant le centre du Pacifique. Pour l'anecdote, c'est le seul pays au monde à être présent sur les quatre hémisphères (Nord / Sud de part et d'autre de l'équateur, Est / Ouest de part et d'autre du 180e méridien, ligne de changement de date).         Pour les Chinois, l'emplacement est plus qu'intéressant, juste au sud d'Hawaï et des bases US. A la vision militaire américaine, ils répondent par l'économie et l'infrastructure, proposant au gouvernement kiribatien, dont les atolls sont menacés par les eaux, de gagner des terres sur la mer et de créer des îles artificielles comme ils l'ont fait en mer de Chine méridionale. Jamais à court d'idée, le dragon offre également d'y créer deux ports.      Les autorités locales sont ravies et les choses vont très vite. En septembre 2019, elles ont rompu leurs relations diplomatiques avec Taïwan, reconnaissant officiellement Pékin comme seul interlocuteur. Quatre petits mois après, Kiribati signait un accord pour participer aux routes de la Soie, à la fureur de qui vous savez. Ne nous étonnons pas si l'on apprend un jour qu'un curieux changement de régime gouvernement a eu lieu, sur un atoll paradisiaque perdu au milieu du Pacifique..."____________

Posted by Etienne Celmar at 09:35 Aucun commentaire:

dimanche 17 janvier 2021

En bref

__  L'art de retourner sa veste

__ Croco un jour, croco toujours

__ Cannabis en question

__ Gaz; On dérèglemente, mais...

__Management bancaire

__ Vite! on exécute

__ Une hypocrisie qui dérange

__ Wiki en pointe, malgré tout

__ Le Brésil et ses maux   ___________________________

Posted by Etienne Celmar at 08:36 Aucun commentaire:

samedi 16 janvier 2021

Dictature du bonheur

 Le bonheur: un mythe?     

                            Il peut sembler paradoxal de faire une critique de cette notion tant proclamée, si souvent revendiquée, si valorisée à tous propos.
    Surtout aujourd'hui dans la sphère médiatico-publicitaire où le bonheur est présenté comme à portée d'achat, même pour la présentation d'une nouvelle cuisine où d'un voyage exotique...qui vont changer votre vie.
   Le bonheur est censé être là devant nous, à notre portée.

C'est comme une injonction de tous moments, contre toutes les souffrances et les frustrations qui nous habitent régulièrement.
   Un thème rémanent, qui semble plutôt frustrant lui-même, comme un horizon qui fuit sans cesse, une nostalgie sans fin, un objectif jamais accompli, d'autant plus qu'on y investit trop de nos rêves et de nos fantasmes.
   Et pourtant il reprend toujours de la vigueur jusqu'à devenir un objet de marché.
     Soyez heureux! c'est plus qu'un conseil, c'est devenu une injection forte, un impératif, parfois  un ordre.
   Il y a des spécialistes pour cela, gourous ou coachs en tous genres chargés de vous indiquer les voies  du bonheur, les moyens d'y accéder à coup sûr.
        Certes, ce n'est pas nouveau, mais c'est devenu plus systématique et obsessionnel, organisé dans l'univers marchand qui est le nôtre, jusqu'à saturation. Il faut des thèmes accrocheurs pour vendre envers et contre tout, même le plus futile, voire le plus inutile. Le hameçons ordinaires finissent pas s'user très vite et il ne faut pas faire dans le prosaïque, même pour vendre un yaourt.
     La nouvelle happynesindustry a ses codes et ses règles, quitte à se contredire et à ne pas aboutir à ses objectifs et à ses recettes pourtant déclarées sûres.
           La maximisation du moi est d'actualité, dans un monde de plus incertain et précaire.
Son développement jusqu'à l'obsession est devenu un thème dominant, dans tous les domaines, jusqu'à prendre le contrôle de notre vie de plus en plus américanisée.
    Jusqu'à devenir un soft-instrument de contrôle des esprits.
 Certains se rendent vite compte de l'insatisfaction qu'elle produit, jusqu'à devenir parfois toxique
  Etre moins obsédé par soi-même serait le meilleur moyen de ne pas tomber dans le piège de ce mirage obsédant, pour une plus grande sérénité, en revoyant l'ensemble de nos valeurs.
       Tout incite à se méfier de ceux qui prétendent posséder les secrets du bonheur....
             Kant n'en faisait qu'un concept indéterminé. 
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     ....Dans la bouche de celles et ceux qui les élaborent et les commercialisent, les emodities seraient devenus les outils les plus efficaces de réussite ou, plus modestement, les soutiens indispensables pour se maintenir à flot dans un contexte socioéconomique dégradé, imprévisible, menaçant et terriblement anxiogène.   La thèse d’Happycratie est que les marchandises émotionnelles sont effectivement celles dont la philosophie sous-jacente possède le plus d’affinités avec les nouvelles exigences de flexibilité qui caractérisent le monde du travail et la vie en société.    Dans la période post-crise 2008, durant laquelle les inégalités se creusent, les chances de mobilité sociale s’amnuisent, le fonctionnement du marché du travail se durcit, l’appel à faire preuve d’enthousiasme, de positivité et d’autonomie contribue à faire porter sur les individus la responsabilité de tout ce qui dysfonctionne.   Des phénomènes structurels lourds comme les variations du taux de chômage ou la dette des États peuvent passer au second plan ou même être occultés au profit de l’encouragement à devenir l’entrepreneur de soi-même, à rebondir et à faire de ses échecs des opportunités –autant de maximes qui forment un néo-bouddhisme absurde, une «pornographie émotionnelle» que les adeptes des fils d’actualité du réseau Linkedin ne connaissent malheureusement que trop bien.
       La manière positive d’envisager la vie serait devenue notre façon adaptative de survivre à la nouvelle donne économique, mais également une forme d’obéissance et de conformisme, écrivent les sociologues, qui prendrait «la forme d’un travail sur le moi et d’une maximisation de ce moi»....    «Alors même que les populations n’ignorent en rien cette instabilité et cette précarité générales, les forces structurelles qui façonnent les existences individuelles restent à leurs yeux pour l’essentiel illisibles, incompréhensibles»..._______________________________________
Posted by Etienne Celmar at 08:58 Aucun commentaire:

vendredi 15 janvier 2021

L'école de Mr Blanquer

 Un ministre atypique, une réforme ubuesque.

            La critique est sévère, de la part d'une grande partie des enseignants, au coeur du système. Il y a bien une logique dans la réforme en cours, mais pas celle que reconnaîtraient Condorcet et à sa suite les partisans de l'école où l'égalité des chances restent encore un idéal à défendre.             __Sous sa prétendue réforme "technique", l'école de J.Ferry entre dans une ère nouvelle où la culture n'est plus l'objectif premier, où le pragmatisme domine, où l' adaptation au monde du travail devient prioritaire, au sein d'un système scolaire de plus en plus éclaté.    Mais le bilan de cette "révolution" scolaire serait déjà un fiasco, selon les observateurs les plus sévères: En stratège, le ministre préfère ''la politique du puzzle'', ouvrant sur tous les fronts des chantiers sans lien apparent dont la cohérence n'est perceptible qu'au moment d'ajouter la dernière pièce au tableau […] Mais l'illusion ne saurait durer, tant la démarche signe le retour du sarkozisme à l'éducation. La même veine idéologique, les mêmes acteurs sont à la manœuvre. Derrière les discours lénifiants, il s'agit toujours de faire gagner la logique du marché sur celle du service public. Et , les mêmes causes produisant les mêmes effets, ce qui a abîmé l'école de la République il y a dix ans l'abîme de nouveau aujourd'hui »                                                                                          C'est un système à la carte, mais très verticalement organisé qui est l'objet de critiques de spécialistes de l'éducation. Contre un système trop mécaniste et tatillon, de plus en plus formel aussi, condamné au rafistolage permanent, engendrant un désarroi et une contestation croissants. Un désordre et une atomisation qui défavorisent les plus fragiles. Un système de plus en plus à  la carte. Même l'OCDE, pourtant libéral, ne ménage pas ses critiques.    Le découragement gagne ainsi que parfois le fatalisme.

