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vendredi 5 novembre 2021

Climat( 2). Basculement.

 Le grand défi

             Nous n'avions rien vu venir. Longtemps le climato-scepticisme eut pignon sur rue, le lobbying était actif. Mais il n'est plus permis de douter. Les indices convergent tous les ans en plus grand nombre.  Les enjeux sont majeurs. Rien ne sera plus comme avant. Il est plus que temps de s'y mettre. L'urgence est là. Le problème est global.    Mais peut-on croire les engagements étatiques, surtout quand des plus grands manquent à l'appel, quand les intentions sont loin d'être nettes, du moins dans les pays industrialisés? La bonne volonté officielle ne suffira pas et le problème de l'adaptation nécessaire et urgente n'est pas qu'un problème technique.       Surtout quand les groupes bancaires trainent les pieds et que les insuffisances sont manifestes. Les COP se suivent et se ressemblent étrangement.                                       __Pourtant, il y a des signes qui ne trompent plus. Mais l'offensive des lobbies industriels ne faiblit pas. La procrastination risque de durer, surtout s'il n'y a pas plus rapidement convergence des intérêts, quel qu'en soit le coût. La conversion risque d'être longue et coûteuse, vu les résistances et les divergences et il n'y a pas que les combustibles fossiles qui sont en question. La croyance aux seules vertus du marché s'illusionne, malgré les velléités de certains politiques.

                   Point de vue:   1.     "...Emmanuel Macron a lancé à la tribune de la COP26, à Glasgow : « Nous savons que notre objectif, c’est 1,5 °C pour la fin du siècle. Nous savons qu’aujourd’hui, nous n’y sommes pas. Notre trajectoire actuelle nous amène à 2,7 °C. La clé de notre action collective est que, dans les jours qui viennent, il puisse y avoir suffisamment d’engagements pour revenir au 1,5 °C. »   Durant toute la journée, les discours des dirigeants mondiaux se sont enchaînés en ouverture du sommet climatique. Après le président américain Joe Biden, qui a présenté ses excuses pour la décision de son prédécesseur, Donald Trump, de retirer les États-Unis de l’accord de Paris, c’était au tour d’Emmanuel Macron de prononcer son speech inaugural. Et le chef d’État français n’a pas hésité à se poser en donneur de leçon malgré les deux récentes condamnations envers son gouvernement pour inaction climatique de la part du Conseil d’État et du tribunal administratif de Paris  Le président français a en effet argué que « La France, et plus largement l’Union européenne, sont aujourd’hui au rendez-vous des engagements [pour maintenir le réchauffement planétaire à +1,5 °C – ndlr] ». Avant de tonner : « La clé pour cette COP est que les plus gros émetteurs, dont les stratégies nationales ne sont pas conformes à notre objectif des 1,5 °C, rehaussent leurs ambitions dans les quinze jours qui viennent. C’est le seul moyen de crédibiliser les 1,5 °C. »     Mais depuis le vendredi 29 octobre, comme un mauvais souvenir qui émerge en plein rêve de réussite de la COP26, circule un document qui met en lumière une tout autre politique climatique française.  Deux simples pages ayant fuité qui consistent en une proposition d’acte délégué – un texte juridique contraignant émis par la Commission européenne – demandant à ce que le gaz fossile et le nucléaire soient deux activités labellisées « énergie verte » par l’Union européenne (UE).       Bruxelles s’est récemment doté d’un plan de réduction de 55 % de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 qui devrait conduire l’UE à la neutralité carbone à l’horizon 2050. Parmi l’ensemble des mesures prises par les autorités européennes figure la mise en place d’une taxonomie verte. Il s’agit de créer un système de classification environnemental des différentes activités industrielles afin de réorienter les flux financiers privés vers des projets compatibles avec les objectifs climatiques européens.    En avril 2021, la Commission européenne a adopté une série d’actes délégués relatifs au volet climatique de la taxonomie européenne (ici et ).      Mais le gaz fossile et le nucléaire ne sont pas concernés par ces textes juridiques car sujets à d’intenses débats, pas encore tranchés. Pour ces deux énergies, un acte délégué complémentaire doit être validé d’ici à mi-décembre afin de les intégrer, ou non, dans cette taxonomie.    L’État membre à la manœuvre de ces débats houleux ? La France. Paris a en effet noué une alliance inédite avec les pays d’Europe centrale, pro-gaz et peu ambitieux en matière climatique, telles la Tchéquie, la Hongrie gouvernée par le nationaliste Viktor Orbán, ou la Pologne dirigée par un gouvernement ultra-conservateur qui refuse de mettre fin à ses gigantesques exploitations charbonnières.      Inclure le gaz fossile comme une énergie verte de « transition » au sein de la taxonomie européenne serait un contre-sens climatique. Depuis 2015, les scientifiques martèlent que pour limiter le dérèglement climatique, il faudrait laisser dans nos sous-sols plus de la moitié des réserves mondiales de gaz. Et les Nations unies ainsi que la revue Nature viennent tous deux de démontrer que la production de gaz doit diminuer de 3 % par an pour maintenir le réchauffement global à +1,5 °C...« Intégrer le nucléaire et le gaz à la taxonomie verte de l’Union, c’est attirer des fonds privés tout en garantissant le greenwashing des firmes qui exploitent ces énergies dangereuses. Voilà la réalité de l’engagement français pour le climat, se désole quant à elle l’eurodéputée Verts française, Marie Toussaint.   En pleine COP26, le gouvernement français pratique ainsi un double jeu. Celui, d’une part, de se permettre d’appeler, depuis sa stature d’État qui a été à l’origine du succès diplomatique de l’accord de Paris de 2015, les pays les plus émetteurs à revoir à la hausse leurs ambitions climatiques. Et, d’autre part, de faire primer l’industrie nucléaire française sur l’urgence climatique...."