             Depuis les années Giscard, l'école subit des réformes successives, dont la rapidité et l'absence de continuité et de cohérence déconcertent plus d'un enseignant et plus d'un parent. Mais sans que sur le fond les choses changent beaucoup. Les finalités essentielles de la scolarité se perdent un peu plus dans le flou ou le brouillard.
       Qu'est-ce qu'apprendre? comment le faire au mieux pour tous, pour en faire des êtres plus libres et des citoyens éclairés et critiques. Depuis Condorcet, c'est le coeur nucléaire du système, qu'on dirait souvent  oublié dans les faits.. Pragmatisme, adaptabilité et recettes pédagogiques sont de plus en plus l'objet de discussions prioritaires et interminables. La forme masque de plus le fond.

    D'une école ouverte sur la vie, on est passé à une sorte d'école à la carte, où l'apprentissage "autonome" et ludique finit par primer sur l'instruction (mot banni aujourd'hui), où l'évaluation devient opaque, où le savoir n'est que peu valorisé pour lui-même (on en voit les conséquences), l'élève étant de plus en plus au centre du système, où les enseignants sont priés d'être surtout des accompagnateurs toujours bienveillants (nouveau concept cache-misère), où les maîtres (ah, le vilain mot!) doivent être d'une indulgence sans limites.
   Cette tendance se poursuit, malgré les critiques peu audibles. Même partielles. Beaucoup d'enseignants sont devenus fatalistes au cours des ans, un grand nombre ayant perdu la flamme. La succession des réformes, parfois sans cohérence ni continuité. a usé parfois les plus motivés. 
    La "révolution" en cours les inquiète justement et l'avenir de la réforme est tout sauf claire. L'ambiguïté est présente. Le pragmatisme revendiqué ne passe pas. La culture toujours attendue en prend un coup. On suit la pente déjà engagée. Par exemple, une heure et demie de français et d'histoire géo en Lep. Une aumône culturelle. La nation a-t-elle seulement besoin de bras?
   Une certaine logique managériale tend à s'imposer davantage. Une révolution conservatrice par beaucoup d'aspects.
  Bref, une réforme à réformer. Une de plus.
      Comment refonder une école réellement républicaine?
          En revoyant d'abord la copie...
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    Une préconisation toujours bonne à rappeler, qui en dit long sur certaines dérives:
                                        ...Les conceptions de l’OCDE dans le domaine de l’éducation vont dans le sens d’une forte libéralisation du système éducatif. Dans Repenser l’enseignement. Des scénarios pour agir (dernier volume de la série « l’école de demain »), l’OCDE donne la parole à Jay Ogilvy, « grand pionnier de la réflexion prospective au sein des entreprises ». Celui-ci préconise une « décentralisation » et « une autonomie accrue des établissements scolaires, avec une influence plus forte des parties prenantes »1. Il fait l’éloge du projet anglais FutureSight, qui a consisté à renforcer le pouvoir des chefs d’établissement2. Il « préconise l’application des principes du marché contre l’excès de bureaucratie, qui risque d’étouffer l’innovation dans l’enseignement »            Cet expert promeut l’idée d’un enseignement adapté à chaque élève. Il affirme : « À l’avenir nous disposerons d’outils d’apprentissage qui nous permettront de faire chez chaque élève un diagnostic personnalisé qui nous donnera la possibilité de mettre à sa disposition, à chaque heure de la journée, des outils d’enseignement et des préparations de leçons les mieux adaptés à ses besoins et à ses aptitudes »4. Il faut selon lui « traiter chaque école et chaque élève différemment et singulièrement en fonction de leurs besoins propres », et « individualiser [l’] enseignement. » « Pour atteindre l’équité devant l’éducation à l’ère de l’information, nous devons rompre avec le vieux modèle de production de masse d’élèves bien socialisés et identiques de l’ère industrielle. Nous devons recueillir des informations sur chaque circonscription, chaque école, chaque élève, et les utiliser pour moduler les quantités de “nutriments” – qu’il s’agisse de dollars, d’enseignants, de manuels ou d’ordinateurs – en fonction des besoins de chaque école et de chaque élève »5. Ces idées sont entièrement au diapason de celles de notre gouvernement de droite, qui veut en finir avec le collège unique, créer des collèges de haut niveau dans les centres-villes et des collèges où l’enseignement se réduirait au minimum, au « socle commun », dans les banlieues défavorisées. Les 7 piliers du socle commun de connaissances sont d’ailleurs inspirés par l’OCDE. Ce que prône l’OCDE, c’est de renoncer à l’objectif ambitieux d’une école, d’un collège et d’un lycée pour tous, et trier dès le plus jeune âge les élèves en fonction de leurs résultats ; ce qui revient en fait à les trier en fonction de leur niveau social, donc à accentuer les inégalités. Ces préconisations vont à l’encontre du caractère démocratique et universel du système éducatif.          Dans ce long rapport pétri de langue de bois, l’OCDE préconise aussi que l’enseignement public soit désormais « concerné par les mécanismes du marché ». L’organisation déplore que « les conseils d’établissement et l’administration centrale de la circonscription fonctionnent comme des monopoles d’État. Parents et élèves n’ont pas le choix du fournisseur, comme ce serait le cas sur un marché libre ». Elle fait valoir que « dans la plupart des entreprises, un directeur peut opérer des changements pour répondre aux différents besoins d’une clientèle diverse », et conclut : « Nous devons commencer par dégripper ce mécanisme ». Elle propose en outre de « donner aux élèves et aux parents la possibilité de choisir l’école et les enseignants qui correspondent le mieux à leurs besoins. Le financement ira dans le sens du choix des élèves » ; ainsi « les forces du marché récompenseront les résultats »6. L’assouplissement de la carte scolaire, l’autonomie des établissements, l’idée de payer les enseignants « au mérite », le recrutement massif d’enseignants contractuels tandis que les places aux concours sont drastiquement réduites et que des milliers de postes d’enseignants titulaires sont supprimés chaque année, toutes ces initiatives du gouvernement trouvent leur source dans les préconisations de l’OCDE qui est aujourd’hui véritablement le fer de lance de la libéralisation des systèmes éducatifs. Il est temps de démystifier l’OCDE, de se démarquer de cette influence ultra-libérale, et d’entreprendre une politique éducative ambitieuse et démocratique, visant à la réussite de tous les élèves...___________

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jeudi 14 janvier 2021

Parler d'apartheid

En Israël

              Là-bas, sur le terrain, certains n'ont plus peur du mot. Non pas les Palestiniens de Cisjordanie, mais certains journalistes, anciens militaires et hommes publics israëliens, qui osent soumettre les plans du gouvernement actuel au feu de la critique. Des plans déjà anciens, qui ne font que se prolonger, avec l'arrière pensée, tout à fait proclamée dans la communauté ultra-orthodoxe, de rendre au pays, les terres ci-devant appelées Judée et Samarie. Le mythe de la Terre perdure, comme le remarque l'historien Shlomo.Sand, comme projet politique sous couvert de justifications religieuses.


       Le projet routier en développement va continuer à y contribuer, jusqu'à effacement des enclaves palestiniennes,  leur disparition du regard et des mémoires. L'entre-soi sera total, Le mythe de deux Etats, encore entretenu par Rabin, aura vécu. Le quotidien le Monde, en date du 12 janvier 2021, soulignait l’importance du dernier rapport de B’Tselem: «Israël maintient un régime d’apartheid entre le Jourdain et la Méditerranée: c’est le constat, radioactif, que fait pour la première fois une organisation de défense des droits de l’homme juive israélienne de premier plan, B’Tselem. Dans un rapport, publié le mardi 12 janvier, l’ONG s’affranchit de la division communément admise entre les systèmes politiques en place en Israël et dans les territoires palestiniens. Démocratie d’un côté, occupation militaire temporaire de l’autre. B’Tselem estime qu’une telle distinction s’est vidée de son sens au fil du temps, depuis la conquête des territoires par Israël, lors de la guerre de 1967..."   