_______ 2.    "...À la tête des entreprises qui devraient s’engager dans la lutte contre le changement climatique se trouvent bien évidemment les compagnies pétrogazières et charbonnières : elles sont placées devant un véritable défi existentiel (lien) qui doit les amener à sacrifier les activités qui ont fait leur raison d’être et leurs profits.    Leur prise de conscience a pris du temps et certaines, comme Exxon, on longtemps fait de la résistance et de la désinformation.   Mais la pression des nouvelles réalités financières se fait de plus en plus forte. Les investisseurs prenant davantage en considération les critères environnementaux sociaux et de gouvernance (ESG), les compagnies pétrolières ont connu de grosses pertes en 2020 dues notamment à la dépréciation de leurs actifs, amplifiée par la diminution de la consommation de pétrole due à la crise du Covid-19.    Nombreuses sont donc celles qui changent de cap et se présentent désormais comme des entreprises engagées.    Pour Total, la « neutralité carbone » est annoncée pour 2050 ; la stratégie repose principalement sur des investissements massifs dans l’énergie solaire et sur des collaboration avec de grands groupes, comme Microsoft. Sous la pression de certains groupes d'actionnaires, cette question sera au cœur de la toute prochaine AG du groupe.    Car, dans cette course au verdissement, le greenwashing est parfois de mise : le 8 mars 2021, Shell informait livrer sa première cargaison de « gaz naturel neutre en carbone »… grâce à un mécanisme de compensation en crédits carbone !   Les autres entreprises doivent elles aussi intégrer les objectifs sociétaux et environnementaux à leurs objectifs économiques. Celles qui comprendront ces enjeux et maîtriseront les différents profils de consommateurs grâce au développement de nouveaux produits ou services seront celles qui créeront le plus de valeur pour l’entreprise et pour la société....."         ___La lenteur et les résistances semblent bien s'installer. Nos dénis et notre sentiment d'impuissance aussi. Alors que faire?...  _______________________

samedi 2 octobre 2021

La guerre et ses profits

 La guerre pour Kaboul n'a pas été perdue pour tout le monde

                       Comme c'est souvent le cas dans les conflits, surtout s'ils durent, certains tirent les marrons du feu et font un business très profitable. Sans état d'âme. Leur intérêt est même que la guerre s'éternise. Les "marchands de canon", selon l'ancienne expression, ne sont pas spécialement des aspirants à la paix. La question des "profiteurs de guerre" ne date pas d'aujourd'hui, mais a pris, lors des 20 ans d'opérations en Afghanistan, des proportions hallucinantes, a atteint des hauteurs stratosphériques, le contribuable étant mis à contribution de manière inhabituelle.                      ____                 En Afghanistan (*), ont oeuvré non seulement des milices privées, des mercenaires recrutés par des agences ayant pignon sur rue et florissantes, mais aussi toute une industrie de guerre qui trouvait là de quoi augmenter son chiffre d'affaires, par des commandes d'Etat qui tournaient parfois à la débauche de moyens de plus en plus sophistiqués.     Le complexe militaro-industriel, que redoutait Eisenhower à son époque, a fonctionné à fond. L'armée s'est même peu à peu privatisée sur beaucoup de points. Les intérêts croisés se sont multipliés. Tout ça pour le résultat que l'on connaît....Avec 14000 milliards que n'aurait-on pas fait?...