            Le Quotidien Haaretz fait un bilan de l'opération routière en cours, qui n'est pas seulement fonctionnelle mais surtout politique. Une annexion de facto, selon une autre source.   Maintenant que l’annexion de jure a été temporairement retirée de la table, la droite des colons espère continuer à pousser l’annexion rampante, de facto, et porter la population de colons à un million.  Comme l’explique Daniel Seidemann, un avocat israélien spécialisé dans la géopolitique de Jérusalem, les projets d’infrastructure sont «destinés à effacer la ligne verte et à intégrer les colonies de Cisjordanie [en Israël]».   Selon la Moriah Jerusalem Development Corporation, une organisation créée par la municipalité de Jérusalem afin de développer les infrastructures de la ville, le projet de quelque 27 millions d’euros devrait améliorer la circulation des citoyens israéliens entre Jérusalem et d’autres colonies du sud de la Cisjordanie, comme Gush Etzion, Efrat, Kiryat Arba, et d’autres.   La vidéo promotionnelle virtuelle de Moriah montre des véhicules israéliens circulant uniquement sur la route élargie, sans mentionner aucune des villes palestiniennes adjacentes invisibles qui se trouvent derrière les deux murs qui l’entourent. Bien qu’elle ait été construite dans les années 1990 sur des terres privées, confisquées aux Palestiniens, la route des tunnels est interdite aux Palestiniens de Cisjordanie, à l’exception des résidents palestiniens de Jérusalem-Est, qui sont autorisés à conduire des véhicules immatriculés en Israël.    Selon l’Institut de recherche appliquée (Applied Research Institue – ARIJ), une ONG palestinienne qui rend compte des activités de colonisation israéliennes en Cisjordanie, le principal objectif de la route est de contourner Beit Jala et Bethléem, offrant aux colons de Gush Etzion et de la région de Hébron une entrée sud-ouest de la ville de Jérusalem «débarrassée» des Palestiniens. Dans le passé, les Palestiniens pouvaient voyager entre Bethléem et Jérusalem; aujourd’hui, Bethléem est entouré par le mur de séparation...."                                                                                   Comme il a déjà été dit, Bibi trace ses routes, grâce à la complicité des uns, le silence des autres, l'indifférence générale. Que demandait-il de plus? Une géographie de la violence, comme il était dit déjà en 2008. La Cisjordanie et Jérusalem-Est seront effacés. Mais que deviendront les Palestiniens?___________________

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mercredi 13 janvier 2021

Restons modeste...

 


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Amazon et la souveraineté numérique

 Des rapports ambigüs 

                      Le problème du poids de plus en plus gigantesque des Gafas dans la vie quotidienne et publique est (enfin!) de plus en plus pris en considération et contesté, par son ampleur, ses pouvoirs, ses incidences, qui ont forcément des aspects politiques, à tel point que l'UE s'en émeut (il serait temps!) et qu'aux USA même, des voix se font entendre de plus en plus en haut lieu pour démanteler ces plateformes et leur monopole de fait. Jusqu'à dans les milieux démocrates.

                  Amazon, qui fait ses choux gras de la crise sanitaire, est lui-même particulièrement l'objet de critiques de responsables politiques, en ce qui concerne non seulement son hyper puissance, ses pratiques commerciales, mais aussi les intrusions de certains de ses services dans la vie de certaines institutions, certains services de l'Etat dont il sait habilement attirer  les faveurs jusqu'à se rendre indispensable.  Mais c'est là que la cohérence du discours politique est prise en défaut, car s'instaure un double langage, du moins dans notre pays.         ___Bruno Le Maire est justement critique quand il le faut, mais cède dans certaines occasions, et non des moindres:  "..S'il y a une firme américaine qui est constamment visée par des controverses, pour sa pratique d’évasion fiscale comme pour ses pratiques sociales, c’est assurément Amazon, beaucoup plus encore que les autres géants du numérique, qu’il s’agisse de Google ou d’Apple. Il ne se passe plus une semaine sans qu’une nouvelle polémique n’éclate, alimentée par les milieux culturels, ceux de l’édition par exemple, ou encore par l’association citoyenne Attac, qui a fait de la lutte contre l’évasion fiscale l’un de ses principaux chevaux de bataille. Et pourtant, la firme américaine n’a visiblement rien à craindre des autorités françaises. C’est même exactement l’inverse : alors que Bruno Le Maire a récemment dénoncé les géants du numérique comme les « adversaires des États », elle est visiblement chouchoutée par le gouvernement français, et plus particulièrement par la Banque publique d’investissement (BPI), qui est l’un de ses importants leviers dans le pilotage de la politique économique. Coup sur coup, la BPI vient en effet de passer, sans en faire la moindre publicité, plusieurs accords avec le géant américain, qui apparaissent pour le moins discutables. Ou, en tout cas, qui seront vivement discutés. Et même contestés.                                                                                                          On vient ainsi d’apprendre qu'Amazon qui, hormis son immense force de frappe commerciale planétaire, est aussi un hébergeur géant, a construit une nouvelle plateforme en France, baptisée « L’accélérateur du numérique », qui « est destinée à accompagner pas à pas l’ensemble des entrepreneurs français dans leur transformation numérique et les aider ainsi à développer leur activité en ligne ». « Le programme couvre une large variété de sujets, du marketing à la logistique en passant par le choix de la stratégie de vente. L’accès au programme est gratuit, sur simple inscription », lit-on sur le site de la plateforme.    Des orientations et des décisions vivement critiquées par des acteurs de la vie  politique et économique: "..., la BPI a signé un partenariat avec Amazon pour digitaliser les entreprises. Le message, doublement problématique, sous-entend que la solution et la compétence numérique seraient celles d'Amazon et que la numérisation des commerces et des TPE-PME passerait par les marketplaces américaines. Or de très nombreuses TPE et PME sont déjà accompagnées par des entreprises françaises. L'enjeu : leur donner les moyens non seulement de survivre, mais aussi d'exister à moyen terme, d'étendre leur zone de chalandise et de faire connaître leurs services. Il s'agit aussi de construire un autre modèle en multipliant les places de marché territorialisées. L'État et les collectivités locales soutiennent ces initiatives qui favorisent une offre indépendante et une consommation en circuit court. Dès lors, recommander Amazon par défaut, c'est faire preuve de mépris pour les acteurs français et ignorer la réalité de notre tissu économique. Faire des grandes plateformes LA solution au défi de la numérisation, sans jamais citer la possibilité de créer son propre site et ainsi construire son autonomie numérique, c'est envoyer les TPE et PME au casse-pipe. Leurs marges seront mangées par les royalties des plateformes. Leur relation client leur sera ôtée. La part de leur chiffre d'affaires réalisée en ligne, si elle augmente, les rendra prisonnières des conditions tarifaires des plateformes dans les bras desquelles la BPI les aura jetées, alors que mille options pertinentes existent. » ______________________

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mardi 12 janvier 2021

Exemple mexicain

Vers une souveraineté agricole

           On n'attendait pas une telle avancée de la part de ce pays, aux frontières des USA, fief de Monsanto.    Le Mexique ", sous l'impulsion de son nouveau Président, s'engage à bannir de son sol en trois ans le maïs génétiquement modifié ainsi que le très contesté herbicide glyphosate..." Contre les dures lois de Monsanto. Contre la déforestation galopante et le productivisme aveugle dans certaines contrées.                                                              La richesse génétique du maïs mexicain  "... permettrait d’augmenter la production sans avoir à payer des royalties à Monsanto étant donné que le pays possède 60 espèces locales et des milliers de variétés adaptées à tous les types de terrain et de climat. La multinationale nie le risque de contamination du maïs mexicain par le transgénique qu’elle fabrique bien qu’il soit avéré que la coexistence entre la technologie transgénique et la biodiversité est impossible. Monsanto ment comme d’habitude en faisant passer ses profits avant la santé des personnes, la protection de l’environnement et le bien commun comme cela a été amplement prouvé par les recherches effectuées pendant toutes ces années.   En s’appuyant sur des rapports de la FAO et de l’UNESCO entre autres, la UCCS affirme que les transgéniques, non seulement n’augmentent pas les rendements, mais ils augmentent le niveau de produits chimiques toxiques et détruisent le sol et ne sont d’aucun profit pour les agriculteurs pauvres ni pour les communautés. De plus, ils contribuent à la crise climatique parce qu’ils renforcent un modèle d’agriculture dépendant du pétrole..."  

            Sage et courageuse décision, qui peut faire école. De plus, quand on connaît l'importance de la culture du maïs dans ce pays, qui en vit depuis plusieurs millénaires, cette détermination s'explique parfaitement. Le bon sens reprend ses droits. Espérons qu'il n'y aura pas de retour en arrière, sous la pression du puissant voisin ou comme l'effet d'un gouvernement moins éclairé.    Les luttes individuelles sont utiles, mais ne suffisent pas.     Après trente ans de cultures OGM, la coupe est pleine. Il s'agit de sauver la diversité des maïs du pays, la base de la nourriture ancestrale. La pratique des OGM dans l'agrobusiness est une course sans fin. Monsanto ou Bayer s'efforcent toujours de se présenter comme indispensables, malgré les revers accumulés et les révoltes ici ou là, en Argentine comme en Inde. Il y a beaucoup à faire pour faire plier les puissants intérêts qui animent la firme depuis sa trop longue existence. Sans tergiverser et sans faux semblants.   __________________

Posted by Etienne Celmar at 07:04 Aucun commentaire:

lundi 11 janvier 2021

Etat sous influence

 Un institut pas comme les autres.