                        __ (*)      "..... Comme l’a récemment rapporté Isaac Stanley-Becker du Washington Post, «les huit généraux qui ont commandé les forces américaines en Afghanistan entre 2008 et 2018 ont ensuite siégé dans plus de 20 conseils d’administration d’entreprises».       Depuis qu’il a pris sa retraite, le général Stanley McChrystal, qui a supervisé le renforcement des troupes dans ce pays de l’ère Obama, a été membre du conseil d’administration ou conseiller d’au moins 10 entreprises, gagnant des millions de dollars grâce à elles. L’année dernière, de manière assez typique, le général Joseph F.Dunford Jr., commandant pour l’Afghanistan en 2013 et 2014, a rejoint le conseil d’administration de Lockheed Martin, le plus grand fournisseur du Pentagone. Et n’oublions pas le secrétaire à la Défense, Lloyd Austin, qui, lors de sa carrière militaire, fut à la tête du U.S. Central Command (Commandement central des Etats-Unis), supervisait les guerres d’Afghanistan et d’Irak. Il a ensuite rejoint le conseil d’administration du géant de l’armement Raytheon, gagnant au passage jusqu’à 1,7 million de dollars.                   Et pourtant, comme le note aujourd’hui William Hartung, spécialiste du Pentagone, rien de tout cela n’est comparable à la façon dont le secteur industriel du complexe militaro-industriel et du Congrès a profité des guerres éternelles désastreuses de ce pays. Aujourd’hui, sur la base d’un rapport qu’il a rédigé sur le sujet pour le Center for International Policy et le Costs of War Project de l’Université Brown, il propose une vision du «succès» en temps de guerre qui pourrait être une catastrophe sans précédent dans le contexte des guerres sans fin perdues par ce pays. Qui l’aurait cru?]                     Les coûts et les conséquences des guerres étatsuniennes du XXIe siècle sont désormais bien documentés: 8000 milliards de dollars de dépenses et plus de 380 000 morts civiles, selon les calculs du projet Costs of War de l’Université Brown. La question de savoir qui a le plus bénéficié d’une telle orgie de dépenses militaires a, malheureusement, reçu beaucoup moins d’attention.    Les entreprises, grandes et petites, ont quitté le festin financier de la flambée des dépenses militaires de l’après-11 septembre 2001 avec, dans leurs poches, des sommes véritablement stupéfiantes. Après tout, les dépenses du Pentagone ont totalisé la somme presque inimaginable de plus de 14 000 milliards de dollars depuis le début de la guerre d’Afghanistan en 2001, dont la moitié (reprenez votre souffle) est allée directement aux entrepreneurs de la défense....."       ____________________________

vendredi 12 février 2021

Dette: il faut ou il faut pas...

...Les annuler?

             Il y a dettes et dettes. Il y a des dettes ruineuses et des dettes productives, dans le cadre d'investissements positifs, source d'enrichissements. Il y a la dette privée, qu'il vaut mieux rembourser au cours d'un vie, et la dette publique, celle d'Etats, qui ne peuvent mourir et qui peuvent "rouler" une dette dans un temps très long et qui a été souvent effacée, par décision politique, comme celle de l'Allemagne en 1953, comme celle que décida Nabuchodonosor en son temps.    Il y a la dette "coupable", celle engendrée pas des dirigeants irresponsables, souvent non élus, et il y a la dette des pays écrasés économiquement par des investisseurs ou des puissances qui les saignent, ou le peuple n'est en rien responsable.       Bref, la dette a de multiples sens et la dette d'une personne ruinée par sa faute ou par la maladie n'a rien à voir avec la dette de pays super endettés comme le Japon, qui la supporte facilement, car non dépendant des marchés financiers. Si la dette de notre pays a monté en flèche, alors qu' elle restait dans les "normes", c'est après la crise financière de 2008, où les Etats n'ont pu faire autre chose que de renflouer les banques, après leurs errements, leurs fautes et leur laxisme, elles qui aiment les dettes...mais surtout les intérêts.

             Pour ce qui est de la dette -Covid, qui s'accumule en vertu de choix politiques où le "quoi qu'il en coûte" est devenu une règle, le débat actuel est flou et parfois contradictoire, amenant les économistes à se contredire parfois en se projetant dans un avenir qui ne peut tenir que du pari dans une large mesure. Il y a la position ultra-orthodoxe-libérale de     Mme Lagarde qui défend  ses principes au nom de Article 123, découlant des accords de Maastricht, pourtant rejeté par certains membres de l'UE: c'est interdit, y faut y a qu'à...Il y a la position un peu moins rigide de Lemaire, qui mise sur une reprise économique vigoureuse pour effacer une dette  dont le remboursement peut-être repoussé sur plusieurs dizaines d'années, les taux négatifs actuels de remboursement étant exceptionnellement avantageux.  Le débat est en fait assez " lunaire", car nous sommes dans un temps suspendu, sans vision de l'avenir et les économistes de premier plan sont souvent en désaccord.                               Le débat revient sur le tapis (*). Il faut sortir de la culpabilité associée depuis longtemps à la dette, comme l'a bien montré Graeber, qui en retrace la longue histoire.      Il faut une nouvelle gouvernance européenne, comme le préconisent certains, même si la BCE a une politique monétaire plutôt favorable pour l'instant. Un certains nombre de tabous doivent sauter.  Il y a des alternatives. Les "bonnes" et vertueuses intentions peuvent être lourdes de conséquences négatives. Si nous avions encore la maîtrise de notre monnaie, un peu d'inflation, une orientation intelligente de l'épargne, une mise à contribution des grosses fortunes à la Roosevelt pourraient vite produire des effets positifs. .. Nous sommes déjà sortis de plus grands désastres....      