                          On peut avancer que les structures de l'Etat ont été mises progressivement sous tutelle, depuis des années, progressivement, les orientations néolibérales prenant de plus en plus d'importances dans la gestion des services publics, la course aux privatisations, la formation et les méthodes de management.                               Le poids des lobbies n' a pas été pour rien dans cette influence parfois masquée, parfois brutale. Le macronisme semble l'aboutissement de ce tropisme qui prétend à bas bruit mettre les institutions peut à peu dans le sillage de la gestion privée, jusque dans le vocabulaire, comme dans le public ou le lean management.   Le macronisme représente le dernier stade de cette orientation impulsée par M.Thatcher et ses émules, sans oublier Blanquer, un relai précieux.   Le régalien est de plus en plus lui-même marqué pas l'esprit de rentabilité, comme l'armée et la justice, comme l'école, où se profile de nouvelles orientations du même esprit: adapter d'abord l'institution aux exigences des intérêts privés. Cela sous la haute inspiration d'un organisme privé, dirigé par des dirigeants d'entreprise,  qui a pignon sur Elysée:    L'institut Montaigne est "...un think tank fondé en 2000 par Claude Bébéar, longtemps PDG d’Axa et figure tutélaire du patronat français, a la vocation «d’élaborer des propositions concrètes dans les domaines de l’action publique, de la cohésion sociale, de la compétitivité et des finances publiques». L’Institut Montaigne et sa quinzaine de salariés sont financés quasi intégralement grâce aux adhésions d’une centaine d’entreprises, dont plusieurs sont membres du CAC 40. Avec une limite : une société ne peut pas apporter plus de 2 % du budget total. Pourtant réputé comme proche de la droite, l’organisme se réclame «indépendant» des partis. C’est Bébéar qui recrutera Laurent Bigorgne et le placera directeur des études en 2009. L’année suivante, il deviendra directeur général.   En s’engageant avec En marche, Laurent Bigorgne a surtout joué avec le feu. Lorsque Mediapart révèle que l’association du parti est hébergée à son domicile privé, il doit organiser à la hâte un déjeuner avec l’équipe du think tank pour expliquer sa démarche. «Il nous a dit qu’il avait compris l’avertissement et qu’il allait prendre ses distances avec Emmanuel Macron», se rappelle un collaborateur. Claude Bébéar, dont il est proche, le rappelle à l’ordre. Il confie : «Quand j’ai créé l’Institut Montaigne, j’ai édicté le principe d’une structure apolitique et si on ne respecte pas ça, on tue l’Institut.» A la même période, Emmanuel Macron va proposer à Laurent Bigorgne de devenir délégué général de son nouveau parti. Une offre qu’il décline mais continue de s’investir «sur son temps privé» dans la campagne présidentielle. La lecture des nombreux échanges contenus dans les MacronLeaks permet de saisir son influence. Un mois après le lancement d’En marche, il rédige par exemple une ébauche de lettre où Macron s’exprime à la première personne pour rappeler les fondamentaux de son mouvement politique. Il participe également aux réunions stratégiques et file un coup de main pour la levée de fonds en incitant quelques proches à contribuer..."

               Le "faux nez du patronat" a ses réseaux et ses hommes d'influence et la "gauche' libérale n'a pas échappé à ses sirènes, qui se veulent apolitiques. Il a ses relais aussi, notamment aux niveaux des médias, qui s'avancent masqués. Et quand on sait que l'essentiel de la presse appartient à de grands groupes financiers ou industriels.... Laurent Bigorgne est un très proche de l'Elysée et la rue de Grenelle, dont le parcours d'une gauche molle à une droite assumée est à méditer.    ___________________________