         ________________(*)  Michel Rocard: en son temps avait bien montré que de 1901 à 1973 la Banque de France a financé l’État sans intérêt. Si c’était encore le cas, notre dette serait 17% du PIB        Comme l'énonce Anne-Laure Delatte,"Il faudrait commencer par restructurer les dettes publiques des pays de la zone euro où elles pèsent le plus (au moins celles de la Grèce, de l’Italie et du Portugal). Retarder les échéances de remboursement des dettes donnerait de l’air aux finances publiques. Ensuite, il sera difficile de stabiliser la zone sans mettre en place des mécanismes de transfert automatiques et permanents entre les États. C’est ce qui existe entre les États américains, pourquoi pas dans la zone euro ? L’Union budgétaire a longtemps été un sujet tabou en Europe mais, en janvier dernier, le Trésor français a fait un pas en recommandant un budget commun européen pour financer l’investissement public et rendre ces transferts possibles. Cela impliquerait de lever un impôt européen et d’accroître le pouvoir de contrôle du Parlement européen.            Bref, deux routes bien distinctes se présentent à nous : soit un retour au franc dont on espère un gain de compétitivité, mais avec des effets très déstabilisants sur la dette des entreprises et une autonomie très relative de la politique économique ; soit on conserve l’euro, mais alors il faut achever le projet et donner une dimension politique à la monnaie européenne. Ces deux options ont le mérite d’être claires.

      Le problème est donc plus politique que purement économique et il n'y a pas que la dette grecque, finalement assez mineure par rapport au budget européen.___ Point de vue-débat: La dette en héritage___.

                         ____Le problème de la dette publique , au centre de l'Europe, fait  rarement l'objet d'une analyse sérieuse et historique
_"L'endettement public et la dette publique proprement dite ont un passé très riche, très haut en couleurs, et qui pourrait être plein d’enseignements. Ils sont étudiés, certes, mais pour eux-mêmes, de façon érudite, ce qui est légitime ..., mais sans beaucoup d’efforts comparatifs..".
     _Le débat est dans une large mesure confisqué ou dénaturé, réduisant souvent  l’État social à un fardeau improductif reporté de génération en génération...
    La dette est devenue un épouvantail commode.   
En ces temps actuels de crise, le passé du continent s'estompe, de même que les raisons qui avaient conduit Jean Monnet ou Alcide de Gasperi à créer l'Europe. Les responsables semblent ne réagir qu'en financiers préoccupés de leur pré carré, soucieux de gagner du temps, alors qu'on les attend en politiques, visionnaires et Européens..."
     Les problèmes économiques qui en découlent dans les pays subissant un étranglement monétaire, selon M.Wolfpourrait briser les sociétés, les gouvernements, voire les Etats.
     ."Le recours à l’emprunt ou, plus précisément, à l’argent extérieur aux circuits de dépôts monétaires contrôlés par l’administration française des Finances, n’est qu’une option parmi d’autres au sortir du second conflit mondial. Les marchés financiers internationaux et la compétition entre États pour s’y financer sont (à une époque) inexistants. La notion même « d’endettement » de l’État ne s’est ré-explicitée en France qu’avec la réémergence, à partir des années 1970, des marchés obligataires. Si la dette est faible en volume à l’époque, ce n’est pas exclusivement à cause des faibles déficits mais c’est aussi parce que le Trésor dispose d’une palette d’instruments variés qui rendent marginal l’appel à l’emprunt, au demeurant techniquement peu développé. Les dispositifs de trésorerie de la reconstruction sont tournés avant toute chose vers la garantie d’un financement sécurisé et régulier des dépenses publiques considérées comme nécessaires à l’expansion économique et à l’objectif de « plein emploi ». L’État finance ses découverts passagers en drainant de l’épargne et en collectant les ressources monétaires de son propre réseau, à la fois des particuliers mais aussi des institutions bancaires..."
___De Mirabeau aux Trente Glorieuses, le problème de la dette est récurrent, résolu de manières souvent très différentes (1), ce qui montre qu'il n'est pas du domaine de l'inéluctable, qu'il n'a rien à voir avec un phénomène naturel.
____Aujourd'hui, on peut se  référer au deux extrêmes, l'Allemagne et la Grèce, où semble jouer le principe deux poids, deux mesures, si on se réfère à l’annulation de la dette d'une Allemagne ruinée , il y a à peine 60 ans...
"... Après la seconde guerre mondiale, de multiples conditions ont été réunies pour permettre à l’Allemagne de l’Ouest de se développer rapidement en permettant la reconstruction de son appareil industriel. Non seulement la dette contractée par l’Allemagne en-dehors des deux guerres mondiales a été réduite de plus de 60%, mais le règlement des dettes de guerre et le paiement des réparations aux victimes civiles et aux Etats ont été reportés à une date indéterminée : de fait, à la réunification allemande qui est intervenue en 1990 et au traité de paix qui a été signé à Moscou la même année entre les autorités des deux Allemagnes en cours d’unification, les Etats-Unis, l’URSS, le Royaume-Uni et la France. Le poids des réparations sur l’économie allemande a donc été longtemps différé. Et dans le cas des réparations dues à la Grèce, celles-ci n’ont pas représenté le moindre effort de la part de l’Allemagne puisque les autorités allemandes refusent de donner suite aux demandes grecques. 
A la différence de ce qui s’était passé à l’issue de la première guerre mondiale, les puissances occidentales ont voulu après la seconde guerre mondiale éviter de faire peser sur l’Allemagne le poids de remboursements insoutenables car elles ont considéré qu’ils avaient favorisé l’accession du régime nazi au pouvoir. Les puissances occidentales voulaient également une Allemagne de l’Ouest forte économiquement (mais désarmée et occupée militairement) face à l’Union soviétique et ses alliés. Rien de tel n’est de mise avec la Grèce et les autres pays de la Périphérie au sein de l’Union européenne.
      Pour atteindre cet objectif, non seulement le fardeau de la dette a été très fortement allégé et des aides économiques sous forme de dons ont été octroyées à l’Allemagne, mais surtout on lui a permis d’appliquer une politique économique tout à fait favorable à son redéploiement. Les grands groupes industriels privés ont pu se consolider, ceux-là mêmes qui avaient joué un rôle clé dans l’aventure militaire de la première guerre mondiale, dans le soutien aux nazis, dans le génocide des peuples juifs, tsiganes…, dans la spoliation des pays occupés ou annexés, dans la production militaire et l’effort logistique gigantesque de la seconde guerre mondiale. L’Allemagne a pu développer d’impressionnantes infrastructures publiques, elle a pu soutenir ses industries afin de satisfaire la demande locale et de conquérir des marchés extérieurs. L’Allemagne a même été autorisée à rembourser une grande partie de sa dette dans sa monnaie nationale. Pour rendre cela concret, il suffit de réfléchir à la situation qui a suivi l’accord de Londres de 1953. L’Allemagne rembourse par exemple à la Belgique et à la France une partie de ses dettes de l’entre deux guerres en deutsche marks. Ces deutsche marks qui n’avaient pas d’intérêt dans les échanges avec le reste du monde, Belges et Français ont essayé de s’en débarrasser rapidement en achetant des marchandises et des équipements fournis par l’économie allemande et contribué à refaire de l’Allemagne une grande puissance exportatrice.
       De leur côté, la Grèce, le Portugal, l’Irlande, l’Espagne, l’Estonie, la Slovénie et les autres pays périphériques de la zone euro doivent rembourser leurs dettes publiques en euros alors qu’ils en manquent vu leur déficit commercial face aux pays les plus forts de la zone euro. Dans le même temps, les puissances qui dominent la zone euro les obligent, via la Commission européenne et les traités adoptés, à mener des politiques qui les empêchent tant de satisfaire la demande de leur marché que d’exporter. S’ils veulent quand même réussir à exporter, ils sont poussés à réduire encore plus les salaires, ce qui comprime un peu plus la demande intérieure et accentue la récession. Le programme de privatisation achève de porter des coups à leur appareil industriel, à leurs infrastructures et à leur patrimoine en général..."
                 [-Texte original-]
   Mme Merkel et Mr Schäuble, bitte, un peu de mémoire, de bon sens et d'intérêt bien compris.!
              _______________________________________

jeudi 14 janvier 2021

Parler d'apartheid

En Israël

              Là-bas, sur le terrain, certains n'ont plus peur du mot. Non pas les Palestiniens de Cisjordanie, mais certains journalistes, anciens militaires et hommes publics israëliens, qui osent soumettre les plans du gouvernement actuel au feu de la critique. Des plans déjà anciens, qui ne font que se prolonger, avec l'arrière pensée, tout à fait proclamée dans la communauté ultra-orthodoxe, de rendre au pays, les terres ci-devant appelées Judée et Samarie. Le mythe de la Terre perdure, comme le remarque l'historien Shlomo.Sand, comme projet politique sous couvert de justifications religieuses.


       Le projet routier en développement va continuer à y contribuer, jusqu'à effacement des enclaves palestiniennes,  leur disparition du regard et des mémoires. L'entre-soi sera total, Le mythe de deux Etats, encore entretenu par Rabin, aura vécu. Le quotidien le Mondeen date du 12 janvier 2021, soulignait l’importance du dernier rapport de B’Tselem: «Israël maintient un régime d’apartheid entre le Jourdain et la Méditerranée: c’est le constat, radioactif, que fait pour la première fois une organisation de défense des droits de l’homme juive israélienne de premier plan, B’Tselem. Dans un rapport, publié le mardi 12 janvier, l’ONG s’affranchit de la division communément admise entre les systèmes politiques en place en Israël et dans les territoires palestiniens. Démocratie d’un côté, occupation militaire temporaire de l’autre. B’Tselem estime qu’une telle distinction s’est vidée de son sens au fil du temps, depuis la conquête des territoires par Israël, lors de la guerre de 1967..."   