Posted by Etienne Celmar at 09:09 Aucun commentaire:

dimanche 10 janvier 2021

Vu de Sirius

__ Hopital: boîte noire

__ Google et les syndicalistes

__ Israël, nation témoin?

__ Obama, l'ambivalent

__ Et mon cognac?

__ Brésil: au bord du gouffre  

__ USA: gravissime

__ Le Mexique donne l'exemple

__ La bible et le sang     ________________________

Posted by Etienne Celmar at 08:47 Aucun commentaire:
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Humeurs et humour de toutes couleurs


- Vélovirus
- Restons modestes
- Sur le pied de guerre
- La royauté
- Ne m'appelez pas Président
- Délinquance pondérale
- Virus ultra résistant
- De pape en pape
- Roule ou grève!
- On ne sait pas où on va
- Retraite 2.0
- Personne n'est parfait
- Faute de goût
- Modestes propositions
- Ailes présidentielles
- Black is black
- Macro-incertitudes
- Cliquez pour prier
- Homo ratatinus
- Cochons à la barre
-Macdonaldisation planétaire
- L'Evangile selon Donald
- Back to the Past
- Tant de sollicitude...
- Pas de croissance?!
- Comme j'aime
- Histoires d' O...-pital
- Un sans-culotte culotté
- C'est bien le meilleur
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- Rien n'arrête Mr Ping
- Barbe au poil
- Procrastination
- Tout s'explique
- Encore un ver?
- Batifolage
- On en parle
- Benalla, ah! ah!
- J'arrête le vélo!
- Ben OSS117
- Ronds points citoyens
- Civisme topless
- L'essence et l'existence
- Les tribulations de Jean-Claude
- La connerie, son avenir
- Elysée enlisé?
- Boutique élyséenne
- Jupiter et l'horticulteur
- Passé compliqué
- Enfer pour Jupiter?
- Pas si nul que ça!
-Ils sont fous ces Gaulois
- Brigitte en clair
- Abandon
- Pedalo, ergo sum
- On se calme!
- Un putain de pognon
- La paille et la poutre
- Pognon de dingue
- Pas de kawa pour les fatmas
- Tueries US: la solution
- Chers collaborateurs
- Thaumaturgie
- Pauvre cochon!
- Et pont et pont...petit patapon ♪♫♪
- You are fired!
- Miracle en Alabama
- Vandalisme ou trumperie?
- Plantation et plantage
- Echos du Palais
- Pas de chance!
- Ce n'est pas un poisson d'avril
- IL est temps d'investir
- Macron et le loup
- Petit voyage en absurdie
- Le roi du kit nous quitte
- Tout ça pour ça!
- Maussade
- Procrastinez-vous?
- Le ministre et le pizzaïolo
- La 2 CV de Mr HULOT
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- Cancans du Vatican
- Dieu est-il en RTT?
- Et rebelotte!
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- Cordée en péril?
- Terreur à Washington
- Tempête ...:
- Vie de cochon
- Jamais plus sans mon chien
- En marge
- Pédaler speed and free
- Culottés!
- Barbe chic et choc
- Nobody
- Garder la mémoire
- En avoir ou pas?..
- Vers une assemblée godillot?
- Les tribulations de l' abbé Roux
- Pourquoi pas "Président à vie"?
- Philosophiquement non conforme
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- Procastinatio
- Riches: une montée "fulgurante"...
- Elle est encore là..
- Familles recomposées
- :Cherche donateur:
- Trouver son chemin
_ Retour au chateau
- L'évangile selon Donald
- Où va-t-on?
- Cuisine pré-électorale
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- Barack s'en va:
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- Christine coupable?
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- On a beau dire...
- En rire ou pas
- Facéties préelectorales
- Il Papa, la pizza et the Mc Do
- Hillarant!_

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Alertez B. Bardot.!_
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Il a raison, Gérard:
- Les pauvres exagèrent
- So smart!:
- Economies faciles
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Toujours plus haut
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- Etrangeté
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- Urinothérapie
- Audaces rhétorico-politiques
- Mettez un tigre dans votre smartphone:
- Sans blagues!:
-Bac: l'art d'enfiler les perles
- A tu et à toi
- Humour et politique:
- Brunus Imperator
- Oh-rage!..
- L'habit ne fait pas le ministre
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Cumulards:
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Enquête à "Ménard-ville"
- Police de la croûte:
- Coiffure élyséenne:
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- Paléo et néo-crétinisme
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- Histoire à dormir debout
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- Le retour des druides
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- De si belles pommes!
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