            Le Quotidien Haaretz fait un bilan de l'opération routière en cours, qui n'est pas seulement fonctionnelle mais surtout politique. Une annexion de facto, selon une autre source.   Maintenant que l’annexion de jure a été temporairement retirée de la table, la droite des colons espère continuer à pousser l’annexion rampante, de facto, et porter la population de colons à un million.  Comme l’explique Daniel Seidemann, un avocat israélien spécialisé dans la géopolitique de Jérusalem, les projets d’infrastructure sont «destinés à effacer la ligne verte et à intégrer les colonies de Cisjordanie [en Israël]».   Selon la Moriah Jerusalem Development Corporation, une organisation créée par la municipalité de Jérusalem afin de développer les infrastructures de la ville, le projet de quelque 27 millions d’euros devrait améliorer la circulation des citoyens israéliens entre Jérusalem et d’autres colonies du sud de la Cisjordanie, comme Gush Etzion, Efrat, Kiryat Arba, et d’autres.   La vidéo promotionnelle virtuelle de Moriah montre des véhicules israéliens circulant uniquement sur la route élargie, sans mentionner aucune des villes palestiniennes adjacentes invisibles qui se trouvent derrière les deux murs qui l’entourent. Bien qu’elle ait été construite dans les années 1990 sur des terres privées, confisquées aux Palestiniens, la route des tunnels est interdite aux Palestiniens de Cisjordanie, à l’exception des résidents palestiniens de Jérusalem-Est, qui sont autorisés à conduire des véhicules immatriculés en Israël.    Selon l’Institut de recherche appliquée (Applied Research Institue – ARIJ), une ONG palestinienne qui rend compte des activités de colonisation israéliennes en Cisjordanie, le principal objectif de la route est de contourner Beit Jala et Bethléem, offrant aux colons de Gush Etzion et de la région de Hébron une entrée sud-ouest de la ville de Jérusalem «débarrassée» des Palestiniens. Dans le passé, les Palestiniens pouvaient voyager entre Bethléem et Jérusalem; aujourd’hui, Bethléem est entouré par le mur de séparation...."                                                                                   Comme il a déjà été dit, Bibi trace ses routes, grâce à la complicité des uns, le silence des autres, l'indifférence générale. Que demandait-il de plus? Une géographie de la violence, comme il était dit déjà en 2008. La Cisjordanie et Jérusalem-Est seront effacés. Mais que deviendront les Palestiniens?___________________

mardi 22 décembre 2020

Course aux vaccins

Les grands oubliés

                 Les malades de seconde zône.         _____On pouvait s'y attendre. Le vaccin anti-covid ne sera pas également réparti et ne profitera pas à tout le monde dans les mêmes délais. Certains pays auront les restes, plus tard.  Il n'y en aura pas pour tout le monde et au même prix. L'inégalité entre les pays et leurs ressources vont se faire une nouvelle fois sentir. Comme le manque de solidarité internationale. Dramatiquement. Deux poids, deux mesures dans le domaine sanitaire.                        "...La ligne d’arrivée n’a pas été franchie dans la course au vaccin contre le Covid-19, que déjà, des inégalités de distribution se profilent à l’horizon. Selon les données compilées par la Duke Université (Caroline du Nord), qui répertorie toutes les pré-commandes et les achats des différents vaccins à l’essai, “l’immense majorité des doses déjà acquises le sont par des pays riches”, rapporte la BBC.    

            L’Union Européenne, les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni et l’Inde font partie des pays (ou ensemble de pays) qui ont acheté le plus de doses, en misant sur différents essais. Et même si les principaux dirigeants se sont mis d’accord sur le fait d’assurer une distribution équitable du vaccin dans le monde entier, notamment via le plan Covax,          ___ “Il y a une probabilité très faible que le vaccin arrive dans les pays pauvres d’ici la fin de l’année prochaine, ou du moins pas en quantité suffisamment importante pour une vaccination de masse”, a estimé Rachel Silverman, analyste au Centre pour le Développement Global..."         "...Alors que les premières vaccinations  ont commencé au Royaume-Uni, des ONG alertent sur les risques d'inégalités en matière d'accès aux vaccins. "9 personnes sur 10 n’auront pas accès au vaccin contre le COVID-19 l’année prochaine", redoutent-elles  A moins que la Chine, pour des raisons de prestige ne compense le manque ou le retard.   Les pays les plus riches ont sécurisé leur dose. Les pays pauvres, comme le Mali seront servis, peut-être, mais si tard, peut-être en 2022?    Le chacun pour soi tend à prédominer, tandis que les annonces se bousculent.                   Pourtant "... le but initial de l'OMS est de vacciner la planète selon un ordre de priorité indépendant des nationalités, en commençant par les 20 % de gens les plus vulnérables de chaque pays, dont le personnel médical, avant de passer aux autres. « Je comprends pourquoi ils le font, mais il est malheureux que des gouvernements achètent plus de vaccins que nécessaire pour ses vaccinations prioritaires », dit le patron de la Cepi..." La compétition s'installe et pourrait bien durer, au détriment de ceux qui manquent de moyens pour payer. Une injustice, mais aussi un mauvais calcul, quand on sait que le virus n'a pas de frontière.________________

dimanche 16 mai 2010

Pétrole à tout prix ?


Deepwater Horizon: Pas de fatalité

Des risques minimisés ou niés



Une réaction officielle pour la forme?
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Obama est-il naïf face à BP ?

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BP paiera ?
____Le pire cauchemar pour bp


-"Indépendamment des responsabilités concrètes de cette nouvelle marée noire, cette catastrophe environnementale dans le Golfe du Mexique montre qu'avec les moyens techniques actuels il est complètement irresponsable de forer du pétrole en eau profonde. Les risques de l'extraction de pétrole et son prix augmentent avec sa raréfaction.
Il est important que les gouvernements placent la protection des humains et de leur environnement avant les intérêts financiers des transnationales du pétrole et de l'industrie du pétrole. Et il est urgent qu'en particulier les pays fortement développés avancent vers la sortie du pétrole qui est de toute façon en train de se raréfier. Il faut absolument promouvoir avec détermination les énergies renouvelables et les économies d'énergie
." (Les Verts)
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-"Le Tchernobyl des pétrolières":
"...Pour disperser et escamoter ce déversement volcanique pétrolier, BP a recours à des dispersants de dénomination commerciale “Corexit”. Il est à souligner que le pétrole est toxique pour la faune, mais les dispersants chimiques le sont tout aussi et la toxicité des deux combinés est supérieure à la somme des parties. Les règles de relations publiques de BP semblent être les suivantes :
Sous-estimer la quantité de pétrole déversé et dommages environnementaux causés.___Surestimer l’efficacité de la réponse de la compagnie pétrolière.___Essayez d’acheter les locaux pour une bouchée de pain en échange à une renonciation de poursuite en justice contre BP.___Obtenir le silence du plus de gens que possible..."
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Marée noire : "Le Tchernobyl de l'industrie pétrolière"
-Marée noire : le pire reste invisible
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-Golfe du Mexique : pourquoi la marée noire n'a pu être évitée

-Marée noire : BP aurait minimisé les risques:
"...L'incendie et l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon ont entraîné la mort probable de onze personnes, toujours portées disparues, et une marée noire potentiellement plus grave que celle de l'Exxon Vadez due au naufrage d'un cargo dans l'Alaska en 1989. La plate-forme a sombré dans la mer le 20 avril dernier, tandis que le puits situé à 65km des côtes et 1.500m de profondeur continuae de rejeter du pétrole brut à un rythme estimé à 760.000 litres par jour.-La nappe s'étend sur plus de 210km de long et 110km de large, menaçant le précieux écosystème de côte. Environ 6 millions de litres de brut se sont déjà déversés, selon les garde-côtes. Du pétrole a atteint la Louisiane dès jeudi soir, et la situation devrait empirer avec le vent et la mer agitée prévus pour tout le week-end. Avec le vent du sud, la marée noire pourrait toucher le Mississippi, l'Alabama et la Floride d'ici lundi. Les quatre Etats ont décrété l'état d'urgence."

-Marée noire : un équipement défectueux est en cause
- BP ou le dilemme de l'industrie pétrolière

-La fuite de pétrole de BP :
"...En 2000, le Service des ressources minières (MMS) a requis un avis de l'industrie sur des problèmes liés aux dalles utilisées autour des bouches des puits de haute mer pour empêcher les éruptions de pétrole. L'industrie pétrolière n'a effectué aucune recommandation, et aucune règlementation n'a été mise en place.
  • Une étude de 2002, menée par le MMS a révélé que des éléments essentiels des dispositifs destinés à empêcher les éruptions sur les plates-formes ne fonctionnaient pas. Dans des tests en laboratoire menés sur les systèmes qui coupent les tuyaux après une éruption, la moitié des modèles d'un constructeur n'ont pas fonctionné. Sept autres constructeurs ont refusé de faire passer le test à leur système.
  • Une étude commandée en 2004 par le MMS a élevé de sérieux doutes sur la possibilité de ces équipements de fonctionner par les pressions qui régnaient au fond de l'océan. Aucun barème n'a été établi.
  • Deepwater Horizon n'avait pas d' « interrupteur acoustique », un système de secours permettant de déclencher le blocage des éruptions en cas d'explosion. L'industrie pétrolière américaine a trouvé le prix de ces systèmes (500 000 dollars) trop élevés et la MMS ne les a pas rendus obligatoires, alors qu'ils le sont en Norvège et au Brésil.
  • Le nombre d'inspections des sites de forage menées par le MMS a diminué de 41 pour cent entre 2005 et 2009, alors même que le nombre de plates-formes opérant dans les eaux américaines augmentait. Le nombre de pénalités infligées par le MMS pour des violations de ses règlements est tombé de 66 en 2000 à 20 l'année dernière.
  • En juin 2009, le MMS a dispensé BP de la publication d'un rapport d'impact environnemental pourtant exigé par la loi concernant le site que Deepwater Horizon allait exploiter. Obama avait pourtant été averti par la NOAA (Administration nationale des océans et de l'atmosphère) que les études du MMS approuvant les forages en haute mer n'étaient pas fiables...."
  • -M. Obama veut durcir le contrôle des forages pétroliers:
    "...pour la première fois, le président a admis la responsabilité du gouvernement fédéral dans la débâcle administrative qui a permis à BP de lancer les travaux sans se soucier d'attendre les autorisations nécessaires. "Pendant une décennie sinon plus, une relation de proximité a existé entre les compagnies pétrolières et l'agence fédérale qui leur permet de forer, a-t-il décrié. Aujourd'hui, nous annonçons un réexamen des procédures environnementales pour l'exploration et l'exploitation du pétrole et du gaz." Comme l'avait indiqué deux jours plus tôt le ministre de l'intérieur, le MMS sera scindé en deux pour séparer la partie qui collecte les royalties de la partie qui octroie les permis.
    __Les médias ont relevé avec une légère ironie cette colère intervenant
    "vingt-quatre jours après l'explosion de la plate-forme". Mais M. Obama pouvait difficilement faire moins. Il a beau renvoyer la "proximité" entre les pétroliers et les agents fédéraux à l'époque de son prédécesseur, les écarts se sont poursuivis depuis qu'il a pris ses fonctions en janvier 2009, selon le New YorkTimes.
    __Depuis cette date, le MMS, qui dépend du ministère de l'intérieur, a approuvé 346 forages - dont le puits de BP - sans obtenir les autorisations rendues nécessaires par la loi sur les espèces en voie d'extinction ou la protection des espèces marines. Ses scientifiques se sont plaints d'avoir vu leurs conclusions modifiées et leurs rapports mis au placard s'ils soulignaient les risques de l'exploitation..."

    -La marée noire en Louisiane risque d'engluer le débat sur le climat
    -D'énormes nappes de pétrole découvertes au fond du golfe du Mexique
    -Après la marée noire, quel avenir pour l'exploitation pétrolière offshore ?
    "...Champions de la consommation de pétrole, les États-Unis consomment plus de 20 % de la production annuelle mondiale, alors que leur production est limitée. Une mauvaise équation en termes d'indépendance énergétique : le pays est en effet obligé d'importer 60 % de sa consommation.
    La production offshore, qui représente au moins 30 % du pétrole américain, représente donc un enjeu important.--Si les défenseurs de l'environnement dénoncent les risques de pollution liés à l'exploration pétrolière en mer, ils s'inquiètent aussi de la surenchère dans les techniques d'exploitation. Alors qu'on forait dans 4 à 5 mètres d’eau au maximum il y a 60 ans, les forages à plus de deux kilomètres de profondeur sont aujourd'hui fréquents, ce qui complique les éventuelles interventions. Dans le golfe du Mexique, BP tente par exemple d'installer un couvercle métallique sur le puit de pétrole qui fuit, à 1 500 mètres de profondeur, pour endiguer la marée noire. Une technique qui n'a jamais été testée à une telle profondeur...
    __Sarah Palin, de son côté, n'en démord pas. Fidèle à son fameux "Drill, baby drill" ("Fore, bébé, fore !"), le slogan que les républicains reprenaient en cœur lors de leur convention de 2008, l'ex-gouverneure de l'Alaska a publié vendredi sur Facebook un billet intitulé "Pourquoi nous pouvons toujours y croire".__"Nous avons tous été choqués par les tragiques évenements du golfe du Mexique, mais nous sommes toujours 'pro' développement, écrit-elle. Nous croyons toujours en un développement responsable, qui inclut les forages pétroliers. Il y a un lien inhérent entre l'énergie et la sécurité, l'énergie et la prospérité."

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    8 Reasons Why The Pain From The Gulf Of Mexico Oil Spill Is Going To Be Felt For Decades
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    BP : Arme de destruction de masse - Drill, Baby, Drill
    -BP « oil » versus BP « écologie » : Les marées noires sont toujours là
    -Les Etats-Unis craignent l'une des pires marées noires de leur histoire

    -Les marais de Louisiane vont absorber le pétrole comme une éponge”
    -En Louisiane, la colère gronde chez les pêcheurs
    -Le lobbying efficace et généreux de l'industrie pétrolière
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    Dans le sable, pas mieux...
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    Vers un pétrole rare